Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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Abidjan, le jeudi 26 septembre 2025(LDA)-Le Secrétaire d'État américain adjoint, Christopher Landau, a annoncé que, dans le sillage de la reconnaissance par Washington de la souveraineté du Maroc sur le Sahara, le gouvernement des États-Unis a décidé d’encourager les investissements américains dans les Provinces du Sud du Royaume, rapporte l’agence de presse marocain MAP.

"Les États-Unis ont reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara, et dans le cadre des initiatives mondiales de l'administration Trump visant à promouvoir la diplomatie économique et commerciale, nous sommes heureux d'annoncer que nous allons encourager les entreprises américaines qui souhaitent investir dans cette région du Maroc", a souligné M. Landau dans une déclaration à la presse à l’issue d’une entrevue, mercredi à New York, avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, M. Nasser Bourita.

Le responsable américain a également indiqué avoir abordé avec M. Bourita les relations excellentes et de longue date liant le Royaume du Maroc et les Etats-Unis d’Amérique, soulignant la disposition de l’administration US à œuvrer de concert avec le Maroc en vue de "promouvoir la prospérité, la paix et la stabilité dans la région".

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Abidjan, le jeudi 25 septembre 2025(LDA)-Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a procédé au lancement de projets ferroviaires structurants à fort impact sur la mobilité dans la zone métropolitaine de Casablanca, d’une valeur de 20 milliards de DH, soit environ 1,8 milliard d’euros, le mercredi 24 septembre 2025, à la préfecture d’arrondissement Hay Hassani à Casablanca, informe l'agence marocaine de presse (MAP).

Ces projets structurants, qui répondent aux enjeux futurs de la mobilité urbaine au sein de cette métropole, sont partie intégrante d’un programme global doté d’une enveloppe budgétaire de 96 milliards de DH, soit 8,6 milliards d’euros.

Ce programme vise notamment à accompagner le développement soutenu que connaît le secteur ferroviaire, avec le lancement en avril dernier par Sa Majesté le Roi de la réalisation de la LGV Kénitra-Marrakech (430 Km), à développer les liaisons régionales entre Kénitra et Casablanca, à améliorer les conditions de mobilité au niveau des agglomérations de Casablanca, Rabat et Marrakech et à développer un nouvel écosystème d’industrie ferroviaire au niveau national.

Ce programme intégré traduit la Vision éclairée du Souverain en faveur de l’amélioration de l’offre ferroviaire nationale, et s’inscrit dans le cadre des orientations stratégiques du Royaume, sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi, en matière de développement durable, notamment la promotion de solutions de mobilité collectives à faible empreinte carbone.

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Ces projets, financés à hauteur de 70% par l’Office National des Chemins de Fer et 30 % par la Région, portent sur la construction de trois grandes gares de nouvelle génération, la réalisation de 10 nouvelles gares de Trains métropolitains de proximité (TMP), la requalification et l’adaptation de 5 gares pour ces trains de proximité, la mise en place de 260 km de nouvelles voies ferrées, la construction et l’élargissement de 50 ouvrages d’art, la construction de 2 techni-centres (Zenata et Nouaceur) et 5 ateliers de maintenance, outre l’acquisition de 48 nouveaux trains pour les services de proximité et régionaux.

Ils visent ainsi le développement d’un système de transport régional durable, le renforcement de la mobilité quotidienne des usagers, la contribution au développement socio-économique et à l’aménagement urbain, et l’accompagnement des échéances nationales à l’horizon 2030.

Pour ce qui est des trois grandes gares nouvelle génération, il s’agira de structures intégrées et performantes, au service d’une meilleure connectivité territoriale. Il en est ainsi de la Gare «Casablanca-Sud», dont SM le Roi a donné ce mercredi le coup d’envoi des travaux de réalisation à l’arrondissement Hay Hassani.

Mobilisant des investissements de l’ordre de 700 MDH, ce projet consistera en la construction d’un nouveau bâtiment qui disposera d’équipements technologiques de pointe répondant aux exigences internationales en matière de sûreté, de sécurité et de qualité des services.

D’une capacité d’accueil annuelle de 12 millions de passagers, la future gare «Casablanca-Sud» comportera 6 quais, 10 voies ferrées pour l’accueil des Trains à Grande Vitesse «Al Boraq», des trains de grandes lignes, des trains métropolitains de proximité, des trains régionaux et le train «aéro-express» devant desservir l’aéroport Mohammed V au départ de la gare de Casa-Port avec une cadence de 15 minutes, des aménagements extérieurs sur 20.000 m2 et un parking de 700 places.

Conçue pour absorber les flux croissants de voyageurs et favoriser l’émergence d’un quartier d’affaires dynamique, la Gare «Casablanca-Sud» offrira des correspondances fluides avec le tramway, le bus à haut niveau de service, le bus et les taxis, faisant d’elle un hub intermodal stratégique.

La deuxième Gare de nouvelle génération est celle du Grand Stade «Hassan II» à Benslimane qui, mobilisant des investissements de l’ordre de 450 MDH, pourra, lors de la phase d’exploitation, accueillir jusqu’à 12 millions de passagers par an.

Il s’agit également de la nouvelle Gare de l’Aéroport International Mohammed V de Casablanca qui nécessitera une enveloppe budgétaire globale de 300 MDH, avec une capacité d’accueil de 5 millions de passagers par an. Ces trois grandes gares de nouvelle génération seront réalisées dans un délai de 24 mois.

Quant aux nouvelles gares des trains métropolitains de proximité, elles contribueront au renforcement de la mobilité à Casablanca et sa région à travers le nouveau service ferroviaire de proximité qui sera mis en service à l’horizon 2030, offrant une cadence pouvant atteindre un train toutes les 7,5 minutes.

Trois lignes principales, qui s’étendent sur un total de 92 Km, seront développées et permettront de relier efficacement les principaux pôles urbains et périurbains, tout en assurant l’accès à des sites stratégiques tels que le grand stade Hassan II et l’aéroport international Mohammed V.

Dans ce contexte, 10 nouvelles gares seront développées dans un délai de 20 mois et nécessiteront une enveloppe budgétaire de 625 MDH, selon une charte architecturale harmonieuse et fluide, garantissant confort, accessibilité et efficacité pour les voyageurs. Il s’agit de : «Mohammedia - Les Facultés», «Zenata», «Sidi Bernoussi», «Ain Sbâa», «Hay Mohammadi», «Ville Nouvelle», «Mers Sultan», «l’Oasis», «Sidi Maârouf» et «Nouaceur». Les gares existantes seront également modernisées pour intégrer pleinement le train métropolitain de proximité. Il convient de préciser que, dès la mise en service des trains de proximité, 150.000 voyageurs seront transportés chaque jour sur les trois lignes.

En plus des trois lignes des trains métropolitains de proximité, un service aéro-express reliera directement la gare de Casa-Port à l’aéroport international Mohammed V par des navettes toutes les 15 minutes. De même, le service de trains régionaux sera renforcé sur les axes d’El Jadida et de Settat par des navettes toutes les 30 minutes.

Ainsi, pour couvrir les besoins de Mobilité Régionale et de Proximité, il est prévu l’acquisition de 48 rames automotrices d’une capacité de plus de 1.000 places et d’une vitesse de circulation de 160 km/h, avec un coût de 7 milliards de dirhams (HT).

Le constructeur sud-coréen Hyundai Rotem, retenu pour la fourniture de ces trains, implantera une usine sur le territoire national qui sera une des composantes de l’écosystème ferroviaire et un site de référence devant couvrir les besoins nationaux futurs et participer ainsi à la concrétisation d’une ambition de l’export à moyen terme.

Tous ces projets cohérents, compatibles et intégrés permettent d’engendrer des effets d’entrainement au profit des collectivités en termes de création d’emplois, de sécurité et de préservation de l’environnement, tout en participant à l’amélioration des conditions de vie des citoyens et à la création de la valeur ajoutée.

 

 

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L’opposant Arthur Peter Mutharika(2014-2020) du Parti démocratique progressiste (DPP), a remporté la présidenteille face au président sortant Lazarus Chakwera de Malawi Congress Party(MCP), qui a reconnu sa défaite, avant de féliciter son successeur.

Selon les résultats provisoires donnés par la Commission électorale (MEC), Peter Mutharika a largement devancé Lazarus Chakwera. Elle crédite Mutharika de 66 % des voix contre 24 % pour Chakwera, en attendant la proclamation officielle des résultats définitifs.

Chakwera a appelé à l’unité nationale et au ralliement de tous les citoyens autour du président élu. Cette concession, encouragée par le Conseil des églises du Malawi (MCC) et l’ancien président Bakili Muluzi, vise à garantir une transition pacifique.

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Abidjan, le mercredi 24 septembre 2025(LDA)-Des millions de personnes supplémentaires à risque de contracter le VIH dans les pays à revenu faible et intermédiaire (PRFI) auront désormais accès à une nouvelle option de prévention puissante : une version générique et abordable du lénacapavir, premier traitement injectable de prophylaxie pré-exposition (PrEP) administré seulement deux fois par an, selon un communiqué de presse de la Fondation Gates, rapporté par African Media Agency.

Pour ce faire, un partenariat annoncé entre la Fondation Gates et le fabricant indien Hetero Labs (Hetero)- soutenu par des financements initiaux et des garanties de volumes — permettra à l’entreprise de produire du lénacapavir générique pour environ 40 dollars par patient et par an (après une courte phase orale d’induction). Ce tarif a été conçu pour rendre ce traitement révolutionnaire accessible aux systèmes de santé nationaux.

« Hetero est fier de collaborer avec la Fondation Gates afin d’ouvrir la voie à une offre durable et abordable de lénacapavir », a déclaré le Dr Vamsi Krishna, directeur général de Hetero Group of Companies, ajoutant que ce partenariat reflète notre engagement à garantir l’accès à des traitements innovants contre le VIH pour les patients en Inde et dans d’autres pays à revenu faible et intermédiaire.

Parallèlement, Unitaid, la Clinton Health Access Initiative (CHAI) et Wits RHI ont annoncé de nouveaux engagements avec Dr. Reddy’s Laboratories Ltd. (DRL), un autre fabricant indien, renforçant ainsi les efforts visant à bâtir un écosystème concurrentiel de génériques. La mise en place rapide d’une production de lénacapavir générique à grande échelle, attendue dès 2027 sous réserve d’approbations réglementaires, réduira le délai d’accès aux traitements et permettra de les diffuser plus largement. Cette avancée pourrait transformer la lutte contre le VIH et accélérer l’éradication de l’épidémie de manière plus équitable.

Ces nouvelles collaborations viennent compléter les accords déjà en place entre le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, Gilead Sciences, et le département d’État américain via PEPFAR, avec le soutien de la Children’s Investment Fund Foundation (CIFF), visant à déployer les premiers lots de lénacapavir dans les PRFI, potentiellement dès la fin de 2025.

Une nouvelle ère pour la prévention du VIH

Le lénacapavir en PrEP — approuvé par la FDA américaine en juin et par la Commission européenne en août — offre six mois de protection avec une seule injection. Il représente une nouvelle option déterminante pour les communautés mal desservies par les méthodes existantes. Les experts en santé publique y voient une innovation majeure pour les personnes confrontées à des obstacles à la PrEP orale quotidienne : stigmatisation, difficultés d’observance ou accès irrégulier aux médicaments.

La Fondation Gates souligne que, malgré les progrès accomplis depuis 2000 dans la réduction des infections au VIH et des décès liés au sida, 1,3 million de personnes ont été contaminées en 2024, et seules 18 % des personnes susceptibles de bénéficier de la PrEP y ont actuellement accès. Les modèles montrent que l’introduction du lénacapavir pourrait prévenir un nombre significatif de nouvelles infections : une étude indique qu’un accès élargi, même limité à 4 % de la population dans les pays les plus touchés, permettrait d’éviter jusqu’à 20 % des nouvelles infections. Cette perspective justifie l’urgence de l’investissement.

Cet accord s’inscrit dans la continuité du soutien de longue date de la Fondation Gates au Fonds mondial, qui a contribué à réduire de 82 % les taux de VIH dans les pays bénéficiaires. Plus tôt cette semaine, le président Bill Gates a annoncé un engagement de 912 millions de dollars de la fondation pour la campagne de reconstitution des ressources 2026-2028 du Fonds mondial, visant à sauver 23 millions de vies du VIH, du paludisme et de la tuberculose entre 2027 et 2029. Les nouveaux accords avec Hetero et DRL permettront d’accroître l’impact du Fonds mondial en réduisant les coûts à grande échelle.

 

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Abidjan, le mercredi 24 septembre 2025(LDA)-Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) ont rencontré le président de la Commission africaine pour renouer concrètement le dialogue, en marge de la 80e Assemblée générale des Nations Unies marquant un tournant dans les relations entre l’Union Africaine et l’AES, le lundi 22 septembre 2025, au siège de l'ONU. Cette rencontre arrive deux mois après la désignation du Burundais Évariste Ndayishimiye, envoyé spécial de l’UA pour le Sahel, selon un communiqué officiel rapporté par le ministère burkinabé des Affaires étrangères.

 « Après une période marquée par des incompréhensions et un déficit de dialogue », souligne le communiqué, et s’inscrit dans la dynamique de la médiation initiée en juillet par le président de l’UA João Lourenço avec la nomination du président burundais comme médiateur pour renouer avec les pays sahéliens.

Concrétisation de la médiation angolaise

Les ministres Abdoulaye Diop (Mali), Bakary Yaou Sangaré (Niger) et Karamoko Jean Marie Traoré (Burkina Faso) ont exprimé « dans une parfaite convergence de vue » leurs attentes face à la crise sécuritaire sahélienne, lors de l’entretien avec Mahmoud Ali Youssouf. Cette rencontre au siège de l’ONU constitue une étape importante de la dynamique de rapprochement initiée par l’Angola avec les pays de l’AES, suspendus par l’UA après des coups d’État, mais confrontés à une urgence sécuritaire majeure.

La désignation d’Évariste Ndayishimiye en juillet dernier s’inscrit dans cette médiation angolaise plus large. João Lourenço s’était déjà entretenu le 4 juillet par téléphone avec le général Abdourahamane Tiani, président du CNSP du Niger, faisant suite à la mission de son ministre des Affaires étrangères Tete António, qui avait visité en juin les capitales sahéliennes. Ce dernier avait alors souligné que la situation constitue une « véritable urgence continentale » nécessitant une mobilisation africaine collective.

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Drapeau malien vert-jaune-rouge autour du cou, marchant légèrement incliné vers l’avant, micro à la main pointé vers la bouche : c’est ainsi qu’Enfant Noir faisait son entrée fracassante, vendredi 19 septembre 2025, sur la grande scène du Palais de la Culture d’Abidjan. Dès ses premiers mots scandés, la salle de Treichville se transforme en marée humaine vibrante, conquise par l’énergie brute de ce jeune drilleur venu de Bamako.

L’ambiance, d’abord perçue comme un pari risqué, a rapidement basculé en un succès retentissant. Enfant Noir a enchaîné ses morceaux phares, de Camarala Drill à Waraba Kouma, électrisant un public hétéroclite de jeunes Ivoiriens et de Maliens de la diaspora. Les refrains repris en chœur, essentiellement en bambara, témoignaient d’une communion inattendue : les barrières linguistiques s’effaçaient aindi devant la puissance du flow et du rythme.

Le spectacle prend une dimension collective grâce au soutien d’autres artistes maliens. Malakey, valeur montante du rap de Bamako, offre quant à lui une prestation tout aussi époustouflante : confirmattion de l’émergence d’une scène urbaine malienne audacieuse et inventive. Puis arrive le message de Sidiki Diabaté, star confirmée et aîné respecté. Ce cernier apporte des mots d’encouragement à son cadet mais aussi de renforcement des liens fraternels entre Ivoiriens et Maliens.

Entre jeux de lumière, projections visuelles et chorégraphies énergiques, la scénographie rivalisait avec l’intensité de la performance devant un pub;lic en extase. « Je ne connaissais pas bien Enfant Noir, mais ce soir il a prouvé qu’il pouvait remplir n’importe quelle salle », confie Oumou, une étudiante ivoirienne encore secouée par l’énergie du show. Amadou, Malien installé à Abidjan, y voyait une immense fierté d’entendre ce "bambara poétique" résonner, quand l'artsite brandit également à un moment de sa prestation le drapeau orange-blanc-vert ivoirien. 

Ce qui aurait pu n’être qu’une tentative incertaine s’est transformé en une soirée inoubliable. Car au-delà de la ferveur populaire et la communion artistique, ce spectacle au Palais de la Culture d'Abidjan pourrait certainement marquer un tournant : le véritable lancement d’une carrière prometteuse pour Enfant Noir, désormais incontournable figure de la drill ouest-africaine.

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Abidjan, 22 septembre 2025 (LDA)– La formation de 900 gestionnaires de crédits à l’utilisation du module « entrée des biens » du Système intégré de gestion de la comptabilité des matières (SIGESCOM), ouverte ce 22 septembre à Abidjan, dépasse le simple cadre technique. Elle illustre une étape majeure dans la quête de transparence et de rigueur dans la gestion du patrimoine de l’État.

Derrière cet atelier se dessine une volonté politique plus large : aligner la Côte d’Ivoire sur les standards internationaux en matière de finances publiques, comme le prescrit la directive de l’UEMOA sur la comptabilité des matières. L’enjeu est considérable. En intégrant systématiquement les biens acquis, donnés ou légués, l’État se dote d’un outil de suivi inédit, permettant de réduire les zones d’ombre longtemps associées à l’administration du patrimoine public.

Le SIGESCOM, articulé autour de trois modules (entrée, suivi et sortie des biens), introduit une logique de traçabilité qui peut transformer en profondeur la relation entre les citoyens et leurs institutions. Car au-delà de l’aspect administratif, il s’agit de restaurer la confiance : chaque bien enregistré devient le symbole d’un État responsable, comptable de ses actifs face à la collectivité.

Cette démarche s’inscrit dans une dynamique de réforme des finances publiques entamée depuis plus d’une décennie. Elle vient combler un vide souvent pointé par les partenaires au développement : l’absence de données fiables et centralisées sur le patrimoine de l’État. À terme, la maîtrise de ce patrimoine pourrait devenir un levier de meilleure gouvernance, mais aussi de rationalisation budgétaire dans un contexte où chaque ressource compte.

Ainsi, la formation ouverte à Abidjan apparaît moins comme une étape technique que comme une avancée stratégique : celle d’un État qui veut rendre visible et traçable ce qui lui appartient, pour mieux en rendre compte à ses citoyens.

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La réforme de la comptabilité des matières, engagée par la Direction générale du Budget et des Finances, révèle une ambition claire : imposer à l’administration ivoirienne une nouvelle discipline dans la gestion du patrimoine public. Derrière les procédures et les textes, l’enjeu central est désormais identifié : la responsabilité des gestionnaires de crédits.

Car il ne s’agit plus seulement de savoir enregistrer les biens de l’État, de contrôler leur entrée ou leur sortie, mais bien d’en assurer un usage responsable. Les recommandations adressées aux gestionnaires lors de la dernière session de formation traduisent une volonté politique : responsabiliser les acteurs qui, au quotidien, manipulent les ressources matérielles publiques.

L’accent mis sur cette responsabilité marque une évolution dans la culture administrative. Trop souvent, la gestion des biens de l’État est perçue comme un domaine secondaire, relégué derrière les arbitrages budgétaires. Or, c’est précisément dans ces « détails » que se joue la crédibilité de la gouvernance publique : véhicules, mobiliers, équipements ou infrastructures constituent autant de symboles visibles de l’efficacité – ou des dérives – de l’action publique.

En insistant sur la responsabilité, l’État tente de déplacer le débat de la règle vers la pratique. Les outils existent, mais sans une appropriation réelle, la réforme resterait une coquille vide. Pour les spécialistes, cette démarche ouvre une brèche intéressante : faire de la comptabilité des matières non plus un exercice bureaucratique, mais un levier de transparence et de confiance.

Dans une Côte d’Ivoire en quête de crédibilité budgétaire et de modernisation de son administration, la réussite de cette réforme ne se mesurera pas à la tenue des registres, mais à la rigueur avec laquelle les gestionnaires appliqueront le principe de responsabilité. C’est à ce prix que la comptabilité des matières pourra devenir un véritable instrument de gouvernance et non une formalité de plus.

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Abidjan, le samedi 20 septembre 2025(LDA)-Le nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Côte d’Ivoire auprès de la République de São Tomé-et-Principe, Kouadio Konan Bertin, a officiellement présenté ses lettres de créance à Carlos Vila Nova, président de la République de São Tomé-et-Principe, le jeudi 18 septembre 2025 à São Tomé, la capitale du pays, selon une note d’information, rapportée par Top News Africa.

Dans la note d’information, souligne l'agence de presse, avant la présentation, l’ambassadeur Kouadio Konan Bertin a remis à la ministre d'État des Affaires étrangères, de la Coopération et des Communautés de Sao Tomé-et-Principe, Ilza Maria dos Santos Amado Vaz, les copies figurées de ses lettres de créance, en accord avec les usages diplomatiques.

SEM Konan Kouadio Bertin a été nommé, le 18 juin 2025, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Côte d’Ivoire près la République Démocratique de São Tomé-et-Principe, avec résidence à Libreville, au Gabon.

Les compétences du diplomate ivoirien couvrent à la fois le Gabon, pays d'Afrique centrale situé sur la côte atlantique et la République Démocratique de Sao Tomé-et-Principe, un Etat insulaire d'Afrique centrale.

C'est en juin 2024 que KKB a été nommé ambassadeur de la Côte d'Ivoire au Gabon. Un an plus tard, c'est-à-dire en juin 2025, le chef de l'Etat Alassane Ouattara lui renouvelle sa confiance en élargissant son champ de compétence à Sao Tomé-et-Principe.

 

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Abidjan, le vendredi 19 septembre 2025(LDA)-Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a procédé, jeudi, à l’inauguration et à la visite de plusieurs projets d’envergure inscrits dans le cadre de la restructuration et du développement du Complexe portuaire de Casablanca, visant à conforter le rayonnement économique et touristique de cette métropole. Ils ont pour vocation de consacrer la métropole de Casablanca en tant que pôle économique et financier de premier plan à l’échelle du continent, pleinement ouvert sur l’international.

Mobilisant des investissements de l’ordre de 5 milliards de dirhams, ces projets ont porté sur l’aménagement d’un port de pêche, la construction d’un nouveau chantier naval, le développement d’un terminal de croisières et l’édification d’un complexe administratif regroupant l’ensemble des intervenants du port de Casablanca.

Ces projets, réalisés par l'Agence nationale des ports, traduisent la volonté constante de Sa Majesté le Roi de doter la capitale économique du Royaume d’infrastructures modernes, aux normes internationales, en mesure de donner un souffle durable au renouveau de la métropole et de répondre aux aspirations légitimes de ses habitants.

Ainsi, le Souverain a inauguré le nouveau port de pêche (1,2 milliard DH) qui devra participer à l’amélioration de la sécurité et des conditions de vie et de travail des pêcheurs de la ville, à la création d’un environnement meilleur de commercialisation et de valorisation des produits de la mer, à l’organisation du secteur de la pêche côtière et artisanale et au développement d’activités connexes.

Ce port, destiné à recevoir plus de 260 barques de pêche artisanale et près de 100 bateaux de pêche côtière, est équipé d’une infrastructure intégrée d'accueil et de commercialisation des produits de la pêche, notamment une halle au poisson de nouvelle génération à proximité des lieux de débarquement, une unité de gestion des contenants normalisés, trois unités de fabrication de glace, des locaux pour armateurs, mareyeurs et canotiers, et un foyer pour marins.

SM le Roi S’est ensuite rendu au nouveau chantier naval du port de Casablanca qui ambitionne de restructurer et de développer le secteur de la construction et de la réparation des navires au Maroc, d’attirer davantage d’investissements dans ce domaine, de répondre à la demande nationale en la matière et à une partie de la demande internationale, et de conforter la place du Royaume sur le marché mondial.

Mobilisant un investissement de l’ordre de 2,5 milliards DH, ce projet a porté sur la réalisation d’une cale sèche de 240m de longueur, 40 m de largeur, et de 8,10 m de profondeur pouvant accueillir des bateaux de 220 m de longueur et 32 m de largeur, l’aménagement d’une plate-forme élévatrice de dimensions 150m x 28m et d’une capacité de 9.700 T, ainsi que d’une darse de 60m de longueur, de 13m de largeur et de 8,7 m de profondeur, équipée d’un élévateur à sangles d’une capacité de 450 T.

Ce chantier, qui a concerne également l’aménagement de terre-pleins de 21 Ha et de quais d’armement de 660 m de longueur, s’inscrit en droite ligne de la vision éclairée de SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, en faveur du développement d’une industrie navale nationale.

Le Souverain a, ensuite, inauguré le nouveau terminal de croisières du port de Casablanca (720 millions DH), une infrastructure aux normes internationales qui tend à renforcer l’attractivité de la métropole et à accompagner le développement du secteur touristique, notamment le tourisme de croisière.

Avec une capacité annuelle d’accueil de 450.000 croisiéristes, ce projet, destiné à recevoir des navires allant jusqu’à 350m de longueur et 45m de largeur, avec une profondeur de 9m, a consisté en la construction d’une gare maritime, l’aménagement d’un quai de débarquement d’une longueur totale d’environ 650 m, la mise en place de trois passerelles (une passerelle fixe et deux mobiles), outre l’aménagement d’une aire de stationnement d’une capacité de 44 autocars.

Quant au nouveau complexe administratif (500 millions DH), qui regroupe l’ensemble des intervenants du port de Casablanca, il a pour objectif d’optimiser les espaces portuaires par le regroupement de services jusqu’alors dispersés sur le port (autorité portuaire, douanes, district, opérateurs, consignataires, manutentionnaires…), d’améliorer la qualité de service aux usagers du port, et d’assurer une meilleure intégration du port dans son environnement urbain.

Ces projets d’envergure, qui contribuent à la modernisation profonde du complexe portuaire de Casablanca tout en diversifiant ses vocations, viennent conforter la dynamique dans laquelle s’est engagé le Royaume, sous l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, et ayant permis de redessiner le paysage portuaire national, grâce notamment au grand port à conteneurs de Tanger-Med et des futurs ports de Nador West-Med et de Dakhla Atlantique.

Ils visent à hisser la métropole du Royaume au rang de destination touristique d’excellence, à renforcer ses atouts en matière de tourisme d’affaires et de croisière, ainsi qu’à accompagner harmonieusement le développement économique, urbain et démographique de l’ensemble de la région.

 

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