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International

Enseignement supérieur : à Accra, les dirigeants africains réfléchissent sur le rôle des universités dans la transformation économique du continent

Abidjan, le lundi 28 septembre 2026(LDA)-La transformation de l’enseignement supérieur africain était au cœur d’une rencontre organisée le 24 septembre 2026 à Accra, au Ghana, par la Fondation Mastercard. Cette initiative intervient dans un contexte où les pays africains sont appelés à mieux valoriser leur jeunesse, à renforcer les compétences professionnelles et à rapprocher la formation universitaire des besoins des économies nationales, informe un communiqué de presse de la Fondation publié le 24 septembre 2026.

Par OUATTARA Mariam
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Placée sous le thème « Repenser l’enseignement supérieur pour le développement du capital humain en Afrique », la rencontre visait à réfléchir sur le rôle des universités dans la transformation économique du continent.

Les échanges ont porté sur les réformes nécessaires pour améliorer la qualité des formations, stimuler la recherche et faciliter l’accès des jeunes à l’emploi.

Pour Sewit Ahderom, présidente-directrice générale de la Fondation Mastercard, les établissements universitaires doivent aller au-delà de la transmission des connaissances et contribuer davantage au développement économique.

« La transformation ne consiste pas simplement à créer une meilleure université, mais une université qui permet à l’ensemble de l’économie qui l’entoure de mieux fonctionner au profit des jeunes », a-t-elle déclaré.

Les participants ont ainsi insisté sur la nécessité d’adapter les programmes de formation aux besoins des employeurs, de développer les compétences numériques et technologiques et de renforcer les partenariats entre les universités et les entreprises. Ils ont également souligné l’importance d’orienter davantage la recherche scientifique vers les défis des communautés, l’innovation et la création d’emplois.

Une réforme inscrite dans les priorités de l’Union africaine

Cette réflexion s’inscrit dans le cadre de la Décennie de l’éducation et des compétences de l’Union africaine, couvrant la période 2025-2034. Ce programme vise à renforcer les systèmes éducatifs, à améliorer les résultats d’apprentissage et à développer des compétences adaptées aux priorités de développement du continent, conformément aux ambitions de l’Agenda 2063.

Le professeur Saidou Madougou, directeur du Département de l’éducation, des sciences, de la technologie et de l’innovation de l’Union africaine, a appelé à renforcer la coopération entre les universités africaines, la mobilité des enseignants et des étudiants ainsi que les investissements dans la recherche.

Selon les données avancées par le responsable, les dépenses consacrées à l’enseignement supérieur représentent en moyenne moins de 0,8 % du produit intérieur brut (PIB) en Afrique, tandis que la recherche et le développement bénéficient de moins de 0,5 % des budgets nationaux. Ces chiffres, présentés lors de la rencontre, illustrent les défis de financement auxquels le secteur est confronté.

Cinq universités africaines distinguées

La rencontre d’Accra a également été marquée par la première remise du prix pour la Transformation de l’Enseignement Supérieur (AHEFT Prize) destiné à récompenser les établissements qui mettent en œuvre des initiatives durables dans l’enseignement, la recherche, l’innovation et l’insertion professionnelle.

Cinq établissements ont été distingués pour l’édition 2026 : l’Université d’Addis-Abeba, en Éthiopie, l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2iE), au Burkina Faso, l’Université Kwame Nkrumah des sciences et technologies, au Ghana, l’Université Muni, en Ouganda, et l’Université du Rwanda. Chaque lauréat recevra trois millions de dollars américains pour développer ses initiatives.

Selon la Fondation Mastercard, le programme repose sur un engagement global de 500 millions de dollars et ambitionne de soutenir au moins 150 établissements à travers le continent au cours des dix prochaines années.

À l’issue des échanges, les participants ont appelé les pouvoirs publics, les universités, les entreprises et les partenaires au développement à traduire leurs engagements en actions concrètes d’ici 2028. L’enjeu est de renforcer les liens entre l’éducation, la recherche, l’investissement et l’emploi, afin que les universités contribuent davantage à la création d’opportunités pour la jeunesse africaine.

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