Les journalistes et correspondants de l’Agence ivoirienne de presse (AIP), se sont dotés, mercredi, d’une charte de déontologie, une sorte de bréviaire pour mieux exercer leur profession.
Ce code, résumé en 10 points, a été présenté officiellement lors d’une cérémonie en présence du ministre de la Communication, Affoussiata Bamba-Lamine, de son collègue de la Culture et de la Francophonie, Maurice Bandama, et de la directrice de l’Agence, Barry-Sana Oumou. Il renferme les principes éthiques et déontologiques que se sont eux-même fixés, librement, ces hommes de médias, qui exercent leur profession dans un quasi anonymat.
Les journalistes de l’agence ou agenciers expriment par cette charte « leur engagement à couvrir l’actualité en toute disponibilité, avec courtoisie, et sang-froid », a déclaré, au nom de ses collègues, la journaliste Kouamé Mireille, lisant les différents points de ce document.
A travers cette charte, les agenciers s’engagent également à faire montre d’une culture personnelle, de rapidité, de donner des informations fiables, crédibles, dans le respect de la vérité et de la vie privée. Ils veulent aussi travailler en protégeant leurs sources, bannissant les stéréotypes qui avilissent l’image de la femme, des mineurs et des victimes. Toutes ces actions menées, seront dépourvues de tout profit personnel.
Cette charte de déontologie est la première du genre adopté par les journalistes de l’AIP, depuis la création de ce média d’Etat en 1961. Elle a été rédigée conformément au décret de janvier 2013 portant organisation et fonctionnement de l’Agence.
Ils ont dit....
Raphael Lapké (Président du Conseil national de la presse, CNP) : « Un exemple qui doit faire tâche d’huile » (Pdt CNP)
« En tant que régulateur, nous avons trouvé là un exemple qui doit faire tache d’huile nous souhaitons d’abord que les engagements pris soient respectés, et que les autres rédactions fassent la même chose.».
Maurice Bandaman (ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie) : "
« Madame le Ministre, Madame la directrice, je voudrais vous féliciter pour le travail que vous (AIP) faites. Et je peux en témoigner, parce que même souvent dans ma région, votre correspondant m’appelle pour vérifier des informations, et parfois c’est lui qui m’informe sur des faits. (…) Vous méritez l’appui de l’Etat, vous méritez l’appui du gouvernement. Les journalistes de l’AIP sont au quotidien aux côtés des populations, car ceux-là vivent les réalités du terrain. C’est pourquoi, les grands médias se fondent sur les dépêches, car les dépêches sont la vérité du terrain ."
Source: AIP
Auteur: Armand Tanoh