Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN

L’ONG N’gboadô bénéficie du soutien de la Suisse dans le cadre de son projet « Action 2 Cœurs » pour les enfants du centre d’observation des mineurs (COM) de la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan(MACA). Thomas Litscher, ambassadeur de Suisse en Côte d’Ivoire, l’a fait savoir lors de la conférence de presse de présentation officielle de ce projet, le mardi 31 juillet à Abidjan.


Pour lui, toute action qui vise la protection, le bien-être et la promotion des droits des enfants mérite d’être soutenue. Car l’enfant, a-t-il dit, a besoin « d’amour » dans le cadre de son développement physique et spychique. C’est pourquoi, la Suisse est le principal partenaire financier de ce projet d’un coût total de 115 millions Fcfa.

Concrètement, selon le président de l’ONG N’gboadô, Job Sodjinou, il s'agira de construire une salle des métiers de la coiffure(équipée par un laboratoire suisse), une autre pour les métiers d’artiste(chanteur, peintre, etc), une cuisine industrielle (boulangerie, pâtisserie) et un réfectoire au sein de la MACA. "Déjà les travaux sont à 85% de réalisation pour une remise de clé dans le courant du mois d'octobre", a-t-il souligné. Ces constructions serviront à la formation des pensionnaires de la COM qui ont émis le voeu d'apprendre un métier pendant leur séjour carcéral. Une autre manière de leur donner une deuxième chance.

Par ailleurs, Job Sodjinou a plaidé auprès des journalistes et hommes de média à l'accompagner dans ce projet en vue d’apporter leur contribution à la politique de réinsertion et resocialisation des enfants en conflit avec la loi dans notre pays.

« Nous demandons à toutes les bonnes volontés : particulier, structures privés et publiques à soutenir cette initiative », a-t-il ajouté, indiquant qu’il est prévu un programme d’alphabétisation à l’intention de ces mineurs.

« Action 2 Cœurs » vise à la réinsertion et resocialisation des enfants en conflit avec la loi en détention dans les prisons ivoiriennes, mais surtout leur permettre d’avoir des meilleures conditions de vie pendant leur incarcération. Les artistes Nash et Kajeem(ambassadeurs), PrisK, des journalistes, bloggeurs…accompagnent cette initiative. Ce projet est également soutenu par la sous-direction de l'enfant et de la protection judiciaire, le FORDPCI (forum des directeurs de publication de Côte d’Ivoire), le Ramade-CI, l’Unjci, l'Unicef, etc.

 

 

Daniel Coulibaly

 

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Lors de la conférence-débat organisée par l’ambassade de France au centre culturel français d’Abidjan, le mardi 7 novembre 2017, un film-documentaire intitulé « Faire l’incroyable » réalisé par le Pr Francis Akindès, sociologue, de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké, et financé par l’ambassade du Canada, a permis d’avoir l’état d’esprit dans lequel se trouve les « Microbes ». Quelques uns d'entre eux seraient prêts à suivre les djihadistes, s’ils venaient à leur faire des propositions intéressantes(argent). Mais pour l’instant, ils écartent cette option. N’empêchent qu’ils veulent voir leurs enfants porter les noms des « microbes » tués.

Le phénomène de microbes en Côte d’Ivoire pourrait être un terrain de recrutement pour les Djihadistes. Ces enfants en rupture sociale seraient prêts à suivre les djihadistes, s’ils venaient à leur proposer de l"argent, selon le film documentaire « Faire l’incroyable » réalisé par le Pr Francis Akindès,

C’est bien au cours de ses interrogations que l’un des enfants en conflit avec la loi a confié ceci au Pr Francis Akindès: « Si l’Etat ne fait rien pour nous aider, et qu’un djihadiste venait me faire une bonne proposition. Je peux le suivre ». Cette déclaration bien que triste et dangereuse a fait rire toute la salle.

S’ils écartent cette option, pour l’instant, il n’en demeure pas moins qu’ils restent de potentielles proies faciles pour les terroristes.

Dans ce film qui a pris au moins 3 années pour sa réalisation, le Pr Francis Akindès est allé à maintes reprises rencontré « ces microbes » dans un quartier d’Abidjan. Ces enfants qui disent avoir recours à la drogue pour se donner du tonus et faisant confiance en leurs amulettes(gris-gris) soutiennent qu’ils n’ont peur que de Dieu. « On n’a pas peur de quelqu’un, mais on a peur de Dieu », fait savoir l’un d’entre eux de ce film.

Pérenniser la lignée des "microbes"

Dans ce documentaire, un autre a expliqué leur vie quotidienne. Selon lui, après des actes d’agression ou de vol, il peut gagner 150 mille Fcfa par jour. Il leur arrive souvent de prendre du bon temps avec leur copine autour de quelques boissons alcoolisés. Il affirme que leurs enfants porteront les noms de ceux qui sont morts sur le "champ de bataille". C’est le Pr Francis Akindès qui a révélé cette information lors de son intervention dans les échanges.

De quoi à prendre toutes les mesures pour mettre fin à ce phénomène, surtout qu’ils demandent à être dans des centres de formation que de se retrouver à la Maca(Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan).

Rappelons que le thème de cette conférence débat était : « Mieux comprendre le phénomène des enfants dits microbes pour y apporter une réponse efficiente ».

 

Daniel Coulibaly

 

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