Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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Abidjan, 23 juin 2025 (LDA) – À un peu plus d’un trimestre de la présidentielle d'octobre 2025, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP, parti au pouvoir) a tenu un 2ᵉ Congrès extraordinaire décisif les 21 et 22 juin à Abidjan. Deux jours de mobilisation qui auront permis à la fois de réorganiser la structure du parti et de mesurer la ferveur militante autour du président Alassane Ouattara, en pleine réflexion sur une éventuelle candidature pour un quatrième mandat.

Une restructuration en profondeur

Le Congrès a débuté samedi 21 juin au Parc des expositions d’Abidjan-Port Bouët, dans une atmosphère à la fois solennelle et militante. Plusieurs milliers de congressistes, issus des structures régionales et communales du parti, ont pris part aux travaux. Dans son discours d’ouverture, le président du RHDP, Alassane Ouattara, a souligné la nécessité pour son parti de « rester une force de stabilité et de progrès », appelant à une réorganisation « efficace, disciplinée et tournée vers les enjeux futurs ».

Les principales résolutions adoptées entérinent une profonde révision de l’architecture du parti : élargissement du Directoire, création d’un Conseil stratégique, et nomination d’un Secrétaire exécutif général unique. L’ancien Premier ministre Patrick Achi, qui a présidé de mains de maître ce Congrès, pourrait, selon nos sources proches du parti, piloter cette dynamique de remobilisation à l’échelle nationale.

Une démonstration de force à Ebimpé

Le dimanche 22 juin, c’est au stade olympique Alassane Ouattara d’Ebimpé que le RHDP a donné à voir sa capacité de mobilisation. Selon les organisateurs, plud de 120.000 militants, arborant les couleurs du parti, ont fait le déplacement depuis l’ensemble des régions du pays. Une démonstration de force saluée par les cadres du parti comme « la plus grande mobilisation politique depuis 2010 ».

Acclamé dans la liesse dès son arrivée, le président Ouattara a pris la parole en fin de journée pour répondre aux appels insistants à sa candidature. « J’ai entendu, j’ai compris », a-t-il lancé sous une ovation nourrie, tout en précisant : « Mais je suis le président de tous les Ivoiriens. Je prendrai ma décision et je me prononcerai en toute responsabilité. Très bientôt. »

Une déclaration inhabituelle dans le paysage politique africain, où les chefs d’État évoquent souvent une décision « imposée par le parti ou par le peuple ». Alassane Ouattara, en soulignant la légitimité des attentes de ses partisans tout en rappelant que la décision finale lui appartient, prend à contre-pied une tradition rhétorique bien établie.

Ouattara Ebimpé 2

Une posture présidentielle assumée

L’approche d’Alassane Ouattara tranche donc avec les pratiques observées dans nombre de démocraties africaines, où les dirigeants invoquent une forme de contrainte « venue de la base ». En affirmant son autonomie de décision tout en reconnaissant la pression militante, le chef de l’État ivoirien renvoie une image de président responsable, soucieux de ne pas céder à la seule émotion populaire.

En effet, cette posture pourrait viser à « préserver la verticalité républicaine » dans un contexte de polarisation politique croissante. Elle pourrait également servir de levier de négociation interne, à l’approche d’un scrutin dont les contours restent incertains, notamment en raison du rapprochement annoncé entre le PDCI-RDA et le PPA-CI.

Enjeux 2025 : entre continuité et succession

Il est ainsi clair que ce rassemblement marque un tournant stratégique pour le RHDP. Il s’agit désormais pour le parti de consolider ses acquis, d’apaiser les tensions internes, et de clarifier sa ligne de conduite face à une opposition en recomposition. L’hypothèse d’une nouvelle candidature d’Alassane Ouattara demeure ouverte, mais le chef de l’État entend manifestement garder l’initiative.

D’ici là, la machine RHDP garde ses marques, portée par une base militante galvanisée. Le compte à rebours pour 2025 est bel et bien enclenché.

Mamadou Traoré

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Par Mamadou Traoré

En politique, il est parfois plus stratégique de différer que d’annoncer. Et ce week-end à Abidjan, au terme de deux jours d’une "démonstration de force" du RHDP, Alassane Ouattara a choisi le contretemps, celui du chef d’État qui n’agit ni dans l’émotion, ni sous pression. Face aux acclamations d’Ebimpé et aux appels à une nouvelle candidature, sa réponse a surpris : " Je vous ai entendus. Je vous ai compris. Mais je suis le président de tous les Ivoiriens. Je prendrai ma décision très bientôt" . Pour ne pas dire... "en toute responsabilité!". 

Ouattara Ebimpé 2

Dans un continent où le théâtre politique se confond trop souvent avec une mise en scène d’adhésion populaire surjouée, le président ivoirien a pris une autre voie : celle de la retenue. Ni oui, ni non. Mais une assertion claire de sa souveraineté décisionnelle. À rebours des déclarations désormais classiques dans les démocraties africaines — « Je me plie à la volonté du peuple et du parti » — Alassane Ouattara a réaffirmé une vérité républicaine élémentaire : c’est à lui, en dernier ressort, qu’appartient le choix.

Ce positionnement ouvre une brèche intéressante. Il recentre le débat sur la notion de responsabilité individuelle dans l’exercice du pouvoir. Il réhabilite la fonction présidentielle comme celle d’un arbitre, non d’un homme otage de sa base. Et, ce faisant, il redonne sens au temps politique : celui de la réflexion, de la maturation, non de la précipitation électoraliste.

Il serait prématuré de conclure que le chef de l’État renoncera à une quatrième candidature. Mais ce qu’il a mis en scène à Ebimpé, ce n’est pas une investiture, c’est une distance. Une manière de dire que si l’attente est populaire, la décision, elle, reste institutionnelle. Une nuance de taille.

Dans un pays où les prochaines élections s’annoncent tendues, entre recomposition de l’opposition et fatigue démocratique d’une partie de la jeunesse, ce signal compte. Il dessine un leadership moins émotionnel, plus réfléchi. Et peut-être, une nouvelle manière de faire de la politique en Afrique.

 

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Abidjan, le samedi 21 juin 2025( LDA)-Deux présumés trafiquants d’animaux ont été mis aux arrêts le jeudi 12 juin 2025 à Bouaké, la deuxième grande ville du pays. Ils avaient en leur possession deux peaux de panthères, quatre têtes de vautours et ses huit pattes qu’ils tentaient de vendre.

Leur arrestation a été possible grâce au fruit de collaboration entre l’Unité de lutte contre la criminalité transnationale organisée (UCT), la Direction de la police forestière et de l’Eau du ministère des Eaux et Forêts (DPFE-MINEF) et EAGLE-Côte d’Ivoire, dont ils ont bénéficié de l’assistance technique.

Selon les premiers éléments de l’enquête, les produits fauniques ont été illégalement obtenus à Tougbo, localité située, près de la frontière du Burkina Faso, pays frontalier de la Côte d’Ivoire. Pour échapper à la vigilance des forces de l’ordre, l’un des présumés trafiquants a pris le soin de dissimuler les produits dans un sac d’engrais, puis a arpenté les artères peu conventionnelles pour se rendre à Bouaké, à plus de 300 km de Tougbo, où l’attendait son complice devant l’assister dans la commercialisation de butin de chasse.

Arrêtés, pour flagrant délit de détention, de circulation et de commercialisation illégale de produits fauniques, les prévenus ont été placés dans la foulée en garde à vue au commissariat du 2? arrondissement de Bouaké, puis transférés le 15 juin 2025 à l’UCT à Abidjan. Pour l'instant, ils ont été déférés le 17 juin 2025 au pôle pénal, économique et financier d’Abidjan, ex-Maca.

Si les deux (02) contrebandiers sont reconnus coupables, ils écopent d'une peine d’emprisonnement allant de dix (10) ans à vingt (20) ans et une amende de 10 millions à 100 millions de francs CFA, en référence à la loi n° 2024-364 du 11 juin 2024 portant gestion de la faune.

 

L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a classé la panthère comme quasi-menacée en 2008, puis a élevé le classement à espèce vulnérable en 2016. Les principales menaces pesant sur l'espèce sont le trafic pour sa peau et ses os, utilisés en pharmacopée traditionnelle asiatique.

 

La panthère est protégée au titre de l'annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) depuis juillet 1975, c'est-à-dire que l'exportation d'un spécimen nécessite la délivrance et la présentation préalables d'un permis d'exportation.

 

En Côte d’Ivoire, la panthère est inscrite au groupe I de la loi n° 2024-364 du 11 juin 2024 portant gestion de la faune. L’animal est intégralement protégé, donc le transport, la capture, la possession, la commercialisation d’un spécimen vivant ou mort sont formellement interdits.

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Cette mission d'immersion, qui se déroule du 16 au 19 juin 2025, est une initiative clé du Projet de Développement des Chaînes de Valeurs Vivrières (PDC2V), appuyée par la Banque Mondiale. 

Elle vise à renforcer la coopération scientifique et technique entre les deux nations, avec un focus sur l'innovation agricole face aux défis du changement climatique et à la croissance démographique.

Le développement du secteur vivrier est au cœur du Programme National d’Investissement Agricole de deuxième génération (PNIA II) de la Côte d'Ivoire. 

L'objectif de cette mission est de s'inspirer des approches technologiques et méthodologiques de l'IITA, notamment dans la production, la conservation et la transformation de cultures essentielles comme le manioc, les cultures horticoles et les produits de l'aquaculture.

Durant ces cinq jours intenses, la délégation ivoirienne participe à des séances de travail, des visites de laboratoires, de parcelles expérimentales et d'unités de transformation. 

Des rencontres avec des agriculteurs nigérians ayant déjà adopté les technologies de l'IITA sont également au programme, offrant des perspectives concrètes sur le transfert de technologies et l'identification de modèles réplicables en Côte d'Ivoire.

Un atelier de clôture est prévu pour définir des axes de collaboration tangibles entre l'IITA et les institutions ivoiriennes telles que le Centre national de recherche agronomique (CNRA) et L'Agence nationale d'appui au développement rural (ANADER). 

Les discussions porteront notamment sur l'intégration du programme TAAT (Technologies for African Agricultural Transformation) dans les initiatives ivoiriennes, afin d'accélérer l'adoption de solutions agricoles résilientes par les petits producteurs.

Bernard Kini Comoe, Coordonnateur du PDC2V, a souligné l'importance de cette mission. « Cette mission marque une étape cruciale dans la stratégie de renforcement du système national de recherche agricole et de vulgarisation en Côte d’Ivoire. Elle ouvre la voie à des partenariats structurants pour relever les défis de la modernisation de notre agriculture vivrière. » ? a-t-il expliqué.

Le PDC2V aspire également à ancrer durablement ces innovations dans les pratiques des producteurs ivoiriens, notamment à travers les 30 futurs Centres de développement du vivrier (CDV) que le projet déploie à travers le pays. 

Le renforcement de cette collaboration avec l'IITA promet d'ouvrir de nouvelles perspectives pour une agriculture ivoirienne plus performante, résiliente et inclusive.

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Abidjan, le mardi 17 juin 2025 (LDA)-Le président de la République, Alassane Ouattara, a reçu le lundi 16 juin 2025 au Palais présidentiel d’Abidjan, les Lettres de créance de cinq nouveaux ambassadeurs accrédités en Côte d’Ivoire, selon AIP.

Les diplomates nouvellement accrédités sont Fabrice Boussougou Boussougou (Gabon), Alseny Moba Sylla (Guinée), Paul Benoit Barka Sarr (Sénégal), John Marshall (Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord) et Le Kim Quy (Vietnam).

La cérémonie s’est déroulée, selon le protocole d’usage, avec la présentation au chef de l’État de la lettre de rappel de l’ambassadeur sortant, suivie de la lettre de créance accréditant le nouveau diplomate auprès de la République de Côte d’Ivoire.

Chaque présentation a été suivie d’un échange avec le président Ouattara, d’une déclaration à la presse et des honneurs militaires.

Dans leurs déclarations respectives, les cinq ambassadeurs ont unanimement salué la transformation économique et infrastructurelle remarquable de la Côte d’Ivoire, conduite sous le leadership du président Ouattara. Ils ont souligné le rayonnement croissant du pays sur les scènes régionales, continentales et internationales.

Les diplomates ont exprimé leur volonté d’œuvrer au renforcement des relations d’amitié et de coopération entre la Côte d’Ivoire et leur pays respectif, dans les domaines politique, économique, commercial, culturel, agricole et de l’investissement.

La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre, directeur de cabinet du président de la République, Fidèle Sarassoro, du ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur, Léon Kacou Adom, ainsi que de plusieurs membres du cabinet présidentiel.

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Abidjan, le lundi 16 juin 2025 (LDA) – L’économie mondiale devrait enregistrer en 2025 sa plus faible croissance depuis la crise financière de 2008, hors périodes de récession, en raison des tensions commerciales accrues et de l’incertitude entourant les politiques publiques, indique la Banque mondiale dans son dernier rapport Perspectives économiques mondiales rapporte AIP.

Dans ce rapport publié le 10 juin dernier, la Banque mondiale révèle que la croissance mondiale est désormais attendue à 2,3 % en 2025, soit près d’un demi-point de pourcentage de moins que les projections initiales. 

« Cette révision à la baisse concerne près de 70 % des économies, toutes régions et catégories de revenu confondues. Si cette tendance se confirme, la croissance moyenne sur la période 2020-2026 serait la plus faible enregistrée depuis les années 1960 », souligne le document.

Selon Indermit Gill, économiste en chef du Groupe de la Banque mondiale, en dehors de l’Asie, le monde en développement entre de plus en plus dans une ère de stagnation. Il note un recul structurel de la croissance dans les pays en développement, passée de 6 % par an dans les années 2000 à moins de 4 % dans les années 2020, en parallèle d’un net ralentissement du commerce mondial et des investissements, et d’un endettement record.

Dans ce contexte, explique le rapport, la croissance des économies en développement devrait s’établir à 3,8 % en 2025, avant un léger redressement à 3,9 % en 2026 et 2027, des niveaux bien en deçà des moyennes observées dans les années 2010. Pour les pays à faible revenu, la croissance projetée est de 5,3 %, soit 0,4 point de moins que prévu en début d’année. L’inflation mondiale, quant à elle, est attendue à 2,9 % en 2025, un niveau encore supérieur à celui d’avant la pandémie de COVID-19.

La Banque mondiale estime que ce ralentissement entravera la capacité des pays en développement à créer des emplois, réduire l’extrême pauvreté et combler les écarts de revenu avec les pays avancés. Pour ces économies (hors Chine), il faudrait environ 20 ans pour retrouver leur trajectoire d’avant la pandémie, même avec une croissance du PIB soutenue à 4 %. Toutefois, une désescalade des tensions commerciales pourrait soutenir une reprise plus rapide. Une réduction des droits de douane de moitié par rapport à leur niveau de mai 2025 pourrait faire gagner 0,2 point de croissance mondiale supplémentaire en moyenne sur la période 2025-2026.

« Les économies émergentes doivent aujourd’hui renforcer leur intégration commerciale, faire progresser les réformes structurelles et améliorer leur résilience budgétaire », fait savoir Ayhan Kose, directeur du département Perspectives à la Banque mondiale. Il appelle également à une relance du dialogue et de la coopération internationale.

Face à des ressources publiques limitées et des défis croissants, le rapport recommande aux gouvernements de recentrer leurs priorités budgétaires sur les populations vulnérables, de mobiliser davantage de ressources internes, d’améliorer le climat des affaires et de renforcer les compétences de la main-d’œuvre pour stimuler une croissance durable et inclusive.

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Abidjan, le vendredi 13 juin 2025(LDA)-À l’occasion du séminaire de formation à l’endroit des rédacteurs en chef expérimentés des pays africains francophones, organisé par le Groupe de Communication Internationale de Chine (CICG), une visite a été effectuée à l’Université des Études étrangères de Beijing (BEIWAI), le jeudi 12 juin 2025.

Cette visite a offert aux participants un regard privilégié sur l’un des établissements les plus prestigieux de Chine en matière de formation linguistique et de diplomatie culturelle.

Véritable creuset multiculturel

Fondée en 1941, l’université BEIWAI est placée sous l’autorité du ministère des Affaires étrangères chinois. Elle se distingue depuis plusieurs décennies par son excellence académique et son rôle stratégique dans la formation des élites chinoises et étrangères, notamment dans les domaines de la traduction, de l’interprétation, du commerce international et de la diplomatie.

Véritable creuset multiculturel, l’université s’est imposée comme un acteur majeur dans le développement des relations sino-africaines.

Dotée d’infrastructures modernes et d’un solide réseau de coopération internationale, BEIWAI est bien plus qu’une simple université, elle est un carrefour de savoirs, de cultures et de dialogues, au service d’un monde globalisé.

Une devise : « « Présenter l’Afrique à la Chine et la Chine à l’Afrique ».

Au cœur de cette institution se trouve la Faculté des études en langues étrangères, dirigée par la professeure Li Hongfeng et doyenne de cette faculté, qui a chaleureusement accueilli les participants au séminaire.

Dans sa présentation, elle a souligné que la mission de la faculté se résume en une devise : « « Présenter l’Afrique à la Chine et la Chine à l’Afrique ».

Cette vision prend forme à travers un programme exceptionnel. Vingt langues africaines y sont enseignées, dont Swahili, Haoussa, Zoulou, Amharique, Malagacy, Somali, Yorouba, Afrikaans, Tswana, Ndebele, Comorien, Créole, Shona, Tigrinya, Kirundi, Kinyarwanda, Chichewa, Sessotho, Sango, Tamazight. Un tel éventail fait de BEIWAI le centre universitaire chinois le plus complet dans l’enseignement des langues africaines.

Selon Li Hongfeng, former un enseignant dans ces langues demande une décennie d’efforts soutenus, de formation linguistique, d’immersion culturelle et de rigueur scientifique. Tout ceci reflète le sérieux et la profondeur de l’engagement de la Chine dans la compréhension de l’Afrique, au-delà des simples considérations économiques ou diplomatiques.

Des ponts entre les continents…

L’objectif de cette faculté va bien au-delà de l’apprentissage des langues. Il s’agit de former une génération de jeunes capables de servir leur pays et de contribuer à un dialogue interculturel global.

Les diplômés de BEIWAI sont appelés à devenir des ponts entre les continents, en tant que diplomates, traducteurs, chercheurs ou cadres du commerce international.

Dans cet esprit, beaucoup d’activités culturelles sont proposées pour encourager la rencontre et l’enrichissement mutuel entre les étudiants africains et chinois.

Destination académique prisée par les étudiants africains

Pour les francophones, BEIWAI constitue un cadre d’apprentissage de haut niveau où l’on peut acquérir des compétences précieuses dans les domaines de la diplomatie, des langues, du commerce ou encore des relations internationales.

Son positionnement stratégique et son ouverture sur le monde en font une destination académique de plus en plus prisée par les étudiants africains en quête d’excellence.

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Abidjan, le jeudi 12 juin 2025 (LDA)-Le président de l’association Médias pour la Science et le Développement (MSD), Mamadou Traoré, a plaidé, le mercredi 11 juin 2025, pour une coopération renforcée entre journalistes et chercheurs pour une vulgarisation de l’information scientifique. Il s’exprimait lors d’une table ronde sur le thème « Journalistes, communicants et chercheurs : quelles pistes de collaboration ? », au Parc national de la forêt du Banco, dans le cadre de la Conférence mondiale des journalistes scientifiques francophones (CMJSF 2025).

M. Traoré a souligné que la vulgarisation scientifique est plus que jamais une priorité, notamment face aux enjeux environnementaux et sanitaires majeurs qui touchent le continent.

« Nous avons besoin d’une science expliquée, partagée, contextualisée. Cela suppose que les chercheurs sortent de leurs laboratoires, et que les journalistes s’approprient les outils pour traiter l’information scientifique avec rigueur et clarté », a-t-il soutenu, devant un public composé de journalistes, d’universitaires et de professionnels de la communication scientifique venus de 17 pays francophones.

Le cadre symbolique de la forêt du Banco, vaste réserve naturelle au cœur d’Abidjan, a permis d’illustrer concrètement l’approche « Une seule santé » (One Health), qui relie la santé humaine, animale et environnementale. Une manière, selon le président de l’association MSD, de sortir des conférences en salle pour reconnecter la science au réel.

Mamadou Traoré a également insisté sur le besoin de bâtir des ponts durables entre monde académique et monde médiatique, afin de mieux anticiper les crises et lutter contre la désinformation scientifique.

Créée en 2020, l’association MSD œuvre à la promotion du journalisme scientifique en Côte d’Ivoire à travers des formations, des productions spécialisées et des plaidoyers pour un meilleur traitement des sujets scientifiques dans les médias.

La CMJSF 2025 a lieu du 9 au 14 juin à Abidjan. Elle est organisée par le Réseau des Journalistes Scientifiques d’Afrique Francophone (RJSAF), en partenariat avec MSD, l’AJSPI (France), l’ACS (Canada), l’ASJS (Suisse), et accueillie plusieurs institutions académiques.

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Beijing, le mardi 10 juin 2025 (LDA)-Vingt-trois journalistes issus de six pays d’Afrique francophone prennent part à un séminaire de formation à Beijing, capitale de la République populaire de Chine, du 9 au 29 juin 2025. Cette initiative du groupe communication internationale de Chine (CICG) s’inscrit dans le cadre de l’aide extérieure de la Chine, avec pour objectif de renforcer les liens entre les médias africains et chinois.

Les participants, des journalistes influents dans leur pays, viennent de la République démocratique du Congo-RDC, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, de l’Ile Maurice, du Comores et du Mali.

Pendant vingt jours, ils suivront un programme intensif portant sur des thèmes variés tels que : « la situation nationale et la culture traditionnelle de la Chine », « l’aide chinoise à l’Afrique et l’amitié sino-africaine », ou encore « coopération médiatique sino-africaine et diffusion sur le terrain ».

Le séminaire comprend également des visites culturelles: cette immersion vise à faire découvrir aux professionnels des médias africains, les réalités du développement chinois et les dynamiques de la communication moderne dans un pays en pleine mutation.

Li Hengtian, directeur général adjoint de l’institut des études internationales et de la formation avancée du CICG, a rappelé que les médias jouent un rôle clé dans la promotion du dialogue entre les peuples.

« Le partenariat sino-Afrique est rentrer dans un développement actif, renforcer la coopération entre médias chinois et africains », a-t-il déclaré.

Il a encouragé les journalistes à raconter la Chine avec leurs propres regards, en tant que relais d’une coopération équilibrée et bénéfique entre la Chine et l’Afrique. Car, selon lui : « la Chine et l’Afrique ont fait preuve de vision commune ».

A en croire M. Li : « ce séminaire se veut une fenêtre pour comprendre le développement de la Chine et la coopération Chine-Afrique », a-t-il fait savoir.

Représentant les participants, Richard Ngapi, rédacteur en chef du media congolais, « Infos27 », a salué cette opportunité d’échanges professionnels et culturels.

« La Chine sait traiter les partenaires africains avec un regard humain dans un partenariat gagnant-gagnant », a-t-il déclaré. Non sans oublier de rassurer les organisateurs aux noms des confrères présents : « durant ce séminaire, nous allons partager les expériences et apprendre », selon M. Ngapi.

Mohamed Compaoré, à Beijing

 

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Abidjan, le vendredi 6 juin 2025(LDA)-Le président chinois, Xi Jinping, a rencontré le président bélarusse, Alexandre Loukachenko, mercredi à Beijing. Félicitant une nouvelle fois M. Loukachenko pour sa réélection à la présidence du Bélarus, M. Xi a déclaré que les deux pays étaient de vrais amis et de bons partenaires, se traitant mutuellement avec sincérité et confiance.

Notant que la Chine et le Bélarus partagent une amitié traditionnelle durable, une formidable confiance politique mutuelle et une coopération croissante dans tous les domaines, M. Xi a expliqué que la Chine avait toujours considéré et développé ses relations avec le Bélarus dans une perspective stratégique et à long terme.

Selon M. Xi, la Chine est prête à travailler avec le Bélarus pour promouvoir le développement régulier des liens bilatéraux et la coopération gagnant-gagnant.

Il a appelé les deux parties à renforcer davantage la coordination et la coopération au sein des cadres multilatéraux, tels que les Nations unies et l'Organisation de coopération de Shanghai, à s'opposer conjointement à l'hégémonie et à l'intimidation et à sauvegarder l'équité et la justice internationales.

M. Loukachenko, qui effectue sa quinzième visite en Chine, a relevé qu'il avait ressenti un véritable sentiment d'amitié de la part de la Chine à chacun de ses voyages.

Remerciant la Chine pour son soutien et son assistance forts à long terme à son pays, il a noté que le Bélarus avait un haut degré de confiance envers la Chine et ferait progresser activement la coopération avec la Chine.

Selon M. Loukachenko, la Chine donne un exemple au monde en défendant le multilatéralisme et en s'opposant à l'unilatéralisme, aux sanctions et aux pressions. Il a exprimé son admiration pour la Chine et sa volonté de travailler avec elle afin de sauvegarder l'équité et la justice internationales.

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