Print this page

Côte d’Ivoire: les raisons de la dissolution de la Commission électorale indépendante (conseil des ministres)

Abidjan, le mercredi 6 mai 2026(LDA)-Le gouvernement ivoirien a annoncé la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), à l’issue du Conseil des ministres du mercredi 6 mai 2026, au Palais présidentiel d’Abidjan-Plateau. Cette décision intervient après 25 ans d'exitence avec Honoré Guié comme premier président.  

« Cette dissolution de la CEI vise ainsi à ouvrir la voie à la mise en place d’un nouveau mécanisme de gestion des élections, susceptible de renforcer la confiance entre les acteurs politiques et entre les populations divisées », a déclaré le ministre Amadou Coulibaly, porte-parole du gouvernement.

Autre élément et non des moindres, le président de la Commission Électorale Indépendante (CEI) est élu pour un mandat de six (6) ans, non renouvelable, conformément aux textes régissant cette autorité administrative. Elu par ses pairs, depuis le 30 septembre 2019, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert a succédé à Feu Youssouf Bakayoko avec pour mission, d'organiser les élections, au niveau national, y compris la présidentielle de 2025. Le cycle électoral a pris fin le 21 février 2026, avec les élections partielles à Toumodi et Duala-Massala. 

Créée par la loi n°2001-634 du 9 octobre 2001, conformément à la Constitution du 1er août 2000, la CEI avait pour mission, d’organiser et de superviser les élections nationales ainsi que les référendums en Côte d’Ivoire.

C’est une annonce majeure qui s’est vite propagée comme une traînée de poudre sur la toile et au sein de la population.

Si l’opposition peut pousser un ouf de soulagement, après avoir accusé cette institution d’être proche du pouvoir; mais pour l’exécutif, cette réforme vise à renforcer les conditions de dialogue et de paix durable entre les parties prenantes en vue de futures élections apaisées, transparentes et crédibles en Côte d’Ivoire.

 

Auteur: Eugène Yao