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Abidjan, 3 août 2025 (LDA) – Onze personnes ont été interpellées à la suite des violences survenues dans la nuit du vendredi 1er au samedi 2 août à Yopougon, selon une déclaration du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le général Vagondo Diomandé. Ces arrestations, opérées grâce à des renseignements qualifiés de « crédibles et concordants », interviennent dans un contexte politique tendu à moins de trois mois de l’élection présidentielle.
Selon les autorités, un groupe d’individus encagoulés et armés de machettes, de cocktails molotov et d’armes à feu aurait attaqué un autobus de la SOTRA, qu’il a incendié, avant de s’en prendre à un véhicule de la police nationale. L’intervention rapide des forces de sécurité a permis l’arrestation de 11 suspects, dont l’un a reconnu sa participation aux faits dans une vidéo diffusée par la télévision nationale. Le ministre a insisté sur le caractère légal des procédures, rappelant que toutes les personnes mises en cause seront présentées à la justice.
« Les forces de sécurité sont aujourd’hui bien formées et organisées, capables d’anticiper ou de gérer tout trouble dans le respect des droits de l’homme », a déclaré le général Vagondo Diomandé, ajoutant que la justice suivra son cours, loin des dérives d’arrestations arbitraires ou d’exécutions sommaires du passé.
Mais cette version officielle est vivement contestée par le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), qui a tenu une conférence de presse dans la journée du samedi 2 août. Le président exécutif du parti, Sébastien Dano Djédjé, a dénoncé une « vague d’arrestations arbitraires », accusant le pouvoir de mener une opération de répression politique ciblée.
Selon le PPA-CI, plusieurs de ses cadres et militants, dont Pascale Zaholy (députée suppléante), Kado Gnégbré, Josué Kouamé, Kouassi Brou, Éric Kogo, Fofana Souleymane et Zoh Inza, figurent parmi les personnes arrêtées, souvent de nuit et sans mandat. Le parti affirme que cette répression vise à entraver l’organisation de la marche politique prévue le 9 août par le Front commun PPA-CI/PDCI, une mobilisation contre ce qu’il qualifie de confiscation du pouvoir.
Le PPA-CI exige la libération immédiate de ses militants, dénonce une instrumentalisation de la justice à des fins électorales, et annonce qu’il saisira les juridictions internationales si nécessaire.
Alors que le gouvernement met en avant sa fermeté face à ce qu’il qualifie de tentatives de déstabilisation, l’opposition, elle, dénonce une dérive autoritaire. Cette divergence de lecture alimente un climat de défiance à quelques semaines d’un scrutin présidentiel à forts enjeux. Le ministre de l’Intérieur a cependant prévenu : « Force restera à la loi », ajoutant que tous les instigateurs et complices des violences seront recherchés et traduits en justice.
Dans un contexte déjà marqué par des tensions politiques, cette affaire pourrait renforcer la polarisation entre pouvoir et opposition.
Armand Tanoh
Abidjan, 03 août 2025 (LDA) – À moins de trois mois de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, la scène politique nationale bruisse d’une inquiétude familière : celle d’un scrutin potentielles lourd de tensions, aux allures de répétition d’une histoire récente encore douloureuse.
Le rapport n°318 de l’International Crisis Group, publié le 1er août 2025 sous le titre « Élection présidentielle sous tension : le paradoxe ivoirien », dresse un état des lieux préoccupant. Au cœur de cette nouvelle crispation : la candidature controversée du président Alassane Ouattara à un quatrième mandat.
Un climat tendu, une opposition à l’étroit
Alassane Ouattara a été investi le 29 juillet par le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), son parti, pour briguer un quatrième mandat présidentiel. Une candidature juridiquement valide car éligible selon la Constitution. Mais politiquement contestée par l’opposition.
Elle relance un débat devenu quasi cyclique en Côte d’Ivoire, entre respect des règles et perception d’un accaparement du pouvoir. Depuis 1995, aucun scrutin présidentiel n’a permis une véritable alternance pacifique. Celui de 2020 s’est soldé par 85 morts, et les signes d’une nouvelle crise s’accumulent, selon ce rapport consulté par La Diplomatique d’Abidjan (LDA, www.ladiplomatiquedabidjan.com) : absence de dialogue politique, exclusion de figures de l’opposition, désaccords persistants sur la Commission électorale indépendante, tensions autour de la liste électorale.
La candidature de Ouattara intervient dans un contexte marqué par l’inéligibilité de quatre poids lourds de l’opposition : Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, Guillaume Soro et Tidjane Thiam. Ce dernier, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), a été radié en raison de sa double nationalité franco-ivoirienne au moment de son inscription sur la liste électorale. Même s’il a renoncé plus tard à la nationalité française.
Selon le rapport de l’IGC, ces exclusions alimentent un sentiment d’injustice, fragilisent l’équilibre politique et laissent une opposition divisée, sans leader fédérateur. Seule Simone Gbagbo, à la tête du MGC, semble encore dans la course, bien que son audience électorale demeure limitée.
[Lire ou télécharger l'intégralité du rapport ici ]
Le spectre du boycott, l’enjeu générationnel
Faute d’alternatives, certains partis menacent de boycotter le scrutin si leurs leaders ne sont pas réintégrés. Une posture qui pourrait accentuer l’abstention, notamment chez les jeunes. Le rapport du Crisis Group souligne une fracture générationnelle préoccupante : 75 % de la population a moins de 35 ans, mais à l’Assemblée nationale, un seul député est âgé de moins de 40 ans. Cette jeunesse, souvent reléguée au second plan, regarde la politique avec méfiance et lassitude, dans un climat de verrouillage perçu.
Les tensions internes se doublent d’un contexte géopolitique instable. Les relations entre la Côte d’Ivoire et ses voisins sahéliens se sont dégradées. Le président Ouattara accuse le Burkina Faso de mener des campagnes de désinformation, et des soupçons d’ingérences russes planent sur l’environnement électoral. Dans ce climat, la stabilité nationale devient un enjeu d’équilibre régional.
Une marge de manœuvre étroite, mais réelle
Face aux risques, l’International Crisis Group propose plusieurs leviers pour éviter une escalade. Il recommande un retour à un dialogue politique structuré entre le pouvoir et l’opposition, une révision ciblée de la liste électorale pour corriger certaines exclusions, une incitation des partis au réalisme en désignant des candidats de rechange, ainsi qu’une vigilance accrue sur les campagnes de manipulation de l’opinion. Surtout, il plaide pour un débat centré sur les priorités des Ivoiriens : emploi, éducation, justice, sécurité.
« À trois mois de l’élection, la Côte d’Ivoire peut encore agir pour ne pas répéter les erreurs du passé », conclut le rapport. Tout dépendra de la volonté des acteurs politiques de s’élever au-dessus de leurs intérêts immédiats. Plus qu’un test de légalité, 2025 sera un test de maturité démocratique. Et le pays n’a plus droit à l’erreur.
Armand Tanoh
Abidjan, le dimanche 3 août 2025(LDA)-L’Union des Associations pour la Promotion des Arts Martiaux Chinois (UNAPAMC), en partenariat avec les autorités locales, organise la première édition du « Gala des arts martiaux de la Bagoué », le 10 août 2025 à Boundiali(nord ivoirien), rapporte Top News Africa. Dédiée à la paix et à l’unité nationale, plus de 140 disciples issus de plus de 10 écoles d’arts martiaux, représentant les disciplines du Kung Fu, Taekwondo, Kowat Al Rami et Shotokan, sont attendues. Cette initiative est soutenue par la députée-maire de Boundiali, Professeur Mariatou Koné, également ministre de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation.
Placé sous le thème : « Arts martiaux, vecteurs de paix et d’unité », cet événement sportif d’envergure entend mobiliser plus de 1000 personnes au centre culturel de Boundiali. Les pratiquants viendront de Tengrela, Kouto, Gbon, Kolia et Boundiali avec pour objectif de renforcer la cohésion sociale à travers les valeurs éducatives et morales des arts martiaux.
Selon Bakary Traoré, président de l’UNAPAMC, le véritable art martial ne construit pas des combattants, mais des bâtisseurs de paix.
Ce gala sera meublé par plusieurs activités, ajoute-t-il, en citant « une formation technique et morale, une randonnée sportive symbolique, des démonstrations inter-écoles et une grande cérémonie de clôture qui réunira les autorités administratives, les chefs traditionnels, les leaders religieux et communautaires, et le grand public ».
Il est prévu une conférence-débat sur le rôle des arts martiaux dans la cohésion sociale, et réunira des experts locaux et maîtres de disciplines.
L’événement se terminera par une déclaration symbolique pour la paix, signée par les clubs participants et les autorités.
Au-delà du spectacle, le gala ambitionne de détecter de nouveaux talents, de sensibiliser les jeunes à la non-violence, et de former les clubs aux règles de compétition et d’arbitrage. Une évaluation post-événement est également programmée pour en mesurer les retombées, notamment en termes de projets de paix initiés localement.
Les organisateurs misent sur une forte mobilisation communautaire et institutionnelle, avec l’appui de partenaires financiers, des médias et la présence effective de la préfecture et de la mairie de Boundiali.
Abidjan, le dimanche 3 août 2025(LDA)-Dans une publication intitulée " Les peuples participent au financement des campagnes" sur sa page officielle Facebook, ce samedi 2 août, le candidat déclaré à la présidentielle ivoirienne d'octobre prochain, Assalé Tiémoko du mouvement Aujourd'hui et Demain Côte d'Ivoire(DACI), sollicite la participation financière du peuple au jeu démocratique. Pour lui, c'est un pilier essentiel du processus électoral.
"Dans une démocratie qui fonctionne, il est normal que les citoyens, qu'ils aspirent à un changement ou au maintien du statut quo, s'engagent par leurs contributions à soutenir les campagnes électorales", soutient Assalé Tiémoko, soulignant que dans les grandes démocraties, ce mécanisme est tout à fait ordinaire.
"Aux États-Unis, par exemple, les candidats à la présidence mobilisent des centaines de millions de dollars auprès de donateurs de toutes tailles afin de financer leur campagne. Ces donations varient de 10 dollars à plusieurs millions, montrant un éventail large de soutien populaire.", a-t-il cité en exemple.
"Sur le continent africain, cependant, a fait observer M. Tiémoko, il s'est installé une tradition opposée : les candidats distribuent de l'argent, souvent d'origine douteuse, aux électeurs. Ainsi, les périodes de campagne se transforment en opportunités de gain immédiat pour de nombreuses personnes."
Selon lui, il est essentiel que les citoyens comprennent qu'en finançant le changement qu'ils désirent, ils investissent dans leur avenir.
"En contribuant, selon leurs moyens aux campagnes de leurs candidats, ils ne se contentent pas seulement de soutenir une vision mais acquièrent un pouvoir de contrôle sur la gouvernance future, qu'elle soit locale ou nationale, une fois ceux-ci élus", a insisté le candidat du mouvement ADCI.
En outre, Assalé Tiémoko estime que ce geste symbolique et pratique confère un véritable droit de regard sur l'action politique. " En 2023, les Ivoiriens ont cotisé la somme de 18 millions pour financer ma campagne aux municipales reprises. Les populations de Tiassalé, dans tous les quartiers et villages, ont participé à cette cagnotte. C'est pour cela que je suis si engagé à défendre la cause des Ivoiriens et que je lutte tant contre les injustices. Parce que je leur doit mon statut de mairie. C'est pour cela que les populations de Tiassalé ont une participation active dans la gouvernance de leur commune et que j'ai une si grande dette morale vis à vis de cette population", a-t-il conclu.
NB/ POUR SOUTENIR LA CANDIDATURE :
1/ Application mobile de ADCI disponible sur Play store :
https://download.adci-app.org/
2/ sur le site internet de ADCI : www.adci-ci.org/don
3/ Numéros Mobile Money et wave :
+2250500049696
+2250719821593
ASSALÉ TIEMOKO ANTOINE
CANDIDAT À LA CANDIDATURE DE L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE
Abidjan, 1er août 2025 (LDA) – La Diplomatique d’Abidjan révèle en exclusivité le contenu d’une seconde lettre confidentielle adressée par Ahoua Don Mello à Laurent Gbagbo, datée du 23 juillet 2025. Ce document inédit, dont LDA a pu se procurer copie, apporte un éclairage nouveau sur les tensions internes qui secouent le PPA‑CI, à l’approche de l’élection présidentielle de 2025.
Dans cette note au ton plus direct et inquiet que la première (fuite de juin), Don Mello revient sur une stratégie électorale jamais discutée en profondeur. Il rappelle qu’avant la convention de 2024, trois options avaient été identifiées par Gbagbo lui-même : obtenir son inscription sur la liste électorale, envisager une politique de la chaise vide, ou proposer une candidature alternative. Il déplore que ce débat ait été évité, malgré les signaux d’alerte.
La lettre révèle également une accusation frontale : selon Don Mello, Gbagbo serait aujourd’hui « pris en otage » par un groupe de fidèles qui l’éloigne de ses compagnons de lutte historique, dans une logique d’héritage politique plus que de conquête du pouvoir. Il dénonce une commission interne sans stratégie, qui "accompagne l’humiliation du parti".
Mais cette lettre ne saurait être lue sans tenir compte des événements survenus dans les jours suivants.

Le 26 juillet 2025, Don Mello a annoncé publiquement sa candidature à l’élection présidentielle, rompant ainsi avec la ligne du parti qui maintient Gbagbo comme candidat unique malgré sa radiation de la liste électorale. Une déclaration qui provoque une onde de choc au sein du PPA‑CI.
Dans la foulée, plusieurs de ses proches collaborateurs sont radiés ou démissionnent, refusant une ligne qu’ils jugent attentiste et peu combative.
Le 29 juillet, Laurent Gbagbo signe personnellement un décret interne révoquant Don Mello de ses fonctions au sein du parti, mettant fin à toute ambiguïté sur son sort politique. La rupture est désormais officielle.
Dans sa lettre datée du 23 juillet, Don Mello ne cherche pas la confrontation mais l’ultime dialogue. Il demande une rencontre avec Gbagbo pour "ajuster (leur) politique", et propose une stratégie de "candidatures de précaution radicalisées", non pas pour concurrencer Gbagbo, mais pour forcer une solution politique à sa radiation de la liste électorale.
Mais à l’évidence, le parti a tranché. Et Don Mello, désormais isolé, mais déterminé, poursuit sa route. L’annonce de la création de son mouvement, le MS‑CI (Mouvement Souverainiste de Côte d’Ivoire), devrait acter sa mue politique en solo.
Armand Tanoh
Abidjan, le vendredi 1er août 2025(LDA)-Une cérémonie de commémoration du 26e anniversaire de l’accession au trône du Roi Mohammed VI, a été organisée le mercredi 30 juillet 2025 à la résidence du Maroc à Abidjan. Les invités ont salué les transformations majeures que connaît le Maroc depuis 1999.
Sous la conduite visionnaire du souverain, le Royaume s’est engagé dans une dynamique de modernisation dans plusieurs secteurs, à savoir le développement humain, les infrastructures de pointe, la transition énergétique, les réformes institutionnelles et consolidation de son ancrage africain à travers une coopération Sud-Sud renforcée.
Dans son allocution, Abdechakour Guenbour, chef de mission adjoint à l’ambassade, a mis en exergue cette trajectoire ambitieuse et inclusive, rappelant que la Côte d’Ivoire occupe une place privilégiée dans cette politique.
Il a notamment évoqué les perspectives communes dans des domaines stratégiques comme l’agriculture durable, le numérique, la transition énergétique ou encore la formation des jeunes.
Au nom du président Alassane Ouattara, Adama Dosso, ministre délégué, chargé de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur, a réaffirmé la solidité des relations ivoiro-marocaines depuis 1962 et intensifiées sous l’impulsion des deux chefs d’État.
Il a salué « l’excellence d’une coopération empreinte de respect mutuel et d’efficacité », illustrée par des projets emblématiques comme l’aménagement de la baie de Cocody, la mosquée Mohammed VI ou encore la forte présence des entreprises marocaines dans le paysage économique ivoirien.
Plus qu’un événement commémoratif, cette célébration a été l’occasion de renouveler la volonté des deux nations de renforcer un partenariat stratégique, porteur d’un avenir partagé fondé sur la confiance, la solidarité et la prospérité commune.
Abidjan, le vendredi 1er aout 2025(LDA)- Le Royaume du Maroc, sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, s’affirme aujourd’hui comme “une puissance émergente” en Afrique, grâce à des performances remarquables et des choix résolument modernes, a soutenu le président de la Banque Africaine de Développement (BAD), Akinwumi Adesina, rapporte une publication de l’agence marocaine MAP.
Dans une déclaration à la MAP, M. Adesina a indiqué que le Maroc, engagé dans une forte dynamique de transformation, comme souligné dans le Discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI à l’occasion de la glorieuse Fête du Trône, surprend par la régularité et la cohérence de ses progrès, tant économiques que sociaux.
Le positionnement stratégique du Maroc, a-t-il précisé, s’inscrit dans une vision claire et ambitieuse reposant sur une stratégie de développement intégrée – économique, sociale et environnementale – qui s’appuie sur une gouvernance stable et des choix réfléchis.
Et de noter que cette démarche méthodique et déterminée a permis au Royaume de s’imposer comme l’une des nations les plus avancées du continent africain. “Dans le sillage de son Nouveau modèle de développement, le Royaume a renforcé ses fondamentaux économiques”, a insisté Akinwumi Adesina, relevant qu’une réelle diversification sectorielle, une ouverture maîtrisée sur les marchés mondiaux et un ancrage affirmé dans les chaînes de valeur régionales et globales traduisent l’émergence de l’économie marocaine.
Le renouveau industriel, notamment dans les filières automobile, aéronautique et des énergies renouvelables, illustre cette montée en capacité et en gamme, soutenue par une politique d’infrastructures très ambitieuse et un environnement macroéconomique solide, qui renforcent l’attractivité du Royaume pour les investisseurs internationaux, a-t-il poursuivi.
“Portées par les vastes chantiers de développement impulsés par Sa Majesté le Roi, nos relations avec le Royaume ne cessent de se renforcer, afin d’accompagner et de soutenir ces progrès pluriels au bénéfice du pays et du peuple marocain”, a conclu le président de la Banque Africaine de Développement (BAD).
Abidjan, le jeudi 31 juillet 2025(LDA)-À l’occasion de la séance inaugurale de la 6e Conférence mondiale des Présidents de Parlement, organisée par l’Union interparlementaire (UIP) à Genève, le Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire a fait une communication sur le thème : " Le monde dans la tourmente : Coopération parlementaire et multilatéralisme en faveur de la paix, de la justice et de la prospérité pour tous"., indique une note d'information reçue par la rédaction.
Soutenant que dans un contexte international marqué par la remise en cause du multilatéralisme, les défis environnementaux liés au dérèglement climatique, ainsi que par la persistance de crises majeures (conflit israélo-palestinien, guerre russo-ukrainienne, conflit au Soudan, tensions entre la RDC et le Rwanda, sans oublier les guerres commerciales), Adama Bictogo a lancé un appel à l’unité des Parlements du monde.
« La tourmente actuelle du monde nous appelle à une coopération parlementaire renforcée. Nos différences ne doivent pas nous diviser, mais plutôt nous enrichir. [...] Il est urgent que nous, parlementaires du monde, assumons notre responsabilité historique : celle de défendre la paix, de promouvoir la justice et d’œuvrer à une prospérité partagée. », a-t-il dit.
Insistant sur le rôle crucial du multilatéralisme, il a souligné que les institutions parlementaires multilatérales sont les vecteurs privilégiés d’un dialogue mondial constructif au service des peuples.
Le Président de l'Assemblée nationale ivoirienne a, également, partagé l’expérience de la Côte d’Ivoire, mettant en lumière l’engagement du pays en faveur de la paix durable.
« Dans mon pays, la Côte d’Ivoire, nous avons fait de la paix un objectif permanent par la mise en place d’une dynamique de dialogue, d’écoute et de justice équitable. [...] Cette quête permanente de la paix est l’un des fondements de la vision diplomatique de mon pays, incarnée par le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, pour qui il faut privilégier le dialogue en toutes circonstances. », a déclaré M. Bictogo.
La Conférence mondiale des Présidents de Parlement se tient tous les cinq ans et réunit les plus hauts responsables parlementaires du monde entier, afin de débattre des enjeux globaux et du rôle des institutions législatives dans la gouvernance mondiale.
La journée s’est poursuivie par une rencontre bilatérale entre S.E.M. Adama Bictogo et le Président de l’Assemblée nationale du Togo. Les deux personnalités ont longuement échangé sur les relations parlementaires entre leur pays. Le Togo, qui vient d’adopter le bicaméralisme parlementaire, souhaite bénéficier de l’expérience de la Côte d’Ivoire en la matière.
Abidjan, le mercredi 30 juillet 2025(LDA)-A l'occasion de la Fête du Trône, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a accordé Sa grâce à 2.415 personnes, dont certaines sont en détention et d’autres en liberté, condamnées par différents tribunaux du Royaume, et, à titre exceptionnel, à 17.258 condamnés, sélectionnés selon des critères déterminés pour faire de cette opération une initiative humaniste illustrant la Haute Sollicitude Royale à l’égard de cette catégorie.
Selon un communiqué du Ministère de la Justice, la Fête de Trône de cette année est l’une des plus marquante dans l’histoire du Maroc en matière de Grace Royale. « La clémence et de la Magnanimité Royale à l’égard des détenus et leur famille a été marque à cette l’occasion, par l’octroi d’une grâce exceptionnelle à 17.258 condamnés », souligne le document transmis à la rédaction.
La Grâce Royale se distingue par son ampleur, sa portée symbolique et son humanisme, fait savoir le ministère marocain de la Justice, et elle traduit la Haute Sollicitude Royale à l’égard de tous ceux et celles qui se trouvent dans des situations difficiles ou grande vulnérabilité (malades, personnes âgées…).
Plus loin, le ministère de la Justice soutient que la Grâce Royale ambitionne à atténuer mes méfaits de la surpopulation carcérale ; améliorer et humaniser les conditions de vie dans les prisons ; assurer la sécurité au sein des établissements pénitentiaires ; veiller sur la santé des détenus et au respect de leurs droits et devoirs et à parvenir à la réinsertion sociale de ses détenus.
Abidjan, le mercredi 30 juillet 2025(LDA)-Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, a adressé, mardi, un Discours à Son peuple fidèle à l’occasion du 26e anniversaire de l’accession du Souverain au Trône de Ses glorieux Ancêtres.
"Louange à Dieu, Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons.
Cher peuple,
La célébration de la Glorieuse Fête du Trône constitue un rendez-vous annuel qui renouvelle les liens d’allégeance mutuelle qui nous unissent. Elle est aussi un moment privilégié pour exalter de nouveau les sentiments d’affection et de loyauté qui nous lient indéfectiblement, sans jamais cesser de gagner en intensité.
L’occasion nous est également donnée de faire le point sur l’état de la Nation, en dressant le bilan des acquis que nous avons engrangés et en faisant la synthèse des projets et des défis qui nous attendent. Nous nous mettons ainsi en capacité d’aborder l’avenir avec confiance et optimisme.
Depuis Notre Accession au Trône, Nous avons œuvré à la construction d’un Maroc avancé, uni et solidaire, aussi bien à travers la promotion du développement économique et humain global que par la ferme volonté de conforter la place de notre pays dans le concert des nations émergentes.
Loin d’être le fruit du hasard, les réalisations accomplies par notre pays procèdent plutôt d’une vision à long terme et elles reflètent la pertinence des choix majeurs opérés en matière de développement. Elles ont également été favorisées par le climat de sécurité et de stabilité politique et institutionnelle dont jouit le Maroc.
Partant de cette base solide, et en accord avec le Nouveau Modèle de Développement, Nous nous sommes attaché à consolider les attributs de cet essor socio-économique et à bâtir une économie compétitive, plus diversifiée et plus ouverte, dans un cadre macro-économique sain et stable.
En dépit de la succession d’années de sécheresse et de l’exacerbation des crises internationales, l’économie nationale a maintenu un taux de croissance conséquent et régulier, au cours des dernières années.
Par ailleurs, le Maroc connaît un renouveau industriel sans précédent : les exportations industrielles, notamment celles liées aux métiers mondiaux, ont plus que doublé depuis 2014.
Grâce aux orientations stratégiques que le Maroc s’est tracées, les secteurs de l’automobile, de l’aéronautique, des énergies renouvelables, des industries agroalimentaires et du tourisme constituent désormais un levier essentiel de notre économie émergente, tant en termes d’investissements qu’en matière de création d’emplois.
Terre d’investissement s’il en est, le Maroc émergent est singulier par la multiplicité et la diversité des partenaires dont il est un associé responsable et fiable. En effet, à la faveur des accords de libre-échange, l’économie nationale est liée à plus de trois milliards de consommateurs à travers le monde.
Aujourd’hui, le Maroc dispose également d’infrastructures modernes, robustes et aux standards mondiaux. En consolidation de ces infrastructures, Nous avons récemment lancé les travaux d’extension de la Ligne Grande Vitesse reliant Kénitra à Marrakech, ainsi qu’une série de projets d’envergure dans les domaines de la sécurité hydrique et alimentaire de notre pays et de sa souveraineté énergétique.
Cher peuple,
Ainsi que tu le sais, aucun niveau de développement économique et infrastructurel ne saurait Me contenter s’il ne concourt pas effectivement à l’amélioration des conditions de vie des citoyens, de quelque frange sociale et de quelque région qu’ils appartiennent.
Partant de là, Nous avons toujours porté un intérêt particulier à la promotion du développement humain, notamment à travers la généralisation de la protection sociale et l’attribution de l’aide directe aux ménages qui y sont éligibles.
Les résultats du Recensement Général de la Population et de l’Habitat 2024 ont mis en évidence un ensemble de transformations démographiques, sociales et spatiales dont il faudra tenir compte dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques. A titre d’exemple, le niveau de la pauvreté multidimensionnelle a nettement reculé à l’échelle nationale, passant de 11,9 % en 2014 à 6,8% en 2024.
Par ailleurs, le Maroc a dépassé, cette année, le seuil de l'Indice de Développement Humain (IDH), pour se classer désormais dans la catégorie des pays à "développement humain élevé".
Mais il est regrettable de voir que certaines zones, surtout en milieu rural, endurent encore des formes de pauvreté et de précarité, du fait du manque d’infrastructures et d’équipements de base.
Cette situation ne reflète en rien Notre vision de ce que devrait être le Maroc d’aujourd’hui. Elle ne donne pas non plus la pleine mesure des efforts que nous déployons pour renforcer le développement social et réaliser la justice spatiale. De fait, il n’y a de place, ni aujourd’hui, ni demain pour un Maroc avançant à deux vitesses.
Cher peuple,
Voici venu le temps d’amorcer un véritable sursaut dans la mise à niveau globale des espaces territoriaux et dans le rattrapage des disparités sociales et spatiales.
Nous appelons donc à passer des canevas classiques du développement social à une approche en termes de développement territorial intégré.
Notre objectif est que, sans distinction ni exclusion, et dans quelque région que ce soit, les fruits du progrès et du développement profitent à tous les citoyens.
A cet effet, Nous avons orienté le gouvernement pour l’élaboration d’une nouvelle génération de programmes de développement territorial fondés sur la valorisation des spécificités locales, la consolidation de la régionalisation avancée et le principe de complémentarité et de solidarité entre les entités territoriales.
Ces programmes doivent pouvoir compter sur la mutualisation des efforts de tous les acteurs et sur leur articulation autour de priorités clairement définies et de projets générateurs d’impacts réels, couvrant notamment :
Premièrement : la promotion de l’emploi, à travers la valorisation des potentialités économiques régionales et l’instauration d’un climat favorable à l’entrepreneuriat et à l’investissement local.
Deuxièmement : le renforcement des services sociaux de base, plus particulièrement l’éducation et l’enseignement ainsi que les soins de santé, de manière à préserver la dignité des citoyens et à instaurer la justice spatiale.
Troisièmement : l’adoption d’un modèle de gestion proactive et durable des ressources en eau, au regard de l’aggravation du stress hydrique et du changement climatique.
Quatrièmement : le lancement des projets de mise à niveau territoriale intégrée, en totale résonance avec les mégaprojets en chantier à l’échelle du pays.
Cher peuple,
A près d’un an de la tenue des prochaines législatives, prévue à l’échéance constitutionnelle et légale ordinaire, Nous insistons sur la nécessité de préparer le Code général des élections à la Chambre des représentants afin qu’il soit adopté et porté à la connaissance générale avant la fin de l’année en cours.
A cet égard, Nous avons donné Nos Hautes Directives à Notre ministre de l’intérieur pour que le prochain scrutin législatif fasse l’objet d’une préparation judicieuse et, qu’à cet effet, des consultations politiques soient ouvertes avec les différents acteurs.
Cher peuple,
Notre souci de conforter la place du Maroc en tant que pays émergent va de pair avec Notre engagement réitéré à demeurer ouverts sur notre environnement régional et plus particulièrement sur notre voisinage immédiat avec le peuple algérien frère.
En Ma qualité de Roi du Maroc, Ma position est claire et constante : le peuple algérien est un peuple frère que des attaches humaines et historiques séculaires lient au peuple marocain, particulièrement par la langue, la religion, la géographie et le destin commun.
Pour toutes ces considérations, J’ai constamment tendu la main en direction de nos Frères en Algérie. J’ai également exprimé la disposition du Maroc à un dialogue franc et responsable ; un dialogue fraternel et sincère portant sur les différentes questions en souffrance entre les deux pays.
Notre attachement inébranlable à la politique de la main tendue en direction de Nos Frères en Algérie procède de l’intime conviction que Nous portons en Nous, quant à l’unité de nos peuples et à notre capacité commune à dépasser cette situation regrettable.
Nous réaffirmons également notre attachement à l’Union du Maghreb dont Nous sommes persuadés qu’elle ne pourra se faire sans l’implication conjointe du Maroc et de l’Algérie, aux côtés des autres Etats frères.
D’autre part, Nous sommes fiers du soutien international croissant à la Proposition d’Autonomie, considérée comme la seule et unique solution au conflit autour du Sahara marocain.
A cet égard, Nous exprimons Nos remerciements et Notre considération au Royaume-Uni ami et la République Portugaise pour leurs positions constructives venues appuyer la Proposition d’Autonomie, dans le cadre de la souveraineté du Maroc sur son Sahara et renforcer celles de nombreux pays dans le monde.
Ces positions favorables au bon droit et à la légitimité nous inspirent honneur et fierté. Elles nous poussent davantage à la recherche d’une solution consensuelle qui sauve la face à toutes les parties, où il n’y aura ni vainqueur ni vaincu.
Cher peuple,
La commémoration de la Glorieuse Fête du Trône est l’occasion pour Nous de rendre un hommage particulier à Nos Forces Armées Royales, à la Gendarmerie Royale, à l’Administration territoriale, à la Sûreté nationale, aux Forces Auxiliaires et à la Protection civile, toutes composantes confondues, pour leur dévouement et leur mobilisation constante, sous Notre commandement, à défendre l’unité nationale et à préserver la sécurité et la stabilité du pays.
A cet égard, Nous nous remémorons avec une vive émotion le souvenir des valeureux martyrs de la Nation, au premier rang desquels Notre Auguste Grand-Père, feu Sa Majesté le Roi Mohammed V et Notre Illustre Père, feu Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu les ait en Sa sainte miséricorde.
Pour conclure, il n’y a rien de mieux que ce verset du Saint-Coran : «Qu’ils adorent le Seigneur unique de cette Maison qui les a nourris contre la faim et les a rassurés contre la peur ». Véridique est la parole de Dieu. Wassalamou alaikoum wa rahmatoullah wa barakatouh".