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La chancelière allemande Angela Merkel est arrivée mardi 28 novembre 2017 à Abidjan, qui accueille à partir de mercredi le 5ème Sommet Union africaine (UA)-Union européenne (UE). Elle a été accueillie par le président ivoirien Alassane Ouattara dans la soirée. La capitale économique de Côte d’Ivoire connait ainsi depuis la matinée de ce mardi, des vagues d’arrivée de chefs d’Etat et de gouvernement. Le président angolais Joao Lourenço, le guinéen Alpha Condé, par ailleurs président en exercice de l'UA, Alpha sont déjà sur place.

Aussi, le Nigérien Issoufou Mahamadou, le Sud-africain Jacob Zuma, le Camerounais Paul Biya, le Nigerian Muhamadu Buhari, sont arrivés à Abidjan, ainsi que le président du Conseil national de Transition de la Lybie, Serrag Faiez et le président sénégalais Macky Sall.
Les chefs de l’Etat du Tchad, du Congo et du Mali, respectivement Idriss Déby Itno, Sassou Nguesso et Ibrahim Boubakar Kéita séjournent également sur les bords de la lagune Ebrié, en attendant l’arrivée du Français Emmanuel Macron mercredi. Déjà le dimanche, le roi du Maroc, Mohammed VI, a rejoint la capitale ivoirienne, où il a procédé, lundi, à l'inauguration de diverses infrastructures socioéconomiques financées par sa fondation.
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Celle-ci entend créer 25 millions d'emplois et profiter à 50 millions de jeunes au cours des dix prochaines années, en leur donnant les compétences nécessaires pour obtenir des emplois décents et pérennes.
Le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina a lancé le Groupe consultatif présidentiel de la jeunesse (acronyme PYAG venant de l’anglais « Presidential Youth Advisory Group »), lundi 27 novembre 2017, en marge du 6e Forum des affaires Union européenne-Afrique à Abidjan. Ce groupe consultatif, qui travaillera en étroite collaboration avec la Banque africaine de développement, est destiné à proposer des idées et des solutions innovantes pour créer des emplois pour les jeunes Africain(e)s, dans la droite ligne de l’initiative de la BAD « Des emplois pour les jeunes en Afrique » (dite par acronyme JfYA pour l’anglais Jobs for Youth in Africa).
Celle-ci entend créer 25 millions d'emplois et profiter à 50 millions de jeunes au cours des dix prochaines années, en leur donnant les compétences nécessaires pour obtenir des emplois décents et pérennes. Il s’agit là de l’initiative la plus importante jamais déployés en faveur de l'emploi des jeunes en Afrique.
« C'est une opportunité énorme pour l'Afrique. Si nous réglons le problème du chômage des jeunes, l'Afrique gagnera 10 à 20 % de croissance annuelle. Ce qui signifie que le PIB de l'Afrique augmentera de 500 milliards de dollars par an durant les trente prochaines années. Le revenu par habitant augmentera quant à lui de 55 % par an jusqu'en 2050 », a déclaré Akinwumi Adesina, président de la BAD lors de la présentation du groupe à la presse.
Adesina, pour qui la jeunesse est le plus grand atout du continent africain, a rappelé une amère réalité : sur les 13 millions de jeunes qui entrent chaque année sur le marché du travail, seuls 3 millions (environ 33 % des jeunes Africains) occupent un emploi salarié décent. Les autres demeurent sous-employés ou ont un emploi précaire. Si rien n’est fait, le déficit d'emplois – plus de 8 millions par an – va aller en s'aggravant, car le nombre de jeunes en Afrique devrait doubler pour atteindre plus de 800 millions dans les prochaines décennies.
« L'Afrique connaît une crise du chômage des jeunes », a martelé Adesina, soulignant qu’à moins de leur offrir des opportunités d'emploi, la croissance rapide de la population des jeunes en Afrique pourrait poser de sérieux problèmes, tant au plan social, qu’économique, politique et sécuritaire.
Les jeunes Africains, dynamiques et courageux, en viennent à traverser le désert ou la mer Méditerranée, faute de trouver des emplois décents sur leur continent. Les diplômés chômeurs peuplent les rues. En Afrique, le manque d’opportunités d'emploi nourrit également la violence et l'extrémisme. « 40 % des jeunes Africains qui prennent les armes, rejoignent des gangs ou des groupes terroristes en raison du peu d’opportunités qui leur sont offertes dans leurs pays », a déploré le président Adesina.
« 66 millions de jeunes Africains gagnent moins de 2 dollars par jour, moins que le prix d'un hamburger » a souligné le président de la BAD. « 66 millions, c’est huit fois la population de la Suisse, six fois celle de la Belgique, la même que celle du Royaume-Uni, de la France ou de l'Italie, ou encore 80 % de la population allemande. »
Le Groupe consultatif présidentiel de la jeunesse (PYAG) compte neuf membres, tous âgés de moins de 40 ans et qui ont contribué de manière significative à la création d’opportunités d'emploi pour la jeunesse africaine.
Outre Ashish Thakkar, de nationalité ougandaise et PDG-fondateur du Groupe Mara qui préside le PYAG, celui-ci compte parmi ses membres : Uzodinma Iweala, auteur primé du Nigeria ; le Camerounais Mamadou Touré, PDG-fondateur d’Africa 2.0 / Ubuntu Capital ; la Tchadienne Vanessa Moungar, directrice du développement humain et social à la BAD et membre du Conseil présidentiel pour l'Afrique du président français Emmanuel Macron ; Francine Muyumba de la République démocratique du Congo, présidente de l'Union panafricaine de la jeunesse ; l’Américain Jeremy Johnson, co-fondateur de la start up Andela ; la Rwandaise Clarisse Iribagiza, PDG de Heh ; la Nigérianne Ada Osakwe, PDG d’Agrolay Ventures ; et la Zambienne Monica Musonda,PDG de Java Foods.
Le président de la Banque africaine de développement a expliqué les motivations qui ont conduit à la mise sur pied du Groupe consultatif présidentiel de la jeunesse : « Nous sommes conscients de l'énergie, de la créativité, de l’innovation et de l'excellence entrepreneuriale phénoménales qu’offrent beaucoup de nos jeunes. C’est pour cette raison que la Banque africaine tient à être conseillée par des jeunes d’avant-garde sur ses politiques, ses actions et programmes en faveur de la jeunesse d’Afrique. »
« Les membres du Groupe consultatif présidentiel de la jeunesse doivent activement impliquer les partenaires du secteur privé, les chefs de gouvernement, la société civile, les partenaires donateurs et les autres parties prenantes, a ajouté le président Adesina. Ils soutiendront le travail colossal que la Banque africaine de développement accomplit déjà et qu’elle promeut à travers le continent avec sa stratégie ‘Des emplois pour les jeunes en Afrique’ ».
Un programme de transformation économique mené par et pour les jeunes
Le PYAG offre aux jeunes leaders africains l’opportunité de développer de nouvelles perspectives et de recommander des solutions innovantes qui façonneront l’appui de la Banque africaine de développement aux pays africains et réduiront le fléau du chômage des jeunes.
La Banque s’est pleinement engagée à travailler avec le PYAG pour intensifier et accélérer la création d’emplois décents et pérennes pour les jeunes Africains, à travers des emplois formels et l'entrepreneuriat des jeunes, qui permettront aux jeunes Africains de prendre eux-mêmes en main la prospérité économique, la stabilité sociale et la viabilité environnementale.
« C'est pour moi un grand honneur de servir notre continent dans ce rôle, a déclaré Ashish Thakkar, PDG du groupe Mara et président du PYAG. Nous savons que les enjeux sont énormes, mais nous sommes déterminés à remplir cette mission qui est de créer des entreprises de jeunes florissantes qui génèrent une forte valeur ajoutée. Nous nous attellerons également à aider à concrétiser les High 5 de la Banque africaine de développement et les objectifs de développement durable. Nous venons de boucler notre programme de travail pour l'année prochaine et nous sommes déjà sur le pied de guerre. » Et de raconter comment sa famille avait tout perdu pendant le génocide au Rwanda dans les années 1990.
« J'ai emprunté 5 000 dollars pour lancer mon entreprise sans soutien d’aucune sorte. Aujourd'hui, le groupe Mara compte 14 000 employés dans le monde. J'étais seul, alors imaginez ce que nous pourrions faire avec le soutien d'une institution comme la Banque africaine de développement ! », s’est-il enthousiasmé.
« Je n'ai jamais entendu parler d'une institution aussi importante que la Banque africaine de développement qui ait créé un groupe consultatif composé exclusivement de jeunes, a déclaré à son tour Mamadou Touré, membre du groupe. Un proverbe chinois dit : « si vous voulez une année de prospérité, plantez une graine ; si vous voulez dix ans de prospérité, plantez un arbre ; si vous voulez un siècle de prospérité, investissez dans développement humain ».
« 40 % des entrepreneurs au Nigeria sont des femmes, mais 73 % d’entre elles opèrent dans des systèmes de vente au détail, a tenu à souligner l’entrepreneuse nigériane Ada Osakwe. Nous devons y remédier et offrir aux jeunes des emplois plus rémunérateurs. »
Afin de rendre l'agriculture plus attrayante pour les jeunes, la BAD a investi l'an dernier 800 millions de dollars pour soutenir les jeunes entrepreneurs agricoles dans 8 pays, et devrait passer à 15 pays d’ici à la fin de cette année. Au total, la Banque africaine de développement prévoit d'investir 1,5 milliard par an au cours des 10 prochaines années pour soutenir les jeunes « agripreneurs ».
Mise en œuvre de la stratégie pour les jeunes : des progrès
La Banque africaine de développement a fait de grands progrès dans la mise en œuvre de sa stratégie à travers trois piliers clés : l'innovation, l'intégration et l'investissement. Dans une perspective d'intégration, la Banque a conclu un partenariat avec l'Organisation internationale du travail pour renforcer la capacité des pays africains à harmoniser leurs politiques nationales respectives pour l'emploi des jeunes.
Le Fonds fiduciaire multidonateur pour l'innovation et l'esprit d'entreprise des jeunes servira d'instrument financier et opérationnel pour le déploiement de l’initiative « Des emplois pour les jeunes en Afrique », qui a bénéficié dès ses débuts d’un soutien du Danemark et de la Norvège à hauteur de 4,4 millions de dollars américains.
La Banque africaine de développement a également développé l'index « Favoriser l'emploi des jeunes » (dit EYE par acronyme pour l’anglais Enabling Youth Employment), conçu pour mesurer les résultats en termes d'emploi des jeunes et inciter les pays africains à adopter des politiques incitatives en ce domaine.
« Avec ce groupe formidable de jeunes provenant d’horizons différents, nous espérons même dépasser l'objectif qu’a la Banque africaine de développement de créer 25 millions d'emplois et doter 50 millions de jeunes des compétences adéquates » a déclaré Thakkar avec enthousiasme. « Il est temps de changer le discours sur la jeunesse d’Afrique ! »
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COMMUNIQUE DE PRESSE |
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La Banque africaine de développement lance un groupe consultatif des jeunes pour créer 25 millions d'emplois |
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Celle-ci entend créer 25 millions d'emplois et profiter à 50 millions de jeunes au cours des dix prochaines années, en leur donnant les compétences nécessaires pour obtenir des emplois décents et pérennes |
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ABIDJAN, Côte d'Ivoire, 28 novembre 2017/ -- Le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) (www.AfDB.org) Akinwumi Adesina a lancé le Groupe consultatif présidentiel de la jeunesse (acronyme PYAG venant de l’anglais « Presidential Youth Advisory Group »), lundi 27 novembre 2017, en marge du 6e Forum des affaires Union européenne-Afrique à Abidjan. Ce groupe consultatif, qui travaillera en étroite collaboration avec la Banque africaine de développement, est destiné à proposer des idées et des solutions innovantes pour créer des emplois pour les jeunes Africain(e)s, dans la droite ligne de l’initiative de la BAD « Des emplois pour les jeunes en Afrique » (http://APO.af/kxTb71) (dite par acronyme JfYA pour l’anglais Jobs for Youth in Africa). |
Le président français Emmanuel Macron, qui effectue une visite officielle depuis lundi 27 novembre 2017 au Burkina Faso, est attendu mercredi à Abidjan mercredi. Dans la capitale économique de Côte d’Ivoire, le chef de l’Etat français prendra part aux côtés de plus de 85 chefs d’Etat et de gouvernement au 5ème Sommet Union africaine-Union européenne qui s’ouvre dans l’après-midi de mercredi au Sofitel Hotel Ivoire.
Au cours de sommet, Emmanuel Macron participera à plusieurs rencontres, bilatérales ou multilatérales, et interviendra dans le cadre de la première session plénière du sommet qui portera sur « Favoriser les opportunités économiques de la jeunesse », indique un communiqué de l’ambassade de France en Côte d’Ivoire, transmis à La Diplomatique d’Abidjan (LDA, www.ladiplomatiquedabidjan.net).
Le clou de ce séjour de Macron au bord de la lagune Ebrié, c’est le lancement du chantier du train urbain dénommé « Projet Métro d’Abidjan », en compagnie de son homologue ivoirien Alassane Ouattara, lors d’une cérémonie à Treichville.
Ci-après, le programme détaillé de la visite de Macron à Abidjan :
MERCREDI 29 NOVEMBRE
12 h 15 (13 h 15 heure de Paris)
Arrivée du Président de la République à l’aéroport international Félix-Houpouët-Boigny d’Abidjan, Côte d’Ivoire.
13 h 00 (14 h 00 heure de Paris)
Déjeuner offert par M. Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d’Ivoire à l’occasion du Cinquième Sommet Union africaine – Union européenne.
14 h 00 (15 h 00 heure de Paris)
Cérémonie d’ouverture du Sommet Union africaine – Union européenne.
16 h 05 (17 h 05 heure de Paris)
Première session plénière du Sommet sur la thématique : « Favoriser les opportunités économiques de la jeunesse ».
Discours du Président de la République de France.
18 h 30 (19 h 30 heure de Paris)
Conférence de presse du Président de la République.
20 h 30 (21 h 30 heure de Paris)
Dîner de Gala du Sommet Union africaine – Union Européenne à l’hôtel Ivoire.
JEUDI 30 NOVEMBRE
08 h 00 (09 h 00 heure de Paris)
Entretien en tête à tête entre les deux chefs d’Etat à la Présidence de la République.
08 h 35 (09 h 35 heure de Paris)
Départ des deux chefs d’Etat
Arrivée des deux chefs d’Etat en draisine à la gare de Treichville.
Dévoilement d’une plaque inaugurale du chantier du métro d’Abidjan.
Déclaration conjointe à la presse.
La Compagnie Ivoirienne de Production d’Électricité (CIPREL), filiale du Groupe industriel franco-africain Eranove, a été une nouvelle fois distinguée en obtenant le Prix Africa Investments Forum & Awards, dans la catégorie « Meilleur projet Énergie », décerné à Paris le 23 novembre par un jury composé de professionnels et d’experts internationaux.
Ce prix intervient près de deux ans après la mise en service en janvier 2016 du cycle combiné gaz-vapeur (CIPREL IV), à Vridi (Abidjan), inauguré par le président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara.
Créée en 1994 dans le but de contribuer à répondre aux besoins énergétiques croissants de la Côte d’Ivoire, CIPREL est historiquement le premier producteur d’électricité indépendant (IPP) en Afrique de l’Ouest et le leader en Côte d’Ivoire. La quatrième phase de CIPREL (CIPREL IV) a permis d’augmenter la capacité installée de 321 à 556 mégawatts (MW), soit une production additionnelle d’électricité de 1 600 gigawatts-heure (GWh) par an. Cela représente l’accès à l’électricité pour un million de personnes supplémentaires.
CIPREL IV a été l’un des principaux projets d’infrastructures de Côte d’Ivoire de ces dernières années avec un investissement global de 340 millions d’euros (223 milliards de francs CFA) mobilisé auprès des actionnaires de CIPREL, de banques nationales et régionales et de banques multilatérales. Le projet a employé 2 500 travailleurs en période de pointe tandis que CIPREL a doublé ses effectifs en trois ans.
CIPREL IV représente également une avancée environnementale : le cycle combiné, une technologie innovante et performante permet de produire plus d’électricité sans consommation additionnelle de gaz. Cela induit une optimisation du coût de production de l’énergie électrique, l’économie des ressources gazières nationales et permet d’éviter le rejet de 500 000 tonnes de CO2 par an dans l’atmosphère.
« Ce prix international est une nouvelle consécration pour CIPREL, déjà primée par le magazine EMEA Finance à Londres et qui a également reçu consécutivement en 2016 et 2017 le Prix National d’Excellence de la meilleure structure de l’énergie décerné par le Gouvernement ivoirien », se réjouit le Directeur Général de CIPREL, M. Kouassi N’GUESSAN.
« Le développement, la mise en service dans les calendriers et budgets prévus, ainsi que la réussite technologique de la phase IV de CIPREL soulignent la qualité et la performance du modèle porté par Eranove, qui repose sur des partenariats public-privé et la mise en synergie des compétences africaines dans le respect des meilleurs standards internationaux. Notre objectif est d’améliorer l’accès à l’eau et l’électricité partout où nous sommes présents », déclare M. Marc ALBÉROLA, Directeur Général du Groupe ERANOVE, actionnaire majoritaire de CIPREL.
En septembre 2016, Eranove a signé avec le gouvernement ivoirien un protocole d’accord pour le financement, la conception, la construction, l’exploitation et la maintenance d’une nouvelle unité de production d’électricité en Côte d’Ivoire. Cette future centrale thermique à gaz d’une puissance installée de 350 à 400 MW utilisera, comme CIPREL, la technologie « cycle combiné ».
Le gouvernement burkinabé lance, ce mercredi, un vaste projet de construction d’une centrale solaire, en vue d’intégrer les énergies renouvelables et ancrer sa politique énergétique dans les solutions offertes par le Mix énergétique pour combler le déficit de consommation qui l’oblige à importer de l’électricité du Ghana et de Côte d’Ivoire, rapporte l’AFP, dans son édition de lundi.
Considérée par des spécialistes comme «la plus grande centrale solaire de l’Afrique de l’Ouest», cet ouvrage, logé sur le site de Zagtouli, à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de la capitale Ouagadougou, a été inauguré officiellement par les présidents burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, et français, Emmanuel Macron, en visite au Burkina Faso, première étape ouest-africaine de la visite du jeune président français.
«C’est la plus grande centrale de l’Afrique de l’Ouest, en termes de capacités installées», s’est réjoui le chef du projet, Saidou Nana. Ce projet fait miroiter déjà au soleil 129.600 panneaux de 260 watts produisant 33 mégawatts d’énergie sur une superficie de 55 hectares. En phase d’essai, depuis six semaines, avec une production de 14 MW, cette centrale devra culminer à 33 mégawatts, courant décembre, sous réserve du niveau d’ensoleillement, souligne le responsable de la construction du projet, Stéphane Nosserau, indiquant que celui-ci permettra d’offrir plus d’énergie à la population en injectant, chaque année, sur le réseau burkinabé 56 gigawatts, soit 5% de la production actuelle émanant des centrales à fuel.
Cofinancée par l’Agence française de développement, pour 22,5 millions d’euros, et l’Union européenne pour 25 millions d’euros, la centrale solaire de Zagtouli est la première d’une série dans le pays. Elle coûtera environ 45 francs CFA (7 centimes d’euro) le kilowatt/heure (KWH), et sera ainsi trois fois moins chère que l’électricité produite dans les centrales thermiques, qui coûte 145 francs CFA, signale un dirigeant de la Sonabel, la société publique en charge de la production et de la distribution de l’électricité au Burkina Faso.
Pays très ensoleillé, le Burkina envisage, d’ici à 2030, de couvrir 30% de ses besoins en électricité avec l’énergie solaire, avec 5,5 kilowatts/heure, par mètre carré, et par jour. Ces dernières années, le pays a dû importer environ 30% de son électricité de Côte d’Ivoire. D’après des études, les besoins des ménages s’accroissent de 13% chaque année. Le pays y espère pouvoir bâtir son autonomie, et un projet d’extension de 17 MW est prévu sur le même site de Zagtouli, en vue de parvenir à une production totale de 50 MW. L’on annonce par ailleurs la construction notamment de deux centrales solaires de 20 et 10 mégawatts, à Koudougou et à Kaya.
La campagne HeForShe, initiée par l’Organisation des Nations Unies pour l’égalité des sexes, a été officiellement lancée, mardi, en Côte d’Ivoire, lors d’une cérémonie présidée par le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, rapporte l'AIP.
Le palais de la présidence ivoirienne a accueilli la cérémonie, en présence de la secrétaire générale adjointe de l’ONU, et directrice exécutive d’ONU Femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka.
Le Président Ouattara s’est félicité, lors du lancement, de l’initiative qu’il a qualifiée de « salutaire » et a pris l’engagement d’œuvrer résolument pour l’élimination de toutes les formes de violences basées sur le genre à travers la mise en œuvre notamment d’un plan national d’actions de lutte contre les pratiques néfastes telles que les mariages précoces et les mutilations génitales féminines en Côte d’Ivoire d’ici 2020.
Il s’est, par ailleurs, inscrit sur la plateforme « HeForShe » et a été distingué acteur de la campagne pour l’égalité des sexes. M. Alassane Ouattara est le premier chef d’Etat africain francophone et le deuxième en Afrique, après le Président Paul Kagamé, à s’engager pour le mouvement HeForShe et à recevoir une distinction.
La Fondation Airbus et Air Côte d’Ivoire ont organisé ensemble leur premier vol humanitaire à bord du nouvel A320 de la compagnie aérienne. L’appareil a convoyé des équipements médicaux, des fournitures scolaires et des vêtements destinés aux enfants issus de milieux défavorisés. Cette mission, qui s’inscrit dans la droite ligne de la politique de responsabilité sociale d’Air Côte d’Ivoire, entend soutenir les secteurs de l’éducation et de la santé, qui connaissent d’importants besoins dans la région.
L’avion a décollé de Toulouse le 25 novembre, avec à son bord 3 tonnes de vêtements et de fournitures offerts par Aviation sans frontières. Ces produits de première nécessité seront distribués à trois ONG : Health Alliance, Children of Africa et SOS Village d’enfants d’Abobo.
« Nous sommes très honorés de travailler avec Aviation sans frontières et la Fondation Airbus pour ce vol humanitaire », a déclaré René Décurey, Directeur général d’Air Côte d’Ivoire. « La prise en compte de notre dernier A320 s’avère d’autant plus utile que nous transportons des produits de première nécessité destinés aux enfants dans le besoin. Dans le même temps, cette mission souligne le rôle essentiel de l’aviation dans la gestion des crises humanitaires et des opérations de secours. »
« Avec nos clients, nous essayons autant que possible de profiter des livraisons de nouveaux appareils pour convoyer de l’aide humanitaire aux pays et régions qui en ont besoin », a déclaré Fabrice Brégier, Président d’Airbus Commercial Aircraft et membre du Conseil d’administration de la Fondation Airbus. « Je suis ravi d’accueillir Air Côte d’Ivoire au sein de notre réseau de partenaires et je tiens à remercier la compagnie aérienne ainsi qu’Aviation sans frontières pour leur soutien logistique et leurs inlassables efforts, qui ont contribué à la réalisation de cette mission. »
Les relations diplomatiques et la coopération économique entre la Côte d’Ivoire et le Maroc connaissent depuis ces dernières années une nouvelle dynamique impulsée par leurs dirigeants. Des relations qui s’affirment au fil des jours par des actes concrets.
Le roi du Maroc, Mohammed VI, en visite en Côte d’Ivoire dans le cadre du Sommet Union africaine-Union européenne, a procédé, à Abidjan, à l’inauguration d’un centre de formation multisectoriel à Yopougon et un port de pêche artisanal Loccodjoro dans la commune d’Attécoubé. Des ouvrages qu’il a gracieusement offerts à la Côte d’Ivoire, en vue de soutenir la formation et l’emploi des jeunes et l’autonomisation de la femme. Donc de renforcer la lutte contre la pauvreté dans le pays.
Le centre de formation multisectoriel, qui est basé au lycée technique et professionnel de Yopougon, sera spécialisé dans la formation aux métiers de l’hôtellerie, le bâtiment et les travaux publics
Fiches techniques
Centre de formation multisectoriel : le complexe, bâti sur une superficie de 3,02ha dont 5400 m²couvert pour un « montant global nécessaire estimé à 55 millions de dirhams », aura capacité de 1000 classes pédagogiques dont 600 allouées au BTP et 400 au tourisme.
Débarcadère de Locodjoro : Cette infrastructure moderne bâtie sur une superficie de 1,4 ha et d’un coût de 2,6 milliards FCFA a été co-financée par l’Etat ivoirien à plus de 897, 18 millions FCFA et la Fondation Mohammed VI du roi du Maroc à hauteur de 1,75 milliards FCFA. Sa réalisation pourra ainsi permettre à la Côte d’Ivoire d’accroître à 317.000 tonnes sa production annuelle en pêche et aquaculture d’ici à 2020.
Ce débarcadère va augmenter la production en ressource halieutique et les pertes inhérentes à la consommation vont être considérablement réduites dans la mesure où les pêcheurs disposent désormais d’un fumage et de centres frigorifiques qui permettent de se conformer aux normes hygiéniques de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE).
Le projet est composé de six bâtiments, à savoir deux bâtiments de fumage, le hall aux poissons, un bâtiment froid, un bâtiment de commerce et un bâtiment social.
Environ 5000 personnes bénéficieront des avantages fournis par le débarcadère dont 2400 marins pêcheurs et 1600 mareyeuses pour une production annuelle de 20.000 tonnes de poisson supplémentaires pour le marché abidjanais.
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A l’occasion du 6ème Sommet Union africaine(UA)-Union européenne(EU) du 29 au 30 novembre 2017 en Côte d’Ivoire, l’Agence française de développement(AFD) en partenariat avec Bpifrance et La French Tech a dévoilé les 10 start-up lauréates de la deuxième édition du concours d’innovation Digital Africa 2017, lors d’une cérémonie à Abidjan, le lundi 27 novembre 2017. Il s’agit de 5 start-up africaines et 5 autres françaises.
Avec plus de 770 dossiers de candidatures reçus de 37 différents pays, la première phase de ce concours a permis au jury composé d’experts de l’écosystème tech-entreprerneurial en Afrique de faire une pré-sélection de dossiers.
Les experts de l’AFD, Bpifrance et La French Tech ont pu examiner, à leur niveau, le caractère innovant et modèle économique de ces dossiers, avant que le jury ne donne les 10 meilleures start-up de cette édition 2017.
Il s’agit de: Etudesk(Insertion professionnelle-Afrique), Yellow Relay(Transport-France), Ville propre(Urbain-Afrique), Exity(Urbain-France), Tuteria(Formation-Afrique), Youscribe(Edition numérique-France), Lishabora(Agriculture-Afrique), Ethicphone(Fintech-France), Volkeno(Education-Afrique) et Gravity(E-gouvernement-France).
Les 5 start-up africaines bénéficient d’un « pack d’accélération » composé d’un appui technique et financier d’une valeur de 30 000 EUROS de la part de l’AFD.
Et les 5 autres françaises s’offrent un « pack d’accompagnement » d’une valeur de 10 000 EUROS octroyé par Bpifrance pour renforcer leur expertise en Afrique.
Pour Abdoul Khadre Diallo, fondateur de Volkeno, la force du challenge Digital Africa est qu’il favorise le développement de solutions disruptives pour des défis africains.
«Nous souhaitons réaliser un leapfrong dans le domaine de l’éducation une solution novatrice pour démocratiser l’enseignement et faciliter l’insertion professionnelle des jeunes », a-t-il soutenu.
De son côté, Hassan Benjelloun, président de Gravity, se réjouit du fait que Digital Africa lui a permis de faire connaître son projet à un grand public et à des potentiels partenaires.
«La blockchain est un système novateur qui a le potentiel de révolutionner notre rapport à la data. Gravity l’utilise pour fournir des e-documents d’identité à des populations sans papiers officiels. Un moyen de favoriser leur insertion sociale», a-t-il expliqué.
«Nous avons été impressionnés par la capacité d’innovation et de créativité dont ont fait preuve les lauréats. Ils sont la preuve qu’une nouvelle génération d’entrepreneurs émerge pour relever les défis du développement durable grâce à une technologie à visage et à usage humains », a indiqué le jury, ajoutant que ceci constitue une excellente perspective pour le continent.
Daniel Coulibaly