Print this page

Côte d’Ivoire: le pays « adhère totalement » au Pacte mondial sur les migrations (Ministre)

La Côte d’Ivoire « adhère totalement » au Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, qui a été signé lundi par 183 pays à Marrakech (Maroc), a confié à l’AIP le ministre ivoirien de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur, Ally Coulibaly.

« Le chef de l’Etat, SEM. Alassane Ouattara, que je représente à cette importante conférence, m’a autorisé à soutenir ce pacte, parce qu’il correspond véritablement à notre philosophie, à nos principes moraux, aux valeurs auxquelles nous croyons en matière de migration », a déclaré M. Coulibaly, rencontré par l’AIP en marge de la Conférence intergouvernementale convoquée par le secrétariat général de l’ONU, en vue de l’adoption de ce pacte.

Pour le ministre Ally Coulibaly, son pays fait partie des Etats qui ont toujours prôné une approche multilatérale de la question de la migration. « Nous pensons que sur cette question, il faut donner la place au multilatéralisme, car il faut des réponses globales, dans un cadre de coopération, à cette question sensible », a-t-il poursuivi.

Appelé à se prononcer sur les quelques défections observées ces derniers jours vis-à-vis de ce pacte, le représentant du Président Alassane Ouattara, estime que « cela n’enlève rien à la pertinence cette démarche ».

«C’est un pacte extrêmement important pour le monde, et c’est une avancée que les Nations Unies aient pu essayer à mettre tout le monde d’accord sur ce principe », a-t-il relevé.

La Côte d’Ivoire, « terre d’accueil et d’hospitalité, avec 23 millions d’habitants dont 5 millions d’étrangers, soit 25% des populations, ne pouvait que soutenir ce pacte », conclu Ally Coulibaly.

Le pacte mondial sur les migrations, contenant 23 engagements, est un texte juridiquement non contraignant également dénommé « Pacte de Marrakech », est un texte non contraignant visant à favoriser une meilleure prise en compte des aspects humanitaires de la migration, tout en permettant aux États de maintenir leurs capacités à la gérer, mais aussi à contribuer à renforcer la protection des migrants, réduire leurs vulnérabilités et faire respecter leurs droits.

Il souligne aussi que les pays gèrent eux-mêmes leurs frontières « selon le principe de la souveraineté nationale et dans le respect des obligations prévues par le droit international », précise-t-on.

 

Source: AIP

 

Auteur:
LDA Journaliste