Jean Louis Billon, ministre du Commerce sortant, a transmis, jeudi, au nouveau titulaire du portefeuille du Commerce, de l’Artisanat et de la promotion des PME, Souleymane Diarrassouba, les dossiers de son département, défendant un « bilan positif en tous points », et se disant « impatient » de retourner dans le privé.
« Je vous sais impatient de vous mettre à la tâche et je vous remets donc les clés de la maison tout comme je suis impatient de retourner vers le secteur privé palpitant », a déclaré Jean Louis Billon, lors d’une cérémonie de passation de charge supervisée par la secrétaire générale du gouvernement, Aminata Bamba.
Anciennement patron de la Société immobilière et financière de la Côte africaine (SIFCA) et président de la Chambre de commerce et d’industrie, avant d’intégrer le gouvernement en 2012, Jean Louis Billon a notamment énuméré au titre de son ministère, l’opérationnalisation du Conseil national de lutte contre la vie chère et du Conseil national des exportations, le vote du Code de la consommation, la loi sur la métrologie et la répression des fraudes ou encore la Commission de la concurrence.
« On ne remplace pas Jean Louis Billon, on succède à Jean Louis Billon », a admis son successeur, le banquier Souleymane Diarrassouba, qui a salué « ses qualités professionnelles et humaines ». « Je m’inscris dans la continuité de vos actions pour poursuivre avec vos collaborateurs les chantiers en cours, avec pour challenge d’accélérer la cadence que vous avez imprimée aux plans d’orientations stratégiques », a-t-il promis.
Souleymane Diarrassouba hérite d’un ministère du Commerce disposant de 812 agents dont 287 femmes, doté en 2016 d’un budget de 4,7 milliards de FCFA contre un budget prévisionnel de 5,4 milliards de FCFA pour 2017. Ses principaux défis concernent, entre autres, les élections de la Chambre des métiers, la remobilisation des agents par le paiement de primes, l’association du ministère au processus de fixation des prix des denrées de première nécessité, la réhabilitation des marchés brûlés ou encore le dialogue avec les partenaires sociaux.
AIP
Auteur: Armand Tanoh