Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

LDA Journaliste

Email: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

A l’occasion de la 3ème édition du Sommet Finance en Commun (FICS), Rémy Rioux, Directeur Général de l’Agence Française de Développement (AFD), Proparco et Ecobank Côte d’Ivoire ont procédé à la signature de 2 garanties de portefeuille ARIZ et EURIZ, d’un montant total de 5,5 milliards de FCFA (équivalent 8,4 M€).

Ces garanties permettront à Ecobank Côte d’Ivoire d’accélérer son activité de financement des Très Petites et Moyennes Entreprises (TPME) dans le pays, notamment celles détenues ou dirigées par des femmes dans le cadre de son initiative en faveur de l’entrepreneuriat féminin, « Ellever ».

Ce nouveau partenariat intervient à l’issue du Sommet Finance en Commun (FICS) qui a réuni l’ensemble des banques publiques de développement, du 18 au 20 octobre à Abidjan. Proparco réaffirme ainsi son engagement envers l’entrepreneuriat africain, qui joue un rôle clé dans la création d’emplois et l’accès aux biens et services essentiels sur le continent.

Ecobank Côte d’Ivoire est une institution bancaire majeure dans le pays et experte dans le financement des PME. Le Groupe AFD et Ecobank Côte d’Ivoire entretiennent depuis plusieurs années un partenariat important pour le développement du secteur privé ivoirien.

La garantie de portefeuille ARIZ avec une couverture à hauteur de 50%, constitue l’un des outils emblématiques du Groupe AFD, particulièrement efficace pour encourager l’investissement et la création d’emplois au sein de PME opérant dans de nombreux secteurs d’activité (agriculture, santé, industrie, microfinance, transport…).

La garantie EURIZ, qui bénéficie du soutien de l’Union européenne et du groupe d'États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OACPS), permettra à Ecobank Côte d’Ivoire de soutenir les investissements de TPME à fort impact développemental en partageant 70% du risque de crédit. Elle vise spécifiquement les secteurs sociaux, l’agriculture, les investissements à co-bénéfice climat et les entreprises détenues ou dirigées par des femmes, axe fort de la stratégie d’Ecobank notamment à travers son initiative « Ellever ». C’est en ce sens que Séfora Kodjo, fondatrice de la Fondation SEPHIS qui œuvre pour le leadership féminin, a participé à la cérémonie, en présence de deux entrepreneures qui bénéficient d’un accompagnement de la Fondation SEPHIS.

Ces offres de prêts garantis par Proparco s’inscrivent dans le cadre de l’initiative française Choose Africa, mise en œuvre par le Groupe AFD, et qui a pour objectif d’engager 3,5 milliards d’euros au bénéfice des start-up, TPE et PME africaines sur la période 2018-2022.

« L’AFD, à travers sa filiale dédiée au secteur privé Proparco, a toujours travaillé en étroite collaboration avec les institutions bancaires et notamment Ecobank Côte d’Ivoire afin de soutenir le financement des PME sur le continent. La mise en œuvre de l’initiative Choose Africa vient renforcer notre engagement à répondre de manière plus concrète aux besoins des PME et notamment celles opérant dans des secteurs à fort impact » a déclaré le Directeur Général de l’Agence Française de Développement, Rémy Rioux.

Pour Paul-Harry Aithnard, Directeur de Ecobank Côte d’Ivoire, Directeur exécutif pour la région UEMOA, « Ecobank Côte d’Ivoire est très fière de ce nouveau partenariat avec Proparco qui consacre une relation de confiance entre les deux institutions. Ce partenariat va permettre d’apporter des financements additionnels aux PME, un maillon essentiel pour le développement de nos économies, la création de richesses et d’emplois. Les PME sont, en effet, l’une des priorités stratégiques de Groupe Ecobank. Il est important que des acteurs internationaux comme Proparco apportent leur contribution pour consolider cette marche vers des économies plus inclusives. »

ng

Comment

Par Amadou Koné, Ministre des Transports de la République de Côte d’Ivoire*

Sur un continent en pleine urbanisation, la Côte d’Ivoire est indubitablement l’une des nations où l’essor des villes – historique et à venir – est le plus spectaculaire. Le pays affiche l’un des taux d’urbanisation les plus élevés en Afrique sub-saharienne, avec à ce jour un Ivoirien sur deux vivant en milieu urbain, contre un sur cinq en 1960. Cette poussée urbaine concerne en tout premier lieu Abidjan, qui compte aujourd’hui plus de 5 millions d’habitants, contre 1,4 million en 1980.

Moins visible, la contribution des villes secondaires à l’urbanisation du pays est pourtant massive : la population de ces villes a été multipliée par 5 au cours des 40 dernières années, représentant plus de 8 millions d’habitants à ce jour. D’après les Nations-Unies, cette croissance urbaine exceptionnelle va être maintenue à horizon 2050 : la Côte d’Ivoire devrait alors compter 35 millions d’urbains – les deux tiers de sa population à cette date – soit 700 000 citadins supplémentaires par an en moyenne au cours des 3 prochaines décennies.

Cette expansion urbaine colossale soulève un double défi pour les systèmes de mobilité dans les agglomérations ivoiriennes. Un défi économique et social, tout d’abord, consistant à désenclaver les quartiers et à offrir des opportunités économiques au plus grand nombre. Ce défi peut relever du tour de force pour des villes telles qu’Abidjan, qui s’étend sur plus de 2 000 kilomètres carrés et devrait voir sa population dépasser 8 millions d’habitants d’ici 2035. Un défi climatique, ensuite, qui implique de penser dans la durée la mobilité urbaine, notamment en promouvant le transport de masse et en limitant les émissions de CO2 et de particules fines.

Cet enjeu est clé pour des villes qui, à l’instar d’Abidjan, concentrent près de 14 millions de trajets journaliers. Pour répondre à ces défis, nous avons initié des politiques ambitieuses, notamment dans le cadre des Plans Nationaux de Développement 2016-2020 et 2021-2025, mis en place pour soutenir le développement économique et social du pays, en mettant l’accent sur les infrastructures.

La Côte d’Ivoire s’est ainsi dotée d’un programme d’envergure en matière d’urbanisme et de mobilité, avec des réalisations d’ampleur à la fois dans les villes secondaires (travaux d’asphaltage et d’éclairage à grande échelle) et à Abidjan : aménagement de la lagune de Cocody ou encore densification du réseau de bus, avec un projet de voie à haut niveau de service en cours de développement.

Ces infrastructures ont permis de changer la vie de nombreux Ivoiriens : à titre d’exemple, le transport fluvial sur la lagune permet de traverser Abidjan en dix minutes pour un prix de 300 FCFA, contre une heure en transport routier, pour un prix deux fois plus élevé. A l’avenir, de nouvelles initiatives prometteuses vont continuer à améliorer la mobilité dans Abidjan et son agglomération : projet de métro aérien connectant Anyama à Port Bouët, ligne téléphérique reliant Yopougon au Plateau, ou encore développement (à plus longterme) des infrastructures requises par les véhicules électriques.

De l’expérience des villes ivoiriennes, il est possible de tirer trois enseignements clés pour la mobilité urbaine à travers le continent. D’une part, une vision (notamment étatique) est essentielle afin d’obtenir des infrastructures résilientes, efficaces sur le long terme, à travers une planification rigoureuse et un recours à des schémas de mobilité innovants. D’autre part, le pragmatisme doit être de rigueur, que ce soit sur le dimensionnement des projets, l’adaptation à l’existant ou encore la mobilisation du secteur privé à travers des partenariats bien pensés et équilibrés.

--------

Cet édito est issu du rapport AFRICA CEO FORUM et OKAN PARTNERS sur les mobilités urbaines en Afrique. A retrouver ici.

Comment

lundi, 24 octobre 2022 11:57

Présidentielle USA-2024 : Biden candidat

Le président américain, Joe Biden, a souligné son intention de se présenter à l’élection présidentielle de 2024.

“Je n’ai pas pris cette décision de manière formelle, mais c’est mon intention. Mon intention est de se porter candidat à nouveau. Et nous avons le temps de prendre cette décision,” a souligné le locataire de la Maison Blanche dans une interview accordée vendredi à MSNBC.

Biden a déclaré que sa femme, la première dame Jill Biden, le soutenait dans sa décision de se représenter à la course présidentielle dans deux ans.

“Ma femme pense que nous faisons quelque chose de très important et que je ne devrais pas m’en éloigner”, a-t-il déclaré.

Biden a indiqué à CNN plus tôt ce mois-ci qu’il allait prendre une décision officielle après les élections de mi-mandat, prévues le 8 novembre prochain.

Selon les résultats d’un sondage réalisé en juillet dernier, une majorité de démocrates ont affirmé qu’ils préféreraient un autre candidat que le président Biden lors du scrutin de 2024.

Biden fait face à une inflation galopante, de faibles cotes d’approbation et des inquiétudes concernant son âge.

Environ 64 % des électeurs démocrates interrogés ont déclaré qu’ils pensaient que le parti devrait nommer un autre candidat, selon le sondage du New York Times et du Siena College.

hn

Comment

lundi, 24 octobre 2022 11:55

Ariane 6: Le premier vol encore reporté

L’Agence spatiale européenne et Ariane Group ont annoncé un nouveau report du premier vol d’Ariane 6, de début 2023 jusqu’à au moins le  dernier trimestre de l’année, sans plus de détails sur les motifs réels de ce report.

Le premier vol du nouveau lanceur européen était initialement prévu en juillet 2020.

Le directeur du transport spatial à l’Agence spatiale européenne, Daniel Neuenschwander, avait évoqué il y a quelques semaines des difficultés rencontrées dans le développement d’Ariane 6, faisant savoir que la fusée doit être modernisée avec des performances améliorées de 20 % pour les lancements en orbite basse.

Ce nouveau report, additionné à l’arrêt de la coopération spatiale entre l’Europe et la Russie, qui la prive de l’utilisation du Soyouz, et la fin de l’aventure d’Ariane 5, met à mal l’autonomie de l’Europe en matière d’accès à l’espace. Dès avril 2023, elle n’aura plus de lanceur en service capable d’atteindre l’orbite géostationnaire, à près de 36.000 km de la Terre, le lancement des trois dernières Ariane étant programmé entre mi-décembre 2022 et avril 2023.

mc

 
 

Comment

Comme attendu, le président chinois, Xi Jinping, a été réélu dimanche 23 octobre 2022 à la tête du Parti communiste chinois (PCC) pour un troisième mandat historique de cinq ans.

Cette reconduction est intervenue lors d’une réunion du Comité central du Parti, tenue au lendemain de la clôture samedi à Beijing du 20è congrès de la formation fondée en 1921.

Elle signifie que M. Xi, âgé de 68, est assuré de continuer, en mars prochain, d’occuper le fauteuil de président de la république populaire de Chine pour un nouveau mandat de cinq ans.

Le maintien de M. Xi, aux commandes du pays depuis 2012, à la tête du PCC rompt avec une règle qui limitait le mandat du chef de la formation de Mao Zedong à deux. Cette règle avait été introduite au début des années 1980 au lendemain du décès du Chairman Mao en 1976.

Parallèlement à l’élection de M. Xi, le PCC a dévoilé la composition du comité permanent du Bureau politique du Comité central du Parti. L’instance dirigeante est désormais composée de Xi Jinping, Li Qiang, Zhao Leji, Wang Huning, Cai Qi, Ding Xuexiang et Li Xi.

Il s’agit des sept personnalités les plus influentes qui vont présider aux destinées de la Chine durant les cinq prochaines années. Quatre nouveaux membres ont marqué leur entrée dans cette puissante structure. Tous des alliés de M. Xi, selon les analystes.

Suite à l’annonce de son maintien à la tête du Parti, M. Xi a énuméré un certain nombre d’objectifs qui s’inscrivent, d’ailleurs, en droite ligne de la politique qu’il a suivie depuis son arrivée au pouvoir il y a dix ans.

« Une Chine prospère créera davantage d’opportunités pour le monde », a-t-il dit.

Les propos traduisent, d’après les analystes, toute la pensée du dirigeant chinois, qui a œuvré durant la dernière décennie en faveur de l’émergence de la Chine en tant que puissance économique mondiale et acteur clé sur l’arène politique planétaire.

Sous sa houlette, la Chine s’est hissée au deuxième rang mondial en termes de puissance économique derrière les Etats-Unis.

Les données montrent que l’économie chinoise a réalisé une croissance positive avec un grand potentiel et une résilience avérée au cours de la dernière décennie. Une croissance qui a renforcé l’attrait de l’Empire du milieu pour les capitaux étrangers.

Cette croissance a également réaffirmé le positionnement de la Chine comme acteur stabilisateur de la chaîne d’approvisionnement mondiale, un rôle qui s’est illustré notamment au summum de la pandémie de Covid-19.

Selon les chiffres officiels, le Produit Intérieur Brut de la Chine est passé de 8,5 trillions de dollars américains en 2012 à environ 17,7 trillions en 2021.

Au cours de la dernière décennie, la contribution moyenne de la Chine à la croissance économique mondiale a dépassé les 30 %, se classant au premier rang mondial.

Avec la réélection de M. Xi à la tête du PCC, les analystes attendent pour voir comment le pays naviguera dans un contexte mondial en proie à des incertitudes profondes.

Au-delà des affirmations usuelles de construire « un pays socialiste modernes à tous égards », le président chinois a indiqué que son administration renforcera son ouverture sur le monde. Cependant, il a plaidé pour la prudence dans un monde qui fait face à des défis sans précédent.

« Confrontés à de nouveaux défis et tests, nous devons rester prudents », a dit M. Xi, lors d’une rencontre dimanche avec la presse au Palais du Peuple à Beijing.

La promotion d’un développement de haute qualité, le renforcement de la résilience, l’accélération de la croissance économique et la poursuite du processus de modernisation étaient les maitres-mots dans le discours du président chinois.

Cependant, la tâche ne sera pas aisée dans un contexte mondial compliqué par de nombreuses crises d’ordre économique et géopolitique.

M. Xi et son équipe dirigeante devront retrousser les manches pour faire face à l’impact du ralentissement de l’économie mondiale qui se fait ressentir d’une manière de plus en plus palpable dans le pays.

Les chiffres sont là pour corroborer les craintes. L’économie chinoise n’a pas pu faire mieux qu’une modeste croissance de 2,5 pc durant la première moitié de 2022, selon les chiffres officiels. Un score qui reste un peu loin du taux de 5,5 pc fixé pour toute l’année 2022 par le gouvernement.

Des chiffres, élaborés sur la base d’analyses des économistes des principales institutions financières du pays, montrent que le PIB de la Chine devrait rebondir à 3,7% au troisième trimestre contre 0,4% au deuxième trimestre, en dépit de la résurgence des cas d’infection au Covid-19.

Ce rebond devrait intervenir à la faveur des politiques de stabilisation de l’économie mises en œuvre par le gouvernement, indiquent les économistes.

La croissance du PIB de la Chine cette année sera en moyenne de 3,5%, notent-ils, soulignant qu’il sera difficile pour le pays d’atteindre l’objectif de 5,5% fixé par le gouvernement.

hn

 
 

Comment

Le premier forum international biennal dénommé « Abidjan Border Forum » (Forum des Frontières d’Abidjan) tenu du 18 au 20 octobre 2022 à Abidjan-Plateau, à l’initiative du Secrétariat exécutif de la Commission nationale des Frontières de Côte d'Ivoire (CNFCI), a clos ses portes par une série de recommandations fortes à l'endroit des États, de l'Union africaine (UA), des organisations sous-régionales, des Partenaires techniques et financiers (PTF) et des structures en charge des frontières pour une meilleure gouvernance des espaces frontaliers. 
 
C'était le jeudi 20 octobre 2022 à Abidjan-Plateau, en présence du ministre de la Communication et de l'Économie numérique, Amadou Coulibaly, représentant le Premier Ministre Patrick Achi.
 
A l'unanimité, les participants ont recommandé aux États de privilégier la diplomatie et la négociation dans le règlement des différends frontaliers et de renforcer la participation des femmes et des jeunes dans les mécanismes de mise en œuvre d’un climat de paix dans les espaces frontaliers.
 
En plus de sensibiliser davantage les pays membres de l’UA pour une ratification rapide de la convention de l’UA sur la coopération transfrontalière, les participants à Abidjan Border Forum ont appelé les États à investir, de façon plus accrue, dans les espaces frontaliers en vue d’y combler les déficits infrastructurels et de renforcer la présence de l’État et le lien d’appartenance des populations qui y vivent.
 
L'harmonisation des politiques de développement socio-économiques entre les États voisins dans les espaces frontaliers, notamment en ce qui concerne les politiques agricoles, à travers la coopération transfrontalière, le développement d'infrastructures numériques dans les zones frontalières et l'inscription des cours du droit des frontières dans les programmes universitaires figurent parmi ces recommandations.
 
Quant à l'Union Africaine, elle a été exhortée à jouer le rôle de médiateur entre les États membres en cas de contentieux frontaliers et à renforcer la coordination entre elle, les organisations sous-régionales et les États. 
 
Les organisations sous-régionales ont été invitées à mettre à disposition des États les ressources nécessaires pour la mise en œuvre effective des programmes de délimitation / démarcation de l’Union Africaine, et de travailler de concert avec les structures en charge de la gestion des frontières dans la mise en œuvre des projets frontaliers et de coopération transfrontalière. 
 
Aux Partenaires techniques et financiers (PTF), les participants ont demandé de respecter le principe de la subsidiarité dans la mise en œuvre des projets aux frontières.
 
Enfin, les structures en charge des frontières ont été encouragées à inclure le cyberespace dans la gouvernance des frontières et à renforcer les capacités des acteurs frontaliers dans le domaine de la cybercriminalité.
 
Elles ont été appelées à associer impérativement les spécialistes et techniciens des TIC dans les réflexions et orientations en matière de politique de gestion des frontières, créer des espaces d’excellence pour une meilleure connaissance du droit des frontières.
 
La mise en place des réseaux de journalistes professionnels des frontières et des réseaux d’experts en matière de lutte contre la cybersécurité a été sollicitée.
 
Placé sous le thème "Frontières et sécurité collective", Abidjan Border Forum a accueilli d’éminents scientifiques, praticiens, chercheurs d’Afrique et d’Europe, des conférences, des panels, des communications, des expositions et animations de stands, des rencontres B to B, durant trois jours à Abidjan-Plateau. La prochaine édition est prévue pour 2024.
 
ct

Comment

La planète a perdu en moyenne près de 70% de ses populations d'animaux sauvages en une cinquantaine d'années, selon l'édition 2022 du rapport de référence du Fonds mondial pour la nature (WWF), « Planète Vivante », publiée le jeudi 13 octobre 2022.

Ce rapport passe au scanner près de 32 000 populations de 5 230 espèces de vertébrés, mammifères, oiseaux, amphibiens, reptiles et poissons. C’est dans les régions tropicales que les populations de vertébrés surveillées s’effondrent à un rythme particulièrement effarant, selon le rapport.

Selon ce rapport phare que l'association publie tous les deux ans, 69% des animaux vertébrés ont disparu entre 1970 et 2018. La destruction des habitats naturels, en particulier pour développer l'agriculture, reste l’une des causes principales. A côté de ces facteurs susmentionnés, un facteur demeure non moins négligeable. Il s’agit du trafic des espèces animales considéré par les ONG, tels que EAGLE Côte d’Ivoire comme la principale cause de la disparition des espèces animales.

En effet, les groupes criminels organisés se sont emparés de ce marché et l’ont développé en en faisant le 4ème plus grand marché noir du monde après. C’est un trafic très lucratif dans la mesure où la demande est forte et les moyens mis en œuvre pour se procurer les produits fauniques sont énormes. Ainsi, on assiste à une destruction programmée des animaux. Le trafic d'espèces protégées menace non seulement la biodiversité, mais alimente aussi des réseaux criminels internationaux.

Les éléphants sont massacrés pour leurs ivoires, les pangolins pour leurs écailles, les chimpanzés pour la capture de leurs bébés, les perroquets pour être vendus comme animaux de compagnie. Toutes ses espèces mentionnées sont intégralement protégées et en danger d’extinction, alors qu’il existe de grandes forêts qui pourraient les accueillir mais qui sont vidées de ces espèces.

A l’origine du développement du trafic figure en ligne de mire, la corruption. Elle est considérée par le Réseau EAGLE comme le principal facteur du commerce illégal. La corruption se produit à chaque étape de la chaîne de valeur du trafic des espèces sauvages protégées. Elle inclue bien souvent des pots-de-vin pour obtenir des droits ou des quotas des espèces protégées, ou pour graisser les rouages des expéditions de cargaisons, pour s'assurer qu'elles ne soient pas inspectées ou saisies.

Face à ce problème mondial, le réseau EAGLE préconise des plans d’actions de lutte contre le trafic des espèces sauvages. Il faut combattre la corruption en mettant en place des enquêtes, faire des arrestations et des poursuites judiciaires des responsables peu importe leur statut ou réseau d’influence. Enfin, renforcer le partenariat mondial entre les pays d’origine, les pays de destination et les pays de transit.

En Côte d’Ivoireles autorités ivoiriennes et ses partenaires tels que EAGLE Côte d’Ivoire sont lancées dans la lutte contre le trafic des espèces protégées. Arrestations, interpellations, et autres procès sont mis en œuvre pour freiner le commerce illégal des espèces protégées. L’autre signal fort, c’est la révision de la loi faunique qui jusque-là est peu dissuasive. La loi faunique N°65-255 du 4 août 1965 relative à la protection de la faune et à l’exercice de la chasse, prévoit en effet, une peine d’emprisonnement allant de 2 mois à 12 mois de prison, assortie d’une amende de 3000 à 300.000 francs CFA.

Cette loi ivoirienne devrait au terme des réformes frapper fort, d’une peine d’emprisonnement plus lourde, ainsi que des amendes en hausse pour s’aligner sur des pays comme la Tanzanie, qui avait condamné en février 2020 à 15 ans de prison, une chinoise impliquée durant 10 dans le trafic d’ivoire entre l’Afrique et l’Asie. Au Kenya par exemple depuis 2018, tout individu appréhendé dans un trafic d’ivoire encourt la prison à vie, voire la peine de mort.

La disparition des espèces sauvages est un marché lucratif. Plus un produit sera rare, plus il sera cher. Il est donc dans l’intérêt des trafiquants que les animaux sauvages disparaissent.

Sercom

Comment

L’Association des journalistes scientifique de Côte d’Ivoire dénommée Médias pour la Science et le Développement (MSD) dirigé par Mamadou Traoré, président de l’association et par ailleurs, journaliste à l’Agence Ivoirienne de Presse (AIP) a annoncé le 17 octobre 2022, à l’attention de l’ensemble des journalistes exerçant en Côte d’Ivoire de l’organisation de la 1ère édition du « prix MSD du meilleur journaliste scientifique pour la Promotion de la sante ».

Selon le président Mamadou Traoré, ce prix vise à encourager un journalisme scientifique de qualité en Côte d’Ivoire à travers la distinction des auteurs des meilleures productions médiatiques sur la santé, mettant en lumière l’intervention diversifiée de sources scientifiques.

Il poursuit en indiquant que ce concours est ouvert à toute personne physique exerçant la profession de journaliste en Côte d’Ivoire. Ils peuvent être membres ou non de l’Association MSD.

M. Traoré a indiqué que la participation au concours est gratuite et implique l’acceptation pleine et entière aux conditions de participation ci-après. 

S’agissant des conditions de participation, il faut être journaliste, en rédaction et indépendant, exerçant en Côte d’Ivoire dans tous types de médias : presse écrite, radio, télévision, médias numériques et  disposer d’une carte d’identité de journaliste professionnel valide.

En plus, proposer un portfolio de deux (02) productions, tous genres confondus. Les productions doivent avoir été publiées par un organe reconnu par au moins une instance de régulation du secteur des médias dans la période allant du  30 septembre 2021 au 31 octobre 2022.

Les candidatures sont reçues du 1er au 15 novembre 2022 à minuit tout en remplissant  la fiche de candidature.

Les productions doivent être envoyées par mail avec la mention « PRIX MSD DU MEILLEUR JOURNALISTE SCIENTIFIQUE POUR LA PROMOTION DE LA SANTE » au contact suivant : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., avec en copie Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  ou être déposé sous plis fermé avec la même mention au dos de l’enveloppe au siège situé à Angré-7e Tranche.

Notons que  la remise aura lieu en décembre 2022 à Abidjan au cours d’une cérémonie.

Ibrahima Khalil

Comment

Le Conseil régional de Dakhal-Oued Ed- Dahab, en partenariat avec l’Ambassade du Royaume du Maroc, de la Chambre africaine de commerce et de services  (Cacs) et la Chambre de commerce et d’industrie marocaine en Côte d’Ivoire (Ccim-CI) ont procédé vendredi 21 octobre 2022, à Abidjan-Plateau, à la signature d’un mémorandum d’antenne  dont l’objet est l’ouverture  d’une antenne de la Cacs au sein de la Ccim-CI.

Cette cérémonie a été l’occasion pour les initiateurs d’inciter les différents partenaires à venir investir dans la région Dakha- Oued Ed-Dahab, située au sud du royaume chérifien.

Saad El Hamzaoui,  président de la Ccim-CI soutien que le Royaume du Maroc, ambitionne de transformer la région Dakhla Oued Dahab en Hub économique de première importance sur la route reliant le Nord du pays et l’Afrique de l’Ouest en général et la Côte d’Ivoire en particulier.

‘’La ville de Dakhla est ainsi destinée à devenir une porte d’entrée majeure pour l’Afrique et une destination de choix pour les investissements ciblant le continent et ce, en capitalisant sur ses ressources naturelles et sa position géographique pour drainer des investissements massifs et qualitatifs et visant spécialement les secteurs de la pêche, du tourisme, du commerce,  de l’industrie, de l’agriculture, de l’énergie, des mines et de la logistique’’, fait savoir le président Saad

 

Son Excellence Abdelmalek Kettani, Ambassadeur du Maroc en Côte d’Ivoire a pour sa part, parler des bonnes relations d’échanges qui se déroulent entre les deux pays. Il a surtout invité les partenaires à aller explorer le potentiel de Dakhlal- Oued Ed-Dahab.

Quant à Yanja El Khattat, président de la région de Dakhla Oued Dahab,  a indiqué que sa région est une bonne destination pour les investissements. Selon lui, cette partie du sud du Maroc regorge de potentialités en matière de pêche, commerce, logistique, tourisme, agriculture, énergie, formation et biens d’autres. Et d’ajouter que sa région offre aux opérateurs économiques et aux investisseurs des accès à des facilités leur permettant de valoriser le plein potentiel des échanges nord-sud et un accès multimodal aux marchés de la sous-région.

Notons que cette cérémonie a été pour les initiateurs de signer des partenariats avec deux structures notamment l’Association  des lauréats ivoiriens du Maroc ‘’Alima’’, présidée par Dr Youssouf Meité.

Ibrahima Khalil

Comment

Le Premier Ministre, Patrick Achi, a procédé, ce samedi 22 octobre 2022 à Abobo Sogefia-Camp Commando, à la pose de première pierre du premier Garage-Ecole de l'Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Apprentissage (ETFPA) .

Le Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Apprentissage, N’Guessan KOFFI, a rappelé l'objectif de cette première phase pilote qui s'inscrit dans le cadre de << L'Ecole de la Deuxième Chance>>. Il s'agit, a présenté le Ministre N’Guessan KOFFI, de former et insérer les jeunes au métier de Technicien de Service Rapide Automobile, avec l’appui de l'entreprise Tractafric et la Mairie d’Abobo.De manière spécifique, a insisté le numéro un du METFPA, il s’agit de construire un garage-école moderne, de réduire l’inadéquation formation-emploi dans les métiers de la mécanique automobile, de vulgariser les nouvelles technologies dans le secteur de l’automobile, d’assurer la formation théorique et pratique des jeunes dans le garage école et d’insérer durablement dans le milieu professionnel.

IMG 20221022 WA0050

Le Garage-Ecole sera doté des modules architecturaux suivants : Un atelier, une salle de formation, une salle de réception, un bureau du chef d’atelier, une salle de rangement, deux vestiaires dont l’un destiné aux femmes et l’autre destiné aux hommes, un local outillage et un magasin de pièces de rechange

Direction de la Communication, de la Documentation et des Archives

Comment