Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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Abidjan, le vendredi 31 octobre 2025(LDA)-African Media Agency (AMA), une agence indépendante de premier plan spécialisée dans la communication et les relations publiques panafricaines avec des bureaux à New York, Abidjan et Durban, ainsi qu’une présence locale dans 30 marchés africains, est fière d’annoncer le lancement de ses opérations sur le terrain au Ghana. Cette expansion marque une nouvelle étape dans sa mission d’offrir une communication localisée et fondée sur la connaissance des marchés à travers le continent.

Cette initiative intervient alors que le Ghana s’impose en Afrique de l’Ouest comme l’une des économies les plus stables, innovantes et tournées vers l’avenir. Selon la Banque mondiale, la croissance du PIB du pays devrait atteindre 4,4 % en 2025, portée par la solide performance des secteurs des services, de l’agriculture, de l’innovation numérique et des énergies renouvelables. Le pays est également devenu un pôle émergent pour la fintech, les industries créatives et l’entrepreneuriat technologique, attirant investisseurs régionaux et internationaux désireux de profiter de sa population jeune et connectée.

L’ouverture de ce bureau à Accra permettra à AMA d’offrir à ses clients une compréhension plus fine des dynamiques locales, qu’il s’agisse du comportement des consommateurs, des tendances médiatiques ou de l’évolution des politiques publiques et de l’innovation. Soutenue par ses équipes présentes dans 30 pays africains, AMA allie intelligence de marché et stratégie de communication pour aider les organisations à construire une présence durable et un impact significatif.

Pour diriger ce nouveau chapitre, AMA a nommé Angela Akua Asante au poste de Consultante Senior en Communication. Cette nomination fait suite à sa fructueuse collaboration avec l’agence depuis 2023 en tant que consultante indépendante sur divers projets panafricains liés à la santé.

Mme Asante est une stratège bilingue (français/anglais) en communication et en design thinking, forte d’une vaste expérience dans la conduite de campagnes de relations publiques, de stratégies de contenu, de médiations et de productions médiatiques pour l’Union européenne et l’Ambassade de France au Ghana, entre autres. Son parcours comprend également un rôle de correspondante francophone basée au Ghana pour la BBC Afrique (BBC World Service) et la couverture de quatre Coupes du Monde de football, masculines et féminines.

Grâce à sa connaissance approfondie du paysage médiatique et économique ghanéen, Angela Asante sera chargée de la stratégie client, des relations médias et du développement des partenariats, garantissant la mise en œuvre de campagnes culturellement pertinentes et percutantes.

« Le Ghana a toujours été l’un de nos marchés les plus actifs : vibrant, entrepreneurial et plein d’énergie créative », déclare Eloïne Barry, fondatrice et PDG d’African Media Agency. Et d’ajouter : « Notre présence ici renforce notre rôle de partenaire pour les marques souhaitant s’implanter ou se développer à travers l’Afrique. Nous allons au-delà de la communication : nous apportons la compréhension culturelle, les réseaux et les insights nécessaires pour naviguer dans des marchés complexes et bâtir une confiance durable. »

Le bureau ghanéen d’AMA offrira l’ensemble des services de l’agence, de la communication stratégique et des relations médias à l’étude de marché, la production de contenu digital et la gestion d’événements.

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Abidjan, le jeudi 30 octobre 2025(LDA)-Le Groupe NSIA, acteur majeur du secteur bancaire et assurantiel en Afrique de l’Ouest, a alerté le public, le mardi 22 octobre 2025, sur la diffusion d’une nouvelle vidéo frauduleuse exploitant cette fois l’image de Janine Kacou Diagou, directrice Générale du Groupe.

Cette vidéo qui circule sur les réseaux sociaux est attribuée maladroitement à la directrice Générale du Groupe fait la promotion d’un prétendu outil d’investissement en ligne. Une tentative d’escroquerie numérique qui rappelle une précédente opération malveillante du même type, mettant en scène le Président du Groupe NSIA.

Dans un communiqué officiel, le Groupe NSIA condamne avec fermeté ces pratiques trompeuses et précise qu’aucun de ses dirigeants n’est associé, de près ou de loin, à une quelconque initiative de ce genre.

L’entreprise dénonce une usurpation d’identité à des fins purement frauduleuses, visant à tromper le public et à porter atteinte à la réputation de la société, ainsi qu’à celle de ses responsables.

Face à cette situation, précise le document, le Groupe met en garde le public contre toute tentative similaire et décline toute responsabilité quant aux conséquences subies par les personnes qui se laisseraient abuser par ces contenus.

NSIA rappelle par ailleurs que ses communications officielles sont exclusivement diffusées sur ses canaux institutionnels : site web, communiqués de presse et comptes certifiés sur les réseaux sociaux. Sans manquer d’appeler les internautes à faire preuve de vigilance, à ne pas accorder de crédit aux contenus circulant en dehors de ces plateformes et à signaler toute vidéo suspecte susceptible de propager de fausses informations.

Une collaboration avec les autorités compétentes

Le Groupe NSIA assure avoir pris toutes les dispositions nécessaires en collaboration avec les autorités compétentes, afin d’identifier et de poursuivre les auteurs de cette escroquerie numérique.

L’objectif : mettre un terme à ces pratiques qui sapent la confiance des clients et fragilisent la crédibilité du secteur financier régional.

Le Groupe NSIA réaffirme sa détermination à protéger l’intégrité de son image, à préserver la confiance du public et à lutter activement contre toute tentative de fraude en ligne.

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Jacqueville – Tentative d’incendie du site gazier d’Avagou : ce que cache l’affaire

Abidjan, 25 octobre 2025 (La Diplomatique d’Abidjan) – La tentative d’incendie de la chambre de transfert de gaz de la société FOXTROT, dans la nuit du 23 au 24 octobre à Avagou, près de Jacqueville, soulève des interrogations qui dépassent le simple registre du fait divers sécuritaire. Si le parquet d’Abidjan a parlé d’« acte de terrorisme d’une particulière gravité », les signaux observés sur le terrain révèlent les contours d’un jeu d’influence plus complexe, mêlant politique, manipulation sociale et infiltration locale.

Un acte planifié, mais déjoué à temps

Selon le communiqué du Procureur de la République, les individus à l’origine de la tentative ont visé une infrastructure critique : le système de transfert de gaz alimentant une partie du réseau industriel côtier. L’attaque, si elle avait réussi, aurait pu provoquer des dégâts humains et économiques considérables.
Fort heureusement, l’incendie n’a pas pris. Mais pour les observateurs locaux, le choix de cette cible n’a rien d’anodin : il s’agit d’un site hautement symbolique, situé à la croisée des enjeux énergétiques et politiques du littoral.

Un climat de défiance attisé depuis plusieurs semaines

Cette opération survient dans un contexte de tension latente à Jacqueville, où plusieurs initiatives de contestation ont été signalées depuis l’interdiction d’une marche politique le 11 octobre dernier. Le parquet évoque la multiplication d’actes de violence, d’incitations à la haine et à la désinformation — autant d’indices d’un terrain fragilisé par des influences extérieures.

Nos sources locales évoquent un réseau mouvant de partisans et d’intermédiaires politiques, certains identifiés comme militants politiques, d’autres se présentant comme militants civiques « en colère ». Dans les villages environnants, ces acteurs se seraient engouffrés dans des failles sociales, entre autres, chômage, ressentiment communautaire, rivalités foncières. Pour y propager un discours anti-institutionnel. L’attaque d’Avagou pourrait dès lors constituer le premier acte visible d’une stratégie d’agitation orchestrée sous couvert de mobilisation citoyenne.

Les dessous d’un entrisme politique silencieux

À en croire plusieurs témoignages recoupés par La Diplomatique d’Abidjan (LDA, www.ladiplomatiquedabidjan.net), une dynamique d’entrisme politique se serait mise en place dans certaines localités de Jacqueville, avec pour objectif de rallier des relais communautaires à une cause politique présentée comme “alternative”.
Des élus locaux, parfois passifs, parfois complices, auraient toléré l’émergence de groupes de jeunes se réclamant d’un “redressement moral” du pays, un langage familier de certains cadres de l’opposition radicale.

Cette porosité entre structures locales, activisme politique et insécurité rampante traduit une mutation du mode opératoire des contestations : la rue cède la place à des actions symboliques de sabotage, destinées à frapper l’opinion et à tester la réactivité de l’État.

Une manne gazière mal perçue ?

Mais au-delà du politique, une autre question dérange : celle de la redistribution de la manne financière issue des activités gazières de FOXTROT.

Chaque année, la société verse d’importantes contributions à la communauté villageoise de Jacqueville, qui regroupe plusieurs localités dont Jacqueville, Sassako, Djem et Avagou, au titre des retombées économiques liées à l’exploitation du gaz. Ces ressources sont destinées à soutenir des projets communautaires, l’emploi des jeunes et le développement local.

Or, paradoxalement, le mécontentement des jeunes demeure palpable. Beaucoup dénoncent l’absence de transparence dans la gestion de ces fonds, l’opacité des circuits de décision et la faible visibilité des projets réalisés.

« On parle de millions versés chaque année, mais nous, sur le terrain, on ne voit rien », confie un jeune de Djem joint par La Diplomatique d’Abidjan. « On ne sait pas où va cet argent, ni qui le gère réellement. »

Ces frustrations, savamment instrumentalisées par certains acteurs politiques, pourraient avoir alimenté un climat de rancune propice à la manipulation.

Ainsi, derrière la tentative d’incendie d’Avagou se cache un malaise social profond, où la question de la redistribution de la rente locale s’ajoute à la défiance envers les institutions et les élites locales.

Un paradoxe d’autant plus regrettable que FOXTROT ne mérite pas d’être la cible d’une telle violence, l’entreprise ayant multiplié, depuis des années, les initiatives de dialogue et de soutien communautaire. Notre grand dossier sur ce sujet explosif bientôt.

Une menace hybride à surveiller

Le parquet d’Abidjan a promis la fermeté : tous les auteurs et commanditaires seront « recherchés, interpellés et jugés conformément à la loi ». Mais sur le terrain, les forces de sécurité font face à une réalité plus insidieuse : celle d’un mouvement polymorphe, difficile à identifier, où la politique, la criminalité et la communication s’entremêlent.

Ce nouveau schéma inquiète les analystes sécuritaires. Il suggère une tentative d’affaiblissement progressif des institutions par des actions ciblées, couplées à une propagande numérique relayée sur les réseaux sociaux locaux.
Autrement dit, une stratégie d’usure du pouvoir par le désordre, menée par des acteurs périphériques, mais connectés à des sphères politiques plus centrales.

L’urgence d’une réponse fine et anticipée

L’État a, pour l’heure, évité le pire. Mais la multiplication de ces signaux faibles à Jacqueville exige plus qu’une réaction judiciaire : elle appelle une lecture stratégique du phénomène.
Le renseignement territorial, la coordination civilo-militaire et la vigilance des autorités locales devront être renforcés avant que ce type d’actes ne s’enracine dans d’autres zones sensibles du pays.

La tentative d’incendie d’Avagou n’est pas seulement un incident de plus dans le registre des violences politiques. Elle s’impose comme un test grandeur nature de la résilience de l’État face à de nouvelles formes de déstabilisation.
Mais elle met aussi à nu les failles internes d’un modèle de gouvernance locale, où les retombées économiques de l’exploitation gazière peinent encore à se transformer en bien-être partagé.
Sous les cendres d’Avagou, ce sont les fractures sociales, politiques et économiques d’un territoire convoité qui se dessinent.

LDA, La Rédaction

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Abidjan, le jeudi 30 octobre 202(LDA)-Les lettres arabes et leur lien avec le patrimoine marocain constituent le fil conducteur des œuvres présentées dans la nouvelle exposition de l’artiste plasticienne Kamilya Zarkani. L’artiste marocaine Kamilya Zarkani a inauguré sa nouvelle exposition intitulée « Kasr Al Bahr(ou le Palais de la Mer) : histoire et patrimoine », au sein du bâtiment historique Kasr Al Bahr, situé dans l’hôtel Four Seasons de Rabat. L’exposition a lieu du 20 octobre au 20 décembre 2025.

Dans cette exposition, Zarkani dévoile 41 œuvres de formats variés — petites, moyennes et grandes — réalisées à partir de techniques mixtes : peinture à l’huile, aquarelle, acrylique, et incorporation d’éléments naturels comme le bois, qui insufflent une seconde vie à ses compositions.

Ses toiles se distinguent par une identité marocaine authentique, où s’entrelacent incrustations de pierres semi-précieuses, broderie et collage, traduisant l’«ADN artistique » singulier de l’univers de Kamilya Zarkani.kanj2

Poursuivant la lignée de ses précédentes expositions, « Kasr Al Bahr : histoire et patrimoine » met en valeur la richesse et la profondeur du patrimoine marocain, la pluralité de ses influences et la manière dont elles façonnent l’homme et l’espace marocains.

Certaines œuvres rendent hommage à des thèmes emblématiques tels que le Sahara marocain ou le caftan traditionnel.

Le fil rouge de l’exposition réside dans la force du patrimoine marocain à travers sa diversité : dialectes, traditions, imaginaires et savoir-faire.karaji

« Ce choix est profondément réfléchi », confie Zarkani. Et d’ajouter : « Il fait partie de mon identité. Je suis fille de la ville ancienne de Ouezzane. Chaque toile que je signe est un message adressé aux jeunes générations : notre héritage est notre véritable richesse, la base de tout progrès. »

Un autre élément marquant de l’exposition est la présence du caractère arabe, porteur de symboles spirituels et historiques. Ici, l’artiste plasticienne développe une approche qu’elle qualifie de « réalisme de la lettre arabe », articulée autour des tons noir et or, symboles de puissance et de singularité.

L’œil, récurrent dans plusieurs toiles, renvoie aux croyances marocaines où il incarne une protection contre le mal et les forces occultes. À travers ce symbole, l’artiste confère à ses œuvres une dimension patrimoniale et spirituelle, fondée sur des équilibres visuels entre formes visibles et structures symboliques.

La main protectrice (khmissa) apparaît également comme un motif central, renforçant la portée identitaire et universelle de ses créations.
Fidèle à sa vision, Zarkani rappelle que « l’enracinement dans le local demeure le plus court chemin vers l’universalité ».kanj3

Originaire de Ouezzane, Kamilya Zarkani est une artiste plasticienne marocaine ayant présenté plus de vingt expositions individuelles et collectives à travers le Royaume.

Son parcours comprend des présentations remarquées à l’hôtel La Mamounia, le Sofitel Marrakech, le Théâtre Mohammed V, l’Institut culturel russe, la Médiathèque de la Mosquée Hassan II, la galerie Living4Art à Casablanca, ainsi qu’au siège du Conseil de la région Casablanca-Settat à Habous.

Son œuvre se distingue par un dialogue harmonieux entre modernité et tradition, où le patrimoine marocain devient une source d’inspiration majeure pour aborder des questions contemporaines avec une symbolique artistique unique.

 

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Abidjan, le jeudi 30 octobre 2025(LDA)-Lors d’un dîner exécutif à l'Expo City Dubai, les maires et les dirigeants municipaux de plus de 30 villes du monde arabe ont discuté d'une vision commune pour façonner un avenir urbain arabe durable et prospère dans la région. Son Excellence Reem Al Hashimy, ministre d'État des Émirats Arabes Unis à la coopération internationale et PDG de l'Autorité d'Expo City Dubai, ainsi que les ministres d'État des Émirats Arabes Unis, Son Excellence Noura bint Mohammed Al Kaabi et Son Excellence Khalifa Shaheen Al Marar, ont assisté à la réunion qui s'est tenue sur la place Al Wasl, à l'issue de la cérémonie d'ouverture du Sommet des Villes d'Asie-Pacifique et du Forum des Maires 2025.

Cette rencontre a été l’occasion pour les dirigeants municipaux de mettre l'accent sur la responsabilité collective de relever les défis régionaux, notamment la résilience dans le domaine de l'eau, la croissance rapide et l'employabilité des jeunes, grâce à la collaboration et à l'action conjointe.

Des représentants des maires et des adjoints au maire des principaux marchés arabes, dont Riyad, Dubaï et Casablanca, ont participé à la réunion.

La réunion intervient à un moment charnière pour la région, marqué par un rythme rapide d'urbanisation, où les villes arabes figurent parmi les villes urbaines à la croissance démographique la plus rapide au monde. Selon l’ONU-Habitat, la population urbaine du monde arabe devrait atteindre 65 % d'ici 2030, ce qui souligne l'urgence pour les villes de coordonner les efforts entre les acteurs pour renforcer la résilience, développer les infrastructures et promouvoir la croissance inclusive.

La coopération arabe conjointe, fondée sur des liens culturels et historiques profondément enracinés, reste au cœur de la stratégie des Émirats Arabes Unis visant à consolider les alliances et à renforcer les partenariats économiques avec les pays de la région. Les participants à la réunion ont réaffirmé leur engagement collectif à élaborer des politiques, à planifier et à établir des partenariats susceptibles de stimuler durablement les investissements dans les infrastructures régionales.

Soulignant la nécessité de mettre l'accent sur la coopération collective pour affronter et résoudre les problèmes, la réunion a servi de plateforme dynamique pour l'apprentissage mutuel. Les participants ont également souligné que chaque ville arabe, quel que soit son niveau de développement actuel, possède des visions uniques qui soutiennent le processus de développement conjoint.

Les villes arabes jouent un rôle clé dans le paysage urbain mondial. Ce Sommet leur offre une plateforme essentielle pour échanger connaissances et expertise, et s'engager avec les villes du monde entier afin de consolider leur présence dans leur parcours de croissance durable.

Les maires et les dirigeants municipaux du monde entier participent au Sommet des Villes d'Asie-Pacifique et du Forum des maires 2025, organisé sur trois jours à Dubaï, sous le haut patronage de Son Altesse Cheikh Hamdan bin Mohammed bin Rashid Al Maktoum, prince héritier de Dubaï, vice-premier ministre et ministre de la Défense des Émirats Arabes Unis, et président du Conseil exécutif de Dubaï.

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Abidjan, le mercredi 29 octobre 2025(LDA)-L’écrivain nigérian Wole Soyinka, prix Nobel de littérature en 1986, a confié, le mardi 28 octobre, lors d’une conférence de presse à Lagos, que les États-Unis avaient révoqué son visa.

« Je tiens à assurer le consulat… que je suis très satisfait de la révocation de mon visa », a-t-il déclaré, arrachant un sourire aux journalistes présents.

Selon une lettre officielle reçue par l’auteur de « La Mort et l’Écuyer du Roi », les autorités américaines évoquent la réglementation du département d’État, qui autorise tout agent consulaire à « révoquer un visa non-immigrant à tout moment, à sa discrétion ». Invité à se présenter avec son passeport, Soyinka s’est vu notifier la décision directement, sans explication détaillée.

Contacté par des médias nigérians, le consulat américain de Lagos n’a pas fait de commentaire. 

Ce n’est pas la première fois que les relations de Wole Soyinka avec les États-Unis prennent une tournure symbolique. En 2016, l’écrivain avait détruit sa carte verte en signe de protestation contre l’élection de Donald Trump, dont il a souvent critiqué la politique.

Avec son humour habituel, il a conclu sa déclaration en laissant transparaître un détachement serein, voyant dans cette révocation « un simple reflet d’un climat diplomatique tendu et d’une époque où la pensée critique dérange plus que jamais ».

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Abidjan, le mardi 28 octobre 2025(LDA)-À partir de ce mardi 28 octobre 2025 à 12h30 (CET), les ressortissants des quatre pays ne disposant pas de passeports biométriques, à savoir l’Égypte, la Tunisie, l’Afrique du Sud et la Zambie, peuvent désormais utiliser l’option de saisie manuelle des données sur l’application YALLA, informe un communiqué transmis à la rédaction, ce mardi.

« Cette mesure leur permettra d’obtenir leur Fan ID ainsi que leur eVisa / AEVM, étape indispensable avant l’acquisition de leur billet de match sur l’application officielle de billetterie de la CAF », fait savoir le communiqué.

Selon le Comité d’Organisation, souligne le document, chaque FAN ID donne droit à 1 seul billet par match et qu’il est impératif d’obtenir un FAN ID via l’application Yalla pour l’acquisition d’un billet de match. Ainsi, le site officiel de vente de la billetterie est celui de la CAF; il est accessible à l’adresse web suivante : https://tickets.cafonline.com et celui de l’application Yalla pour l’obtention du FAN ID est le suivant : https://www.yallamorocco.ma.

« Toute autre plateforme ou application prétendant vendre des billets est frauduleuse et ne doit en aucun cas être utilisée », alerte toujours le document, rassurant qu’afin de mieux accompagner les demandeurs, un service client dédié (+212 5 30 30 20 30) a été mis à disposition et accessible en trois langues (arabe, anglais et français) et dispose d’une équipe mobilisée pour répondre à toutes les questions et assister les utilisateurs 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

« Les demandeurs peuvent également contacter l’équipe support via l’adresse e-mail de contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Le Comité d’Organisation remercie l’ensemble des supporters, médias, délégations et partenaires pour leur engouement, et réaffirme sa volonté de veiller à une expérience optimale pour tous », conclut le communiqué.

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Par Mamadou Traoré

Réélu pour un quatrième mandat à l’issue du scrutin présidentiel du 25 octobre 2025, Alassane Ouattara s’engage dans une nouvelle phase de son long parcours politique. Si sa victoire ne souffre d’aucune contestation majeure, elle ouvre une ère d’attentes fortes et de défis multiples : consolidation sécuritaire, inclusion économique, apaisement social et repositionnement diplomatique. La continuité politique devra désormais s’accompagner d’un nouveau souffle.

Sécurité : un équilibre à préserver
La Côte d’Ivoire apparaît aujourd’hui comme un pôle de stabilité dans une sous-région secouée par les transitions militaires et la montée des menaces djihadistes. Mais cette stabilité reste fragile, surtout au nord du pays, aux frontières du Mali et du Burkina Faso. Des attaques sporadiques y rappellent que la menace n’a pas disparu, même si elle demeure sous contrôle.

Selon Ebenezer Obadare, analyste ouest-africain, « la Côte d’Ivoire devra consolider sa résilience sécuritaire, en renforçant la présence de l’État dans les zones rurales et frontalières, au-delà du seul déploiement militaire ». L’enjeu est autant sécuritaire qu’humain : il s’agit de maintenir la cohésion nationale en veillant à ne laisser aucun territoire à la marge.

Économie : la croissance doit devenir inclusive
Depuis plus d’une décennie, la Côte d’Ivoire affiche l’une des croissances les plus dynamiques d’Afrique, flirtant avec les 6 %. Les chantiers d’infrastructures, la modernisation d’Abidjan et la stabilité macroéconomique sont autant de réussites reconnues. Mais derrière ces chiffres, la question du partage des fruits de la croissance demeure centrale. Les inégalités persistent, le chômage des jeunes reste élevé et le coût de la vie continue de peser sur les ménages.

Pour Kouadio Koné, économiste et ancien conseiller à la Banque mondiale, « le défi du président Ouattara n’est plus de maintenir la croissance, mais de la rendre visible dans les foyers ». La diversification économique – vers l’industrie, l’agro-transformation et les PME – s’impose désormais comme un impératif pour éviter une croissance à deux vitesses.

Vie sociale : une jeunesse en attente
Plus de 70 % des Ivoiriens ont moins de 35 ans. Cette jeunesse, instruite mais souvent désœuvrée, réclame davantage de justice sociale et d’équité territoriale. L’écrivain et activiste Placide Konan résume le sentiment ambiant : « Les jeunes voient les tours s’élever à Abidjan, mais ils attendent toujours que leurs vies s’élèvent aussi. » La cohésion nationale se jouera dans la capacité du gouvernement à donner à cette génération une place réelle dans la décision publique et l’économie.

Le président Ouattara devra aussi restaurer la confiance dans l’administration, accélérer les réformes sociales et désamorcer les tensions intercommunautaires dans les régions où les frustrations demeurent fortes.

Dialogue politique : ouvrir la voie à un apaisement durable
La réélection d’Alassane Ouattara consacre une stabilité institutionnelle, mais aussi une domination politique sans véritable contrepoids. L’opposition reste affaiblie et fragmentée, souvent en retrait du débat public. L’enjeu pour le chef de l’État sera de transformer cette victoire politique en ouverture démocratique. Pour Séverin Yao Kouamé, politologue, « la Côte d’Ivoire a besoin d’un dialogue d’inclusion, pas seulement d’un dialogue de façade. »

Une reprise sincère du dialogue politique, associant partis, société civile et acteurs communautaires, permettrait de consolider la paix sociale et d’éviter le retour des divisions du passé. Le pays a besoin d’un cadre de discussion permanent, non de dialogues conjoncturels après chaque crise.

Relations régionales : la diplomatie de l’équilibre
Sur le plan régional, la Côte d’Ivoire devra composer avec un voisinage en recomposition. L’émergence de l’Alliance des États du Sahel (AES), dominée par les juntes du Mali, du Niger et du Burkina Faso, redéfinit les équilibres de la CEDEAO. La position d’Abidjan sera déterminante : maintenir les liens de solidarité avec les régimes démocratiques tout en évitant l’isolement diplomatique face à des voisins plus instables.

Ouattara, considéré comme l’un des doyens de la scène ouest-africaine, devra allier fermeté et souplesse. Son rôle sera crucial pour préserver le dialogue entre les blocs et maintenir la Côte d’Ivoire comme pôle de stabilité économique et diplomatique.

La réélection d’Alassane Ouattara ne marque pas seulement la continuité d’un leadership expérimenté ; elle ouvre une phase charnière. La sécurité, la redistribution des richesses, la justice sociale, la place des jeunes et la cohésion nationale seront les véritables baromètres de son dernier mandat. Le président, à 83 ans, a la responsabilité d’assurer non plus seulement la stabilité du pays, mais sa transmission politique et morale. La Côte d’Ivoire l’a reconduit ; elle l’attend désormais au tournant de l’histoire.

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Abidjan, le mardi 28 octobre 2025(LDA)-La ville de Casablanca a accueilli le Forum de clôture du Programme panafricain de la statistique II (PAS II), réunissant plus d’une centaine de représentants des Instituts nationaux de statistique africains, des Communautés économiques régionales, de la Commission de l’Union africaine, de l’Union européenne et de plusieurs partenaires techniques et financiers, selon un communiqué reçu par la rédaction.

Financé par l’Union européenne et mis en œuvre conjointement par STATAFRIC, Eurostat et Expertise France, le PAS II (2022–2025) marque une étape essentielle dans la construction d’un Système statistique africain intégré, crédible et durable.

M. Marseli Oussama, Directeur de la Statistique au Haut-Commissariat au Plan du Maroc, a exprimé la fierté du Royaume d’accueillir à Casablanca cet événement continental, symbole de dynamisme et d’ouverture. Il a souligné l’impact concret du PAS II, notamment la modernisation des comptes nationaux et des registres d’entreprises, la diffusion accrue des données administratives et la promotion de l’innovation numérique et des échanges entre pairs.

Les ateliers menés par le Haut-Commissariat au Plan sur la communication statistique et l’exploitation des sources administratives ont contribué à diffuser les bonnes pratiques régionales et à renforcer la coopération technique entre les pays africains.

Les partenaires ont salué les progrès réalisés dans le cadre du PAS II et ont réaffirmé leur engagement à poursuivre la coopération. M. Ben Paul Mungyereza, représentant la Banque africaine de développement, a mis en avant les résultats tangibles du programme et a annoncé la préparation du SCB-VI (2026–2030), qui intégrera les leçons tirées du PAS II et du SCB-V pour renforcer la mise en œuvre de la Stratégie d’harmonisation des statistiques en Afrique.

Léandre Ngogang Wandji, représentant de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, a présenté plusieurs réalisations concrètes, notamment la réduction du temps de cartographie censitaire au Burundi, les nouvelles estimations du PIB en Érythrée, la création de tableaux de bord ODD au Cameroun, au Kenya, au Sénégal et au Zimbabwe, ainsi que l’intégration des données géospatiales et administratives dans les systèmes statistiques nationaux.

Claudia Junker, Cheffe d’unité à Eurostat, a rappelé que le PAS II représente un pilier du partenariat stratégique entre l’Afrique et l’Union européenne. Grâce à un financement de 18,7 millions d’euros, le programme a permis la modernisation des comptes nationaux, la réduction des asymétries commerciales entre la RDC et la Zambie, la production de bilans alimentaires au Malawi, la réalisation de onze revues par les pairs et la promotion du numérique à travers l’e-learning et les hackathons. Elle a appelé à la mise en place d’un futur PAS III pour consolider les acquis et renforcer l’autonomie statistique du continent africain.

De son côté, Adoum Gagoloum, Chef de la Division des statistiques économiques à STATAFRIC, a souligné que le PAS II a concrétisé la coopération entre l’Union africaine et l’Union européenne à travers plus de deux cents missions techniques, quarante ateliers régionaux et mille cinq cents bénéficiaires. Parmi les principales avancées figurent la publication des premiers comptes trimestriels en Guinée, la modernisation des plateformes web au Cameroun, au Congo, en Guinée et aux Seychelles, ainsi que la création des groupes thématiques du Système statistique africain.

Les sessions techniques tenues au cours du Forum ont mis en lumière les réalisations concrètes du programme. La première session a présenté les principales leçons tirées du PAS II, avec des avancées en matière de comptes nationaux, de registres d’entreprises, de statistiques commerciales et de communication. La deuxième session a illustré la transformation du paysage statistique africain à travers plusieurs études de cas, dont les premiers comptes trimestriels de la Guinée, les bilans alimentaires du Malawi et le développement d’une méthodologie harmonisée pour le commerce informel transfrontalier. La troisième session a porté sur la pérennisation des capacités acquises, en insistant sur l’importance de la formation numérique, qui a permis de dispenser plus de quatre cents cours dans cinquante et un pays, et sur la nécessité d’un financement durable pour consolider les acquis.

Les participants ont unanimement salué les résultats du programme et réaffirmé leur volonté de poursuivre cette dynamique commune autour d’une vision partagée : des statistiques fiables pour un développement durable, inclusif et fondé sur des données probantes. Le Forum de Casablanca, organisé avec le soutien du Haut-Commissariat au Plan du Maroc, a ainsi marqué un moment fort de la coopération Afrique–Europe et ouvert la voie à une Afrique statistique souveraine, connectée et tournée vers l’avenir.

 

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Abidjan, 27 octobre 2025 (LDA) –Des affrontements armés survenus en territoire burkinabè, dans une zone frontalière proche du village ivoirien de Andan, ont provoqué, le lundi 27 octobre 2025, l’arrivée de plusieurs familles déplacées sur le sol ivoirien, a appris La Diplomatique d’Abidjan (LDA, www.ladiplomatiquedabidjan.net) de sources locales concordantes.

Selon les informations recueillies, les combats se seraient produits entre Helintira, localité burkinabè, et la frontière nord de la Côte d’Ivoire, sans que l’identité des belligérants ne soit encore clairement établie. Ces violences ont entraîné des mouvements de population vers les villages ivoiriens de Andan, Govitan, Hanon et Togolokaye, situés dans le département de Téhini, région du Bounkani.

Des villages sous contrôle des forces ivoiriennes

Ces localités abritent déjà des détachements militaires ivoiriens, installés de manière préventive dans le cadre de la sécurisation des zones frontalières.
Selon les observateurs sur place, la présence de ces unités a permis d’assurer un contrôle immédiat des flux de réfugiés et de garantir la stabilité locale, aucun incident n’ayant été signalé côté ivoirien.

Un officier déployé dans la région a indiqué sous anonymat que « les forces sont en alerte, mais la situation reste calme et maîtrisée ».
Des équipes locales de l’administration territoriale et des représentants communautaires participent à l’accueil et à l’enregistrement des personnes déplacées, en coordination avec les autorités régionales.

Un contexte régional tendu

La région du Bounkani, limitrophe du Burkina Faso, demeure une zone de vigilance stratégique pour les autorités ivoiriennes, en raison de la persistance d’activités armées et de violences intercommunautaires dans le sud-est du Burkina.
Les provinces burkinabè de la Kompienga et de la Komandjari, situées en vis-à-vis du territoire ivoirien, connaissent depuis plusieurs semaines une recrudescence d’affrontements entre groupes armés non identifiés, souvent assimilés à des éléments jihadistes ou à des milices locales.

En Côte d’Ivoire, les autorités ont renforcé la surveillance militaire sur tout le flanc nord-est et maintiennent une posture dissuasive pour prévenir toute infiltration. Les populations locales, bien que préoccupées par les rumeurs d’affrontements, font preuve de calme et de solidarité envers les réfugiés accueillis dans leurs villages.

À ce stade, aucun impact sécuritaire direct n’a été observé sur le territoire ivoirien.
Cependant, la situation demeure suivie de près par les forces armées et les autorités locales, qui craignent une possible extension des violences si les combats se poursuivent côté burkinabè.

Cette nouvelle vague de déplacements rappelle la fragilité de la bande frontalière ivoiro-burkinabè, où la Côte d’Ivoire s’efforce, depuis plusieurs années, de conjuguer stabilité intérieure et coopération sécuritaire régionale, dans un environnement marqué par la pression des groupes armés transnationaux.
LDA

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