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«C’est une rumeur qui est fausse. C’est encore ceux que vous connaissez qui aiment colporter ce faux pour essayer de créer dans l’esprit des Ivoiriens, des doutes. La question n’est pas à l’ordre du jour et ce qui a été dit est faux! Nous sommes un Gouvernement responsable et si donc une question qui devrait venir un jour, ce n’est pas par des rumeurs que cela viendrait », a rassuré le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, juste après le conseil des ministres du mercredi 21 mars 2018.
Cette réaction du gouvernement est relative aux folles rumeurs sur les réseaux sociaux faisant état d’une éventuelle augmentation du coût du kilowatt-heure (kWh) d’électricité en Côte d’Ivoire.
Avant le Premier ministre, un peu plus tôt dans la journée, le directeur général de l’Energie, Cissé Sabati, avait démenti ces mêmes rumeurs.
«A mon niveau, il n’est pas question d’augmenter les tarifs de l’électricité. Un tel processus d’augmentation de l’électricité ne peut pas se faire sans la direction générale de l’Energie. Ce n’est pas dans notre calendrier de travailler sur un tel projet », a confié M. Cissé à l’Agence ivoirienne de presse(AIP), ce mercredi, en marge d’un séminaire national de lancement de la phase de mise en œuvre du SIE-UEMOA.
Le DG de l’Energie a également annoncé une séance de travail du ministre du Pétrole, de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables, Thierry Tanoh, avec les associations des consommateurs sur la question, le lundi prochain.
Selon les rumeurs, la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE), société en charge de la distribution de l’électricité, projetterait une hausse du coût de l’électricité de l’ordre de 3%.
Rappelons qu’en juin 2016, le prix hors taxe du KWh de l’électricité à usage domestique de 10 ampères est passé de 63 FCFA à 66 FCFA. Une augmentation qui avait alors suscité des mouvements d’humeur jalonnés de violences dans certaines localités du pays.
Aussi est-il important d’ajouter que la fixation du prix de l’électricité relève exclusivement des prérogatives du gouvernement ivoirien et non de la CIE.
Daniel Coulibaly
Qui de la direction générale de la compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) et de l’Etat se charge de la tarification de la consommation de l’électricité en Côte d’Ivoire? Si jusque-là, bien de personnes donnaient cette tâche à la CIE, elles se trompaient.
«L'État est le propriétaire de l'ensemble des infrastructures du secteur de l'électricité en Côte d'Ivoire (…) donc, c'est l'État qui fixe le tarif de l'électricité», a déclaré, Emmanuel Kouadio, secrétaire général de la CIE, à l’occasion des Africa Digital Communication Days (ADICOM DAYS), le vendredi 2 mars dernier à Abidjan.
Cette affirmation aux allures d’une révélation situe bien d’Ivoiriens sur la tarification du coût de l’électricité dans le pays qu’on croyait être du ressort de la CIE.
Une déclaration qui pourrait relancer le débat sur la cherté de l’électricité, quand on sait que le pays produit de l’électricité et en vend même à ses voisins.
Rappelons que cette question du coût élevé de l’électricité a créé une grogne des populations en 2016, suite à des factures jugées insupportables. Les populations s’en étaient prises aux installations de la CIE à Bouaké et dans plusieurs autres villes du pays. Le gouvernement avait appelé au calme, en annonçant plusieurs mesures pour le règlement de la facture litigieuse et la fin du monopole du secteur de distribution de l’électricité.
En outre, le secrétaire général de la CIE a indiqué que l’entreprise a fait un chiffre d’affaires de près de 600 milliards FCFA en 2016. 400 milliards de FCFA ont été reversés à l’Etat ivoirien et 164 milliards de FCFA à la compagnie.
La Côte d’Ivoire est productrice et exportateur d’électricité dans la sous-région depuis plusieurs années. Mais le coût d’électricité demeure insupportable pour une grande partie de la population. Conséquence immédiate: la CIE fait face à de nombreux réseaux de fraudeurs dont les activités font perdre à la compagnie et même à l'Etat des centaines de milliards de nos francs chaque année.
Daniel Coulibaly
Trois pays africains s‘ajoutent à la liste des pays bénéficiant de l’électricité ivoirienne. Il s’agit de la Sierra-Leone, le Libéria et la Guinée-Conakry.
L’information a été donnée par Emmanuel Kouadio, secrétaire général de la Compagnie ivoirienne d'électricité (CIE), lors de la cérémonie de clôture de «Africa digital communication days (ADICOM DAYS) », à Bingerville, une commune du District d’Abidjan, le vendredi 2 mars dernier.
Ces pays rejoignent le Ghana, le Burkina-Faso, le Mali, le Togo et le Bénin, pays importateurs de l’électricité ivoirienne.
La Côte d’Ivoire veut être un hub sous régional en électricité, afin de tenir ses engagements envers ses voisins qui dépendent énergiquement d’elle. Ainsi, elle prévoit d’ici 2020 augmenté sa capacité de production d’électricité de 2000 mégawatts actuel à 4000 mégawatts. Et plus de 6.000 MW en 2030.
A l’orée 2030, le pays entend aussi disposer d’un mix énergétique avec 26% de charbon, 16% d’énergies renouvelables, 26% d’hydroélectricité et 32 % de thermique pour un ensemble d’investissement estimé à 10.000 milliards de FCFA sur les 15 prochaines années.
La fourniture de l’électricité aux pays voisins rapporterait 5 milliards de FCFA par an à la Côte d’Ivoire.
Daniel Coulibaly
La Côte d’Ivoire n’est pas un grand producteur de pétrole, selon des spécialistes de la question. Cependant, elle a décidé de mettre l’accent sur l’exploitation de ses ressources énergétiques, d’où un investissement de 10.000 milliards de FCFA sur les 15 prochaines années dans le secteur.
Le sous-sol ivoirien contient du pétrole, du gaz et du charbon. Seuls le pétrole et le gaz sont exploités par des firmes internationales dont la compagnie pétrolière américaine Anadarko, le britannique Tullow Oil, le groupe français Total, le Russe Lukoil, etc.
Entre 2011 et 2017, le pays a investi 10 milliards d’euros, soit près de 7 000 milliards de F CFA dans le secteur, a confié le ministère ivoirien de l’Énergie.
En 2017, la production moyenne de pétrole brut réalisée est « d’environ 34 mille barils par jour » et celle du gaz naturel « d’environ 216 millions de pieds cube par jour », selon le directeur général de l’Energie, Cissé Sabati.
En termes de capacités de stockage des produits pétroliers liquides, a-t-il ajouté, le pays dispose actuellement de 440.000 m3 et 19.095 tonnes métrique en attente pour le gaz butane.
De son côté, la Société ivoirienne de raffinage(SIR) dont l’’activité principale est la production du pétrole raffiné auquel est associé le gaz produit 3,8 millions de tonnes de pétrole brut chaque année. Les produits sont : le Butane, le Super sans plomb, le Pétrole lampant, le Kérosène, le Gasoil, le Distillate Diesel Oil (DDO), le Fuel Oil 180, 380 & 450 CST…
S’agissant de l’énergie, la Côte d’Ivoire dispose de plusieurs barrages hydroélectriques dont le barrage de Soubré( 275MW), Taabo (210 MW), Kossou (174 MW)), Ayamé 1 et 2 (50 MW)), Buyo (165 MW) et Fahé (5 MW) et quatre centrales thermiques pour une production énergétique nationale de 2475 MW. Qui devra passer à 4000 mille d’ici 2020, et à 6.000 mégawatts en 2030, selon les autorités ivoiriennes.
L’exportation de l’énergie vers le Togo, le Bénin, la Sierra-Leone, le Libéria, la Guinée, le Burkina-Faso le Mali, etc rapporte 5 milliards de FCfa, avait soutenu l’actuel vice-président ivoirien, Daniel Kablan Duncan, alors Premier ministre en 2016.
La Côte d’Ivoire est devenue producteur de pétrole dans les années 80 et exportateur depuis 2002. Selon une étude réalisée sur les activités pétrolières dans le pays, depuis l’époque coloniale à aujourd’hui, 16 blocs ont été, en tout, délimités dont 11 proposés à l’exploration. A ce jour, il faut compter avec environ 60 blocs dont une vingtaine attribuée.
Notons que le premier gisement d'hydrocarbures offshore, dénommé Bélier a été découvert en 1974 à Grand-Bassam. Pour le gisement "Espoir" au large de Jacqueville en 1979, le gisement gazier "Foxtrot" dans le bloc B1 en 1981.
Avec une production actuelle d’environ 34 mille barils par jour, les autorités ivoiriennes veulent atteindre 200 000 barils/jour d’ici 2020.
Daniel Coulibaly
Trois localités ivoiriennes ont raccordées au réseau électrique national via le barrage hydroélectrique de Soubré, inauguré en novembre 2017. Il s’agit de Petit Guéyo, Petit Mayo et Kpéhiri. Ce qui porte à 4 537, le nombre de localités électrifiées grâce au programme national d’électrification rurale (PRONER) initié par l’Etat de Côte d’Ivoire.
Situées dans la région de Nawa, ces trois localités sont les toutes premières qui bénéficient de la connectivité du barrage hydroélectrique de Soubré, après son inauguration en novembre 2017. La cérémonie de mise sous tension a eu lieu le 26 décembre 2017.
Une action qui cadre avec l’ambition du gouvernement ivoirien de mettre sous tension toutes les agglomérations d’au moins 500 habitants en Côte d’Ivoire.
C’est aussi le résultat du programme national d’électrification rurale (PRONER) initié, en 2013, par l’Etat de Côte d’Ivoire pour un coût global d’environ 600 milliards de FCFA, et qui vise à électrifier tous les villages d’au moins 500 habitants et toutes les autres localités en deçà de 500 à l’horizon 2020.
Ce programme est mis en œuvre par CI-Energies, la société en charge de « planifier et d’assurer le développement électrique de la Côte-d’Ivoire ».
A ce jour, environ 1000 villages restent à électrifier dans le cadre du PRONER. Mais sur les 8513 localités que compte le pays, il reste encore 5666 non électrifiées, selon les chiffres du bureau d’études Innovation énergie développement(IED).
CI-Energies chiffre à 2 847 le nombre de localités électrifiées en 2011 et à 4 537 à la fin décembre 2016, soit une croissance de 59%.
En couverture nationale, le taux avoisine 53% au 31 décembre 2016 tandis que le taux d’accès à l’électricité est d’environ 80% à la fin décembre de cette même année.
Malgré ces résultats, beaucoup d’efforts restent à faire dans l’objectif d’une électrification totale du pays.
Pour ce faire, l’Etat ivoirien veut doubler sa production actuelle de 2000 mégawatts à 4000 MW à l’horizon 2020. Et ce, à travers la construction d’infrastructures électriques modernes à Abidjan et à l’intérieur du pays.
L’objectif final est de fournir en électricité la quasi-totalité des localités du pays d’ici 2025, visant à faire du pays un hub énergétique dans la sous-région ouest africaine.
A l’orée 2030, le pays entend aussi disposer d’un mix énergétique avec 26% de charbon, 16% d’énergies renouvelables, 26% d’hydroélectricité et 32 % de thermique pour un ensemble d’investissement estimé à 10.000 milliards de FCFA sur les 15 prochaines années.
Daniel Coulibaly