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Eco-Société

Côte d’Ivoire : la CDAIM sollicite les banques pour assainir et financer le secteur immobilier

Abidjan, le mardi 3 novembre 2026( LDA)-La présidente de la Chambre du droit des affaires et de l’immobilier (CDAIM), Salimata N’Dia, a appelé les banques, les compagnies d’assurances et les institutions financières à renforcer leur accompagnement du secteur immobilier le vendredi 30 octobre 2026, lors de l’initiative « La Finance s’engage », organisée dans le cadre de la 14e édition de la CGECI Academy, le forum économique annuel de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) à Abidjan.

Par OM
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Salimata N’Dia estime qu’un meilleur accès au financement contribuerait à professionnaliser les acteurs, à lutter contre les arnaques et à sécuriser les transactions immobilières.

Intervenant au cours d’un panel réunissant des représentants des banques, des assurances, de la Société de gestion et de garantie du crédit aux PME (SGPME) et de la Société financière internationale (SFI), elle a insisté sur la nécessité de mobiliser des ressources financières pour accompagner la structuration de la CDAIM et soutenir le développement de ses membres.

La présidente de la CDAIM a notamment évoqué le poids de l’informel, la multiplication des arnaques, la perte de crédibilité et les difficultés de structuration de la profession. « Nous savons tous aujourd’hui les difficultés de notre écosystème », a-t-elle reconnu, tout en soulignant les perspectives offertes par la croissance économique du pays et le potentiel du marché immobilier.

Salimata N’Dia a également attiré l’attention sur les escroqueries liées aux fausses annonces immobilières diffusées sur internet. Ces pratiques exposent aussi bien les populations locales que les membres de la diaspora et les investisseurs à des pertes financières.

« Aidez-nous à créer une visibilité crédible afin que la diaspora, les Ivoiriens et les investisseurs ne se fassent plus arnaquer », a-t-elle plaidé, appelant à une mobilisation collective contre les pratiques frauduleuses. Mme Dia a, par ailleurs, relevé que l’informel prive l’État d’importantes recettes fiscales.

Autre difficulté soulevée : le nombre de constructions inachevées à Abidjan, estimé à plus d’un millier par la présidente de la CDAIM.

Pour elle, l’accompagnement financier des propriétaires pourrait permettre de finaliser ces bâtiments et de les rendre exploitables.

« Un bien immobilier achevé à 95 % n’est pas rentable parce qu’il ne peut pas être loué », a-t-elle dit, invitant les banques et les assurances à envisager des mécanismes de financement adaptés à l’achèvement de ces constructions. Une démarche qui permettrait aux propriétaires de rentabiliser leurs investissements, aux agences immobilières d’élargir leurs portefeuilles et aux institutions financières de développer de nouvelles opportunités d’affaires.

Au-delà des intérêts des différents acteurs, la présidente de la CDAIM pense qu’une telle approche pourrait contribuer à réduire le déficit de logements et à améliorer les recettes fiscales de l’État.

Pour mieux cerner les réalités du secteur, la CDAIM a engagé la première enquête sectorielle consacrée à l’immobilier en Côte d’Ivoire. Cette initiative vise à recueillir des données directement auprès des professionnels afin de mieux orienter les actions d’assainissement et de développement de la filière.

Partenaire de la Société de conseil et d’assistance aux PME de Côte d’Ivoire (SOCACI), la CDAIM regroupe près de 500 agences immobilières, dont 95 % sont des petites et moyennes entreprises (PME). Des acteurs qui occupent une place importante dans la chaîne de valeur immobilière, mais restent confrontés à plusieurs difficultés.

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