Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN

La Côte d’Ivoire préside la 121ème session du Conseil de l’Organisation Internationale du Café (OIC) qui se tient du 9 au 13 avril 2018, à Mexico, en présence du représentant permanent de la Côte d’Ivoire auprès des Organisations internationales de produits de base, Aly Touré.

La 121e session ordinaire examinera plusieurs questions visant à renforcer la chaîne de valeur mondiale du café, notamment la problématique des prix du café qui sera présentée par un chercheur de l’Université de Columbia(Etats-Unis). Elle fait suite à la précédente réunion de septembre 2017, à Yamoussoukro.

Par ailleurs, les préparatifs de la 5e Conférence mondiale sur le Café prévue pour avril 2020, en Inde, seront soumis aux différentes délégations des pays membres. Et l’OIC délibérera sur des sujets d’ordre administratif et financier avant de procéder au renouvellement de ses organes secondaires.

Ce qu’il faut souligner, c’est que cette rencontre se déroulera dans un contexte particulier, eu égard à l’annonce récente du retrait des Etats-Unis, de cette instance, à compter du 03 juin 2018.

Cependant, l’Organisation Internationale du Café (OIC) qui a été créée en 1963 comme la principale organisation intergouvernementale chargée des questions du café devrait continuer de représenter la quasi-totalité des participants de cette filière.

 

Daniel Coulibaly

Source : OIC

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À l’instar du binôme Café-Cacao, l’attiéké est l’un des mets ivoiriens qui traverse les frontières. L’attiéké, véritable « carte postale culinaire » de la Côte d’Ivoire a conquis le monde entier. Depuis Abidjan, il est distribué dans toutes les grandes surfaces des capitales en Europe, en Amérique et même en Asie.

Fait à base du manioc, l’attiéké est un couscous traditionnel prisé de tous les Ivoiriens. Il se consomme avec plusieurs accompagnements à toutes les occasions. Mariages, Diner gala, fêtes traditionnelles (réjouissances ou obsèques). Bien que sa production reste encore à l’étape artisanale, l’attiéké s’exporte de plus en plus vers tous les autres pays du monde.

Originaire des zones côtières ivoiriennes, cette semoule se consomme sous plusieurs déclinaisons dont la plus célèbre est l’attiéké-poisson frit ou encore poisson grillé. Sans oublier la purée de piment mélangée à la tomate et aux oignons. Il y a également « l’attiéké Garba ». Si l’attiéké poisson frit est la variante la plus connue, le « garba » reste la plus prisée. L’autre dérivé qui retient encore plus l’attention des rencontres familiales est l’attiéké à l’huile rouge avec la sauce tomate. Il s’agit de mélanger l’attiéké à l’huile de palme brute afin de le colorer en rouge orangé et le consommer avec de la sauce tomate ou sauce légumes avec du poisson ou de la viande, selon les préférences.

Ce met national des Ivoiriens trouve toute son originalité dans la pratique manuelle de sa fabrication. Son industrialisation reste encore très timide dans le pays à cause du coût excessif d’acquisition du matériel de production moderne. Une situation qui devrait connaitre un dénouement heureux suite au lancement du processus de protection juridique du produit et de l’appellation, lancé en août dernier par les autorités ivoiriennes. Car, comme bien d’autres pays d’Afrique, le géant asiatique, la Chine s’est également mis à la production de l’attiéké après avoir succombé à sa saveur.

Dominique Eliane Yao
Public Relation Jumia Travel / Côte d'Ivoire

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