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Les mouvements et organisations de France acquis à la cause du président de l’Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro ont fait une déclaration en soutien à leur patron, et surtout à M. Koné Kamarate Souleymane dit Soul to Soul incarcéré à la MACA dans l’affaire de « cache d’armes » à Bouaké.
«Nous, mouvements et organisations de France en soutien au Président Guillaume SORO, condamnons fermement cette décision qui manifeste d’une véritable persécution qui affecte la vie politique de la côte d’ivoire », fait savoir le porte-parole, N’guessan Nadine, présidente UDS France, dans la déclaration dont nous avons reçu copie.
«Cher frère Soul nous te savons fort, Soul nous te savons fidèle et loyal, sache que la dignité est dans la lutte, et non dans l’issue du combat. Notre pays la côte d’ivoire attend de ses fils et filles l’unité et la responsabilité. Nous devons savoir rester digne, unis face aux grands défis du pardon et de la réconciliation », poursuit-elle, dénonçant par ailleurs ce qu’elle qualifie « d’acharnement injustifié » sur leur parton, ses sympathisants et collaborateurs.
«Dans le souci de préserver la stabilité et la cohésion sociale, il est de l’intérêt de tous que la justice ne soit pas l’instrument du pouvoir politique dans notre république. Ainsi, nous exigeons la libération pure et simple de Soul to Soul en réitérant notre attachement aux valeurs républicaines pour lesquelles le président Guillaume Soro s’est tant battu. Nous demeurons engagés sur les sillons du pardon et de la réconciliation chère à notre leader, le leader générationnel », a-t-elle laissé entendre.
Daniel Coulibaly
Dans la nuit du 14 au 15 mai 2017, en plein mutinerie, une cache d’armes est découverte à Bouaké au domicile de Souleymane Kamaraté Koné, dit « Soul to Soul », directeur du protocole de Guillaume Soro. Plus le temps passe, plus les preuves accablent inéluctablement le mis en cause. Les dernières révélations de Jeune Afrique sur cette affaire soutiennent qu’il a, lui-même, indiqué la cache d’armes aux mutins par un appel que les autorités ivoiriennes ont intercepté grâce à une écoute téléphonique.
Selon les informations de Jeune Afrique, au cours de cet appel, Soul to Soul indique à l’un des mutins l’emplacement de la cache et lui conseille de se réarmer. La suite, on la connait quinze tonnes d’armes ainsi que des munitions ont été retrouvées dans l’ancienne piscine réaménagée dans le sous-sol de la maison.
Depuis l’éclatement de cette affaire, Soul To Soul a été entendu par la gendarmerie à deux reprises, sans toutefois qu’il ne soit mis aux arrêts. Mais avec cette nouvelle révélation, les choses pourraient tourner autrement.
Dans ce scandale, plusieurs autres proches de Guillaume Soro ont été entendus par les enquêteurs de la brigade de recherche de la gendarmerie, dont le lieutenant-colonel Issouf Ouattara (alias Kobo), chef de la sécurité de Soro, et le colonel Adama Yéo, l’un des responsables de la sécurité du Parlement. « Tous deux étaient chargés de reverser cet arsenal dans les stocks de l’armée », précise Jeune Afrique.
Ainsi, pour mieux situer les responsabilités, l’Etat ivoirien a diligenté une enquête. A celle-ci s’ajoute, la mission des experts des Nations unies à la demande du président, Alassane Ouattara. Laquelle vient d’être prolongée, après un mois de travail (elle avait engagé ses investigations le 7 juin et devait travailler un mois).
Selon les premières conclusions de ces experts de l’ONU en armement, souligne le magazine, les armes découvertes ont bien été acquises en 2011, comme l’assurait l’entourage de M. Soro. Ce qui reste à faire, c’est leur indentification et leur mode d’acquisition. Et, surtout, de localiser d’autres caches dans le pays (il y en aurait au moins deux de plus selon eux). Un rapport intermédiaire doit être remis aux autorités à la mi-septembre.
Daniel Coulibaly
Alors qu’une liste des premiers députés membres du tout nouveau courant parlementaire créé par des proches du président de l’Assemblée nationale (PAN) ivoirienne, Guilaume Soro, circulent dans des médias et sur les réseaux sociaux, certains de ces parlementaires n’ont pas attendus longtemps pour démentir toute appartenance à ce mouvement.
D’abord, c’est la députée de Tengrela, Mariame Traoré, qui se fait entendre depuis sa page facebook. « J’ai passé plus de 20 années dans la case donc à la création du parti. Et je demande poliment à mes collègues députés qui viennent de créer un mouvement de me sortir de leur liste immédiatement. Lorsqu’on veut créer un mouvement on consulte les collègues et je profite pour dire que je viens d’être désignée comme ambassadrice de la paix mondiale, étant député de la 3em République je vais sillonner toute la Côte d’Ivoire et à l’étranger pour prôner la paix », a-t-elle clamé.
Lobognon, le combat se poursuit
Ce mouvement dénommé « Alliance du 3 avril », porté par le député de Fresco Alain Lobognon, entent œuvrer pour la paix et la réconciliation. Mais très vite, les détracteurs de Guillaume Soro au sein de son propre parti le RDR, voient en cette initiative une stratégie destiné à préparer la présidentielle de 2020 dont le PAN fait figure de potentiel candidat et même l’un des favoris. Face aux premiers démentis d’appartenance à son mouvement, Alain Lobognon a tenu a clarifié qu’aucune liste de membres n’a été encore officiellement publié par son équipe. Tous ces noms qui circulent relevant, selon lui, de rumeurs.
Si l’on s’en tient à cette précision d’Alain Lobognon, on devrait croire que le jeune député Yaya Doumbia de Yopougon, n’a pas lui aussi échappé à ces rumeurs. Car ce dernier vient lui aussi de marquer sa surprise quant à la mention de son nom sur cette liste. “Je dément catégoriquement toute appartenance à un certain mouvement ou alliance du 03 avril. Je n’ai jamais eu de contact avec le député Alain Lobognon encore moins discuté de ma participation à une quelconque alliance », écrit Yaya Doumbia sur sa page facebook.
Nonobstant, le député de Fresco, ex-ministre de la Jeunesse et des Sports, poursuit son combat avec son bâton de pèlerin. En attendant que son mouvement atteigne sa vitesse de croisière, il s’emploie à diffuser des messages d’exhortation à la paix et au pardon sur les réseaux sociaux : « Le Pardon ne rabaissera aucune partie de la Côte d’Ivoire, ni aucun parti politique. Il anoblira la Nation », lançait-il sur sa page facebook le dimanche 18 juin.