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Abidjan, le jeudi 28 août 2025(LDA)-Les experts financiers et militaires de la CEDEAO sont réunis à Abuja pour définir le financement durable et renforcer les capacités opérationnelles de sa Force en attente, instrument clé de lutte contre le terrorisme et de prévention des crises politiques en Afrique de l’Ouest, surtout que les trois pays sahéliens, le Mali, le Niger et le Burkina Faso, ont quitté l’organisation, du 27 au 29 août 2025 à Abuja, Nigeria.
Donnant suite aux directives du 67ᵉ sommet des chefs d’État de juin dernier, rapporte APA, les experts des ministères des Finances et de la Défense des États membres analysent un rapport détaillé présentant différentes options de mobilisation de ressources, incluant des ajustements au mécanisme de prélèvement communautaire et des stratégies de recouvrement des contributions impayées par certains États.
Cette réunion technique s’inscrit dans la continuité des décisions stratégiques de l’organisation, prolongement de la réunion de février 2025 à Abuja, qui avait rassemblé experts gouvernementaux, responsables militaires et spécialistes de la sécurité pour valider des politiques clés visant à renforcer la Force en attente et améliorer les capacités logistiques et opérationnelles nécessaires pour assurer des opérations de paix efficaces et durables.
La Force en attente est considérée comme un instrument central de la lutte antiterroriste et de la prévention des changements anticonstitutionnels de gouvernement.
Le président nigérian Bola Ahmed Tinubu avait insisté sur l’urgence de la rendre opérationnelle dès maintenant, affirmant : « La Force en attente de la Cédéao doit passer du concept à la réalité opérationnelle dès maintenant ».
La réunion d’Abuja épouse un cadre plus large de coopération régionale et de continuité stratégique. Elle fait suite aux recommandations du Comité des chefs d’état-major de la Cédéao (CCDS) d’août 2024, où les chefs militaires ouest-africains avaient souligné la nécessité de renforcer la coopération en matière de renseignement et d’unir leurs efforts contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée.
La Cédéao avait également validé lors de ces réunions l’envoi d’une mission de sécurité en Sierra Leone composée de 1 200 hommes, en soutien aux efforts nationaux contre les groupes armés terroristes, et avait réaffirmé son engagement à activer la Force en attente (ESF), avec un objectif de 5 000 hommes, dont une brigade antiterroriste prioritaire de 1 650 soldats.
En parallèle, la Cédéao avait adopté en juillet 2025 un cadre de formation pour les composantes militaires, policières et civiles de la Force, axé sur le respect des droits humains, l’intégration du genre et la prévention des conflits, avec la participation d’experts des États membres, des directions techniques de la Commission et de partenaires internationaux dont l’Union européenne, l’Allemagne, la France et l’Espagne.
La double approche – formation spécialisée et financement durable – vise à assurer une réponse rapide aux crises et à renforcer durablement la stabilité en Afrique de l’Ouest, région récemment touchée par des attaques meurtrières au Bénin, au Nigéria et au Togo. La Force en attente, qualifiée par la Cédéao de « mesure audacieuse et nécessaire » face aux menaces sécuritaires contemporaines, représente un instrument majeur pour garantir la sécurité collective et la responsabilité partagée, piliers de la Vision 2050 pour une Afrique de l’Ouest intégrée, pacifique et résiliente.
La Côte d’Ivoire veut franchir un nouveau cap. Avec l’adoption en 2025 du Pacte national de l’énergie, le pays se donne l’ambition d’assurer l’accès universel à l’électricité et de réussir sa transition vers un mix énergétique plus propre. Une équation complexe, mais stratégique pour consolider sa position de leader régional
Déjà premier exportateur d’électricité en Afrique de l’Ouest, avec une capacité installée de 2 907 MW en 2023, Abidjan entend devenir un véritable hub énergétique du continent. Cette ambition s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Mission 300 » de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement, qui vise à connecter 300 millions d’Africains d’ici 2030.
Des objectifs à la hauteur des ambitions
Le pacte trace une feuille de route ambitieuse
La Côte d’Ivoire vise 100 % d’accès à l’électricité d’ici 2030, contre 64 % aujourd’hui. Sa capacité installée devrait grimper à 5 128 MW et ses exportations doubler grâce à un maillage régional renforcé. Autre tournant : la part des énergies renouvelables devra passer de 31 % à 45 % du mix énergétique, un objectif en phase avec les engagements climatiques pris au titre de l’Accord de Paris.
Ces cibles ne sont pas qu’un vœu pieux. Elles reposent sur la réhabilitation des réseaux, l’ouverture au secteur privé, le développement de mini-réseaux solaires et un recours accru aux financements internationaux, évalués à deux milliards de dollars d’ici 2030.
Un système encore fragile
Mais la route reste semée d’embûches. Le gaz naturel, qui fournit près de trois quarts de l’électricité nationale, rend le pays dépendant des fluctuations des marchés internationaux et limite ses performances climatiques. Les pannes massives enregistrées en 2024 et des pertes techniques évaluées à 20 % rappellent la fragilité d’un réseau sous pression.
L’hydroélectricité, qui a longtemps servi de vitrine aux énergies renouvelables ivoiriennes, est menacée par la variabilité climatique. Et sur un autre front, celui de la cuisson propre, plus de 2,4 millions de ménages attendent toujours des solutions alternatives, alors que le biogaz ou le butane peinent à se déployer.
La bataille régionale de l’énergie
La Côte d’Ivoire n’avance pas seule. Le Ghana multiplie ses investissements solaires et mise sur l’intégration du gaz offshore, le Sénégal s’apprête à exploiter ses champs gaziers et à renforcer son rôle dans le West African Power Pool (WAPP), tandis que le Maroc, hors zone WAPP, s’impose déjà comme un champion continental des renouvelables avec ses gigantesques complexes solaires et éoliens.
Dans cette compétition énergétique, Abidjan joue la carte de la stabilité politique et d’un savoir-faire reconnu en matière d’exportation d’électricité. Son rôle moteur dans le WAPP et les investissements de groupes comme Eni sur des projets durables renforcent cette position. Mais la Côte d’Ivoire sait qu’elle doit accélérer pour ne pas perdre son avance face à des voisins désormais très offensifs.
En perspective
Si ses ambitions se traduisent en réalisations, la Côte d’Ivoire pourrait, d’ici 2035, afficher un taux de couverture proche de 99 %, soutenir une croissance économique annuelle de 7 à 8 % et se poser en modèle africain de transition énergétique. Mais la réussite dépendra de la capacité à conjuguer financements, innovations et gouvernance. À défaut, le Pacte national de l’énergie risque de rester une promesse ambitieuse parmi d’autres.
Par Bakary Cissé
Abidjan, le jeudi 28 août 2025(LDA)-Arrivé à Beijing en 1913 comme médecin affecté à l'Ambassade de France, Dr Bussière va rapidement s'intégrer à la société chinoise. Il soigne gratuitement les plus démunis et acquiert une réputation de médecin dévoué, auprès du peuple et des élites.
Lorsque l'armée japonaise s'approche de Beijing en 1937, Bussière refuse de quitter la ville. Au péril de sa vie, il continue à soigner les civils et les soldats blessés à la guerre. À plus de 70 ans, il parcourt la ville bombardée pour apporter médicaments et assistance médicale aux victimes des forces d'invasion japonaises.
Son courage et son dévouement forcent l'admiration. Bussière a consacré sa vie à servir le peuple chinois. Une histoire bouleversante d'héroïsme, d'humanité et d'amitié sino-française.
Abidjan, le mercredi 27 août 2025(LDA)-Dans le cadre de ses initiatives visant à renforcer l’expertise locale en génétique moléculaire, l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire (IPCI) a lancé sa seconde session de formation régionale axée sur le séquençage de nouvelle génération (NGS), du 18 au 29 août 2025 à Abidjan. Elle se tient sous le thème: « De l’échantillon à la séquence et analyses bio-informatiques ».
L’objectif principal de cette formation est de doter les participants de compétences concrètes leur permettant d’apporter une contribution significative à la recherche scientifique en Côte d’Ivoire et également dans la sous-région . En outre, cette initiative vise à favoriser la création d’un réseau régional de professionnels compétents dans ce domaine stratégique.
La formation réunit une dizaine de professionnels issus d’institutions ivoiriennes ainsi que de pays voisins, notamment le Niger et le Mali.
Ce programme intensif se divise en deux grandes parties : la première porte sur le séquençage par la technologie Oxford Nanopore au laboratoire, appelé la biologie humide ou « wet lab » et la seconde concerne l’analyse des données générées après séquençage, à travers l'analyse bio-informatique ou « dry lab ».
Ces deux étapes complémentaires reflètent les fondamentaux du processus de séquençage de nouvelle génération.
Les sessions pratiques se poursuivent et connaissent une participation active et ponctuelle, témoignant de l’engagement des participants dans cette démarche de renforcement des capacités.
Abidjan, le mardi 27 août 2025(LDA)-Du 18 au 20 août 2025, Pékin a accueilli la Global Smart Education Conference 2025, qui a réuni plus de trente représentants venus d’Égypte, d’Algérie, du Sénégal, de la République Démocratique du Congo, du Cameroun et d’autres pays africains, parmi lesquels des responsables ministériels et des partenaires universitaires. À cette occasion, Huawei a organisé le premier Forum africain sur l’Éducation inclusive et conclu plusieurs accords de coopération avec des pays africains, afin de promouvoir l’inclusion éducative grâce aux technologies numériques et intelligentes et au développement conjoint d’écosystèmes.
Les innovations numériques et intelligentes ouvrent de nouvelles perspectives pour personnaliser l’apprentissage et optimiser les ressources. Appliquées à l’Éducation inclusive, elles permettent de dépasser les barrières géographiques et matérielles, afin que chacun puisse bénéficier d’un enseignement de qualité et que la technologie réalise pleinement sa valeur humaniste.
Dans son allocution de bienvenue, Ye Ziping, vice-président et Chief Digital Officer de Huawei Northern Africa, a adressé ses salutations aux invités africains et déclaré : « Huawei est déterminé à travailler aux côtés de ses partenaires pour mobiliser les technologies les plus avancées et concevoir des solutions inclusives adaptées aux réalités africaines, afin de garantir à chacun un accès équitable à l’éducation. »
Poursuivant sur cette dynamique, Peter Zhang, vice-président de Huawei Global Public Sector BU et directeur du département Marketing & Solution Sales pour le secteur public, a rappelé que le développement des talents en TIC constitue un facteur clé : « Au cours des dix dernières années, Huawei a accompagné plus de 7 800 établissements éducatifs dans plus de 120 pays, établi plus de 3 000 Huawei ICT Academies en partenariat avec des universités à travers le monde et formé plus d’un million d’étudiants. L’entreprise continuera à travailler avec ses partenaires pour développer des solutions innovantes reposant sur les technologies de nouvelle génération et soutenir un développement de qualité du secteur éducatif. »
De son côté, Wu Yonghe, directeur du China E-Learning Technology Standardization Committee (CELTSC) du ministère chinois de l’Éducation et professeur à l’Université normale de Chine de l’Est, a présenté les initiatives et pratiques de la Chine en matière d’éducation numérique et intelligente. Il a souligné que la synergie entre politiques nationales et réglementations locales, adossée à une infrastructure numérique solide, a permis d’intégrer l’intelligence artificielle dans l’ensemble du processus éducatif. L’IA bénéficie aujourd’hui à des dizaines de millions d’enseignants et d’élèves et contribue à une amélioration significative de la qualité de l’enseignement.
S’exprimant sur les besoins spécifiques du continent africain, Liu Yue, Directrice de l’Éducation inclusive de Huawei Northern Africa, a rappelé que la pénurie de ressources éducatives et la faiblesse des infrastructures nécessitent des solutions globales. Huawei propose une approche intégrée de bout en bout (device-pipe-cloud-intelligence) combinant classes intelligentes, terminaux cloud abordables, solutions de connectivité pour les campus et plateformes intégrées cloud & intelligence. Ces solutions visent à repousser les limites traditionnelles de la salle de classe, à promouvoir l’équité et la qualité éducatives, à contribuer à l’objectif mondial d’un accès universel à une éducation de qualité et à accélérer la transformation numérique et intelligente du secteur.
Dans le cadre du forum, une entreprise spécialisée dans l’éducation intelligente a également présenté son enseignant numérique basé sur l’IA, illustrant les dernières avancées concrètes en matière d’éducation pilotée par l’intelligence artificielle. Cette innovation favorise le partage de ressources pédagogiques de qualité et le développement personnalisé des élèves, tout en accélérant la transformation numérique et intelligente de l’éducation.
Sur le plan des partenariats, au nom du ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire de la République Démocratique du Congo (RDC), la ministre Pr. Dr Sombo Ayanne Safi Mukuna Marie-Thérèse a signé une lettre d’intention avec Huawei. L’accord porte sur le développement des infrastructures numériques universitaires, la mise en place de classes intelligentes et de plateformes d’apprentissage en ligne, le renforcement des compétences numériques des enseignants et des étudiants, ainsi que sur la coopération en matière d’éducation et de recherche. Les deux parties prévoient également de créer en RDC un laboratoire d’innovation conjoint destiné à former de jeunes talents adaptés à l’ère numérique.
De même, au nom du ministère de l’Éducation nationale du Sénégal, Moustapha Mamba Guirassy a signé avec Sonatel et Huawei un protocole d’accord visant à renforcer la coopération dans les domaines des équipements pédagogiques numériques, du développement d’infrastructures digitales et de la formation de talents. Ce partenariat contribuera à accélérer la transformation numérique de l’éducation nationale et à favoriser l’inclusion éducative au Sénégal.
En marge de l’événement, des responsables ministériels de l’éducation et des représentants d’universités africaines ont visité des sites de démonstration du secteur éducatif à Pékin, Shenzhen et Dongguan, où ils ont eu des échanges approfondis avec leurs homologues chinois. Aujourd’hui, les technologies de l’information et de la communication stimulent l’équité et l’innovation dans l’éducation. Huawei réaffirme sa volonté de travailler avec ses partenaires et clients pour faire progresser l’équité éducative en Afrique grâce aux technologies numériques.
Abidjan, le mardi 26 août 2025(LDA)-De retour d’une mission de deux semaines en Corée du Sud, une cohorte de 15 cadres du ministère de l’Enseignement Technique et Professionnel a été accueillie, le samedi 23 août 2025 par la cheffe de Cabinet, Mme N’Da Kadiatou Bouadou-Kouadio, qui a salué l’importance de cette initiative inscrite dans le cadre de la coopération fructueuse entre la République de Corée et la Côte d’Ivoire.
Cette mission, axée sur le renforcement des capacités, a permis aux participants de s’imprégner du modèle coréen en matière d’éducation technique et professionnelle.
Selon Mme Bouadou-Kouadio, la principale leçon réside dans les valeurs mises en avant par la société coréenne à savoir : la résilience, humilité, abnégation et patriotisme tourné vers le bien-être collectif.
« Nous avons découvert un peuple uni et entièrement engagé dans le travail pour l’émergence nationale », a-t-elle souligné.
La délégation a particulièrement relevé que le développement économique de la Corée du Sud s’est appuyé sur la formation professionnelle continue, intégrant innovation et technologie. Le pays compte 52 lycées techniques et 38 écoles polytechniques, tous dédiés à la recherche et à l’innovation.
Ce partage d’expériences ouvre de nouvelles perspectives pour la Côte d’Ivoire, qui mise également sur l’enseignement technique comme levier d’émergence.
Deux autres cohortes de 30 cadres sont attendues en Corée en 2026 et 2027, afin de renforcer davantage cette coopération stratégique.
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Abidjan, le mardi 26 août 2025(LDA)-Le marché immobilier de Ras Al Khaimah connaît une dynamique impressionnante et s’apprête à franchir une nouvelle étape avec le lancement des Waldorf Astoria Residences.
Ce projet d’exception, limité à seulement 38 résidences exclusives, dont un palais céleste ultra-luxueux unique au monde, promet d’incarner le mariage parfait entre prestige, intimité et valeur patrimoniale durable.
L’essor du marché est porté par une demande croissante pour des projets haut de gamme. Selon CBRE, les prix résidentiels à Ras Al Khaimah ont bondi de 39 % en un an au premier trimestre 2025.
La destination attire de plus en plus d’investisseurs internationaux, soutenue par un secteur touristique en forte expansion : 1,3 million de visiteurs en 2024 et un objectif de 3 millions d’ici 2030. Des projets phares, comme le Wynn Integrated Resort, renforcent encore cette attractivité.
Fruit d’un partenariat entre Al Hamra et Hilton, les Waldorf Astoria Residences marquent une première dans le Golfe. Elles offrent à leurs résidents une expérience unique : cave à vins et salon de cigares privés, spa, suites de récupération, centre de fitness, simulateur sportif, cinéma privé ou encore lounge exécutif. Les propriétaires bénéficient également d’un accès privilégié aux services cinq étoiles de l’hôtel Waldorf Astoria, de la gastronomie raffinée à la plage privée.
Au-delà du prestige, l’investissement séduit : les résidences à enseigne reconnue représentent déjà 25 % de la demande locale et affichent, à l’échelle mondiale, une prime de 40 % sur le marché non brandé. Avec des prix plus compétitifs qu’à Dubaï, Ras Al Khaimah s’impose comme une destination de choix pour conjuguer style de vie, rentabilité et exclusivité.
La livraison du projet est prévue pour le deuxième trimestre 2027, mais les réservations s’annoncent déjà très convoitées.
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Abidjan, le mardi 26 août 2025(LDA)-L’Ambassadeur de la République de Corée en Côte d’Ivoire, S.E.M. KIM Saeng, a reçu à déjeuner le vendredi 22 août 2025, M. Abdel Serge Olivier NOUHO, Directeur Général du media public Fraternité Matin. Une rencontre conviviale mais surtout porteuse d’avenir pour les relations entre les deux pays dans le domaine des médias.
Au menu des échanges, le programme d’invitation des professionnels des médias initié par la Korea Foundation (KF). Ce dispositif, qui ouvre les portes des institutions médiatiques sud-coréennes à des journalistes et responsables de presse étrangers, a retenu toute l’attention du patron de Fraternité Matin, convié à y participer.
Pour lui, il s’agit d’une opportunité de mieux découvrir l’écosystème médiatique coréen et d’explorer de nouvelles pistes de collaboration.
L’Ambassadeur KIM Saeng a, de son côté, insisté sur la volonté de Séoul d’encourager les partenariats dans ce secteur stratégique. La Corée du Sud, reconnue pour son dynamisme technologique et son savoir-faire en communication, souhaite partager ses expériences avec la Côte d’Ivoire.
Un geste salué par M. NOUHO, qui voit dans cette initiative une passerelle vers une coopération plus étroite entre les rédactions des deux pays.
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Abidjan, le mardi 26 août 2025(LDA)-Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a reçu, le lundi 25 août à Ouagadougou une mission des Nations Unies conduite par Yacoub Ali El-Hillo, quelques jours après l’expulsion de la Coordonnatrice résidente, Carol Bernardine Flore-Smereczniak.
Lors des échanges, le Burkina-Faso et l’ONU ont affiché leur volonté de poursuivre la coopération, malgré la décision d’expulser Carol Flore-Smereczniak.
Ainsi, Yacoub Ali El-Hillo a présenté Maurice Azonnankpo, représentant résident du HCR, désigné pour assurer l’intérim à la tête de la coordination onusienne dans le pays.
Le ministre Traoré a justifié la décision du 18 août comme une mesure souveraine prise « après mûre réflexion », tout en assurant que le Burkina Faso reste attaché au multilatéralisme, insistant sur la nécessité d’un partenariat basé sur la transparence, le respect mutuel et une méthodologie concertée dans l’élaboration des rapports.
Une réunion élargie à d’autres membres du gouvernement est prévue ce mardi pour poursuivre les concertations.
Le 18 août, le gouvernement avait déclaré Flore-Smereczniak « persona non grata », l’accusant d’avoir coprésidé l’élaboration d’un rapport jugé « mensonger » sur la situation des enfants dans le pays. Ce document, intitulé Les enfants et le conflit armé au Burkina Faso, est reproché par Ouagadougou d’avoir été produit sans preuves tangibles ni concertation préalable avec les autorités nationales. Il mettrait sur le même plan les groupes armés et les forces de défense et de sécurité, ce que le gouvernement considère comme une tentative de légitimation de la violence terroriste.
Abidjan, le lundi 25 août 2025(LDA)-La Banque mondiale a publié sa note économique 2025 sur le Burkina Faso, pointant une économie en quête de stabilité entre progrès sectoriels et défis structurels.
En 2024, selon le document, la croissance du PIB a atteint 4,9 %, stimulée par les services (administration, commerce, télécoms) et l’agriculture, grâce à des pluies favorables et à un soutien accru de l’État aux producteurs. Toutefois, soulignent les experts de la Banque mondiale, le secteur minier, pilier de l’économie (17 % du PIB et 83 % des exportations), a souffert des perturbations sécuritaires, entraînant une baisse de production malgré la hausse des cours mondiaux de l’or.
L’inflation s’est accélérée à 4,2 %, tirée par les prix alimentaires, alors que le déficit budgétaire s’est réduit à 5,6 % du PIB, soutenu par une meilleure mobilisation des recettes fiscales et une baisse des subventions énergétiques. La dette publique reste élevée (près de 55 % du PIB), et les taux d’intérêt sur le marché régional UEMOA dépassent désormais 9 %.
Électricité, un talon d’Achille de la croissance
Le rapport consacre un chapitre spécial à l’électricité, décrite comme un talon d’Achille de la croissance donc au développement. En 2023, seuls 26 % des ménages avaient accès à l’électricité, avec un taux rural limité à 7 %. Le coût de production reste l’un des plus élevés de la région (0,22 USD/kWh), en raison de la dépendance aux combustibles importés et de l’insuffisance des infrastructures.
Pour la Banque mondiale, le solaire photovoltaïque représente une opportunité stratégique : le potentiel inexploité dépasse 95 GW, soit 129 fois la capacité installée actuelle. Mais des réformes réglementaires et un renforcement des investissements privés sont nécessaires pour accélérer la transition énergétique.
Des priorités urgentes
Au vu des priorités urgentes du moment, l’institution financière recommande de renforcer la mobilisation fiscale, d’améliorer l’efficacité des dépenses publiques et de développer des partenariats public-privé dans l’énergie. L’accent est mis sur la réduction des subventions inefficaces, le développement du solaire avec stockage, et une réforme tarifaire garantissant l’équilibre entre viabilité financière et protection des ménages vulnérables.
La croissance pourrait atteindre 5 % d’ici 2027
À moyen terme, la croissance pourrait atteindre 5 % d’ici 2027, sous réserve d’une amélioration continue de la sécurité et d’une diversification économique au-delà de l’or.
La Banque mondiale insiste sur l’importance d’investir dans l’agriculture, l’énergie et les filets sociaux pour bâtir une croissance plus inclusive et durable.