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Le Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, mercredi, à Abidjan, un prêt de 127,8 millions de dollars américains en faveur du Niger. L’appui financier approuvé par le conseil d’administration du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Group, va servir à la mise en œuvre d’un projet de désenclavement des zones de production agropastorales à l’est du pays, frontalier du Nigeria.
L’aide accordée se compose d’un prêt de 71 millions de dollars et un don de 56,8 millions de dollars.
S’exprimant sur ce financement, Mme Marie Laure Akin Olugbade, directrice de la Banque africaine de développement pour l’Afrique de l’Ouest a déclaré : « ce projet attendu par les populations depuis plus d’une dizaine d’années est un des projets prioritaires contenus dans la stratégie nationale de transport et qui a été conçu avec une approche intégrée afin d’apporter une réponse globale aux défis majeurs auxquels sont confrontés les populations et particulièrement les plus vulnérables. Outre les effets positifs qui seront générés en termes de qualité, et d’offre de transport, il contribuera à la valorisation des richesses et opportunités qu’offre la région, ce qui permettra d’amplifier son impact sur le développement, d’améliorer la résilience des populations et contribuer par la croissance induite à la transformation du milieu rural »
Le Projet intégré de désenclavement des zones de production transfrontalières Hamdara-Wacha-Dungass-
Le projet renforce les mesures en faveur, de la protection de l’environnement, des jeunes et des femmes, et, favorise des aménagements connexes comprenant notamment la réhabilitation et la construction d'infrastructures socioéconomiques, la construction de 150 kilomètres de pistes rurales connexes et cinq kilomètres de voiries dans la ville de Dungass. Il permettra de soutenir d’une part, les chaînes de valeurs agropastorales (construction de maison des paysans et de parcs de vaccination du bétail, installation d’unités de laiterie, fournitures d’intrants et de petits équipements de production agricole etc.) et d’autre part, accroître les accès aux services sociaux de base (réhabilitation/construction de centre de santé).
La région de Zinder (située à l’est du Niger) où le projet sera mis en œuvre est une zone agro-pastorale où l’élevage est combiné avec d’importantes activités agricoles. Elle englobe les communes rurales directement concernées (Hamdara, Wacha et Dungass). Elle est peuplée de plus de 360 000 habitants (180 000 femmes) en 2021. Le projet bénéficiera également aux populations des localités situées le long de la frontière avec le Nigeria voisin.
Le portefeuille actuel des opérations de la Banque africaine de développement au Niger comprend 13 opérations actives pour un volume total net d’engagements de 631,7 millions de dollars.
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Le Premier Ministre Patrick Achi a présenté, le 17 mars à Washington DC, l’ambition et l'économie générale de la "Vision 2030" devant l’Atlantic Council, un think-tank spécialisé dans les relations internationales.
"Je tiens à remercier Rama Yade pour son aimable invitation qui me donne l’opportunité, à travers la tribune du Conseil Atlantique, de faire le point sur les progrès accomplis par la Côte d’Ivoire depuis 2011 et de partager nos ambitions de développement, à travers notre "Vision 2030" et ce qu’elle signifie pour notre peuple", a déclaré Patrick Achi.
Selon le Chef du gouvernement, il faut opérer un véritable changement de paradigme, qui aboutira à faire du secteur privé le moteur de la croissance économique. « Il en résulte un État plus actif, qui ne se substituera évidemment jamais au secteur privé, mais qui sera son allié, son facilitateur, son soutien stratégique, financier et commercial », a-t-il soutenu.
Patrick Achi a relevé que la Côte d’Ivoire a entrepris des réformes majeures qui ont réussi à restaurer la paix, la stabilité et la sécurité. Ce qui a favorisé une reconstruction rapide, une transformation économique et un développement social, qui ont substantiellement amélioré les conditions de vie de la population.
Ainsi, a-t-il affirmé, la Côte d’Ivoire est actuellement l’une des économies les plus dynamiques en Afrique et dans le monde, avec une croissance annuelle moyenne de 8% de 2012 jusqu’à la survenue de la Covid-19 en 2020. Elle a pu doubler son Produit intérieur brut (PIB) par habitant, au cours des dix dernières années et réduire le taux de pauvreté qui est passé de 55 % en 2011 à 39 % en 2018.
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Du 21 au 26 mars 2022, la Suisse participe au Forum mondial de l’eau organisé à Dakar, capitale du Sénégal. Le thème choisi pour cette neuvième édition est la sécurité de l’eau pour la paix et le développement. Pendant le forum, la Suisse entend mettre en avant son expérience en matière de promotion de la paix dans le domaine de l’eau.
De nombreuses régions du monde font face à une pénurie d’eau croissante. Aujourd’hui, environ 2,2 milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable. L’augmentation régulière de la consommation, la croissance démographique constante, la pollution et le changement climatique entraînent des pénuries d’eau et, partant, un accroissement inévitable de la pauvreté économique. La raréfaction des ressources en eau engendre en outre une multiplication des conflits pour la répartition des ressources.
Le Forum mondial de l’eau est le plus grand et le plus important événement consacré à la thématique de l’eau. Organisé tous les trois ans, il s’attèle aux défis les plus urgents qui se posent dans le monde en matière d’accès à l’eau et à l’assainissement. Le forum de cette année, qui se tient pour la première fois dans un pays d’Afrique subsaharienne, vise à intégrer la question de l’eau dans une perspective de paix. Les débats porteront ainsi principalement sur l’utilisation durable et pacifique des ressources hydriques transfrontalières (fleuves, lacs, nappes souterraines) et son importance pour la sécurité, la stabilité et le développement économique de nombreuses régions du monde touchées par des périodes de sécheresse de plus en plus fréquentes.
L’utilisation pacifique de l’eau renforce les perspectives de développement
La délégation suisse sera conduite par Christian Frutiger, vice-directeur de la Direction du développement et de la coopération (DDC). Le Conseil fédéral lui a conféré le titre de secrétaire d'État pour la durée du forum. La Suisse y mettra en avant les efforts qu’elle déploie de manière accrue pour favoriser la coopération entre des pays riverains en vue d’une utilisation pacifique et durable de leurs ressources communes en eau. À cet égard, la Suisse peut apporter son savoir-faire et ses connaissances acquises pendant de longues années dans le cadre, en particulier, de son initiative «Blue Peace» et des projets y relatifs menés au Moyen-Orient, en Asie centrale et en Afrique de l’Ouest.
Grâce à la diversité des acteurs suisses impliqués dans le domaine de l’eau, issus notamment du secteur public, des milieux scientifiques, de l’économie privée et de la société civile, la Suisse dispose de connaissances très étendues, qu’elle entend mettre à la disposition des participants du forum, les pays du Sud en particulier, et qui lui permettent de contribuer à la recherche de solutions globales. Ces acteurs seront représentés par le Partenariat suisse pour l’eau au Forum et au stand d’exposition de la Suisse.
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Trois cent cinquante meilleurs producteurs d’hévéa dont 33 coopératives et 317 planteurs ont reçu mardi 15 mars à Abengourou des camions, des tricycles et des motos à l’occasion de la 8ème édition du programme de fidélité semestriel dénommé "Gouassou" (bonus, en langue locale) du groupe Olam Agri Hévéa, anciennement appelé Société agro-industrielle de la Comoé (SAIC).
Les récipiendaires se sont démarqués par la quantité et la qualité de leur production et surtout pour la régularité de leur livraison au cours de la période allant de juillet à décembre 2021. Ils ont été équipés de 2303 machettes, 2390 couteaux de saignée, 2250 paires de bottes, 34 kits alimentaires, 11 téléphones portables, trois ordinateurs, 12 motos, 13 tricycles, cinq camions bennes dont quatre de huit tonnes et un de 30 tonnes pour récompenser leurs efforts.
La Société coopérative simplifiée groupement des planteurs d’hévéa (SCOOPS GPH) de Bonoua, vainqueur des éditions 2019 et 2020, a été classée vainqueur avec 25 000 tonnes. Elle a reçu 150 machettes, 150 couteaux de saignée, 150 paires de bottes, deux motos et un camion-benne de 30 tonnes. Le meilleur planteur, Tano Frederic Assamoi, issu de la ville de Niablé avec 300 tonnes, est parti avec cinq machettes, cinq couteaux de saignée, cinq paires de bottes, un téléphone portable d’une valeur de 150.000 FCFA.
Des camions offerts aux coopératives vainqueurs de Gouassou 2021
Le vice-président Olam Agri Hévéa Côte d’Ivoire et Gabon, Vijeth Shetty, a rappelé que le programme "Gouassou" vise à motiver et à équiper les producteurs partenaires en vue de booster leurs activités. Initié en 2017, ce programme a permis de primer plus de 2 000 planteurs et coopératives.
Le directeur des achats d’Olam Agri Hévéa, Mohideen Basha, a salué l’effort des producteurs, notamment l’Association des professionnels du caoutchouc naturel de Côte d'Ivoire (APROMAC) qui a fortement œuvré à l’identification des planteurs. « Plus de 9 000 planteurs indépendants et 150 coopératives enregistrés, acheminent leur production à l’usine Olam Agri Hévéa », a-t-il confié.
La filière hévéicole en Côte d'Ivoire, avec une production de 950 000 tonnes de caoutchouc naturel en 2020, soit 80 % du latex du continent, demeure le premier producteur en Afrique, et passe désormais du septième rang au quatrième rang au plan mondial derrière l’Indonésie, la Thaïlande et le Vietnam.
M. Basha a annoncé que dans ces conditions, l’usine d’Olam Agri Hévéa prévoit d’ici juillet 2023, doubler sa capacité de transformation pour la faire passer de 44.000 T à 88.000 MT et d’acheter 150.000 T de fonds de tasse chaque année. À ce jour, la Côte d’Ivoire transforme 55 % de son caoutchouc.
En 2016-17, le caoutchouc a été le seul produit à être entièrement transformé localement en Côte d'Ivoire. Ce qui devrait être le même d’ici à 2023 au lieu de 2024 précédemment envisagé grâce à l’association des usiniers producteurs de caoutchouc naturel en Côte d’Ivoire (AUPCN).
(AIP)
La Première Dame, Madame Dominique Ouattara a reçu en audience l’influenceuse Hamond Chic, coach et conseillère matrimoniale, ce mercredi 16 mars 2022, à son cabinet de Cocody.
Cette audience avait pour objet pour l’invitée de la Première Dame, de lui présenter sa profession de conseillère matrimoniale sur les Réseaux Sociaux.
« Je suis venue voir la Première Dame pour lui parler de ce que je fais. Et franchement la rencontre a été très belle et elle s’est bien passée. Je tiens à remercier la Première Dame pour m’avoir reçu. Je souhaite qu’elle continue comme cela dans sa simplicité. C’est cela en fait une Première Dame. Elle est à l’écoute du peuple. Et, aujourd’hui, je suis très honorée d’avoir été reçue par la Première Dame », a expliqué Madame Hamond Chic à la sortie de son audience avec l’épouse du Chef de l’Etat.

A noter que La rencontre a enregistré la présence des collaborateurs de la Première Dame, ainsi que des membres de l’équipe de l’invitée.
Sercom
Une réflexion stratégique sur le dialogue intercommunautaire s’est ouverte, mercredi 16 mars 2022 à Grand-Bassam, dans le Sud-Est d’Abidjan à l’initiative du ministère ivoirien de la Réconciliation et de la cohésion nationale avec l’appui du Centre Suisse pour le dialogue humanitaire.
Du 16 au 18 mars 2022, la cinquantaine de participants débattra du thème, «Dialogue intercommunautaire, outil de renforcement de la réconciliation, de la cohésion nationale et de la paix» pour aborder les enjeux liés à la réconciliation nationale et à la cohésion sociale en Côte d’Ivoire.
« La réflexion précède l’action », a déclaré dans une allocution d’ouverture, le ministre de la Réconciliation et de la cohésion nationale, Bertin Konan Kouadio dit KKB pour justifier cet atelier de réflexion qui vise à traduire concrètement la politique du gouvernement ivoirien en matière de renforcement de la paix.
Poursuivant, le ministre KKB a relevé les défis liés au dialogue entre communautés en Côte d’Ivoire, tout en espérant que les travaux de Grand-Bassam permettent de déterminer des actions concrètes pour le succès du futur dialogue intercommunautaire dans le cadre du processus de réconciliation et de la cohésion nationale.
« De vos travaux dépendra, en partie, la réussite de la séquence à venir du dialogue intercommunautaire dans nos régions. », a lancé le ministre de la Réconciliation et de la cohésion nationale aux participants constitués notamment du corps préfectoral, de la société civile, de chefs traditionnels et religieux «pour conduire une réflexion profonde et exigeante (…) ».
« Nous devons construire des ponts entre les femmes et les hommes, ériger des digues pour arrêter les torrents de haine qui nous conduisent aux affrontements les plus sordides, dresser des barrières infranchissables contre les préjugés, les stéréotypes et les caricatures avilissantes », a poursuivi le ministre KKB.

Pour lui, «nous devons être des agents de transformation des mentalités pour que la nécessité du développement triomphe des causes qui nous perdent sans cesse et nous conduisent vers l’abime ».
«Réfléchissez, produisez pour que demain, à l’échelle de notre pays, nous ne formions qu’un : un seul destin, une même histoire, une seule Nation» a-t-il ajouté, se félicitant que «cet atelier est le fruit d’une étroite collaboration du ministère de la Réconciliation et de la cohésion nationale avec le Centre pour le dialogue humanitaire, une Fondation de droit privé suisse».
Auparavant, le directeur Afrique francophone du Centre Suisse pour le dialogue, Alexandre Liebesking a précisé que son organisation «ne vient point avec une solution magique » en Côte d’Ivoire, mais avec une « approche locale qui s’inspire des réalités du terrain ».
Dans la foulée, il a rappelé les facteurs récurrents qui menacent la cohésion sociale en Afrique de l’ouest. Il s’agit de la problématique foncière, des conflits entre agriculteurs et éleveurs, et de la question minière.
« Ce rendez-vous de dialogue augure de riches débats », a-t-il ajouté, invitant les participants à avoir « un principe de base », c’est-à-dire « la conscience de l’essentiel qui est la Côte d’Ivoire ». « Notre véritable ennemi est la misère, l’ignorance (…) » a conclu Alexandre Liebesking.
Le Centre pour le dialogue humanitaire (HD), une Fondation de droit privé suisse. C’est une organisation non gouvernementale de diplomatie privée dédiée à la médiation. Aujourd’hui, elle est engagée dans plusieurs processus de paix à travers le monde. En Afrique francophone, les activités du Centre pour le dialogue humanitaire se déroulent dans les pays du Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad), au Togo, au Cameroun, en République Centrafricaine et au Burundi.
L’Etat de Côte d’Ivoire envisage de bâtir un «Ivoirien nouveau» pour sortir définitivement le pays des années de conflits qui ont été marquées par une rupture des équilibres politiques, le délitement du tissu social et la destruction des infrastructures économiques.
En outre, les pertes en vies humaines ont profondément ébranlé l’unité nationale et entamé la cohésion sociale. Il en résulte le développement du repli communautaire qui alimente les tensions au sein des communautés et entre les communautés.

Le passif des violences qui ont secoué le pays constitue une douloureuse et traumatisante expérience, à partir de laquelle doit se bâtir l’avenir de la Côte d’Ivoire qui était un symbole de tolérance.
Pour gagner ce pari, le ministère de la Réconciliation et de la cohésion nationale estime qu’il est indispensable de gérer objectivement les ressentis dans le présent afin d’offrir, pour le futur, des raisons de célébrer de nouveau le vivre-ensemble.
Source : tna
L’Union européenne a décidé, mardi 15 mars 2022, d’accentuer ses sanctions contre la Russie dans le contexte du conflit qui l’oppose à l’Ukraine.
L’UE a ainsi décidé une interdiction totale de toute transaction avec certaines entreprises d’État russes dans différents secteurs. Elle a également décrété une interdiction d’importation des produits sidérurgiques actuellement soumis à des mesures de sauvegarde de l’UE, s’élevant à environ 3,3 milliards d’euros de pertes de recettes d’exportation pour la Russie.
Bruxelles a également décidé une interdiction de grande ampleur des nouveaux investissements dans le secteur énergétique russe, avec des exceptions limitées pour l’énergie nucléaire civile et le transport de certains produits énergétiques vers l’UE.
Elle a aussi imposé une interdiction d’exportation de l’UE sur les produits de luxe (par exemple, les voitures de luxe, les bijoux, etc.).
En outre, la liste des personnes et entités sanctionnées a été encore allongée pour inclure davantage d’oligarques et d’élites commerciales liées au Kremlin, ainsi que des entreprises actives dans les domaines militaire et de la défense.
Les vingt sept ont également décidé une interdiction de la notation de la Russie et des entreprises russes par les agences de notation de crédit de l’UE et de la fourniture de services de notation aux clients russes, ce qui leur ferait perdre l’accès aux marchés financiers de l’UE.
En matière de commerce international, l’UE, ainsi que d’autres membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), ont convenu de refuser aux produits et services russes le traitement de la nation la plus favorisée sur les marchés de l’UE. Cette mesure suspendra les avantages importants dont bénéficie la Russie en tant que membre de l’OMC.
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