Le Rapport annuel de santé indique qu’au 31 décembre 2025, 1 457 patients étaient sous dialyse dans le pays. Les glomérulopathies représentent 47 % des cas, suivies de l’hypertension artérielle (25 %), du VIH (15 %) et du diabète (6 %). Ces pathologies médicales se combinent à des pratiques à risque comme l’automédication, l’usage de médicaments de rue ou la toxicomanie.
Pour répondre à cette situation, l’État a renforcé son dispositif de prise en charge. Depuis 2023, cinquante-neuf générateurs de dialyse ont été installés dans les centres spécialisés. Le réseau national compte désormais 21 centres, après l’ouverture en juin 2026 de l’antenne d’Erymakouguié, dans le département d’Agboville.
Selon le ministère, le coût d’une séance de dialyse dans le secteur public reste subventionné : 1 750 FCFA en ambulatoire et 3 500 FCFA en urgence. Cette politique vise à rendre le traitement plus accessible aux patients, malgré la lourdeur financière que représente la maladie.
Les autorités sanitaires ivoiriennes insistent toutefois sur la nécessité du dépistage précoce. Elles encouragent les personnes à risque à se faire examiner afin de détecter la maladie à temps et d’éviter ses complications, qui pèsent lourdement sur le système de santé et sur les familles.
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