Le traité d’amitié et de coopération entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso dont la 8eme édition se tient à Ouagadougou, mardi et mercredi, est un outil de développement stratégique au regard de ses objectifs.
Le traité d’amitié et de coopération (TAC) entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, est une base d’amélioration continue des conditions de vie des populations, a déclaré mercredi à Ouagadougou, le président burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré. Il s’exprimait à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la 8ème conférence au sommet du traité d’amitié et de coopération.
Le TAC est également un outil de définition des ambitions et un instrument de prises en charge des ambitions affichées par les dirigeants des deux pays. Pour lui, les deux pays doivent donc faire en sorte que chaque session du TAC soit une nouvelle avancée dans la merveilleuse aventure des peuples de Côte d’Ivoire et du Burkina Faso pour qu’ils soient les artisans de leur destin.
Des “avancées notables” enregistrées depuis le 7ème TAC à Yamoussoukro
Des “avancées notables” ont été enregistrées depuis la tenue, le 26 juillet 2018, à Yamoussoukro du 7ème Traité d’amitié et de coopération entre la Côte d’ivoire et le Burkina Faso, s’est félicité, mercredi, à Ouagadougou, le président Alassane Ouattara lors de la cérémonie officielle d’ouverture de la conférence au sommet de la 8ème édition.
Ces avancées sont la fluidité du Traffic routier qui favorise la libre circulation des personnes et des biens, le démarrage des travaux de l’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou, l’opérationnalisation du Fonds d’amitié ivoiro-burkinabé, la participation réciproque aux foires et salons organisés en Côte d’ivoire et au Burkina Faso, la tenue du forum économique initié par les chambres de commerce et d’industrie.
“La première édition à Yamoussoukro a été un véritable succès”, a commenté le président ivoirien, soulignant que de telles initiatives d’intérêt doivent être encouragées, afin que le secteur privé joue pleinement son rôle de moteur de la croissance économique.
Ouattara déplore la lenteur dans le démarrage de chantiers annoncés au 7ème TAC
La lenteur et le non démarrage de chantiers inscrits à l’ordre du jour du 7ème Traité d’amitié et de coopération entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso tenu en juillet 2018 à Yamoussoukro sont un motif d’insatisfaction relevé par le président Alassane Ouattara, mercredi, à Ouagadougou lors de la 8ème édition du TAC. Ouattara a relevé dans cette veine la réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Ouagadougou-Kaya avec prolongement à Tambao et le Niger, la matérialisation de la frontière et la gestion des ex-occupants du Mont Peko en Côte d’Ivoire.
« L’occasion nous est donnée de nous pencher sur ces questions », a-t-il indiqué, soulignant qu’il faut aller à la concrétisation de ces chantiers.
Le chef de l’Etat a également évoqué l’orpaillage clandestin qui affecte aussi bien l’économie, l’environnement que la santé humaine, non sans appeler à un examen de cette problématique qui est d’une “urgente nécessité”.
Au nombre de ces objectifs, le TAC permet de créer un cadre permanent de concertation entre les deux pays et mettre en place un partenariat dynamique pour garantir leur stabilité et leur prospérité, consolider les relations privilégiées de Fraternité et de coopération dans les grands domaines d’intérêt commun, notamment politique, socio-économique, culturel, scientifique, judiciaire, de défense, de sécurité, d’environnement et droits humains entre le Burkina et la Côte d’ivoire.
De même stimuler le processus d’intégration sous-regionale et promouvoir le bien-être des populations des deux pays.
Ce traité prévoit un mécanisme de pilotage et de suivi dont la conférence au sommet des chefs d’État, le Conseil conjoint de Gouvernement, les rencontres ministérielles sectorielles ainsi que les réunions des comités nationaux de suivi.
Le TAC a été signé en 2008. La première conférence au sommet s’est tenue en 2009.
M.J
Auteur: LDA Journaliste