Les résultats de cette enquête publiée le 26 octobre 2026 révèlent que des enquêteurs de 20 pays africains dont la Côte d’Ivoire et des États-Unis ont été associés à cette mission qui visait à neutraliser des menaces telles que la cyberfraude, les rançongiciels, la compromission de messagerie professionnelle (business email compromise, BEC), les escroqueries en ligne et l’extorsion numérique.
Elle a permis d’identifier près de 66 000 victimes ciblées par les réseaux cybercriminels détectés. Les pertes financières liées à ces activités criminelles sont estimées à 385 millions de dollars, soit environ 226,19 milliards de francs CFA par les enquêteurs financiers.
En Ouganda, les autorités ont démantelé deux réseaux de fraude transnationaux et arrêté 365 ressortissants étrangers liés à des escroqueries en ligne sophistiquées à l’investissement et à la retraite, visant des victimes dans toute l’Asie, en Angola, les enquêteurs ont démantelé deux centres illégaux de minage de cryptomonnaies et arrêté neuf suspects et au Nigeria, un suspect à l’origine d’une vaste opération d’hameçonnage et de compromission de messagerie professionnelle. « Ce qui a permis de récupérer des identifiants de logiciels et d’amasser environ 2,1 millions d’adresses e-mail. Toujours au Nigeria, une autre enquête, visant un système de fraude à l’investissement international promu via des applications de messagerie, a conduit à l’arrestation d’un suspect », fait savoir l’enquête.

Outre les arrestations et les fonds récupérés, l’opération a permis de neutraliser près de 11 000 réseaux malveillants impliqués dans des cyberinfractions. À ce jour, plusieurs enquêtes issues de l’opération Serengeti III restent actives : les autorités poursuivent leurs efforts pour identifier d’autres suspects, retracer les produits illicites et analyser les preuves numériques saisies pendant l’opération.
« Les réseaux cybercriminels agissent sans se soucier des frontières et exploitent la technologie pour cibler leurs victimes à une échelle sans précédent. Cette opération rappelle clairement que, si la cybercriminalité est de plus en plus transfrontalière, la coopération internationale demeure l’un des outils les plus efficaces pour démanteler les réseaux criminels, récupérer les avoirs illicites et protéger les communautés contre les préjudices numériques. », explique Neal Jetton, Directeur de la lutte contre la cybercriminalité d’INTERPOL.
Pour Yuliya Shlychkova, vice-présidente Affaires publiques mondiales chez Kaspersky, la nature transfrontalière de la cybercriminalité rend impossible, pour une organisation ou un pays seul, d’y faire face. C’est pourquoi, Kaspersky coopère activement avec des partenaires du monde entier pour partager sa connaissance approfondie des cybermenaces, et est fier de contribuer régulièrement aux actions coordonnées par INTERPOL et d’enrichir, année après année, le bilan fructueux de ces opérations conjointes.
Si la cybersécurité était autrefois considérée comme l’affaire des grandes entreprises, elle est aujourd’hui une affaire de tous, surtout avec l'avènement de l’intelligence artificielle qui a accélère les cyberattaques.
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