Construites pour une durée 15 ou 20 ans, la plupart des routes de l'Union économique monétaire ouest africaine (UEMOA) deviennent impraticables après 5 ou 10 ans d'existance. La cause, le mauvais entretien des routes et de leur usage. En Côte d’Ivoire, une grande partie du patrimoine routier a perdu de sa durée de vie.
Les routes de la zone Uemoa souffrent énorment du manque d'entretien et surtout de l'usage qu'on en fait. En plus des eaux usées sur le bitume, les ordures, des produits chimiques, et souvent la qualité du goudron etc, il y à l’extrême surcharge et la surcharge des camions circulant sur les routes des différents pays membres de la zone UEMOA qui contribuent à sa destrucction. Il s’agit des véhicules ne respectant pas la charge requise par le règlement 14 de l’UEMOA fixée à 11,5 tonnes à essieux.
Ce règlement adopté par le conseil des ministres de la zone UEMOA en décembre 2005 est relatif à l’harmonisation des normes et des procédures de contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’essieux des véhicules lourds des transports de marchandises. L’objectif est la suppression de la surcharge des poids lourds en vue de préserver le patrimoine routier et de contribuer à la durabilité des investissements réalisés sur ces infrastructures.
Si en Côte d’Ivoire, il est autorisé jusqu’à 13 tonnes à essieux, il est donné de voir des camions en extrême surcharge entre 19 et 20 tonnes ou surcharge entre 14 et 18 tonnes à essieux sur nos routes.
Selon le ministre ivoirien Amédé Koffi Kouakou des Infrastsruures économiques, l’Etat a pris un certain nombre d’engagements pour lutter contre l’extrême surcharge avec l’acquisition des pèses à essieux au Port d’Abidjan, l’édition d’un flyer fournissant des informations relatives au PTAC et à la charge limite à essieux, délestage et paiement des amendes conformément à ce règlement, etc.
L’analyse des statistiques issues des postes de pesage sur les corridors du mois de mars 2018, laisse apparaitre que le taux de véhicules en extrême surcharge a connu une baisse drastique.
«Il y a une réelle avancée dans notre pays. En décembre 2017, a-t-il précisé, le taux de pourcentage de l’extrême surcharge était de 8,6% contre 0,9% en mars 2018 », lors dune réunion du conseil de concertation du comité de concertation Etat secteur privé à la Primature, mercredi 23 mai 2018.
« Il faut diminuer l’extrême surcharge si nous voulons garder nos routes », a conseillé le ministre ivoirien des Infrastructures économiques.
Daniel Coulibaly
Auteur: LDA Journaliste
