Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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Abidjan, 8 août 2025 (LDA) – À moins de trois mois du scrutin présidentiel, les grandes manœuvres de la gauche ivoirienne prennent des allures de chassé-croisé inédit. Ce vendredi 8 août 2025, Ahoua Don Mello et Pascal Affi N’Guessan ont, chacun à leur manière, franchi des seuils politiques symboliques.

Don Mello chez Simone Gbagbo

En début de journée, Ahoua Don Mello, fraîchement déclaré candidat à la présidentielle, a été reçu par Simone Ehivet Gbagbo, présidente du Mouvement des Générations Capables (MGC) et également candidate au scrutin d’octobre.

Sur sa page Facebook, Don Mello a présenté la rencontre comme « la première d’une série d’échanges avec les acteurs politiques de gauche », visant à « élaborer collectivement des réponses concrètes aux défis du moment » et, à terme, à rassembler la gauche ivoirienne.

Le geste est hautement symbolique : l’ex-cadre du PPA-CI, récemment révoqué par Laurent Gbagbo, s’affiche désormais aux côtés de celle qui fut Première Dame et qui mène sa propre bataille politique, souvent en divergence avec le camp PPA-CI. L’image envoie un message clair : Don Mello s’ancre dans une gauche alternative, ouverte à de nouvelles alliances.

Affi N’Guessan chez Laurent Gbagbo

Pendant ce temps, sur un tout autre front, Pascal Affi N’Guessan, président du Front Populaire Ivoirien (FPI), a été reçu au siège du PPA-CI par Laurent Gbagbo. Selon la cellule communication du PPA-CI, Affi a annoncé sa participation – ainsi que celle de son parti – à la marche du Front Commun prévue le 9 août à Yopougon.

Cette présence est interprétée comme un signe de rapprochement entre Affi et le PPA-CI, après une longue période de froid politique, et à rebours d’un alignement avec le CAP-CI de Simone Gbagbo.

Des trajectoires qui se croisent et s’écartent

Ainsi, en l’espace de quelques heures, deux anciens compagnons de route – Don Mello et Affi N’Guessan – ont pris des directions politiques inversées : Don Mello se rapproche de Simone Gbagbo, dans une démarche d’unité « par le bas » de la gauche hors PPA-CI. Affi N’Guessan, lui, réinvestit le lien avec Laurent Gbagbo et son parti, dans une logique de Front Commun plus institutionnelle.

Ce double mouvement illustre la fragmentation mais aussi la recomposition possible d’un camp politique qui cherche encore la formule gagnante face au RHDP d’Alassane Ouattara et aux autres forces en lice.

Reste à savoir si ces convergences partielles et croisements tactiques déboucheront sur une alliance électorale, ou si la gauche ivoirienne ira au scrutin d’octobre avec une mosaïque de candidatures, au risque d’un éparpillement fatal.

 

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Abidjan, 7 août 2025 (LDA) – Dans une interview accordée à l’émission Décrypter l’Afrique, diffusée récemment, Robert Bourgi, homme d’influence et ancien conseiller politique proche des présidents français, a exprimé une position inattendue sur la perspective d’un quatrième mandat du président ivoirien Alassane Ouattara.

« Ça ne me pas… »

« Il (Ouattara) a jugé, en son âme et conscience, qu’il pouvait briguer un quatrième mandat. Je comprends que certains rappellent sans cesse qu’il s’était engagé à ne faire ni un troisième ni un quatrième mandat. Je comprends que cette parole donnée il y a quelques années n’ait pas été respectée. Mais un président de la République, a des informations sur ce qui pourrait menacer l’environnement de la Côte d’Ivoire. Il y a des menaces terroristes qui se manifestent dans les pays voisins. Peut-être qu’il dispose d’informations que ni vous, ni moi ne possédons. (…) Il a engagé des actions sur les plans économique, financier et commercial qu’il a estimé pouvoir conduire et mener à bien seul. Qu’il fasse un quatrième mandat ne me gêne absolument pas », a déclaré Robert Bourgi.

Cette déclaration, surprenante de la part d’un homme qui a multiplié récemment les déclarations contre une éventuelle candidature du président Ouattara, dénote la complexité du débat politique en Côte d’Ivoire à l’approche de ces prochaines échéances électorales. Mais surtout pourrait contribuer à relancer le débat sur ce sujet avec plus de recul et de lucidité.

À une condition : une compétition ouverte

Toutefois, l’ancien homme de réseau des relations franco-africaines affirme que sa nouvelle posture vis-à-vis de la candidature de Ouattara est conditionnée par l’autorisation aux autres poids lourds de la politique ivoirienne à se présenter à cette élection.

« Cela ne me gêne pas, à condition – et c’est nécessaire, suffisant, pour ne pas dire obligatoire – de laisser tout le monde concourir. Je vous assure que si le président Alassane Ouattara, dans sa sagesse, prend la décision que tout le monde espère et attend, à savoir laisser concourir tout le monde – j’entends ici « compétir », bien que je n’aime pas ce terme –, alors le, quatrième mandat sera oublié », a ajouté l’avocat.

Toutefois, M. Bourgi a insisté sur la nécessité que tous les candidats éligibles puissent concourir librement, estimant que seule une compétition transparente et inclusive garantirait la stabilité démocratique et apaiserait les tensions qui traversent actuellement le pays.

« Le devoir peut parfois transcender la parole donnée », a-t-il repris à son compte phrase forte du discours d’annonce de la candidature du Président Ouattara., faisant allusion aux promesses d’alternance précédentes et à la réalité politique actuelle.

Sur la scène internationale, Bourgi a évoqué le rôle de la France, précisant que selon ses informations, le président Emmanuel Macron soutiendrait la candidature d’Alassane Ouattara.

« Macron soutient Ouattara »

« Emmanuel Macron soutient Ouattara, comme Sarkozy le fait sans mesure », a-t-il relevé, soulignant l’importance des relations bilatérales dans la région.

Robert Bourgi a enfin lancé un appel direct à Alassane Ouattara, lui demandant de garantir la liberté des candidatures et d’éviter un climat de division et de haine, au risque de fragiliser la stabilité acquise ces dernières années.

Armand Tanoh

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Abidjan, 7 août 2025 – À l’occasion du 65e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, le président du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), Tidjane Thiam, a livré un message empreint de gravité, appelant les autorités au dialogue et à la préservation de la paix, dans un contexte politique marqué par les tensions à l’approche de l’élection présidentielle de 2025.

« Arrêtez, arrêtez, arrêtez. Les Ivoiriens n’en peuvent plus. Ils vous supplient, par ma modeste voix, d’entendre la voix de la raison », a lancé M. Thiam dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux le 7 août 2025, jour de commémoration de l'indépendance de la Côte d'Ivoire. Il a exprimé la préoccupation d’une large partie de la population face à ce qu’il qualifie de "climat d’incertitude", et a insisté sur la nécessité d’éviter toute situation pouvant replonger le pays dans l’instabilité.

Le leader du PDCI-RDA, formation politique fondée par Félix Houphouët-Boigny, a par ailleurs salué les efforts du peuple ivoirien pour maintenir la cohésion sociale, tout en réaffirmant son attachement aux valeurs républicaines et démocratiques. Ce message intervient alors que le débat sur la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI) et les conditions d’éligibilité reste vif dans le pays.

Tidjane Thiam a terminé son message par un appel à la responsabilité collective et à la sérénité, invitant l’ensemble des acteurs politiques à œuvrer pour une élection apaisée.

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Abidjan, le jeudi 7 août 2025(LDA)-Des camions transportant de l’aide médicale et alimentaire marocaine sont arrivés à Gaza, apportant un soulagement indispensable à la population palestinienne qui souffre du blocus israélien, rapporte APA. Une vidéo diffusée lundi par l’agence Bayt Mal Al-Quds montre des camions chargés de fournitures sillonnant les rues de Gaza. Les camions arboraient le drapeau marocain et le logo de la Fondation Mohammed VI pour la Solidarité.

Selon APA, l’agence a ensuite publié des photos montrant l’aide alimentaire marocaine, notamment des aliments pour bébés, des conserves, de la farine et des fruits, atteignant des centres de stockage à Deir el-Balah, une ville du centre de Gaza.

Ce soutien intervient dans un contexte de grande difficulté. Gaza est confrontée à une crise humanitaire de plus en plus grave en raison du blocus israélien, qui a entraîné une malnutrition et une famine généralisées. Plusieurs hôpitaux peinent à fonctionner et les produits de première nécessité sont devenus rares et inabordables pour la plupart des habitants.

Le Maroc a envoyé plusieurs lots d’aide à Gaza ces derniers jours. Cette aide a été saluée par de nombreux Palestiniens, qui affirment qu’elle contribue à répondre à des besoins urgents. Cependant, les organisations humanitaires préviennent que le volume de l’aide est encore loin d’être suffisant.

Selon l'ambassade marocaine en terre ivoirienne, la distribution se fait en mains propres aux bénéficiaires (et dans le calme et respect de la dignité). le Maroc est le seul pays à intervenir sur le terrain (les autres en multilatéral ou par ONG…).

Le service de presse du gouvernement de Gaza a indiqué que seuls 85 camions d’aide humanitaire ont atteint la destination finale, et que nombre d’entre eux avaient été pillés avant d’atteindre les personnes dans le besoin.

Le service de presse et les Nations Unies ont tous deux soutenu qu’entre 500 et 600 camions étaient nécessaires chaque jour pour apporter une aide adéquate à la population, réduire les pillages et faire baisser les prix élevés causés par les pénuries.

Ce chiffre n’a jamais été atteint depuis que l’aide a été autorisée à entrer à Gaza après un long retard causé par le siège israélien.

Le ministère de la Santé de Gaza a indiqué que cinq personnes sont mortes de faim au cours de la même période, portant le nombre total de décès liés à la faim à 193, dont 96 enfants.

Le nombre de Palestiniens tués en quête d’aide humanitaire a également continué d’augmenter. Depuis le 27 mai, date à laquelle Israël a mis en place un nouveau système controversé de distribution d’aide par l’intermédiaire de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), 1 655 personnes en quête d’aide ont été tuées et plus de 11 800 blessées.

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Abidjan, le mardi 5 août 2025 (LDA) – La transition énergétique de la Côte d’Ivoire franchit un nouveau cap. Le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a procédé ce mardi à la signature de plusieurs conventions avec des partenaires nationaux et internationaux pour la réalisation de quatre nouvelles centrales solaires, d’une capacité cumulée de 210,3 mégawatts-crête (MWc).

Des projets répartis sur tout le territoire

Les projets concernent notamment la centrale de 50 MWc à Bondoukou portée par Amea Power, celles de Touba (58,6 MWc) et Laboa (49,7 MWc) inscrites dans le programme Scaling Solar en partenariat avec la Société financière internationale (SFI), ainsi que le projet Tongon Solaire de 52 MWc prévu à M’Bengué. Tous seront réalisés selon le modèle BOOT (Build, Own, Operate, Transfer), privilégié pour garantir l’investissement privé tout en assurant la réversibilité au profit de l’État.

À travers ces nouveaux engagements, le gouvernement entend accélérer l’augmentation de la part des énergies renouvelables dans le mix électrique national, en réponse à une demande sans cesse croissante en électricité. Le ministre Sangafowa-Coulibaly a insisté sur le respect impératif des délais contractuels, rappelant que ces infrastructures doivent impérativement être opérationnelles avant la fin de l’année 2027.

Une stratégie nationale déjà amorcée

Ces projets viennent s’ajouter à ceux déjà lancés ces dernières années. La centrale solaire de Boundiali, mise en service en 2023, constitue à ce jour la plus grande du pays avec une capacité installée de 37,5 MWc. Elle a marqué un tournant dans la diversification du bouquet énergétique national. D’autres initiatives ont également été amorcées à Ferkessédougou, Kong et Katiola en 2024, consolidant ainsi une stratégie cohérente d’électrification durable.

Au total, dix-neuf projets solaires représentant une capacité globale de 1 049 MWc sont en cours de réalisation à travers le territoire. À cela s’ajoutent cinq projets hydroélectriques totalisant 678 MW et quatre projets de production à base de biomasse, estimés à 165 MW.

Un plan d’urgence pour répondre à la demande croissante

Le plan d’urgence énergie 2026–2030 prévoit un renforcement rapide et progressif des capacités nationales de production, avec un objectif d’ajout de 150 MW dès 2026, pour atteindre 2 570 MW en 2030, toutes sources confondues. Cette dynamique s’inscrit dans une volonté affirmée de sécuriser l’approvisionnement énergétique, de stimuler la croissance économique et de promouvoir un développement inclusif, durable et résilient.

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Abidjan, 06 août 2025 (LDA) -Le Conseil constitutionnel du Cameroun a définitivement rejeté mardi la candidature à l'élection présidentielle du 12 octobre de Maurice Kamto, principal opposant au président Paul Biya.

Le recours du candidat du Manidem, Maurice Kamto devant les juges du Conseil constitutionnel a été rejeté ce mardi 5 août 2025. 

Le Conseil a ainsi confirmé la première invalidation prononcée le 26 juillet 2025 par le Conseil électoral. Cette sanction est définitive, les décisions du Conseil constitutionnel n'étant susceptibles d'aucun recours.

C'est l'épilogue d'un long feuilleton entamé depuis un an sur les moyens dont disposait l'ancien président du MRC (Mouvement pour la Renaissance du Cameroun) pour soutenir son ambition pour cette présidentielle de 2025, rapporte RFI. 

Maurice Kamto, dans un premier temps, soutenait que son parti d'alors, le MRC remplissait toutes les conditions pour l'investir comme candidat, malgré le boycott des élections municipales et législatives de 2020 et en dépit du fait qu'il ne disposait pas d'élus.
 
La rédaction

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Abidjan, 06 août 2025 (LDA) – Le Centre national de transfusion sanguine de Côte d’Ivoire (CNTSCI) a inauguré, mardi 5 août 2025 à Abidjan, son premier centre d’appels, bientôt opérationnel et destiné à renforcer la communication avec les donneurs de sang et les établissements de santé.

Installé au siège du CNTSCI à Treichville, ce nouveau service, opérationnel en permanence, permettra aux usagers d’obtenir via les numéro  verts 25 21 01 16 70 et 1613, tous deux gratuits, des informations sur le don de sang, d’exprimer leurs préoccupations et de mobiliser rapidement des donneurs en cas d’urgence.

Le directeur général du CNTSCI, Pr Yassongui Mamadou Sékongo, a salué cette avancée comme une étape clé dans la restructuration engagée depuis deux ans.

 « Ce centre d’appels incarne notre engagement en faveur d’un service public moderne, fondé sur l’éthique, la solidarité et le professionnalisme », a déclaré Pr Yassongui.

Il a rappelé que ce dispositif est essentiel pour garantir un approvisionnement régulier en sang, dont la durée de conservation est limitée.

Représentant le ministre de la Santé, Pr Soro Kountélé Gona, directeur de cabinet, a souligné que ce centre répond à une nécessité spécifique.

« Contrairement au 143, plateforme générale du ministère, ce service est exclusivement dédié aux questions transfusionnelles. », a fait noter Pr Soro.

Il a précisé que les coûts des appels seront intégralement pris en charge par l’État, via un partenariat avec un opérateur téléphonique. Une extension du dispositif pourrait être envisagée en cas de forte demande.

Cette inauguration intervient après la distinction du CNTSCI comme meilleure établissement sanitaire de Côte d’Ivoire, un titre salué par les autorités sanitaires et politiques.

AIP

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Abidjan, le lundi 4 août 2025(LDA)-Dans un message adressé à SM le Roi Mohammed VI à l’occasion de la Fête du Trône, le Président des Etats-Unis d’Amérique Donald J. Trump a réaffirmé la reconnaissance par les États-Unis d’Amérique de la souveraineté marocaine sur le Sahara et leur soutien à la Proposition d’Autonomie marocaine “comme seule base pour un règlement juste et durable de ce différend”.

“Je tiens également à réaffirmer que les États-Unis d’Amérique reconnaissent la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, et qu’ils soutiennent la Proposition d’Autonomie marocaine, sérieuse, crédible et réaliste, comme seule base pour un règlement juste et durable de ce différend”, a souligné M. Trump dans son message adressé au Souverain.

Exprimant ses félicitations au nom des Etats-Unis d’Amérique à SM le Roi et au peuple marocain, M. Trump a affirmé que “les États-Unis d’Amérique attachent un grand prix au partenariat fort et durable qui nous lie au Maroc. Ensemble, nous œuvrons à faire avancer nos priorités communes en faveur de la paix et de la sécurité dans la région, notamment en nous appuyant sur les Accords d’Abraham, en luttant contre le terrorisme et en élargissant le champ de la coopération commerciale qui profite à la fois aux Américains et aux Marocains”.

“Je me réjouis d’avance de pouvoir poursuivre notre collaboration pour la promotion de la stabilité, de la sécurité et de la paix régionales”, conclut le Président des États-Unis d’Amérique.

MAP

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Abidjan, le vendredi 1er août- (LDA)- La présence de la sélection nationale féminine de football, finaliste de la Coupe d’Afrique des Nations féminine 2024, à la réception offerte, mercredi, par Sa Majesté le Roi Mohammed VI à l’occasion de la glorieuse fête du Trône, est une nouvelle illustration de la Haute bienveillance dont le Souverain n’a eu de cesse d’entourer le sport en général et le football en particulier.

En effet, Sa Majesté le Roi a constamment veillé à soutenir les sportifs marocains en leur assurant toutes les conditions, à même de les inciter à réaliser les meilleurs exploits et à hisser haut les couleurs nationales aussi bien sur le plan continental que régional et international.

Dans des déclarations à la presse, à l’occasion de la réception offerte par SM le Roi à l’occasion de la glorieuse Fête du Trône, les Lionnes de l’Atlas se sont dites fières d’être reçues par le Souverain, ajoutant qu’il s’agit d’un grand honneur et d’une source de motivation pour persévérer sur la même voie afin d’être à la hauteur des aspirations de Sa Majesté le Roi et de l’ensemble du peuple marocain.

Ce geste Royal de bienveillance est “une source de motivation pour travailler davantage en prévision de la prochaine Coupe d’Afrique”, a souligné la capitaine des Lionnes de l’Atlas, Ghizlane Chebbak, sacrée meilleure buteuse de ce championnat continental.

 A cet égard, elle a réaffirmé, au nom de l’ensemble des membres de l’équipe nationale, leur engagement à faire de leur mieux pour être à la hauteur des attentes du peuple marocain.

Pour sa part, Khadija Errmichi, gardienne de but de la sélection féminine, a indiqué qu’”en cette occasion chère à nos cœurs et aux cœurs de tous les Marocains, la glorieuse Fête du Trône, nous exprimons nos vifs remerciements et notre profonde gratitude à SM le Roi”, soulignant que la Haute Sollicitude et la Bienveillance du Souverain demeurent des “moments inoubliables” gravés à jamais dans la mémoire des membres de l’équipe nationale.

“Nous allons redoubler d’efforts pour hisser très haut les couleurs nationales et donner toujours la meilleure image du football féminin national”, a-t-elle dit.

Pour Sanae Messaoudi, ce geste Royal est “une source de fierté pour nous tous”. “Nous souhaitons pouvoir faire le bonheur des Marocains qui nous soutiennent et nous ont toujours supportées”, a-t-elle dit.

 “Nous demandons au public marocain de continuer à nous soutenir et nous promettons de faire de notre mieux pour réaliser cette ambition” de gagner le titre continental, a-t-elle confié.

“C’est un rêve pour nous. Nous sommes très contentes d’être reçues par Sa Majesté le Roi”, a relevé, de son côté, la défenseuse de l’équipe nationale féminine, Yasmine Katie Mrabet.

L’internationale marocaine a exprimé, à cette occasion, la grande fierté de l’équipe nationale pour le brillant parcours signé durant la Coupe d’Afrique des Nations féminine. “Nous allons tirer des enseignements de nos erreurs, nous allons œuvrer à nous améliorer”, a-t-elle dit.

De son côté, l’entraîneur de la sélection marocaine féminine de football, Jorge Vilda, s’est dit honoré d’être reçu ainsi que les membres de l’équipe nationale par SM le Roi Mohammed VI. “C’est une journée inoubliable. Les joueuses de l’équipe nationale sont très heureuses”, s’est-il réjoui, ajoutant que “ce noble geste Royal est une reconnaissance du travail réalisé”.

Après leur brillant parcours lors de la dernière CAN féminine de football 2024 que le Royaume a abritée, Sa Majesté le Roi a adressé un message de félicitations aux membres de la sélection nationale féminine, dans lequel le Souverain a tenu à saluer “l’esprit exemplaire de compétitivité et le sens élevé de patriotisme” dont ont fait preuve les membres de la sélection nationale tout au long de ce championnat.

SM le Roi a aussi loué leur ferme détermination à consacrer la forte présence du football marocain aux niveaux continental et international, et à représenter, comme il se doit, le sport féminin national, ainsi que les efforts des joueuses et des staffs technique, médical et administratif afin de réaliser les attentes des supporters marocains qui aspirent à davantage de titres.

MAP

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Abidjan, lundi 6 août 2025/ -- Le Groupe de la Banque africaine de développement a organisé du 21 au 25 juillet, un atelier de formation et de dialogue stratégique dans le cadre de l’initiative Gouvernance des ressources naturelles dans les États en transition et fragiles (GONAT) autour du thème : « Débloquer la richesse de l’Afrique : infléchir les flux financiers illicites en faveur d’une croissance et d’un développement résilients ». 

 L’atelier a réuni une cinquantaine de participants – dont des responsables des ministères des Finances, de l’Économie, de la Planification, de l’Environnement, des Mines et de la Géologie, ainsi que des représentants de la société civile, du secteur privé, des milieux universitaires et des communautés locales.   

Depuis son lancement en 2023, GONAT a réalisé des diagnostics, élaboré des modules de formation et déploie actuellement des sessions de formation et de dialogue stratégique dans le pays. Ces actions visent à renforcer les capacités nationales pour lutter contre les flux financiers illicites et améliorer la gestion des prêts adossés à des ressources naturelles.  

Après la République centrafricaine et la Sierra Leone, le Tchad est le troisième pays à accueillir ce dialogue stratégique de haut niveau, centré sur la promotion d’un renforcement de la transparence et de la redevabilité dans la gouvernance des ressources extractives. Les prochaines sessions sont prévues au mois d’août en République démocratique du Congo et au Mozambique. L’atelier était conjointement organisé par l’Institut africain de développement (IAD) et le Centre africain de gestion et d’investissement dans les ressources naturelles (ECNR). 

« Le renforcement de la gouvernance et de la transparence globales dans le secteur des ressources naturelles est une étape essentielle pour réformer la gestion, le suivi et la mise en œuvre liés aux flux financiers illicites, au commerce illégal des ressources et aux prêts adossés à ces ressources en Afrique. L’initiative GONAT contribue à résoudre ces problèmes et faire en sorte que l’Afrique valorise ses richesses naturelles en faveur d’une croissance et d’un développement résilients - a déclaré Solomane Koné, directeur du Centre africain de gestion et d’investissement des ressources naturelles- nous visons à doter les pays des outils et des partenariats nécessaires pour bâtir des systèmes résilients et redevables ». 

« Les flux financiers illicites sont l’un des principaux obstacles au développement en Afrique. Selon le rapport « Perspectives économiques en Afrique (https://apo-opa.co/45E7cKc) » de la Banque africaine de développement, ils coûtent au continent près de 90 milliards de dollars par an en moyenne, soit environ 4 % de son PIB », a précisé Eric Ogunleye, directeur de l’Institut africain de développement de la Banque. 

Les échanges ont aussi porté sur le recours croissant aux prêts adossés à des ressources, mécanismes garantis par les revenus futurs du pétrole ou des minéraux. Bien que ces prêts offrent un accès rapide aux capitaux, ils comportent des risques de surendettement et une vulnérabilité accrue aux fluctuations des prix des matières premières. 

« Si une deuxième phase de l’initiative GONAT devait être lancée, nous recommanderions qu’elle se concentre sur des domaines stratégiques prioritaires pour le secteur des ressources naturelles au Tchad – notamment les études géologiques, l’extension de la numérisation du cadastre, la gestion des revenus et le renforcement des capacités dans l’ensemble de nos institutions. », a déclaré Mme Kadidja Hassane Abdoulaye. 

L’atelier a abordé notamment les thématiques suivantes : « Les méthodes de détection des flux financiers illicites, incluant le suivi des transactions commerciales et la coopération douanière » ; « Des cadres juridiques et fiscaux destinés à protéger les contrats d’extraction » ; « Les outils pour négocier des prêts adossés à des ressources plus transparents, en phase avec les Objectifs de développement durable ». 

En proposant leur assimilation dans les politiques nationales, l’atelier a notamment recommandé de : s’assurer que la recherche et les connaissances guident la prise de décision et les politiques publiques dans le secteur des ressources naturelles ; de réformer les lois et institutions du secteur minier ; d’accroître la transparence et la divulgation publique autour des activités extractives ; de renforcer les capacités techniques ; d’instaurer des commissions multipartites pour auditer les flux de ressources et coordonner l’action gouvernementale ; de ratifier et appliquer des initiatives clés, telles que l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE), la Déclaration de Yaoundé, le Processus de Kimberley et leurs accords connexes. 

Parmi les intervenants de haut niveau on pouvait noter : la secrétaire d’État au Pétrole, aux Mines et à la Géologie, Mme Kadidja Hassane Abdoulaye ; le secrétaire général à l’économie et à la planification au ministère des Finances, M. Ahmat Abderahim Abbo ; le directeur du Centre africain de gestion et d’investissement des ressources naturelles à la Banque africaine de développement, Solomane Koné ; le directeur des ressources naturelles (ECNR), Banque africaine de développement, Innocent Onah ; M. Abdallah Mahamat-Nour, professeur-chercheur, hydrogéologue, directeur du Laboratoire hydro-géosciences et réservoir, et chef du programme de master GeoRes à l’université de N’Djamena. 

La rédaction

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