Publicité
728x90 Banner 468x60 Banner 320x100 Banner
International

Au cœur du Musée du Parti communiste chinois, un siècle d’histoire raconté entre révolution, construction et ouverture

Abidjan, le lundi 14 septembre 2026(LDA)-Il ne s'agit pas d'un musée comme les autres. Inauguré en 2021 pour le centenaire du Parti communiste chinois (PCC), le Musée du PCC à Pékin s'impose comme le grand récit officiel d'un siècle d'histoire chinoise. Profitant de leur séjour de formation en Chine, initié par le China International Communication Group (CICG), vingt-cinq journalistes ivoiriens ont visité, le dimanche 13 septembre, le Musée du Parti communiste chinois (PCC) à Pékin.

Par OUATTARA Mariam
00:00 --:--

Cette visite leur a permis de découvrir, à travers des documents historiques, des photographies et différents objets d’archives, les grandes étapes de l’histoire du PCC et de mieux comprendre son rôle dans les transformations politiques, économiques et sociales de la Chine.

Le parcours commence dans la douleur du XIXe siècle. La guerre de l'Opium de 1840 y est présentée comme le point de départ d'un siècle d'humiliation, suivi de la chute de l'Empire en 1911 et du sursaut du Mouvement du 4 Mai 1919.

Au détour d'une vitrine, des manuscrits rares attribués à Karl Marx, lettres et notes originales, rappellent les racines idéologiques du mouvement.

Puis, la scène fondatrice : la reconstitution grandeur nature du premier congrès du PCC en juillet 1921. Une dizaine de délégués, réunis à Shanghai avant de fuir la police sur un bateau-lac au Zhejiang. C'est dans cette clandestinité que tout commence.

La Longue Marche, mythe et épreuve

Le musée fait la part belle aux années de lutte armée. Maquettes, projections immersives et scènes reconstituées retracent la Longue Marche (1934-1935). Montagnes enneigées, rivières en crue, 12 500 kilomètres à pied : l'épisode est présenté moins comme une retraite militaire que comme une renaissance politique, avec la conférence de Zunyi qui consacre l'ascension de Mao Zedong.

Vient ensuite la guerre contre le Japon (1931-1945), illustrée par des objets personnels, des photographies de résistants et des témoignages de mobilisation populaire. Jusqu'au 15 août 1945, date de la capitulation japonaise, puis la guerre civile et enfin, l’aboutissement : le 1er octobre 1949, Mao proclame la République populaire de Chine. Vingt-huit ans après sa création, le Parti prend le pouvoir.

1949-1978 : Fabriquer une nation

Le second acte est celui de la construction. Le musée expose avec minutie les symboles de la nouvelle Chine : les dizaines de propositions de drapeau national envoyées par des citoyens, les partitions de l'hymne, le premier certificat de mariage de 1950 après la loi qui émancipe les femmes.

L'industrialisation s'incarne dans des objets iconiques : le premier tracteur 100% chinois, les premières voitures, les maquettes des programmes nucléaires et spatiaux. La Chine se dote d'une base matérielle.

1978 : Le grand tournant

Le dernier grand chapitre s'ouvre en 1978. Avec Deng Xiaoping, la réforme et l'ouverture. Le musée présente les premières zones économiques spéciales du sud comme de véritables laboratoires. La Chine s'essaie, expérimente, puis s'ouvre.

Le récit diplomatique s’enchaîne : le retour à l'ONU en 1971, la poignée de main historique de Nixon à Pékin en 1972, le rapprochement avec le Japon, puis les rétrocessions de Hong Kong (1997) et Macao (1999). Point d’orgue : l'entrée à l'OMC en 2001 après 15 ans de négociations.

Le parcours se termine sur la Chine contemporaine : Jeux olympiques de 2008, programmes spatiaux, et chantiers titanesques comme le transfert des eaux du Sud vers le Nord, présenté par une immense maquette.

Cinq dates pour un siècle

Au final, le musée résume son propos en cinq dates : 1921 (fondation), 1949 (République populaire), 1978 (réforme et ouverture), 2012 (arrivée de Xi Jinping et nouvelle ère) et 2021 (centenaire).

On ressort avec une évidence : ici, l'histoire du Parti et l'histoire de la Chine sont indissociables. Révolution, guerre, industrialisation, ouverture et puissance mondiale forment les chapitres d'un même récit linéaire, celui d'une nation qui se présente comme passée de l'humiliation au renouveau.

Ouattara Mariam, envoyé spéciale à Beijing

Commentaires (0)

Soyez le premier à commenter cet article !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Anti-spam interne activé.