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Jochen Hoettche est le nouveau directeur régional Afrique de l’ouest de la fondation allemande Friedrich Naumann. Il remplace à ce poste Mme Inge Herbert qui regagne l’Allemagne pour une autre mission, après 4 ans de service sur le Continent.
Lors d’une soirée d’au revoir organisée par la représentation ivoirienne de la fondation, le jeudi 6 septembre 2018 à son siège à Abidjan, l’ambassadeur de l’Allemagne en Côte d’Ivoire, Michael Grau, a salué le travail remarquable réalisé par cette femme. « Merci Ingre pour le travail accompli.», a-t-il dit, sans manquer de rappeler la politique libérale de son pays qui donne la possibilité à chacun de s’exprimer ou de choisir.
«Les différentes fondations Allemagne en Côte d’Ivoire permettent de créer les contacts et d’échanger avec tout le monde. N’hésitez donc pas à vous approcher d’elles pour toutes vos préoccupations. », a-t-il invité.
Pour sa part, le nouveau directeur Jochen Hoettche, recevant un tableau, signifiant l’ « Akwaba » en terre africaine, de la part de ses collaborateurs ivoiriens, a félicité l’ancienne directrice régionale, avant de s’engager à « continuer sur ce chemin » avec tous les partenaires de la fondation.
Dans son intervention, Sophie Konaté, chargé de programmes, s’est plutôt appesantie sur les qualités de Mme Ingre Herbert qu’elle a résumées en 6 points : la confiance, la réactivité, la rigueur, la responsabilité, l’efficacité, le soutien. Et de lui souhaiter « bon vent » pour sa nouvelle destination.
Quant à Issiaka Konaté, l’ex-directeur de la fondation, il a fait la genèse de la réouverture de l’organisation en Côte d’Ivoire en 2012. Des moments de difficultés à des moments de bonheur qui ont marqué son chemin. Il n’a pas manqué de la remercier pour toutes ses actions menées en terre ivoirienne.
De son coté, Mme Ingre Herbert a évoqué une mission intéressante dans cette partie de l’Afrique. Et également plusieurs projets réalisés pour le bien-être des populations, dont le financement à 10 mille euros la lutte contre la migration clandestine dans notre pays. Et de rendre un vibrant hommage à tous ses collaborateurs du Mali, Sénégal et de la Côte-d’Ivoire.
A ces interventions, il faut ajouter plusieurs témoignages des représentants de la société civile, des ONG, des groupements de jeunes, de partis politiques, etc qui ont relevé son mérite.
La fondation Friedrich Naumnn-Abidjan lui a offert un tableau retraçant son parcours et un pagne traditionnel baoulé et bien d’autres cadeaux des invités.
Daniel Coulibaly
Auréolé de son statut de doyen des délégués PDCI-RDA de la région de la Marahoué, Boti Bi Zoua jouit d’une grande assise politique dans la région de la Marahoué. Parrainé par le PDCI-RDA et plébiscité par la société civile et la quasi-totalité des populations des 3 départements que comptent la région de la Marahoué, il s’est imposé par le travail comme la nouvelle chance de la région au fil des semaines. Dans la perspective des élections régionales du 13 octobre.
La relation quasi-fusionnelle qu’entretien Boti Bi Zoua, le doyen des délégués PDCI-RDA de la région de la Marahoué et les populations pourrait se concrétiser par sa victoire au soir du 13 octobre 2018 à l’issue des élections régionales. Et pour cause, le parrainage de sa candidature par le PDCI-RDA ainsi que l’immense engouement que cela a pu susciter auprès des populations des départements de Bouaflé, Sinfra et Zuenoula représentent l’acte politique le plus marquant dans la région ces derniers mois.
Délégué PDCI-RDA de Sinfra commune depuis plus d’une décennie, membre du bureau politique, cadre proche des jeunes et des femmes, Boti Bi Zoua est sans aucun doute l’homme politique de la Marahoué apte à redonner un second souffle à cette riche et dynamique région de la Marahoué. Initialement cadre de premier plan du privé depuis plusieurs décennies, il a été de tous les combats pour l’implantation et le rayonnement du PDCI-RDA partout en Cote d’Ivoire et principalement dans sa région natale, la Marahoué.
Pilier su système Bédié dans la région, il est en mesure de mettre en musique la vision du patron du PDCI-RDA pour développer tous les départements et sous-préfecture de la Marahoué dans une approche de proximité et d’inclusion de toutes les compétences. Pour Boti Bi Zoua, il n’ y a pas de raison que seules les grandes villes (Abidjan, Bouaké, San Pedro) captent l’essentiel des grands projets de développement de la Cote d’Ivoire. En cas de victoire aux élections régionales, la Marahoué déjà connue sera une destination reconnue pour les investissements dans plusieurs domaines : santé, éducation, reprofilage des routes…..Pour le bonheur de toutes les communautés (Gouro, Baoulé, Malinké,Yowèrè) de la région. Bref, un nouveau pacte social avec les populations de la Marahoué.
Louis Tanin
L’actuel maire de Yopougon Gilbert Koné KAFANA a indiqué se présenter pour un autre mandat de 5 ans aux prochaines municipales dans la commune. Il s’exprimait à l’occasion d’une cérémonie de prise d’armes traditionnelle du conseil municipal dans le cadre de la célébration des 58 ans d’Indépendance de la Côte d'Ivoire, en présence de plusieurs collaborateurs et administrés, le mardi 7 aout dernier.
Gilbert Kafana Koné a demandé aux populations de la plus grande commune du pays de lui renouveler leur confiance. «Je profite donc de l’occasion qui m’est offerte pour solliciter votre confiance à travers un deuxième mandat, en vous annonçant solennellement ma candidature pour les élections municipales du 13 octobre prochain. », a-t-il dit.
Le 3ème vice-président chargé de l’organisation du RDR (parti membre du RHDP), a bien l’intention de terminer ce qu’il a commencé comme chantiers dans la commune. Ce sont entre autres, le Mall de Yopougon qui sera inauguré dans le mois de septembre, le marché de Gros de Gesco-Manutention et la médiathèque municipale et bien d’autres projets.
«Chères populations, de nombreux projets ont été annoncées à ma prise de fonction. Certaines ont été réalisées, d’autres sont en cours de réalisation, et d’autres verront le jour au cours du mandat prochain. », a-t-il expliqué.
Nommé récemment ministre auprès du président de la République, chargé des relations avec les institutions, le maire de Yopougon a salué l’amnistie du président ivoirien en faveur de 800 prisonniers de la crise post-électorale.
"l'acte fort du chef de l'Etat qui donne la liberté à 800 de nos frères incarcérés dans le cadre de la crise post-électorale, et participe de la consolidation de l'unité nationale et de la paix dans notre pays", a relevé le ministre chargé des relations avec les institutions.
Daniel Coulibay
Des experts du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) se satisfont, mais aussi des défis à relever de la gouvernance ivoirienne, après une mission à Korogho, une ville située au nord du pays.
Ces experts de « haut niveau », qui ont séjourné dans la ville, de dimanche à lundi, dans le cadre d’une mission d’évaluation externe du rapport national d’autoévaluation de la gouvernance de la Côte d’Ivoire, ont estimé que de « bonnes pratiques » avaient été enregistrées dans certains domaines mais que des efforts restaient à faire dans d’autres.
La ville de Korhogo a été appréciée par le chef de la délégation, Pr Khayal Mahammat, pour sa propreté et l’hygiène, le niveau d’équipement et l’excellence prônée par l’université Péléforo Gon Coulibaly, ainsi que par l’intérêt particulier que les autorités locales portent au développement de la région.
Le chef de la délégation relève tout de même des choses qui ne sont pas intéressantes. Il a déploré les conditions de travail « abominables » dans une fabrique de beurre de karité, tandis qu’un autre membre de la délégation pointait des insuffisances en matière de service de santé de spécialité dans la localité.
L’évaluation du MAEP ne vise pas à attribuer des bons ou mauvais points, mais à aider le pays à se regarder dans un miroir, c’est-à-dire à relever les côtés positifs et les côtés négatifs de sa gouvernance, ainsi que les questions transversales qui y sont associées, dans l’espoir de lui permettre de relever les défis identifiés, a-t-il précisé.
A la fin du processus d’évaluation, un plan national d’actions contenant des propositions de solutions aux problèmes relevés doit être adopté par notre pays.
Ce plan sera revisité tous les deux ans, de façon à l’accompagner progressivement dans une gouvernance de plus en plus inclusive et participative, a expliqué l’expert du MAEP.
Créé en 2002 à l’initiative de l’Union africaine pour promouvoir la bonne gouvernance à travers un mécanisme d’évaluation par les africains eux-mêmes, le MAEP a vu l’adhésion de la Côte d’Ivoire en 2015.
Daniel Coulibaly/Source AIP
Le président de la Cour des comptes de l’UEMOA, Malick Kamara Ndiaye, a affiché lundi à Abidjan, la volonté de l’institution à harmoniser les opérations dans les instances de contrôle pour permettre la mise en place d’un référentiel concilié, à l’échelle communautaire, capable d’amener toutes les juridictions à conduire de manière uniforme les Chambres de chaque pays membres.
M. Kamara intervenait à la première réunion du comité de pilotage chargé de la supervision et du contrôle technique des travaux. Il a affirmé que cette idée est née du constat de la diversité dans les procédures de contrôle des institutions financières internationales et a relevé l’inexistence de manuels de référence au niveau de certaines Cours, sur un même territoire. Cette initiative entend assurer le bon fonctionnement des Cours des comptes des Etats membres.
Le président de la Cour des comptes de l’UEMOA a ajouté que ce guide de vérification fixera à l’échelle communautaire, les règles, méthodes et principes généraux auxquels devront se référer toutes les Institutions supérieures de contrôle des finances publiques (ISC) des pays membres et la Cour des comptes de l’UEMOA.
Pour le président de la Cour des comptes de Côte d’Ivoire, Kanvaly Diomandé, la présence de tous les Etats membres de l’espace UEMOA à cette rencontre qui vise l’élaboration des normes internationales, permettra de poser efficacement, les fondements solides de la gestion des finances publiques de leurs pays respectifs.
« Avec le Code de transparence et la norme, beaucoup de choses vont changer de sorte que le contrôle puisse se faire de façon unilatérale dans tous les huit pays. Nous ne voulons pas être en retard par rapport au reste du monde », a ajouté Kanvaly Diomandé.
Source: AIP
La représentation locale de la fondation allemande Friedrich Naumann a lancé, au niveau national, la deuxième édition du concours « Falling Wall Lab »-Abidjan, au cours d’une conférence de presse, le jeudi 12 juillet 2018. L’objectif principal de ce concours est de promouvoir l’esprit entrepreneurial et la recherche scientifique.
Le « Falling Wall Lab » ou « Faire tomber les murs », journée de l’innovation et de la recherche scientifique, se veut être comme une tribune pour les étudiants, doctorants, post-doctorants, chercheurs, etc., afin de présenter des solutions innovantes aux entreprises et à la société de développement.
Une opportunité pour notre pays d’améliorer son rang de 123ème mondial (19,96/100) en matière d‘innovation tel qu’indiqué par le rapport mondial sur l’innovation.
Les chercheurs juniors et seniors, les innovateurs ou toute personne ayant une idée innovante dans tous les domaines (médecine, agriculture, éducation, technologie, sciences humaines, économie, etc) peuvent ou peut faire acte de candidature. Les intéressés doivent postuler via le site : https://falling-walls.com/lab/apply/africa. Et ce, jusqu’au 16 août prochain.
Une première présélection permettra de retenir 30 candidats desquels seront selectionnés 16 pour la finale locale du mardi 18 septembre 2018 à l’Institut Goethe–Abidjan devant un jury. Mais avant, ces finalistes bénéficieront d’une session de formation sur le pitch (présentation de 3mn d’un projet qui doit convaincre en peu de temps). Parmi ces 16, seulement 3 seront primés, et les autres recevront un diplôme de participation.
Le vainqueur représentera la Côte d’Ivoire à la finale mondiale du « Falling Wall Lab » en novembre 2018 à Berlin(Allemagne) contre 99 autres candidats. Une expérience déjà vécue parle le vainqueur de l’édition 2017 Samuel Sevi. Même si son innovation qui consiste à apporter un protège-tasse à latex d’hévéa aux planteurs n’a pas retenu l’attention du jury.
«Le « Falling Walls Lab » se présente comme une plateforme pour valoriser l’innovation et la recherche scientifique. Il s’agira pour les candidats de présenter des solutions qui peuvent être des besoins pour des entreprises », a expliqué Magloire N’Déhi, chargé de programmes/Communication à la fondation.
Les innovations du « Falling Walls » Abidjan 2018 sont entre autres les stands d’exposition, démonstrations d’expériences et recherches scientifiques, coaching pour entrepreneurs et chercheurs.
Mais l’innovation majeure, a-t-il souligné, est le panel qui portera sur le thème : « Recherche scientifique et innovation : quel impact sur le développement des entreprises et le progrès social ? ».
L’université Felix Houphouët Boigny est le partenaire scientifique de cette édition, et d’autres structures publiques comme privés qui vont accompagner ce concours de l’innovation et de la recherche scientifique au niveau national.
Daniel Coulibaly
Le ministre ivoirien de l'Agriculture Sangafowa coulibaly à la tête d’une délégation du RDR, parti au pouvoir, composée des députés Imbassou Ouattara et Nassaratou Diaby, a mobilisé les militants de la commune de Yopougon pour la révision de la liste électorale, le samedi 16 juin 2018, au siège du RDR, sis à Yopougon-Wassakara.
La forte pluie n'a en rien entaché à la détermination des partisans du président ivoirien, Alassane Ouattara. Ils sont sortis nombreux pour répondre à l’appel de l'encadrement politique local du parti, afin d’écouter les émissaires de Henriette Dagri Diabaté, présidente du RRD.
Le ministre Sangafowa Coulibaly a demandé aux uns et autres de s’impliquer résolument dans cette opération de révision de la liste électorale.
Pour lui, c’est une occasion, une opportunité pour le RDR de la commune de Yopougon dont le maire est Gilbert Koné KAFANA, cadre du parti, d'asseoir sa suprématie avec l'appui des partis politiques frères, membres du RHDP. Il a, donc, invité tous les militants et surtout, les femmes et les jeunes à prendre d'assaut les lieux d'enrôlement.
Sur le projet du parti unifié RHDP, cher à Alassane Ouattara, le ministre Sangafowa Coulibaly a indiqué que les choses avancent. « Le parti unifié est la seule alternative crédible pour consolider la paix et le développement en Côte d'Ivoire »,a-t-il soutenu.
Le responsable de la politique d'identification du RDR a précisé que l’opération prendra une semaine (du 17 au 24 juin), et cela est possible.
« Si on arrive à faire voter tout le corps électoral en une journée, on peut faire la révision électorale en une semaine ", a soutenu Sangafowa Coulibaly.
Imbassou Ouattara, député et 2 ème Adjoint au maire de Yopougon, membre de la délégation du ministre, est revenu sur la nécessité du parti unifié, en évoquant les avantages de ce projet porté depuis les Accords politiques d'Accra III et de Marcoussis par les présidents Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara.
" Houphouët-Boigny a laissé un héritage important à la Côte d'Ivoire. Et nous devons accepter l'élan d'Alassane Ouattara. Il s'agit d'un parti fort pour maintenir la paix pendant longtemps, un grand parti qui va pouvoir gouverner pendant longtemps et mieux la Côte d'Ivoire, un instrument pour sauver la Cote d'Ivoire " a-t-il dit.
Daniel Coulibaly/Source: Serv Com mairie
Weibin Tang, ambassadeur de la République populaire de Chine en Côte d’Ivoire, a indiqué que les relations sino-ivoiriennes sont dans « les meilleurs moments historiques », le jeudi 12 avril 2018, à la Maison de la presse d’Abidjan. C’était à l’occasion de la remise des prix médias du concours dénommé «La Chine à mes yeux » initié par l’ambassade de Chine à l’endroit des journalistes ivoiriens ayant séjourné dans ce pays.
Selon lui, ces dernières années les coopérations sino-ivoiriennes ont pris une tournure figurante, marquée par la multiplication des échanges de hauts niveaux, le renforcement de la confiance politique mutuelle, l’ouverture de la coopération militaire, l’intensification des échanges culturels et humains, etc.
«La Chine et la Côte d’Ivoire sont aujourd’hui de bons amis et de bons partenaires unis dans un partenariat gagnant-gagnant. Et mutuellement bénéfique et fondé sur le principe de sincérité et de confiance réciproque », a-t-il ajouté.
A l’endroit des journalistes ivoiriens, Weibin Tang a salué le « bon niveau des échanges » entre le milieu des médias chinois et ivoiriens qui se traduit par la participation de plusieurs journalistes ivoiriens à des séminaires de renforcement de capacité chaque année en Chine.
"Les médias sont très importants dans le processus de développement d’un pays. Les journalistes doivent avoir une analyse objective et impartiale dans le traitement des informations au sujet d’un pays. Je suis donc très heureux de constater que la plupart des journalistes ivoiriens ont toujours respecté la déontologie dans leur travail", a-t-il insisté, sans manquer de les remercier pour leurs articles sur la Chine, après y avoir séjourné.
En outre, M. Tang s'est engagé à offrir des ordinateurs pour la salle informatique de la MPA dont la quasi-totalité des machines est hors service, suite à une liste de doléances à lui adressée par Moussa Traoré, président de l’UNJCI (Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire).
Moussa Traoré a, de ce fait, salué cette franche collaboration entre l’ambassade de Chine et les journalistes ivoiriens.
M. Traoré a aussi plaidé pour que les journalistes soient les plus privilégiés sur la liste des participants. Car « ils sont les mieux placés pour rapporter les vraies informations sur la Chine », a-t-il souligné.
Par ailleurs, les prix médias 2017 du concours « La chine à mes yeux » ont été remis aux 24 lauréats. Le prix du meilleur reportage est revenu à Ousmane Ténin Bê du quotidien Nord-Sud et celui du meilleur partenaire média à Fraternité Matin. A cela s’ajoutent d’autres prix.
" Nous promettons de faire notre travail afin de garder ce niveau de coopération entre laa Côte d'Ivoire et la Chine et entre l'ambassade et les journalistes ivoiriens", a rassuré Ziao Hamadou, journaliste au quotidien l’Inter, au nom des recipiendaires.
Le concours « La Chine à mes yeux » a été initié dans l’optique de promouvoir les échanges entre les milieux médiatiques chinois et ivoiriens, d’aider la population ivoirienne à connaitre de façon globale et objective la Chine réelle et surtout de resserrer les liens d’amitié entre les deux pays. En juin prochain, 25 professionnels des médias ivoiriens sejourneront en Chine.
Daniel Coulibaly
Lors d’une cérémonie de remise des prix médias 2017 du concours « La chine à mes yeux » à la Maison de la presse d’Abidjan, en présence de Tang Weibin, l'ambassadeur de Chine en Côte d’Ivoire, le jeudi 12 avril, le président de l’UNJCI(Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire), Moussa Traoré, a annoncé la construction d’une grande salle de conférence préfabriquée dans la cours de la Maison des journalistes.
«Ca sera une salle préfabriquée, a fait savoir Moussa Traoré, dont le coût avoisine les 15 millions de Fcfa ».
Le président de l’UNJCI a demandé le soutien de l’Ambassade de Chine dans ce projet, et aussi pour l’équipement de l’actuelle salle de conférence en matériel dont une vidéo-conférence sur la liste des doléances transmises à l'ambassadeur Tang Weibin.
Daniel Coulibaly
L’administrateur de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), Adama Ouane, a transmis, lundi, au président ivoirien, Alassane Ouattara, un message de la secrétaire générale, Michäelle Jean, l’invitant au XVIIème Sommet de la Francophonie les 11 et 12 octobre à Erevan en Arménie.
Cette invitation vient en appui de celle des autorités arméniennes, a indiqué l’émissaire de Michäelle Jean.
La Côte d’d’Ivoire a obtenu le quitus du Conseil d’orientation des Jeux de la Francophonie pour « la parfaite » organisation des VIIIèmes Jeux en juillet à Abidjan, a ajouté Adama Ouane.
» Ces Jeux ont désormais une dimension planétaire grâce au succès d’Abidjan; et nous avons convenu que l’enjeu dépasse les jeux », a-t-il conclu.
AIP
La Côte d’Ivoire préside la 121ème session du Conseil de l’Organisation Internationale du Café (OIC) qui se tient du 9 au 13 avril 2018, à Mexico, en présence du représentant permanent de la Côte d’Ivoire auprès des Organisations internationales de produits de base, Aly Touré.
La 121e session ordinaire examinera plusieurs questions visant à renforcer la chaîne de valeur mondiale du café, notamment la problématique des prix du café qui sera présentée par un chercheur de l’Université de Columbia(Etats-Unis). Elle fait suite à la précédente réunion de septembre 2017, à Yamoussoukro.
Par ailleurs, les préparatifs de la 5e Conférence mondiale sur le Café prévue pour avril 2020, en Inde, seront soumis aux différentes délégations des pays membres. Et l’OIC délibérera sur des sujets d’ordre administratif et financier avant de procéder au renouvellement de ses organes secondaires.
Ce qu’il faut souligner, c’est que cette rencontre se déroulera dans un contexte particulier, eu égard à l’annonce récente du retrait des Etats-Unis, de cette instance, à compter du 03 juin 2018.
Cependant, l’Organisation Internationale du Café (OIC) qui a été créée en 1963 comme la principale organisation intergouvernementale chargée des questions du café devrait continuer de représenter la quasi-totalité des participants de cette filière.
Daniel Coulibaly
Source : OIC
Dans le cadre d’une visite d’amitié et de travail, la secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères et à la Coopération du Portugal, Mme Teresa Ribeiro sera à Abidjan du 7 au 10 avril 2018, rapporte le quotidien gouvernemental Fraternité Matin.
Cette visite s’inscrit dans le cadre du développement des relations bilatérales entre la Côte d’Ivoire et le Portugal. La délégation de Mme Teresa Ribeiro sera composée de Hauts Fonctionnaires de l’Administration portugaise. Il est prévu dans son agenda une séance de travail avec le ministre ivoirien des Affaires Etrangères, Marcel Amon-Tanoh qui portera principalement sur les liens de coopération entre les deux pays. A cela s’ajoutent les ministres ivoiriens de l’Economie et des Finances, Adama Koné, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Ramata Ly-Bakayoko et de la Salubrité, de l’Environnement et du Développement Durable, Anne Désirée Ouloto. Mme Teresa Ribeiro aura également a rencontré les autorités de la Banque Africaine du Développement (BAD).
Rappelons qu’en septembre 2017, le Chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara a effectué une visite au Portugal. A la suite de cette visite, de hautes personnalités portugaises dont l’ancien vice Premier ministre M. Paulo Portas a séjourné à Abidjan du 21 au 24 février et le ministre de la Défense Nationale du Portugal, M. José Alberto Azeredo Lopes du 24 au 25 février 2018.
Source : Ambassade de Côte d’Ivoire à Lisbonne
Daniel Coulibaly
Le Secrétariat exécutif du Comité de Concertation Etat/Secteur privé (SE-CCESP), à travers la direction générale de l’Economie (DGE) a rendu public les points clés de la note de conjoncture sur la situation économique et financière à fin décembre 2017. Elle a été marquée par une hausse des principaux agrégats, comparativement à ceux de la période de 2016.
Le secteur primaire a été caractérisé par une hausse de 24,4% des productions du cacao, de 7,0% des productions du palmier à huile, de 28 ,0% des productions du caoutchouc naturel, de 9,5% des productions d’anacarde, de 6,1% des productions du coton, de 25,7% des productions de l’ananas, de 2,6% des productions de la banane dessert et par un repli de 68,2% de la production du café.
La production vivrière connait une progression de : 18,0% de la production des tubercules portée par le manioc ; 4,0% pour la banane plantain ; 3,7% pour l’igname ; 3,1%, pour la patate douce ; 2,9% pour le taro ; 4,6% pour les autres cultures vivrières.
Au niveau du secteur secondaire, on a enregistré une tendance haussière de 4,3%, attribuable à la dynamique du secteur manufacturier avec +9,0%, une stagnation de l’activité de la branche électricité gaz et eau à 01,0%, et une contraction des industries extractives à -17,3%, tandis que l’activité industrielle hors extraction connait une croissance de 8,2%.
En ce concerne le secteur tertiaire, il affiche une évolution de ses composantes, notamment l’indice du chiffre d’affaires du commerce de détail (+8%) en termes nominaux, le nombre de passagers du transport aérien (+ 12,1%), la consommation des carburants gasoil et super (+ 8,3%) du transport routier le volume global de marchandises du transport maritime (+2,8%), la chute du trafic global des marchandises du transport ferroviaire (-0,8%).
Les segments du marché des TIC (la téléphonie mobile, la téléphonie fixe et l’internet) affichent, quant à eux, une progression de 29,1%. Qui se traduit par l’emploi moderne avec une progression de + 6,5% correspondant à une création nette de 58 690 emplois avec une augmentation de 7,2% au niveau du secteur privé et 3,9% au niveau du secteur public; les finances publiques caractérisées par une plus-value des recouvrements (4 478,2 milliards contre un objectif de 4 573,4 milliards) et une sous consommation des dépenses notamment des dépenses en investissement ; les échanges extérieurs de marchandises en commerce spécial et hors biens exceptionnels sont marqués par un accroissement en glissement annuel des exportations (+8,8%) et des importations (+3,3%) avec un excédent commercial de 1 708,4 milliards en hausse de 29,7% (+391,4 milliards) par rapport à l’excédent de 2016 et la Situation monétaire et marché boursier avec d’une part, une progression de 19,7% de la masse monétaire qui atteint 10,143,4 milliards sous l’effet conjugué de la hausse des avoirs extérieurs nets (+44,9% ; +812,0 milliards) et des crédits intérieurs nets (+14,0% , +986,4 milliards), et d’autre part un repli du marché régional des valeurs mobilières qui connait un fléchissement de ses indices BRVM 10 et BRVM composite de 13,3% et de 13,1% respectivement.
Daniel Coulibaly
Qui de la direction générale de la compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) et de l’Etat se charge de la tarification de la consommation de l’électricité en Côte d’Ivoire? Si jusque-là, bien de personnes donnaient cette tâche à la CIE, elles se trompaient.
«L'État est le propriétaire de l'ensemble des infrastructures du secteur de l'électricité en Côte d'Ivoire (…) donc, c'est l'État qui fixe le tarif de l'électricité», a déclaré, Emmanuel Kouadio, secrétaire général de la CIE, à l’occasion des Africa Digital Communication Days (ADICOM DAYS), le vendredi 2 mars dernier à Abidjan.
Cette affirmation aux allures d’une révélation situe bien d’Ivoiriens sur la tarification du coût de l’électricité dans le pays qu’on croyait être du ressort de la CIE.
Une déclaration qui pourrait relancer le débat sur la cherté de l’électricité, quand on sait que le pays produit de l’électricité et en vend même à ses voisins.
Rappelons que cette question du coût élevé de l’électricité a créé une grogne des populations en 2016, suite à des factures jugées insupportables. Les populations s’en étaient prises aux installations de la CIE à Bouaké et dans plusieurs autres villes du pays. Le gouvernement avait appelé au calme, en annonçant plusieurs mesures pour le règlement de la facture litigieuse et la fin du monopole du secteur de distribution de l’électricité.
En outre, le secrétaire général de la CIE a indiqué que l’entreprise a fait un chiffre d’affaires de près de 600 milliards FCFA en 2016. 400 milliards de FCFA ont été reversés à l’Etat ivoirien et 164 milliards de FCFA à la compagnie.
La Côte d’Ivoire est productrice et exportateur d’électricité dans la sous-région depuis plusieurs années. Mais le coût d’électricité demeure insupportable pour une grande partie de la population. Conséquence immédiate: la CIE fait face à de nombreux réseaux de fraudeurs dont les activités font perdre à la compagnie et même à l'Etat des centaines de milliards de nos francs chaque année.
Daniel Coulibaly
Sur 82.363 demandes d’affectation reçues, 20.545 nouveaux Bacheliers ont été orientés dans les Universités publiques de Côte d’Ivoire, dont 8.044 jeunes filles (32%) et 4503 Bacheliers dans l’Université virtuelle, a indiqué le ministre Bruno Nabagné Koné, porte-parole du gouvernement, après le conseil des ministres du mercredi 28 février 2018.
Quant aux Bacheliers affectés dans les Universités privés d’Enseignement supérieur, ils sont au nombre 61.818 (75%), précisant que ces orientations rentrent dans le cadre de l’année Universitaire 2017–2018.
Aussi, le Conseil a-t-il pris une ordonnance réduisant le montant du Droit de timbre applicable au Document Unique de Transport (DUT), antérieurement fixé entre 1000 et 4000 F CFA, à un montant unique de 500 F CFA, quelle que soit la charge utile des véhicules de transport ou la nature du produit transporté.
A cela s’ajoutent les nominations de l’ancien Général de l’Armée à la retraite Soumaïla Bakayoko au Conseil d’Administration de la Société Ivoirienne de Raffinage (SIR) et de Rémi Allah Kouadio, au Conseil d’Administration du Bureau National d’Etudes Techniques et de Développement (BNETD), représentants le Président Alassane Ouattara.
Daniel Coulibaly
La Côte d’Ivoire n’est pas un grand producteur de pétrole, selon des spécialistes de la question. Cependant, elle a décidé de mettre l’accent sur l’exploitation de ses ressources énergétiques, d’où un investissement de 10.000 milliards de FCFA sur les 15 prochaines années dans le secteur.
Le sous-sol ivoirien contient du pétrole, du gaz et du charbon. Seuls le pétrole et le gaz sont exploités par des firmes internationales dont la compagnie pétrolière américaine Anadarko, le britannique Tullow Oil, le groupe français Total, le Russe Lukoil, etc.
Entre 2011 et 2017, le pays a investi 10 milliards d’euros, soit près de 7 000 milliards de F CFA dans le secteur, a confié le ministère ivoirien de l’Énergie.
En 2017, la production moyenne de pétrole brut réalisée est « d’environ 34 mille barils par jour » et celle du gaz naturel « d’environ 216 millions de pieds cube par jour », selon le directeur général de l’Energie, Cissé Sabati.
En termes de capacités de stockage des produits pétroliers liquides, a-t-il ajouté, le pays dispose actuellement de 440.000 m3 et 19.095 tonnes métrique en attente pour le gaz butane.
De son côté, la Société ivoirienne de raffinage(SIR) dont l’’activité principale est la production du pétrole raffiné auquel est associé le gaz produit 3,8 millions de tonnes de pétrole brut chaque année. Les produits sont : le Butane, le Super sans plomb, le Pétrole lampant, le Kérosène, le Gasoil, le Distillate Diesel Oil (DDO), le Fuel Oil 180, 380 & 450 CST…
S’agissant de l’énergie, la Côte d’Ivoire dispose de plusieurs barrages hydroélectriques dont le barrage de Soubré( 275MW), Taabo (210 MW), Kossou (174 MW)), Ayamé 1 et 2 (50 MW)), Buyo (165 MW) et Fahé (5 MW) et quatre centrales thermiques pour une production énergétique nationale de 2475 MW. Qui devra passer à 4000 mille d’ici 2020, et à 6.000 mégawatts en 2030, selon les autorités ivoiriennes.
L’exportation de l’énergie vers le Togo, le Bénin, la Sierra-Leone, le Libéria, la Guinée, le Burkina-Faso le Mali, etc rapporte 5 milliards de FCfa, avait soutenu l’actuel vice-président ivoirien, Daniel Kablan Duncan, alors Premier ministre en 2016.
La Côte d’Ivoire est devenue producteur de pétrole dans les années 80 et exportateur depuis 2002. Selon une étude réalisée sur les activités pétrolières dans le pays, depuis l’époque coloniale à aujourd’hui, 16 blocs ont été, en tout, délimités dont 11 proposés à l’exploration. A ce jour, il faut compter avec environ 60 blocs dont une vingtaine attribuée.
Notons que le premier gisement d'hydrocarbures offshore, dénommé Bélier a été découvert en 1974 à Grand-Bassam. Pour le gisement "Espoir" au large de Jacqueville en 1979, le gisement gazier "Foxtrot" dans le bloc B1 en 1981.
Avec une production actuelle d’environ 34 mille barils par jour, les autorités ivoiriennes veulent atteindre 200 000 barils/jour d’ici 2020.
Daniel Coulibaly
Trois localités ivoiriennes ont raccordées au réseau électrique national via le barrage hydroélectrique de Soubré, inauguré en novembre 2017. Il s’agit de Petit Guéyo, Petit Mayo et Kpéhiri. Ce qui porte à 4 537, le nombre de localités électrifiées grâce au programme national d’électrification rurale (PRONER) initié par l’Etat de Côte d’Ivoire.
Situées dans la région de Nawa, ces trois localités sont les toutes premières qui bénéficient de la connectivité du barrage hydroélectrique de Soubré, après son inauguration en novembre 2017. La cérémonie de mise sous tension a eu lieu le 26 décembre 2017.
Une action qui cadre avec l’ambition du gouvernement ivoirien de mettre sous tension toutes les agglomérations d’au moins 500 habitants en Côte d’Ivoire.
C’est aussi le résultat du programme national d’électrification rurale (PRONER) initié, en 2013, par l’Etat de Côte d’Ivoire pour un coût global d’environ 600 milliards de FCFA, et qui vise à électrifier tous les villages d’au moins 500 habitants et toutes les autres localités en deçà de 500 à l’horizon 2020.
Ce programme est mis en œuvre par CI-Energies, la société en charge de « planifier et d’assurer le développement électrique de la Côte-d’Ivoire ».
A ce jour, environ 1000 villages restent à électrifier dans le cadre du PRONER. Mais sur les 8513 localités que compte le pays, il reste encore 5666 non électrifiées, selon les chiffres du bureau d’études Innovation énergie développement(IED).
CI-Energies chiffre à 2 847 le nombre de localités électrifiées en 2011 et à 4 537 à la fin décembre 2016, soit une croissance de 59%.
En couverture nationale, le taux avoisine 53% au 31 décembre 2016 tandis que le taux d’accès à l’électricité est d’environ 80% à la fin décembre de cette même année.
Malgré ces résultats, beaucoup d’efforts restent à faire dans l’objectif d’une électrification totale du pays.
Pour ce faire, l’Etat ivoirien veut doubler sa production actuelle de 2000 mégawatts à 4000 MW à l’horizon 2020. Et ce, à travers la construction d’infrastructures électriques modernes à Abidjan et à l’intérieur du pays.
L’objectif final est de fournir en électricité la quasi-totalité des localités du pays d’ici 2025, visant à faire du pays un hub énergétique dans la sous-région ouest africaine.
A l’orée 2030, le pays entend aussi disposer d’un mix énergétique avec 26% de charbon, 16% d’énergies renouvelables, 26% d’hydroélectricité et 32 % de thermique pour un ensemble d’investissement estimé à 10.000 milliards de FCFA sur les 15 prochaines années.
Daniel Coulibaly
En Côte d’Ivoire, la production d’or est passé de 12 tonnes en 2011 à 25,395 tonnes en 2017, soit une hausse de 2,5% pour un chiffre d’affaires de 539 milliards de F CFA contre 483 milliards en 2016, soit une hausse de 10%.
C’est l’information donnée par le porte-parole du gouvernement, le ministre Bruno Koné de la Communication, de l’Economie numérique et la Poste, à l’occasion de la traditionnelle conférence de presse après chaque conseil des ministres, le mercredi 24 janvier 2018.
Selon lui, ce secteur a contribué pour 56,4 milliards de F CFA aux recettes fiscales, soit une hausse de 38,8% comparée aux chiffres de l’année précédente. Le nombre d’emplois dans le secteur est passé de 8271 en 2016 à 10524 en 2017.
Le gouvernement a délivré 29 permis de recherche dont 8 pour l’or et 5 pour le diamant à des entreprises minières en 2017, portant le nombre total des autorisations de recherche à 164 sur l’ensemble du territoire national.
Les quatre mines d’or (la mine d’or d’Ity, la mine d’or d’Agbaou, la mine d’or de Tongon, la mine de Bonikro) du pays sont exploitées par le groupe britannique Randgold à Tongon, l’australien Newcrest Mining à Bonikro, le canadien Endeavour Mining à Ity et Agbaou.
La Côte d’Ivoire possède de l’or, du diamant, du fer, du nickel, du manganèse, de la bauxite et du cuivre, du tungstène, de la tantalite, du cobalt, de l’étain et des pierres ornementales. Seuls l’or et le manganèse sont exploités industriellement.
L’activité minière contribue à 5% du PIB.
Daniel Coulibaly
La carrière de Didier Drogba tire à sa fin. A 39 ans (né en 1978), l’ancien capitaine des Eléphants (2002-2014) actuellement sociétaire du Phoenix Rising FC(Etats-Unis) a dit raccrocher en 2018. Une fin de carrière qui rime bien avec des affaires à travers le monde et particulièrement en Côte d’Ivoire.
De la France (Marseille, Mans, Guingamp) en passant par l’Angleterre(Chelsea), la Chine(Shanghai), le Canada (Impact de Montreal), la Turquie(Galatasaray) jusqu’aux Etats-Unis (Arizona United SC), Didier Drogba a illuminé les terrains de football par son talent, et s’est même fait une notoriété mondiale incontestable.
Le footballeur que les siens surnomment affectueusement « Gbagbadê » c’est-à-dire la « foudre » aura marqué son temps par ses exploits. Grâce au football, il s’est bâti une fortune colossale estimée à 275 millions d’euros, soit 180 milliards de FCFA, selon le Magazine économique américain « People With Money ».
En fin de carrière, Drogba s’est frayé un chemin dans le monde du business contrairement à de nombreux anciens joueurs qui ont choisi de faire la politique, le métier d’entraineur ou encore de consultant sportif.
Après donc le ballon rond et les multiples distinctions, c’est dans le secteur aurifère que le fils d’Albert Drogba a décidé d’investir dans son pays.
Ainsi, il acquiert 5% des actions de la mine d’or d’Ity(SMI) en 2014. Avant de racheter 5 autres pour cent des 30% des parts de l’Etat de Côte d’Ivoire que détenait la Sodemi(Société pour le développement des mines) en 2017.
L’homme d’affaires Didier Drogba détient désormais 10% du capital de la Société des Mines d’Or d’Ity, ex-propriété de la société minière La Mancha, à travers sa structure Drogba Group. Les 25% restant sont à la société Endeavour Mining Corp, coptée à la bourse de Toronto et enregistrée aux îles Caïmans.
En somme, Endeavour Mining détient 80% du capital de la mine d’or d’Ity, tandis que Didier Drogba en possède autant que l’Etat ivoirien 10%.
La mine d’or d’Ity, la plus grande mine d’or du pays, a été ouverte en 1991 et a produit plus de 800 000 onces d’or. Selon le média spécialisé Mining Weekly, la Société des Mines d’Or d’Ity envisagerait un projet d’agrandissement de 300 millions de dollars, qui permettra d’augmenter la production de 31%, à 1,9 million d’onces. Avec le prix d’une once à environ 1240 dollars.
L’enfant de Niagbrahio pourrait bien se frotter les mains pour cette bonne affaire dans le secteur aurifère de son pays.
En dehors du secteur aurifère, Didier Drogba œuvre également dans l’humanitaire. En 2017, avec sa « Fondation Didier Drogba », un premier hôpital sur cinq qu’il a prévu construits dont un à Yamoussoukro, San Pedro, Man et Korhogo a été inauguré d’un coût total de 500 millions CFA. A cela s’ajoute l’ouverture d’une école primaire qui porte son nom dans le village de Pokou Kouamekro (département de Gagnoa), le 17 janvier dernier.
Daniel Coulibaly
Germain N'dri Aphing-Kouassi, directeur de cabinet au ministère ivoirien du Tourisme, a indiqué que la Côte d’Ivoire vise 5 millions de touristes à l’horizon 2020.
M. Aphing-Kouassi s’exprimait à l’occasion de la 2ème édition de Travel Awards organisée par Jumia Travel, le jeudi 25 janvier 2018 au Sofitel Hôtel ivoire d’Abidjan, où il représentait le ministre du Tourisme, Siandou Fofana.
«Le tourisme peut aider à dynamiser l’économie d’un pays. Et le ministère est bien conscient de cela et veut faire de notre pays la 5ème destination africaine », a-t-il ajouté, indiquant que l’initiative de Jumia Travel contribue à la relance du tourisme et oblige les hôteliers à améliorer leurs services.
Cyrille Nomel, directeur général de Jumia Travel, a expliqué que ces Awards ont pour objectif de créer une saine émulation entre les hôteliers, afin de les encourager à améliorer la qualité de leurs services, et visent également à récompenser les meilleurs du secteur.
Ainsi le meilleur hôtel de l’année 2017 est Sofitel hôtel Ivoire-Abidjan, selon le vote du public (50%) et les appréciations du jury (50%).
Meilleur groupe hôtelier national : Groupe Iroko (5 hôtels)
Coup cœur du voyageur : Romano Lodge (prix attribué à l’hôtel ayant eu la plus forte notation par les clients sur le site Jumia Travel
Meilleur hôtel partenaire : Hôtel Safir Abidjan (Prix attribué à l’hôtel ayant enregistré le plus de réservations via Jumia Travel en 2017)
Meilleure compagnie aérienne : Air Côte d’Ivoire
Meilleur hôtel corporate : hôtel de la Résidence (plus de réservation business via le site Jumia Travel)
Meilleur site/blog web touristique : Ivorian Food (prix attribué au site/Blog web touristique faisant la promotion de la destination Côte d’Ivoire)
Meilleur hôtel dans le grand Nord : Iris Frontière(Odienné)
Meilleur hôtel dans le Sud : Sofitel Hôtel ivoire-Abidjan
Meilleur hôtel grand Ouest : Sodetherm Hôtels les Cascades
Meilleur hôtel grand Est : l’Auberge Akwaba(Krindjabo)
Meilleur hôtel grand Centre : Hôtel de l’Art(Bouaké).
C'est dans l'optique de participer à la promotion du secteur du tourisme en Afrique que Jumia Travel organise les Travel Awards. Pour cette édition 2018, la cérémonie s’est déroulée simultanément en Algérie, en Côte d’Ivoire, en Tanzanie, en Ouganda, au Cameroun, au Ghana, au Nigeria, au Sénégal. Le Kenya célébrera ses Awards le 1er février 2018.
Daniel Coulibaly
Le cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani sera à Abidjan ce vendredi dans le cadre d’une tournée officielle en Afrique de l’Ouest. Cette tournée prévue sur trois jours devra le conduire dans six pays africains à « fort potentiel économique ».
En ce qui concerne, la Côte d’Ivoire il faut rappeler que le président ivoirien Alassane Ouattara avait effectué une visite de 72 heures au Qatar en 2013, où il a rencontré l’émir du Qatar avec qui "il a évoqué l’état des relations entre la Côte d’Ivoire et le Qatar et la nécessité de leur renforcement". Alassane Ouattara a même annoncé l’ouverture d’une ambassade à Doha.
L’émir du Qatar a débuté sa visité au Sénégal dans la matinée du mercredi, avant de se rendre dans l’après-midi à Bamako(Mali), en Guinée(Conakry), au Burkina-Faso (Ouaga). Le Ghana suivra après l’étape ivoirienne.
Le but de cette tournée est de diversifier ses partenariats et son économie, a indiqué à la presse le ministère qatari des affaires étrangères.
La signature de nombreux accords de coopération dans les domaines de la santé, de l’éducation, des mines, de l’énergie ou encore de la sécurité alimentaire est prévue.
Le Qatar va par ailleurs participer au financement d’un hôpital dédié à la lutte contre le cancer au Burkina, à hauteur de 11,6 millions d’euros.
Daniel Coulibaly
Bernhard Gaksch, responsable du produit Swiss E-learning Institute à QNET, a présenté cet institut à l’occasion d’un entretien. C’était lors de l’O’Con, une convention qui a réuni tous les représentants indépendants Afrique de l’Ouest de la société, à Abidjan, le samedi 16 décembre 2017.
Selon Bernhard Gaksch, Swiss Elearning Institute de QNET est née de la volonté du fondateur de Qnet en 2011.
«Le constat qu’il avait fait, c’est que les différents représentants indépendants qui adhéraient au réseau n’avaient pas le sens des affaires. Et donc nous avons voulu leur donner des cours des affaires pour leur permettre d’être mieux outillés », a-t-il expliqué, soulignant que ce n’est pas uniquement dans le marketing de réseau, mais aussi dans les affaires en général que leurs apprenants sont formés.
A ce jour, fait-il savoir, l’institut compte plus de 200 mille étudiants à travers le monde. Et l’Afrique en compte un grand nombre. Les cours sont uniquement en ligne et se déclinent en 13 modules dont l’entrepreneuriat, le marketing, le management, la gestion de projets, l’Anglais, etc.
[Lire aussi : Interview/ Trevor Kuna (Directeur Exécutif de QNET) : "QNET n'est pas une arnaque"]
«De façon pratique, c’est à travers un système de gestion d’apprenants qu’on arrive à faire la formation en ligne. Les cours sont interactifs », a-t-il dit.
«Le nombre d’étudiants ivoiriens serait difficile à donner, mais l’Afrique a beaucoup d’étudiants. Le constat général, c’est que l’Afrique est le numéro 1 en terme des cours en ligne devant l’Inde », a soutenu M. Gaksch.
En fin de formation, un certificat de développement personnel est délivré aux étudiants. Il y a aussi une possibilité de sortir avec un diplôme de bachelor et Master.
Pour les cours de développement personnel, il faut avoir au minimum 18 ans. Pour les diplômes de bachelor et Master, il faut avoir un BAC. Et ces diplômes doivent être certifiés par le ministère de l’Education nationale du pays, a affirmé Bernhard Gaksch.
«L’éducation est très importante pour l’Afrique, parce qu’elle a un marché croissant. Dans certains endroits de l’Afrique, c’est difficile d’avoir les moyens pour se former et aussi par manque d'infrastructures universitaires. Donc la grande chance avec la formation en ligne, c’est de donner l’opportunité à tout le monde d’étudier à n’importe quel moment et partout. C’est ce que nous essayons de bâtir avec cet institut », a conclu le responsable du produit Swiss Elearning Institute à QNET.
Daniel Coulibaly
Le Centre d’Education pour une Société Durable (Centre ESD) en collaboration avec l’ONG « Œuvre et Restauration » a organisé un atelier d’informations et de renforcement de capacités de 120 jeunes ivoiriens sur les procédures pénales nationales et internationales, le samedi 09 décembre 2017, à Bouaké.
Cet atelier dénommé le «Meet Up » s'inscrit dans le cadre du projet « Observatoire Citoyen » financé par Open Society for West Africa (OSIWA).
Pour Arsène Ludovic, directeur exécutif du Centre ESD, cette initiative à Bouaké répond à un double objectif : le premier étant de voir les jeunes discuter sans complexe ni peur autour du procès de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, et de son ministre de la Jeunesse, Charles Blé Goudé. Et surtout sur la question de justice internationale. Le second est de permettre aux jeunes de pouvoir se faire eux-mêmes leur propre opinion sur le procès qui se déroule présentement à la Haye.
Ouattara Kifory Inza et Tokpo Noël respectivement délégué départemental de Bouaké du Conseil National de Jeunes de Côte d’Ivoire et secrétaire à l’organisation adjoint de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké ont salué la tenue de cet atelier dans leur localité.
Par ailleurs, les propositions et résolutions de cette rencontre seront soumises au ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l'Emploi des jeunes et du Service civique et au ministre de la Solidarité en charge de la cohésion sociale en vue d’encourager l’implication et la participation des jeunes au processus de paix et de réconciliation en Côte d’Ivoire.
Cet atelier a réuni des partis politiques, des organisations communautaires, des associations estudiantines et des leaders d'associations, etc.
Rappelons que le Centre ESD a pour vocation de soutenir l’engagement civique et de formation politique des jeunes.
Daniel Coulibaly/ Source : Centre ESD
L’Université Félix Houphouët Boigny sera le théâtre d’un grand rassemblement ce samedi 9 décembre 2017, à l’occasion d’Abidjan Fitness Day, une activité sportive nationale destinée aux femmes.
Après de nombreuses capitales d’Europe, d’Amérique, d’Asie et Libreville au Gabon, Abidjan lance sa plus grande salle de GYM à ciel ouvert, le temps d’une journée.
Un programme sportif inédit qui vise à inculquer l’importance et la nécessité du sport dans la vie de tous les jours, de prévenir les maladies et les accidents cardiovasculaires (AVC) chez les femmes et de lutter efficacement contre l’obésité.
Selon des statistiques, les maladies cardiovasculaires seraient la 3è cause de mortalité chez les femmes. De même, contrairement aux hommes, celles-ci ont plus de facteurs de risque qui les exposent à l’AVC. Notamment les migraines, la dépression, le diabète, l’arythmie cardiaque. Cette initiative permettra également aux femmes ivoiriennes d’être mieux informées sur les bienfaits du sport dans la lutte contre les maladies causées par l’immobilité du corps humain.
3000 femmes se donneront rendez-vous dans une ambiance festive pour participer à un flash mob, un mannequin challenge et biens d’autres activités sportives, sur les pelouses de l’Université transformées en une piste de danse géante pour l’occasion. 5 coachs venus du Canada, de la France et de la Côte d’Ivoire sont conviés à cette première édition qui se déroulera sous le thème « Sport : facteur de cohésion sociale et outil d’amélioration de l’hygiène de vie ».
Dominique Eliane Yao
Public Relation & Social Media Manager Jumia Travel / Côte d'Ivoire
Nicolas Blixell, responsable d'Ericsson Sénégal et Afrique de l'Ouest, a présenté, via vidéoconférence avec Abidjan, le rapport de novembre 2017 sur la Mobilité, une référence mondiale dans le domaine des TIC, de la téléphonie et d'Internet. Nicolas Blixell soutient qu'avec un taux de pénétration de 40% en mobilité en Côte d’Ivoire, il pourrait contribuer entre 0, 6 à 2, 3 du PIB.
Intitulé «Quelle est l’importance des réseaux de haut débit mobile pour le développement économique mondial ?», ce rapport de novembre 2017 d’Ericsson jette un regard sur l’apport des TIC au développement économique. Les données proviennent de 135 pays parmi lesquels 10 pays subsahariens et le Sénégal.
Il montre que si la pénétration du haut débit mobile augmente de 10%, cela entraîne une hausse de 0,6 à 2,8% du produit intérieur brut (PIB). A en croire Nicolas Blixell, si la Côte d’Ivoire venait avoir un taux de pénétration de 40% en mobilité, il pourrait contribuer entre 0, 6 à 2, 3 du PIB du pays.
En outre, explique M. Blixell, l’Afrique subsaharienne est un marché très spécial, parce qu’en retard par rapport aux autres zones du continent. Mais il est en réel progression. Selon lui, les abonnements mobiles en Afrique passeront de 700 millions en 2017 à 990 millions en 2023. Les utilisateurs de smartphones passeront de 340 à 850 millions.
Les abonnements au haut débit mobile devraient augmenter de 16%, passant de 350 millions en 2017 à 880 millions en 2023. Ceux de la LTE(Long Term Evolution) augmenteraient de 47%, passant de 30 millions en 2017 à 310 millions en 2023 abonnés à la 4G.
En ce qui concerne l’exploitation de la 5G, les premiers abonnements sont attendus à partir de 2020 pour atteindre environ 17 millions d’abonnés à l’horizon 2023 au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
Certes les fournisseurs de services mobiles verront leurs revenus diminuer, mais de nouvelles sources de revenus s’offriront à eux.
Ericsson Research, en collaboration avec l'Imperial College de Londres, confirme scientifiquement que lorsqu'un pays adopte le haut débit mobile cela contribue à un solide développement économique.
A cet effet, Börje Ekholm, le PDG d'Ericsson, a participé à la réunion annuelle de la Commission des Nations Unies pour le développement durable. Il s’agissait d’un appel à l’action pour assurer l’accès à Internet pour tous, afin d’accélérer l’atteinte des 17 Objectifs de Développement Durable.
Daniel Coulibaly
A l’occasion du 6ème Sommet Union africaine(UA)-Union européenne(EU) du 29 au 30 novembre 2017 en Côte d’Ivoire, l’Agence française de développement(AFD) en partenariat avec Bpifrance et La French Tech a dévoilé les 10 start-up lauréates de la deuxième édition du concours d’innovation Digital Africa 2017, lors d’une cérémonie à Abidjan, le lundi 27 novembre 2017. Il s’agit de 5 start-up africaines et 5 autres françaises.
Avec plus de 770 dossiers de candidatures reçus de 37 différents pays, la première phase de ce concours a permis au jury composé d’experts de l’écosystème tech-entreprerneurial en Afrique de faire une pré-sélection de dossiers.
Les experts de l’AFD, Bpifrance et La French Tech ont pu examiner, à leur niveau, le caractère innovant et modèle économique de ces dossiers, avant que le jury ne donne les 10 meilleures start-up de cette édition 2017.
Il s’agit de: Etudesk(Insertion professionnelle-Afrique), Yellow Relay(Transport-France), Ville propre(Urbain-Afrique), Exity(Urbain-France), Tuteria(Formation-Afrique), Youscribe(Edition numérique-France), Lishabora(Agriculture-Afrique), Ethicphone(Fintech-France), Volkeno(Education-Afrique) et Gravity(E-gouvernement-France).
Les 5 start-up africaines bénéficient d’un « pack d’accélération » composé d’un appui technique et financier d’une valeur de 30 000 EUROS de la part de l’AFD.
Et les 5 autres françaises s’offrent un « pack d’accompagnement » d’une valeur de 10 000 EUROS octroyé par Bpifrance pour renforcer leur expertise en Afrique.
Pour Abdoul Khadre Diallo, fondateur de Volkeno, la force du challenge Digital Africa est qu’il favorise le développement de solutions disruptives pour des défis africains.
«Nous souhaitons réaliser un leapfrong dans le domaine de l’éducation une solution novatrice pour démocratiser l’enseignement et faciliter l’insertion professionnelle des jeunes », a-t-il soutenu.
De son côté, Hassan Benjelloun, président de Gravity, se réjouit du fait que Digital Africa lui a permis de faire connaître son projet à un grand public et à des potentiels partenaires.
«La blockchain est un système novateur qui a le potentiel de révolutionner notre rapport à la data. Gravity l’utilise pour fournir des e-documents d’identité à des populations sans papiers officiels. Un moyen de favoriser leur insertion sociale», a-t-il expliqué.
«Nous avons été impressionnés par la capacité d’innovation et de créativité dont ont fait preuve les lauréats. Ils sont la preuve qu’une nouvelle génération d’entrepreneurs émerge pour relever les défis du développement durable grâce à une technologie à visage et à usage humains », a indiqué le jury, ajoutant que ceci constitue une excellente perspective pour le continent.
Daniel Coulibaly
La 3ème édition de la Journée Nationale de Partenariat État/Secteur Privé (JNP 2017) organisée par le Secrétariat exécutif du Comité de Concertation État /Secteur Privé(CCESP) avec l’appui des partenaires du Dialogue Public Privé a eu lieu le lundi 13 novembre 2017 au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire. Le Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly a présidé la cérémonie qui a porté sur le thème «Encadrement du Secteur informel : source de croissance et de compétitivité de notre économie ».
Cette journée a eu pour but de renforcer la vision partagée et complémentaire entre l’Etat et le Secteur Privé pour l’atteinte des objectifs de développement socio-économique du pays par la transition du secteur informel vers le secteur formel.
Ainsi, un accent particulier a été mis sur l'encadrement du secteur informel qui, en faveur de la longue période d’instabilité qu’a connue le pays, a contribué à une réduction subséquente de l’emploi, devenant un levier considérable de l’économie nationale.
A travers le développement de ce thème, l'Etat ivoirien entend parvenir à une structuration de ce secteur, d’une part pour la constitution d'un tissu d'entreprises compétitives indispensables à la croissance économique et d’ autre part pour le renforcement du Dialogue public privé.
Le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, par ailleurs président du Conseil de Concertation a indiqué que ce «partenariat exemplaire va conduire à des reformes tangibles et permettre de maintenir un environnement propice aux affaires et à l’amélioration de la compétitivité des entreprises ».
Il a tenu à rassurer les différents acteurs sur la mise en œuvre effective des recommandations communes, qui seront formulées par les équipes techniques à l’issu des travaux et validation des conclusions par le conseil des ministres.
Adama Koné, Ministre de l’Economie et des Finances, président du Comité Technique de Concertation, a noté une collaboration inclusive entre l’Etat et les acteurs du privé. « Le Chef de l’Etat Alassane Ouattara a décidé de faire du Secteur Privé le principal moteur de la croissance de notre pays », a-t-il dit, avant de réaffirmer la part attendue du secteur privé dans le plan national de développement 2016-2020 qui serait de 18.716 milliards fcfa, soit 62,4% du montant total de 30.000 milliards de FCFA.
Le Ministre de l’Economie et de Finances a, en outre, insisté sur le fait que le moment est venu pour l’Etat et le secteur privé de mutualiser les efforts en vue de juguler le développement du secteur informel et d’en assurer un meilleur encadrement pour la transition vers le secteur formel, afin de favoriser l’éclosion d’une économie plus dynamique et performante ».
Janvier Litse, représentant le président Akinwumi Adesina, de la Banque africaine de développement(BAD) a réitéré les engagements de la banque à la Côte d’Ivoire. Il a de même souligné, le défi de la restructuration du secteur informel qui occupe une place importante dans la plupart des pays en voie de développement. « Nous serons avec vous pour faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent à l’horizon 2020 », a-t-il promis.
"Les interventions constructives enregistrées tout au long de la journée ont permis dans une approche inclusive d’approfondir le diagnostic et l’état des lieux sur la problématique de l’informel et d’en situer les principaux enjeux à la fois sociaux et économique parce qu’il touche à la qualité des emplois et au bien de compétitivité de notre pays’’, a fait savoir Mariam Fadiga Fofana, secrétaire exécutif du CCESP. Et d’ajouter : « dans la dynamique de la consolidation de partenariat entre l’Etat/Secteur privé, le secrétariat exécutif du CCESP estime que c’est un point de départ satisfaisant au regard de la mobilisation exceptionnel et au présent engouement des parties prenantes. Nous voulons nous en réjouir dans la mesure où des orientations pertinentes en ressortent et ce, dans la perceptive de l’élaboration d’’une stratégie nationale d’encadrement du secteur informel visant à favoriser la transition vers une économie formelle ».
Pour elle, l’appropriation et l’engagement de tous les ministères, du secteur privé, de la société et des partenaires techniques s’avère nécessaire pour conduire à son terme cet important chantier qui se profile.
Les prix du partenariat 2017
Les prix du partenariat 2017 ont été remis à 5 lauréats. Il s’agit des Prix du partenariat administration publique, décerné à la Direction Générale du Trésor et de la comptabilité publique(16,05). Celui du secteur privé a été attribué à la Fédération ivoirienne des Petites et moyennes entreprises (16, 25). Le prix du partenariat du cadre paritaire sectoriel est revenu au Comité de suivi des remboursements des crédits de TVA (16, 20/20). Quant au Prix du partenariat point focal Ccesp, il a été remporté par Koné Kinondja de la direction de l'activité industrielle (Ministère de l’industrie et des mines) avec 16,94 comme moyenne. Le journaliste Koné Souleymane du site en ligne Koaci.com s’est adjugé le Prix point focal presse (16,67/20).
A cela s’ajoutent deux prix spéciaux décernés à Jean Kacou Diagou, ancien président de la CGECI (Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire) 2005-2016 et Nicolas Djibo, ancien président de la Chambre de Commerce et d’Industrie(CCI) pour le travail accompli à la tête de ces institutions.
La conférence inaugurale a porté sur la thématique suivante : « Enjeux de la formalisation de l’économie pour le partenariat Etat/Secteur Privé en Côte d’Ivoire». Elle a été prononcée par le Premier ministre, ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat, Amadou Gon Coulibaly et Jean-Marie Ackah, président du patronat. Sans oublier les activités habituelles que sont les panels de haut niveau, les rencontres B to G, et surtout la grande innovation les «Sides Events » qui ont permis d’offrir un temps d’échanges des entreprises du secteur informel avec les structures publiques et privées concernées par le processus de formalisation.
La société civile, les missions diplomatiques, les partenaires techniques et financiers au nombre desquels, la Banque mondiale, la Banque Africaine de Développement(BAD), les organisations sous régionales (CEDEAO, UEMOA), les chambres consulaires, ainsi que des structures privées et étatiques ont pris part à ce grand rendez-vous de la concertation.
Daniel Coulibaly
Le gouvernement de la République de Côte d’Ivoire a condamné dans un communiqué publié le 18 novembre 2017, la vente aux enchères comme esclaves des migrants issus d’Afrique Subsaharienne en Lybie. Il est signé du ministère ivoirien des Aaffaires étrangères dirigé par Marcel Amon Tanoh
«La République de Côte d’Ivoire considère que cette pratique d’une autre époque, d’un passé lointain et peu glorieux, constitue une grave violation des droits de l’homme, des libertés individuelles et de la dignité humaine. », déplore le communiqué, interpelant les autorités Libyennes, l’Union Africaine, l’Organisation Internationale pour les Migrations, les Nations Unies et l’ensemble de la communauté internationale, sur l’impérieuse nécessité que soit diligentée une enquête, pour faire toute la lumière sur cette pratique ignoble et situer les responsabilités.
« La Côte d’Ivoire, hôte du 5ème Sommet UA-UE, les 29 et 30 novembre prochains à Abidjan, prendra toutes les dispositions, en relation avec les commissions de l’UA, de l’UE et l’ensemble des pays membres, pour que la question libyenne soit inscrite en bonne place de l’ordre du jour qui sera examiné à ce Sommet.
Daniel Coulibaly
La Côte d’Ivoire est un très beau pays avec des ressources naturelles immenses. Le pays est bien arrosé et possède une longue façade atlantique parsemée de lagunes et d’îles parfois encore vierges. Jumia Travel, acteur du tourisme ivoirien vous fait redécouvrir le parc national des îles Ehotilé.
Situé à l’est du pays, sur la lagune Aby pas loin d‘Assinie, le parc est composé d’une demi-douzaine d’îles sur plus de 500 hectares. Les îles les plus connues sont celle de Monobahas, Niamoan, Bitouaté, Élouamé, N’Gremon et Bossou Assouan qui est une île sacrée. La réserve a été créée en 1974 et elle est composée d’une faune essentiellement marine.
Comme toutes les zones humides côtières, le parc abrite une diversité exceptionnelle ; il a été recensé près de 128 espèces d’oiseaux réparties en 35 familles. Pour la plupart, ce sont des espèces aquatiques auxquelles s’ajoutent, durant la saison sèche, des espèces migratrices. Les lieux abritent aussi des mammifères spécifiques à la forêt tropicale ainsi que deux espèces qui lui confèrent son originalité. On y trouve une importante population de chauve-souris logée dans l’île Balouaté.
Les populations riveraines considèrent ces animaux comme le signe de la présence des parents disparus. Dans la lagune Aby, les lamantins cohabitent avec d’autres mammifères marins ; ici ils sont protégés car menacés de disparition depuis une dizaine d’années.
La population riveraine du parc est répartie dans 21 villages ; ils sont les premiers gardiens du parc car tenant à la préservation de leur habitat naturel. La population locale sert aussi de guide pour explorer l’ensemble des îles du parc. L’accès au parc est relativement facile de par sa proximité avec Assinie et Grand-Bassam ; une fois arrivé dans ces 2 villes, des taxis font la navette jusqu’à l’entrée du parc. L’accès est payant ainsi que les services d’un guide ; la visite du parc se fait en pirogue dans une ambiance conviviale.
Dominique Eliane Yao
Public Relation Jumia Travel-Côte d'Ivoire
Konaté Issiaka, le directeur général des ivoiriens de l’extérieur, annonce le retour volontaire de 430 Ivoiriens de la Libye. Il s’exprimait sur la migration irrégulière des jeunes africains à l’occasion de la finale du concours d’art oratoire et de débat sur « Les dangers de la migration irrégulière et les pistes de solutions pour enrailler le phénomène», organisée par la structure Ciné Connexion en collaboration avec la Fondation Friedrich Naumann, le samedi 11 novembre 2017 à Abidjan.
« Il s’agit de deux vols. Le premier arrive le 17 novembre 2017 avec à son bord 170 personnes et le second 260 personnes le 22 novembre 2017 », a-t-il déclaré.
Selon lui, ce retour volontaire s’inscrit dans le cadre des actions du gouvernement à aider tous les Ivoiriens de l’extérieur partis en aventure et aujourd’hui vivent des situations difficiles, et qui veulent revenir au pays.
Daniel Coulibaly
L’industrie hôtelière connaît un essor considérable depuis cinq ans en Côte d’Ivoire. Grâce aux investissements réalisés, le pays est désormais une destination privilégiée des grandes chaînes hôtelières qui trouvent le marché ivoirien propice notamment pour développer le tourisme d’affaire et attirer plus de conférences internationales. C’est dans l’optique de promouvoir davantage ce secteur que Jumia Travel, acteur de la promotion de la destination Côte d’Ivoire, organise les Awards du Tourisme en Côte d’Ivoire. Dénommée « Travel Awards Côte d’Ivoire 2018 », cette cérémonie se tiendra dans le mois de janvier sous le thème « La qualité au service de l’hôtellerie en Côte d’Ivoire».
La cérémonie des « Travel Awards » vise à inciter les acteurs du tourisme et les hôteliers ivoiriens à améliorer la qualité de leur service pour donner une bonne image de la « destination 225 ». Il s’agit, entre autres, d’évoluer sur la professionnalisation du secteur touristique et hôteliers, sensibiliser sur l’utilisation des outils du numérique, aider les hôtels en Côte d’Ivoire à répondre aux standards internationaux de l’hôtellerie.
Prévu pour le 25 Janvier 2018, la cérémonie des Awards du tourisme et de l’hôtellerie est à sa deuxième édition. Elle se déroulera en deux grandes phases dont la première sera meublée par des ateliers thématiques en journée. Plusieurs thèmes seront traités par des acteurs du secteur hôtelier et du numérique ivoiriens. Notamment la « digitalisation du secteur hôtelier », la « maîtrise et l’importance des méthodes électroniques de paiements », la « professionnalisation du business de l’hôtellerie », « hôtellerie et promotion de la destination Côte d’Ivoire ».
La soirée de récompense, clou de l'événement, réunira les acteurs du tourisme, de l’hôtellerie et du voyage en Côte d’Ivoire.
Les « Travels Awards » sont organisés par Jumia Travel en partenariat avec le Groupe Accor, leader mondial de l’hôtellerie et Côte d’Ivoire Tourisme, organe chargé de la promotion du tourisme en Côte d’Ivoire. L’événement est placé sous l’égide du ministère du Tourisme, et celui de la Culture et de la Francophonie.
En organisant les Awards de l’hôtellerie, Jumia Travel veut reconnaître et récompenser les mérites des hôtels ivoiriens, mais aussi fournir une référence crédible pour l’industrie touristique en Côte d’Ivoire.
Pour le bon déroulement du choix des hôtels, un système de vote est mis en place par Jumia Travel. Il consiste à solliciter le vote du public en ligne via un formulaire qui permettra de choisir le meilleur hôtel, la meilleure compagnie aérienne et le meilleur site ou blog touristique. Le vote du public comptera pour 50% et celui du jury, composé d’acteurs du secteur, comptera pour 50%.
Les hôtels lauréats recevront des trophées et plusieurs lots des entreprises partenaires à cet événement.
Daniel Coulibaly/Jumia Travel
Le Directeur général des cultes, Bamba Massemba, a indiqué que l’Etat lance bientôt un projet de recensement de tous les lieux de culte en Côte d’Ivoire. C’était lors d'une cérémonie de rencontre d’échanges et de partage entre le ministre d’Etat auprès du président de la République chargé du Dialogue politique et des relations avec les Institutions, Jeannot Kouadio Ahoussou, et les leaders ecclésiastiques, organisée par l’ONG Amour du Christ, le vendredi 10 novembre 2017, au Palm Club.
Selon Bamba Massemba, l’objectif est d’avoir le nombre de toutes les obédiences religieuses(musulmans, chrétiens, etc) sur le territoire national, afin de bien organiser le milieu. Mais aussi, de savoir les activités réelles de chaque organisation religieuse. Et cela pourra aider l’Etat dans ses prises de décisions dans le cadre du programme national de développement(PND).
Ainsi, le District d’Abidjan servira de projet pilote. Il sera conduit par l’opérateur Comafrique technologies.
Il faut souligner qu’à cette cérémonie, le ministre Jeannot Kouadio Ahoussou, a été représenté par le ministre Yao Noël.
Daniel Coulibaly
Lors de la conférence-débat organisée par l’ambassade de France au centre culturel français d’Abidjan, le mardi 7 novembre 2017, un film-documentaire intitulé « Faire l’incroyable » réalisé par le Pr Francis Akindès, sociologue, de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké, et financé par l’ambassade du Canada, a permis d’avoir l’état d’esprit dans lequel se trouve les « Microbes ». Quelques uns d'entre eux seraient prêts à suivre les djihadistes, s’ils venaient à leur faire des propositions intéressantes(argent). Mais pour l’instant, ils écartent cette option. N’empêchent qu’ils veulent voir leurs enfants porter les noms des « microbes » tués.
Le phénomène de microbes en Côte d’Ivoire pourrait être un terrain de recrutement pour les Djihadistes. Ces enfants en rupture sociale seraient prêts à suivre les djihadistes, s’ils venaient à leur proposer de l"argent, selon le film documentaire « Faire l’incroyable » réalisé par le Pr Francis Akindès,
C’est bien au cours de ses interrogations que l’un des enfants en conflit avec la loi a confié ceci au Pr Francis Akindès: « Si l’Etat ne fait rien pour nous aider, et qu’un djihadiste venait me faire une bonne proposition. Je peux le suivre ». Cette déclaration bien que triste et dangereuse a fait rire toute la salle.
S’ils écartent cette option, pour l’instant, il n’en demeure pas moins qu’ils restent de potentielles proies faciles pour les terroristes.
Dans ce film qui a pris au moins 3 années pour sa réalisation, le Pr Francis Akindès est allé à maintes reprises rencontré « ces microbes » dans un quartier d’Abidjan. Ces enfants qui disent avoir recours à la drogue pour se donner du tonus et faisant confiance en leurs amulettes(gris-gris) soutiennent qu’ils n’ont peur que de Dieu. « On n’a pas peur de quelqu’un, mais on a peur de Dieu », fait savoir l’un d’entre eux de ce film.
Pérenniser la lignée des "microbes"
Dans ce documentaire, un autre a expliqué leur vie quotidienne. Selon lui, après des actes d’agression ou de vol, il peut gagner 150 mille Fcfa par jour. Il leur arrive souvent de prendre du bon temps avec leur copine autour de quelques boissons alcoolisés. Il affirme que leurs enfants porteront les noms de ceux qui sont morts sur le "champ de bataille". C’est le Pr Francis Akindès qui a révélé cette information lors de son intervention dans les échanges.
De quoi à prendre toutes les mesures pour mettre fin à ce phénomène, surtout qu’ils demandent à être dans des centres de formation que de se retrouver à la Maca(Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan).
Rappelons que le thème de cette conférence débat était : « Mieux comprendre le phénomène des enfants dits microbes pour y apporter une réponse efficiente ».
Daniel Coulibaly
Ce sont près de « 500 enfants en conflit avec la loi » communément appelés « Microbes » sur 664 sortis du centre de resocialisation de M’Bahiakro qui sont dans des centres de formation professionnelle et formation générale. C’est ce qu’a déclaré Manignan Ouattara, chef de projet de la cellule de coordination et resocialisation(CCRS) du conseil national de sécurité(CNS) mise en place par la présidence ivoirienne. C’était lors d’une conférence débat organisée par l’ambassade de France en Côte d’Ivoire le mardi 7 novembre 2017 à l’Institut français d’Abidjan.
Selon Manignan Ouattara, au total 774 enfants en conflit avec la loi ont été admis au centre de resocialisation de M’Bahiakro depuis novembre 2016 jusqu’à ce jour.
Et parmi ceux-ci, 664 sont sortis de ce centre dont 500 mis en apprentissage dans les métiers de leur choix avec des maîtres assistants grâce à l’appui de la Chambre nationale des métiers de Côte d’Ivoire, et également en formation générale. Actuellement, a-t-elle souligné, le centre compte 110 enfants qui suivent un programme de resocialisation.
Les spécialistes de la protection de l’enfance et de la resocialisation, des universitaires, l'administration publique(des ministères) ont indiqué, lors du débat sur le thème : « Mieux comprendre le phénomène des enfants dits microbes pour y apporter une réponse efficiente », qu’il faut combattre le mal à la racine.
Tous étaient unanimes que la pauvreté généralisée est l’une des causes fondamentales qui favorise ce banditisme juvénile qui n’est pas nouveau et n’est pas propre à la Côte d’Ivoire, mais amplifié après la crise post-électorale de 2010.
Pour le Pr Francis Akindès, sociologue, de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké, les pouvoirs publics doivent aller au-delà de l’action. Il faut agir sur « les revenus des parents » par une politique publique qui peut se matérialiser par une « discrimination positive ». C’est-à-dire injecter plus d’argent là où on en faisant moins et moins là où on en injectait plus », a-t-il ajouté.
Toute chose qui, a-t-il poursuivi, pourra bien aider les parents démissionnaires de leur responsabilité parentale à reprendre l’éducation et l’encadrement de leurs enfants en mains, et surtout à faire face aux difficultés financières.
De son côté, Marcelin Yobouet Kouadio, commissaire chef adjoint du District d’Abobo, qui parlait au nom de la police nationale, est revenu sur l’opération de sécurisation du District d’Abidjan à travers « Epervier » qui a permis la destruction de plusieurs fumoirs, l’arrestation de barons de la drogue, des saisies d’armes blanche et à feu, dans la lutte contre ce phénomène.
Il a rassuré que les choses ont bien évolué en matière de sécurité depuis le lancement de cette opération de police. « Le sentiment d’insécurité a diminué surtout au niveau d’Abobo », a-t-il soutenu, même s’il note encore quelques poches de résistance.
«Nous continuerons notre mission en s’attaquant aux fumoirs, gnambros, gares anarchiques, marchés etc, pour la sécurisation des personnes et des biens », a-t-il laissé entendre.
Daniel Coulibaly
Le Haut-commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés(HCR) a fait de l’humoriste ivoirien "le Magnific" de son vrai nom Bah Jacques Sylvère, son ambassadeur. Cette distinction lui a été faite lors de son One Man Show intitulé « Amour risqué », le samedi 4 novembre 2017, à Abidjan.
C''est Mohamed Askia Touré, le représentant résidant du HCR-Côte d’Ivoire, qui a remis l'attestion faisant de l'humoriste ivoirien l'un de ses ambassadeurs au nom de cet organisme des Nations-Unies qui a pour mission de protéger les réfugiés, de trouver une solution durable à leurs problèmes et de veiller à l'application de la Convention de Genève sur les réfugiés de 1951.
«Nous pensons qu’à travers vous, ceux qui n’ont pas de voix seront entendus », a déclaré M. Touré
Pour sa part, Le Magnific a salué, à sa juste valeur, cette distinction qui lui donne plus de responsabilité face aux réfugiés, les sans-papiers et les apatrides à travers le monde.
«Je ferai tout pour garder cette confiance que vous placez en moi », a-t-il dit, avec beaucoup d’humour dans une salle d’Anoumabo de plus de 4000 places pleine à craquer.
Désormais, M. Bah Jacques Sylvère sera le porte-voix des réfugiés, les sans-papiers et les apatrides.
Notons que le HCR est créé le 14 décembre 1950 par l'Assemblée générale des Nations unies pour venir en aide aux Européens déplacés après la deuxième guerre mondiale. Ce n'est qu'à partir de 1967, sous les effets contraignants des décolonisations, qu'il s'ouvre au reste du monde.
Daniel Coulibaly
Gré Faustin président du Synafeci(Syndicat national des fournisseurs de l’Etat de Côte d’Ivoire) a appelé le président ivoirien Alassane Ouattara à s’impliquer "effectivement" dans le paiement des factures impayées des fournisseurs de l’Etat ivoirien, estimées à 325 milliards FCfa, lors d’une réunion, le jeudi 2 novembre 2017, à Abidjan. Il a aussi dénoncé certaines actions de la confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire(CGECI ) visant à maintenir les fournisseurs dans la misère.
Le paiement de 325 milliards Fcfa
« Le Synafeci voudrait que désormais vous preniez en main le paiement des factures de l’Etat de sorte que tous soient satisfaits pour la survie des entreprises de Côte d’Ivoire et la préservation des emplois », a-t-il déclaré, indiquant que les factures impayées des fournisseurs couvrant la période de 1997 à 2015 ont été estimées à 448 milliards Fcfa dans le cadre de la dette intérieure. Mais après audit, ce sont 325 milliards Fcfa qui ont été validés et 123 milliards rejetés. Ces factures sont des prestations à mettre au compte de structures étatiques (directions, ministères, institutions etc.).
Malgré les moyens financiers dégagés par le président Ouattara, l’argent une fois à la direction générale du Trésor, souligne-t-il, est soit détourné ou sert à payer une partie des fournisseurs.
«Nous pensons que le président n’est pas informé, ou s’il l’est, il n’a pas la bonne version des faits., car les fournisseurs sont criblés de dettes, croupissent dans la misère et certains ont baissé pavillon, et d'autres sont morts par manque d'argent », a poursuivi M. Gré.
Graves accusations-« des vampires de l’économie » -« détournements de fonds aux impôts »
En outre, Gré Faustin n’a pas manqué de dénoncer les actions des dirigeants actuels du patronat ivoirien, d’anciens membres et bien d'autres personnes contre les fournisseurs. A l’en croire, ils sont favorables à l’augmentation des impôts, et en tirent profit.
«Jean Kacou Diagou, actuel président du Groupe NSA, Ackah Jean-Marie, président de la CGECI, Lambert Feh Kessé, ex-Dg des Impôts, N’Doumi Bernard, ex-Dg de la CNPS, Pierre Magne, président de la commission entreprenariat jeune de la CGECI, sont tous des vampires de l’économie ivoirienne », a-t-il accusé, déplorant les « propos méprisants » de M. Diagou qui a dit en son temps que le fournisseur de l’Etat n’est pas un patron d’entreprise.
"Or ce sont eux qui se sucrent sur le dos des fournisseurs ivoiriens pendant que nous tirons le diable par la queue", a-t-il soutenu.
«Le siège de la CGECI a été construit avec l’argent des fournisseurs », a-t-il révélé, expliquant qu’ils sont de connivence avec le Trésor public pour dire que les factures sont payées entièrement. Et pourtant, ce n’est pas le cas.
Faustin Gré soutient qu’il aurait eu un détournement de fonds destiné aux fournisseurs entre 2014-2015. « L’argent a disparu jusqu’à ce jour », a-t-il laissé entendre, après que le Premier ministre d’alors, Daniel Kablan Duncan, leur a confirmé le décaissement.
M. Gré a également déploré le non-respect du délai de paiement (90 jours)) et les pots de vins qu’il faut verser avant de se voir payer sa ou ses facture(s).
Les syndicalistes ont décidé de la mise sur pied d'un comité pour réfléchir sur les actions à mener dans les mois à venir en vue de la remobilisation des fournisseurs pour le paiement des factures impayées validées.
Il faut rappeler que le président Alassane Ouattara a indiqué au cours d’une adresse à la nation sur la télévision nationale (RT1), la veille(le 6 août 2017) de la célébration du 57 anniversaire du pays, que 232 milliards Fcfa ont été payés à 3.900 entreprises dans le cadre du règlement de la dette intérieure. « L’Etat vient de payer les arriérés de la dette intérieure au profit de 3.900 entreprises pour un montant de 232 milliards de Fcfa », avait confié Alassane Ouattara, ajoutant qu’il va permettre de «relancer l’investissement et la consommation».
Daniel Coulibaly
La Côte d’Ivoire a enregistré, entre 2016 et 2017, plus de 1,5 millions de touristes dont 40% sont arrivés par voie aérienne, 58% par voie routière et 2% par voie ferroviaire, selon les chiffres du ministère du tourisme ivoirien et de Jumia Travel, acteur du tourisme panafricain.
Si l’arrivée par voie aérienne reste importante, nombreuses sont les personnes qui se plaignent, en silence, de l’irrégularité des coûts proposés aux voyageurs par les taxis de l’aéroport. Ces tarifs sont jugés trop excessifs par les voyageurs et touristes habitués à la circulation dans la capitale ivoirienne. Mais, jusqu’ici rien n’est fait pour mettre de l’ordre au sein des acteurs des transporteurs opérant sur l’esplanade de l’aéroport Félix Houphouët Boigny. Une situation qui n’est pas à la faveur de l’image du tourisme ivoirien.
« Il m’arrive quelques fois d’utiliser les taxis de l’aéroport pour rentrer chez moi. J’avoue que les coûts me surprennent toujours. C’est trop cher comparativement aux taxis de la ville qui nous envoient ici à l’aller », témoigne Camara Boubacar, jeune homme d’affaires.
À côté des clients ou touristes agacés par cette situation, il y a les conducteurs de la ville qui sont presque chassés sans raison valables par les hommes en armes. Un agissement dont les motivations restent incompréhensibles. Ont-ils un deal avec les chauffeurs véreux de l’aéroport ? Difficile à dire. Quoique tout porte à le croire.
De l’apport des conducteurs de taxis dans la promotion de la destination 225
Le secteur du transport joue un rôle important dans la promotion de la destination Côte d’Ivoire car les transporteurs en commun sont les premiers acteurs qui accueillent les touristes sur le territoire ivoirien. Il devient alors impératif que ceux-ci donnent la meilleure image d’eux-mêmes et du pays.
À l’instar de certains pays de la sous-région tel que le Maroc, la Côte d’Ivoire peut faire des conducteurs de taxis de véritables guides touristiques et engagés citoyens. Le professionnalisme et la connaissance parfaite du pays pourraient être des prérequis qui donneraient droit de conduire les touristes. Donner une formation aux conducteurs, réguler et normaliser les coûts participeraient à la promotion du tourisme ivoirien.
La certification TSA (Transportation Security Administration) par l’agence américaine de sécurité dans le transport depuis Avril 2017 pourrait aider à augmenter le trafic de la plateforme aéroportuaire ivoirienne dans les années à venir. D’où l’urgence de la régulation du secteur du transport en commun en général, en particulier la circulation au niveau de l’aéroport en vue de donner une image encore plus reluisante de la terre d’Éburnie.
Dominique Eliane Yao
Public Relation Jumia Travel-Côte d'Ivoire
Le jeune entrepreneur ivoirien Ibrahima Ben Aziz Konate, 22 ans, a reçu la plus prestigieuse récompense lors du septième gala annuel d'attribution du Prix Anzisha, organisé par African Leadership Academy et Mastercard Foundation, le 25 octobre 2017, à Johannesbourg(Afrique du Sud).
Ibrahima Ben Aziz est le fondateur de Poultry D'Or, une société de distribution de volailles qui fait souvent plus de 500 ventes dans la journée et qui emploie 15 personnes. Ibrahima a été sélectionné parmi nombre d'entrepreneurs de tous horizons, tous plus talentueux les uns que les autres, en provenance de 14 pays africains. Pour la toute première fois, le Prix Anzisha est heureux de décerner sa plus prestigieuse récompense à un candidat de Côte D'Ivoire. Cela permettra d'étendre réellement le rayonnement et l'impact du programme Anzisha dans différents pays.
« J'ai du mal à croire que j'ai été choisi(e) pour recevoir ce prix. Depuis que j'en ai entendu parler, c'était un rêve pour moi que de faire partie des lauréats du Prix Anzisha. Les 25 000 dollars constituent la somme manquante pour m'aider à monter mon entreprise et montrer aux jeunes de ma communauté que l'entrepreneuriat est possible, même à un très jeune âge », déclare Ibrahima.
Chaque lauréat du prix a fondé une entreprise répondant directement aux nécessités sociales ou économiques de leur communauté. La seconde place a été décernée à Edgar Edmund, 17 ans, de Tanzanie et Victoria Olimatunde, 15 ans, du Nigeria. La société d'Edgar Edmund, Green Venture Tanzania, a créé une méthode pour transformer les matières plastiques recyclées trouvées dans la rue en blocs de construction durables. Sa vision à long terme a impressionné le panel panafricain des juges et son modèle commercial a montré du potentiel en matière d'impact significatif et durable. Victoria, fondatrice de Bizkidz, un jeu de société visant à enseigner aux élèves la culture financière, a elle été sélectionnée parmi 219 candidatures de son pays natal. Dans sa présentation aux juges, elle a montré un grand potentiel en matière de leadership et son engagement pour la création d'emplois.
Le lauréat du Prix pour le secteur de l'agriculture, sponsorisé par la Fondation Louis Dreyfus, est Ignatius Ahumuza, d'Ouganda, fondateur d'Art Planet Academy. Ignatius est déjà un exemple à suivre et prouve que le secteur agricole peut offrir des moyens de subsistance durables et épanouissants pour les jeunes à travers toute l'Afrique. L'objectif d'Art Planet Academy est d'étendre la formation agricole dans les communautés rurales pour améliorer les compétences des fermiers et la sécurité alimentaire. Ceci est un exemple de la manière dont une personne passionnée, travailleuse et dynamique de 21 ans peut contribuer au développement économique de son pays.
« Rencontrer les nouveaux lauréats du Prix Anzisha est toujours un grand honneur. Leur motivation et leur engagement à améliorer la vie de leur famille, communauté et nation sont admirables et inspirants », a déclaré Koffi Assouan, responsable de programme chez Mastercard Foundation. « L'entrepreneuriat est un facteur de croissance économique important sur l'ensemble du continent. À leur retour chez eux, ces finalistes seront des modèles de réussite pour la nouvelle génération et l'inciteront à réaliser ses rêves.
Le Prix Anzisha est un partenariat entre African Leadership Academy et The Mastercard Foundation. Les 15 finalistes du Prix Anzisha ont été sélectionnés parmi un vivier de candidats de plus de 800 entrepreneurs provenant de plus de 32 pays africains. Les finalistes et jeunes chefs d'entreprise ont été honorés lors d'une cérémonie exclusive et sur invitation, le 24 octobre 2017 à Johannesbourg. Les 15 finalistes ont présenté leur projet à un panel de juges après avoir passé 10 jours en atelier accélérateur d'entreprises afin de renforcer leurs bases commerciales. Ils rejoignent un groupe d'anciens lauréats riche de plus de 70 personnes et ils recevront un accompagnement continu en matière de conseil pour l'entreprise, d'accès aux spécialistes, et d'accès aux opportunités de travail en réseau visant à permettre la croissance durable de l'entreprise.
«Les jeunes entrepreneurs africains tels que les lauréats du Prix Anzisha démontrent la nécessité pour les organismes pour la jeunesse de promouvoir et de proposer aux jeunes une orientation continue vers l'entrepreneuriat et le travail indépendant. Ibrahima est la preuve que l'entrepreneuriat et le travail indépendant sont essentiels pour atteindre une croissance intelligente, durable et inclusive. », déclare Lerato Mdluli, responsable de programme du Prix Anzisha.
Les candidatures pour le prochain Prix Anzisha ouvriront le 15 février 2018. Nous acceptons toute l'année les nominations de jeunes entrepreneurs prometteurs.
Daniel Coulibaly
Le ministre de la Communication, de l’Economie Numérique et de la Poste, Bruno Nabagné Koné, a indiqué sa disponibilité à discuter pour l’avancement de la presse sur les questions pécuniaires, l’impression, la distribution, le financement des entreprises de presse et bien d’autres problèmes, lors d'une audience accordée à Guillaume Gbato, Secrétaire général du Bureau exécutif national du Syndicat National des Professionnels de la Presse de Côte d’Ivoire (SYNAPPCI), le 19 octobre 2017, à Abidjan.
Cette rencontre a été une occasion pour le ministre de la Communication, de l’Economie Numérique et de la Poste d'échanger avec Guillaume Gbato quelques jours après son retour de Belgique, où il a participé à l’Assemblée générale de UNI-MEI Europe (Union des syndicats européens des médias, des arts et du spectacle), sur les ventes des journaux, la nouvelle loi sur la presse.
«Je suis ouvert à toutes les discussions pour l’avancement de la presse sur les questions pécuniaires, l’impression, la distribution, le financement des entreprises de presse et bien d’autres problèmes. Et pour moi, ce n’est pas la loi sur la presse qui va résoudre tous ses problèmes qui sont réels. Les journaux ne vendent plus. Il faut trouver des solutions. Et nous travaillons déjà sur les voies et moyens pour faire face à cette situation que traversent nos entreprises de presse, que ce soit dans le public comme dans le privé (…) », a-t-il soutenu.
Pour lui, c'est toujours intéressant d'échanger sur des questions qui concernent l’amélioration des conditions d’exercice du journalisme. « Avec beaucoup de responsabilité et d’intelligence, on peut régler beaucoup de chose. Quand j’étais à Côte d’Ivoire Télécom, où j’ai occupé les postes de Directeur-adjoint et Directeur général, j’ai eu affaire à des syndicalistes (…) Par le dialogue on a fini par avoir nos intérêts communs. Un syndicat n’est pas forcément un adversaire, c’est un partenaire avec qui on peut travailler et faire avancer le secteur. Donc je suis ouvert aux échanges pour l’amélioration du secteur », a-t-il déclaré.
Et d’ajouter : « C’est vrai qu’il y a beaucoup de difficultés, mais il faut reconnaître qu’on ne sera jamais à bout de ses difficultés dans l’adversité », non sans saisir l’opportunité pour expliquer en quoi « la loi sur la presse de 2004 est plus sévère que le projet de loi de 2017 », dont le processus d’adoption a été suspendu du fait des divergences entre le gouvernement et les professionnels des médias.
Il a par ailleurs donné son accord pour le parrainage de la prochaine Assemblée Générale Ordinaire du Synappci.
De son côté, Guillaume Gbato a partagé avec le ministre Bruno Koné un certain nombre de préoccupations et des projets sur lesquels travaille le Syndicat pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des professionnels de la presse.
Il a évoqué sa démarche dans le processus d’adoption du projet de la nouvelle loi portant régime juridique de la presse, qui à l’en croire, ne vise qu’un consensus autour de dispositions légales dans un cadre inclusif. Avant de solliciter auprès de son hôte un cadre permanent d’échanges entre le ministère et les organisations professionnelles, pour débattre des questions importantes qui concernent la corporation et trouver ensemble des solutions idoines. Sans manquer de présenter les conditions difficiles de travail des agents. Toutes ses préoccupations et projets d’ailleurs ont été consignés dans un mémorandum, qui a été remis au ministre.
Source: SYNPPACI
Daniel Coulibaly
Le Secrétariat Exécutif du Comité de Concertation État / Secteur Privé(CCESP) en collaboration avec le ministère de l’Agriculture et du Développement rural et la co-présidence du ministre de l’Economie et des Finances organisent la cérémonie de restitution des travaux dédiés au secteur de l’Agriculture. Elle se tiendra au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire autour du thème «Dialogue Public-Privé constructif pour un secteur agricole performant», le 25 octobre 2017.
Les Rencontres sectorielles visent à renforcer le dialogue public-privé autour de la politique et des initiatives de développement du secteur agricole, afin de susciter l’implication des parties prenantes dans leur mise en œuvre et améliorer la compétitivité du secteur.
Pour contribuer largement à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD), les chefs d’État africains se sont engagés en 2003 à Maputo, à travers le Programme détaillé de l’Agriculture Africaine (PDDAA), à prioriser le secteur agricole, en accordant 10% de leur budget et ce, en vue de faire face aux nombreux défis de l’agriculture africaine.
Conformément à cet accord de Maputo et au Programme régional d’investissement, la Côte d’Ivoire a défini un Programme National d’Investissement Agricole (PNIA) couvrant la période 2012-2016.
Après quatre années de mise en œuvre, le PNIA a enregistré un résultat satisfaisant qui a nécessité le PNIA 2 qui court jusqu’en 2020 et dont le processus de formulation implique une approche inclusive de tous les ministères techniques et de tous les acteurs privés du monde agricole. Toute chose qui permettra de relever les défis à venir et améliorer durablement la compétitivité de ce secteur.
C’est au regard de cet enjeu important que le Secrétariat exécutif du CCESP, dans le cadre de sa mission principale de gestion du Dialogue Public-Privé, a dédié la quatrième édition de sa tribune d’échanges dénommée les «Rencontres Sectorielles», au secteur agricole.
Dans le cadre des travaux préparatoires de cette activité, un comité scientifique a été mis en place en vue d’examiner mais surtout, de proposer des solutions aux préoccupations collectées auprès des acteurs privés du secteur agricole.
Les travaux de cette tribune d’échanges ont effectivement débuté le 6 juin 2017. Il a fallu un peu plus de quatre mois d’intenses activités pour l’élaboration de la matrice des préoccupations, la mise en place d’un comité scientifique, afin d’aboutir à l’organisation de la rencontre plénière de restitution prévue pour le 25 octobre prochain. La dernière étape de ces rencontres sectorielles portera sur la mise en place de groupes de travail pour le suivi de la mise en œuvre des recommandations.
Source : SE-CCESP
Daniel Coulibaly
Les flammes ont ravagé les marchés ivoiriens plus précisément 65 fois de 1987 à 2017. Plus de cas de marchés brûlés ont été enregistrés à l’intérieur du pays(34) contre 31 dans le District d’Abidjan. La commune d’Adjamé a souffert le martyr avec 12 cas d’incendies de marchés. C’est ce que révèlent les conclusions d’une étude menée par la fédération nationale des acteurs du commerce de Côte d’Ivoire (FENAC-CI) sur le terrain.
Selon cette étude publiée en mai 2016, ce sont 34 cas d’incendies de marchés dans les villes de l’intérieur contre 31 dans les villes du District d’Abidjan. 65 cas d'incendies au total.
Dans le District d’Abidjan, la commune d’Adjamé compte à elle seule 12 cas incendies, dont le premier a eu lieu le 28 novembre 1990 et le dernier en date 22 juin 2017. La commune de Yopougon suit avec 5 cas d’incendies. Le premier a été enregistré le 30 avril 1997 et le dernier en date le 20 mars 2013. A Abobo 4 cas d’incendies(le premier le 31 décembre 2014-le dernier 17 septembre 2017). La commune de Cocody(3 cas : le premier en avril 1998-le dernier le 25 décembre 2013). 2 cas pour Treichville et la ville balnéaire de Grand-Bassam. Et 1 cas respectivement pour les communes du Plateau(le 7 juillet 2001), Attecoubé(le 2 mars 1998) et Koumassi(le 4 février 2010) durant cette période.
A l’intérieur du pays, la commune d’Abengourou en tête avec 4 incendies enregistrés. Le premier s’est déclaré en juillet 2005 et le dernier en date le 7 janvier 2017. Bouaké, la deuxième grande ville du pays, Yamoussoukro, la capitale politique, les villes de Daloa, Man et Gagnoa arrivent en deuxième position avec 3 cas d’incendies chacun. Tandis que Korhogo, Tanda, Agboville et Divo ont connu 2 cas d’incendies. Les villes de Kerkéssedougou(14 avril 2016), Duekoué(1 avril 2009), Bangolo(19 mars 2016), Djegonefla( 3 avril 2016), San-Pédro(17 février 1999), Alépé(17 février 2017) et Sinfra(20 septembre 2017) ont enregistré un cas d’incendie de marchés sur cette période.
Il faut signifier que l’étude a pris en compte un certain nombre de marchés des villes du pays, et n’évoque pas, non plus, le cas des marchés avant cette période sus-indiquée.
Daniel Coulibaly
Soumahoro Farikou, président de la Fédération nationale des acteurs du commerce de Côte d’Ivoire(FENAC-CI), et ancien 3ème adjoint au maire de la commune d’Adjamé, a indiqué qu'au moins 2 millions 800 mille personnes visitent la commune d'Adjamé par jour et compte 360 mille habitants. Il l'a fait savoir lors d’une visite d’échanges avec une délégation du SE-CCESP(Secrétariat exécutif du comité de concertation Etat/ Secteur Privé) qu'il a reçue, le mercredi 18 octobre 2017, au siège de ladite fédération à Abidjan.
Selon lui, c'est parce que la commune d’Adjamé est devenue un centre commercial à ciel ouvert.
L'ancien 3ème adjoint au maire de la commune d’Adjamé((avril 2013) a aussi soutenu que la mairie a une part de responsabilité dans l'occupation anarchique du boulevard Nangui Abrogoua. «On peut casser, chasser les gens, mais le problème sera toujours là parce que c’est la mairie qui cautionne l’installation anarchique des commerçants », a-t-il confié.
Soumahoro Farikou pense qu’il sera difficile pour la municipalité de mettre fin à cette anarchie. « Les gens paient pour s’installer», a-t-il dénoncé, demandant aux autorités municipales de trouver un espace, afin de caser tous ces commerçants.
Il a par ailleurs confié que le marché du forum compte 16 mille places et 524 magasins, mais des magasins qui ne sont pas à la portée de tous. Pour y remédier, suggère M. Farikou, il faut que l'Etat subventionne la construction des différents marchés.
Dans le cadre de l’opération « villes propres » en Côte d’Ivoire du ministère de la Salubrité, de l’environnement et du développement durable dirigé par Anne-Désiré Ouloto, l’opération «grand ménage» spéciale boulevard Nangui-Abrogoua a été initié. L’objectif chasser les commerçants ambulants installés de façon anarchique sur ce boulevard. Une opération a été menée le lundi 9 octobre 2017. Deux jours après, les mêmes commerçants sont revenus occuper les artères du boulevard Nangui Abrogoua.
Daniel Coulibaly
Le Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly se prononcera sur les enjeux de la formalisation de l’économie pour le partenariat Etat/Secteur Privé, à l'occasion de la 3ème édition de la journée nationale du partenariat prévue, le lundi 13 novembre prochain au Sofitel Hôtel Ivoire. ‘’Encadrement du Secteur Formel : source de croissance et de compétitivité de notre économie’’, tel est le thème retenu pour cette édition.
«La conférence inaugurale sera prononcée par le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly et Jean-Marie Ackah, président du patronat, sous le thème : « Enjeux de la formalisation de l’économie pour le partenariat Etat/Secteur Privé en Côte d’Ivoire», a indiqué Ismaël Coulibaly, conseiller technique au SE-CCESP, lors d’une rencontre de présentation des grandes articulations de la 3ème édition de la JNP 2017 organisée par le Secrétariat Exécutif du Comité de Concertation État Secteur Privé(SE-CCESP), avec les acteurs de l’administration publique et du Secteur privé, le vendredi 20 octobre 2017, à Abidjan.
L’innovation de cette année, a-t-il poursuivi, ce sont « Les Sides Events » qui permettront d’offrir aux entreprises informelles un temps d’échanges avec les structures publiques et privées concernées par le processus de formalisation. A cela s’ajoutent les activités habituelles que sont les panels de haut niveau, les rencontres B to G ainsi que les Awards du partenariat.
Par ailleurs, le comité d’organisation a rassuré les différents acteurs quant au déroulement pratique de cet évènement auquel sera convié la société civile, les chancelleries, la Banque mondiale, l’UEMOA, la presse, etc.
La JNP a pour but de renforcer la vision partagée et complémentaire entre l’Etat et le Secteur Privé pour l’atteinte des objectifs de développement socio-économique du pays par la transition du secteur informel vers le secteur formel. L'Etat ivoirien entend donc structurer ce secteur d’une part pour la constitution d'un tissu d'entreprises compétitives indispensables à la croissance économique et d’ autre part pour le renforcement du Dialogue public Privé.
Surtout que 609 700 unités de productions informelles ont été identifiées, selon les travaux de la Commission de la Réforme fiscale en 2015, a fait savoir le Secrétaire exécutif du Comité de Concertation Etat Secteur Privé, Mariam Fadiga Fofana, lors de la cérémonie de lancement de la 3ème édition de la JNP, le mardi 1er août dernier à Abidjan.
Rappelons que l’édition 2016 de la JNP, autour du thème ‘’Enjeux d’un dialogue public privé constructif pour la vision 2020 de notre économie’’, a enregistré 3226 participants dont 615 opérateurs économiques, 22 administrations publiques, 1517 visiteurs pour 14 stands. Ce sont plus de 3mille personnes qui sont attendues à cette 3ème édition de la JNP.
Daniel Coulibaly
Les mouvements et organisations de France acquis à la cause du président de l’Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro ont fait une déclaration en soutien à leur patron, et surtout à M. Koné Kamarate Souleymane dit Soul to Soul incarcéré à la MACA dans l’affaire de « cache d’armes » à Bouaké.
«Nous, mouvements et organisations de France en soutien au Président Guillaume SORO, condamnons fermement cette décision qui manifeste d’une véritable persécution qui affecte la vie politique de la côte d’ivoire », fait savoir le porte-parole, N’guessan Nadine, présidente UDS France, dans la déclaration dont nous avons reçu copie.
«Cher frère Soul nous te savons fort, Soul nous te savons fidèle et loyal, sache que la dignité est dans la lutte, et non dans l’issue du combat. Notre pays la côte d’ivoire attend de ses fils et filles l’unité et la responsabilité. Nous devons savoir rester digne, unis face aux grands défis du pardon et de la réconciliation », poursuit-elle, dénonçant par ailleurs ce qu’elle qualifie « d’acharnement injustifié » sur leur parton, ses sympathisants et collaborateurs.
«Dans le souci de préserver la stabilité et la cohésion sociale, il est de l’intérêt de tous que la justice ne soit pas l’instrument du pouvoir politique dans notre république. Ainsi, nous exigeons la libération pure et simple de Soul to Soul en réitérant notre attachement aux valeurs républicaines pour lesquelles le président Guillaume Soro s’est tant battu. Nous demeurons engagés sur les sillons du pardon et de la réconciliation chère à notre leader, le leader générationnel », a-t-elle laissé entendre.
Daniel Coulibaly
L’Etat ivoirien a décidé que tous les médicaments utilisés pour le traitement du cancer soient gratuits, afin de soulager les personnes qui souffrent de cette maladie. A cet effet, le vice-président ivoirien Daniel Kablan Duncan, a annoncé, le lundi 9 octobre 2017, que quatre médicaments utilisés dans le traitement du cancer seront désormais gratuits,à l’occasion du lancement de la campagne "Octobre Rose 2017". Il s’agit des médicaments qui, selon lui, sont utilisés dans le traitement des cancers les plus fréquents en Côte d’Ivoire.
"L’Etat va désormais assurer la gratuité totale pour les traitements par Herceptin, Avastin, Mabther et Pegasy utilisés dans les cancers les plus fréquents dans notre pays. Je dis bien, la gratuité totale pour ces quatre traitements", a-t-il souligné.
Pour M. Duncan, cette décision va permettre de "soulager considérablement nos sœurs et frères qui souffrent de cette terrible maladie", appelant les femmes à se faire dépister au plus tôt pour bénéficier de cette opportunité qui leur est offerte.
La gratuité totale de ces produits pharmaceutiques sera assurée par l’Etat en collaboration avec le groupe Hoffmann-La Roche. Ainsi la ministre Raymonde Goudou-Coffie de la Santé et de l’Hygiène publique a signé, par la même occasion, trois protocoles d’accord avec le groupe Hofmann-La Roche en vue de rendre les thérapies du cancer et des hépatites virales accessibles aux populations ivoiriennes.
Il s’agit des protocoles "Roche Access cancer du sein", "Roche hépatites virales" et "Access oncologie".
Pour les deux premiers protocoles, la subvention de l’Etat passe de 30 à 40 % pour le cancer du sein et de 25 à 35% pour les hépatites virales conférant ainsi la gratuité aux patients.
Pour le protocole d’accord "Access Oncologie", l’Etat ivoirien prendra en charge 40% du coût des médicaments et le groupe Hofmann-La Roche 60%.
Jusque-là, les femmes atteintes de ce type de cancer devraient payer une quote-part de 10% représentant environ 100.000 francs Cfa, sur le million de francs nécessaire aux soins. De fait, comme l’a rappelé le vice-Président, la réduction des frais supportés par les malades résulte elle-même d’un premier protocole d’accord signé en décembre 2014 entre l’Etat de Côte d’Ivoire et le laboratoire suisse Hoffman La Roche.
Les cancers représentent environ 13% de décès et plus de 14 millions de nouveaux cas sont enregistrés chaque année dans le monde. En Côte d’Ivoire, le nombre de cas diagnostiqués chaque année est de douze mille avec un taux de mortalité de près de 75% en 2012, d’après l’Oms.
Daniel Coulibaly
Le Premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly avait avancé le 6 juillet dernier le décaissement de la somme de 232 milliards FCFA pour le réglement de la dette intérieure, au cours d’une rencontre avec des chefs d’entreprises, précisant que selon les principes le paiement allait commencer par les créances les plus anciennes.
Quelques temps après, soit la veille de la célébration du 57 anniversaire du pays, le président ivoirien Alassane Ouattara a indiqué, au cours d’une adresse à la nation sur la télévision nationale (RT1), que 232 milliards Fcfa ont été payés à 3.900 entreprises dans le cadre du règlement de la dette publique.
«L’Etat viens de payer les arriérés de la dette intérieure au profit de 3.900 entreprises pour un montant de 232 milliards de Fcfa », avait soutenu M. Ouattara dans son discours, ajoutant qu’il va permettre de « relancer l’investissement et la consommation ».
Ce qu’on pourrait considérer comme une véritable bouffée d’oxygène pour les créanciers de l’Etat semble ne pas être de l’avis de tous.
En effet, le syndicat national des fournisseurs de l’Etat de Côte d’Ivoire(Synfaci) présidé par Faustin Gré présente dans une note d’invitation dont ladiplomatiquedabidjan a reçu copie un montant total de 448 milliards FCFA sur la période de 1997 à 2015 comme factures impayées. Cette somme prend également en compte les baux (maisons baillés), les prestations en alimentation, la location des voitures, le ramassage d’ordures et autres factures auditées par l’Inspection Générale des Finances (IGF) dont 325 milliards CFA validés et 123 milliards rejetés et entérinés par le Conseils des ministres du mercredi 16 novembre 2016.
Le syndicat prévoit donc une réunion le jeudi 2 novembre prochain à la Chambre de Commerce et d’Industrie à Abidjan(Plateau) avec tous ses membres. La même note d’invitation indique que cette réunion est pour « la survie des entreprises de Côté d’Ivoire et la préservation des emplois ».
«Seule notre mobilisation; détermination, et présence massive à cette rencontre fera prendre conscience aux uns et aux autres de la gravité de la situation désastreuse et chaotique de la majorité des entreprises ivoiriennes criblées de dettes pour non-paiement des différentes factures. », déclare M. Gré qui prévoit, à cette occasion, s’adresser au président Alassane Ouattara.
Daniel Coulibaly
Sem Eli Ben-Tura, ambassadeur d’Israël en Côte d’Ivoire, a reçu Serge Amany, le président du Réseau de la presse touristique et hôtelière de Côte d’Ivoire (Repthoci), le mardi 10 octobre 2017.
Serge Amany est allé présenter son réseau au diplomate Israélien, avant de lui proposer d’animer une conférence sur l’organisation et le développement du Tourisme dans son pays.
Très émerveillé, l’ambassadeur Ben-Tura a immédiatement donné son accord, saluant l'idée de ce réseau mis sur pied par des journalistes pour la promotion du Tourisme en Côte d’Ivoire.
Il entend donc animer une conférence sur le thème: ‘’L’organisation du Tourisme en Israël. Modèle pour le développement du Tourisme en Côte d’Ivoire’’.
« Il faut identifier la cible. Les agences de voyages qui organisent des pèlerinages en Israël. Et surtout les chrétiens pour qui, il y a beaucoup à voir, mais aussi par les musulmans », a-t-il ajouté, relevant les potentialités touristiques que dispose la Côte d’Ivoire
Izoudine Youssef
L’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture de Côte d’Ivoire (ACAT-CI) a organisée une conférence publique à la Fondation Friedrich Naumann, pour la Liberté, afin de commémorer la 15ème journée mondiale contre la peine de mort, le 10 octobre de chaque année. Eugène Bilé Kangah, son président de conseil d’administration, a appelé l’Etat de Côte d’Ivoire à ratifier le deuxième protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux Droit civils et politiques(OP2) visant à abolir définitivement la peine de mort, surtout que la Constitution ivoirienne s’oppose à cette peine depuis 2000.
La peine de mort dans le monde
L'application de la peine de mort dans le monde est présente sur tous les continents, mais depuis plusieurs décennies, de nombreux pays ont aboli la peine capitale.
Cependant, en 2016, au moins 23 États ont procédé à des exécutions tandis que 55 pays au total ont prononcé des condamnations à mort.Début 2017, on dénombre 104 pays qui ont aboli la peine de mort en toutes circonstances. 8 seulement pour les crimes de droit commun et 29 n'y ont pas eu recours depuis au moins dix ans, même si elle reste en vigueur. A contrario, 57 appliquent toujours la peine de mort (Biélorussie, Arabie saoudite, Etats-Unis, Iran, Egypte, etc).
Erreurs judiciaires
D'après une étude de l'Académie américaine des sciences publiée récemment dans la revue Proceeding of the National Academy of Sciences (PNAS), sur 8000 condamnés à mort outre-Atlantique depuis les années 1970 aux Etats-Unis, 200 détenus ont été victimes d'erreurs judiciaires.
Parmi eux des condamnés à mort ont miraculeusement eu la vie sauve à la dernière minute de leur exécution. Comme Marcellus Williams condamné à mort en août 1998, sa peine a été suspendue par le juge de l’Etat de Missouri à quelques heures de son exécution. En 1975, Ricky Jackson avait été accusé à tort du meurtre d'un homme dans l'Ohio. Après 39 ans de prison, il a été innocenté.
Si ces condamnés à mort ont eu la chance d’être innocentés avant leur exécution, ce n’est pas le cas pour le jeune George Stinney exécuté à 14 ans en 1944. Mais 70 ans plus tard, la justice pourrait l’innocenté. Il reste jusqu’à ce jour le condamné à mort le plus jeune de l’histoire récente des Etats-Unis, raconte le site français ladépêche. Et Alfred Dewayne Brown condamné à mort en 2005 a été innocenté après plus de douze ans dans le couloir de la mort au Texas, Il est le 154e condamné à mort à être innocenté en quatre décennies aux États-Unis, selon le décompte du Centre d'information sur la peine capitale (DPIC).
« La vie humaine est sacrée »
Sur le continent, les pays comme la Libye, la Mauritanie, le Soudan, etc pratiquent encore la peine capitale. En Côte d’Ivoire, elle a été abolie depuis 2000. Selon Eugène Bilé Kangah, 12 personnes ont été condamnées à mort avant cette année, mais n’ont jamais été exécutées. Car «« La vie humaine est sacrée (….). Toute sanction tendant à la privation de la vie humaine est interdite», soutient la juridiction ivoirienne comme bien d‘autres juridictions internationales.
M. Bilé a appelé les autorités ivoiriennes à ratifier le deuxième protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux Droit civils et politiques(OP2) visant à abolir la peine capitale.
L’objectif, selon lui, est de rendre l’abolition de la peine de mort « définitive et irréversible », après que le pays a pris un engagement pour la rectification dudit protocole avant 2019.
«Des études ont montré que dans divers pays que la peine de mort frappe plus les populations pauvres et pour plusieurs raisons : le manque de moyens pour se prendre un avocat, l’inégalité d’accès à l’information, la corruption, etc », a-t-il déploré.
C’est pourquoi dans le cadre du projet de plaidoyer de sensibilisation pour la ratification de l’OP2, Yves Kouadio N’guettia, le coordonnateur, a invité les autorités décisionnelles et l’opinion publique à œuvrer efficacement pour parvenir à cette ultime étape.
De telles actions sont saluées par des fondations engagées dans la lutte pour les Droits de l’homme telle que Friedrich Naumann. « Il faut encourager les efforts faits par la Côte d’Ivoire dans l’abolition de la peine de mort », a ajouté Sophie Konaté, sa chargée de programmes.
Daniel Coulibaly
Daniel Kablan Duncan, vice-président de la République de Côte d’Ivoire, a indiqué que la jeunesse doit être une opportunité et non un problème pour les Etats d’Afrique et d’Europe, à l’ouverture du 4ème forum de la jeunesse de l’Union Africaine et de l’Union Européenne (UE-Afrique), lundi à Abidjan.
« (…) les jeunes ne doivent pas être un fardeau mais une force et une richesse. La jeunesse doit être une opportunité et non un problème pour nos Etats », a soutenu Daniel Kablan Duncan, à l’ouverture de ce Sommet en présence des représentants des commissions de l’UA, de l’UE ainsi que des organisations africaines et européennes de la jeunesse.
Il a, en outre, a proposé qu’une place de choix soit accordée à la jeunesse dans cette coopération UE-Afrique.
De son côté, le ministre ivoirien de la Promotion de la jeunesse, de l’Emploi des jeunes et du Service civique, Sidi Tiémoko Touré, a exhorté les jeunes à s’investir pleinement dans les différents travaux du forum en vue de toucher du doigt l’essentiel des défis à relever, notamment la paix et la sécurité, l’immigration et la migration clandestine, l’emploi des jeunes, la conservation de l’environnement et le changement climatique.
« Investir dans la jeunesse pour un avenir durable », tel est le thème de ce forum qui se tient du 9 au 11 octobre au Sofitel Hôtel Ivoire-Abidjan. Près de 130 jeunes prennent part à cette rencontre.
Daniel Coulibaly
La direction de l’Enseignement supérieur a rendu public le calendrier académique 2017-2018 qui débute ce lundi dans tous les établissements publics et privés du supérieur.
Cette année académique compte deux semestres, du 09 octobre 2017 au 16 février 2018 et du 19 février au 29 juin 2018. Les congés de Noël sont prévus entre le 22 décembre 2017 et le 03 janvier 2018 et ceux de Pâques, du 29 mars au 08 avril 2018, les grandes vacances étant annoncées du 02 juillet au 16 septembre 2018.
« L’objectif du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique est de marquer sa ferme volonté de normaliser l’année académique par une rentrée unique et à bonne date valables pour les deux secteurs du système d’enseignement supérieur public et privé », a indiqué le directeur de l’Enseignement supérieur, le Pr Nindjin Aka Fulgence, lors d’un point de presse au cabinet de la ministre Bakayoko-Ly Ramata.
« Les résultats des préinscriptions des nouveaux bacheliers seront connus cette semaine », une première « depuis plus d’une décennie », en vue de « permettre aux nouveaux bacheliers de reprendre rapidement les cours et d’éviter les longues périodes d’inactivité », selon le Pr Nindjain.
Il a enfin appelé l’ensemble des acteurs de la communauté universitaire au respect des engagements pris pour une année académique normale.
AIP
Le président ivoirien Alassane Ouattara a reçu les lettres de créance de trois nouveaux ambassadeurs accrédités dans notre pays en qualité d’Ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires, le vendredi 29 septembre 2017, au Palais présidentiel-Abidjan.
Selon une note de la présidence ivoirienne, il s’agit de Julie Shouldice du Canada, Ibrahim Isah de la République Fédérale du Nigeria et Gilles Huberson de la République française.
L’Ambassadrice Julie Shouldice a réaffirmé sa détermination à apporter sa contribution pour le renforcement de la sécurité dans la sous-région ouest-africaine, le respect de l’Accord de Paris sur le climat et l’autonomisation des femmes ivoiriennes. Elle entend également œuvrer à l’approfondissement, à la diversification et au renforcement des relations commerciales et économiques entre les deux pays.
De son côté, l’Ambassadeur du Nigeria s’est engagé à œuvrer pour la mutualisation des efforts en matière de renseignements et de coopération économique entre Abidjan et Lagos, les deux grandes économies de la CEDEAO’’.
L’Ambassadeur de France Gilles Huberson qui remplace Georges Serre, a exprimé son engagement à contribuer au développement des relations de coopération bilatérale ‘’historiquement exceptionnelles’’, qui existent entre la Côte d’Ivoire et la France.
Daniel Coulibaly
Dans la commune de Marcory dans une clinique l’artiste ivoirienne Nayanka Bell y est hospitalisée avec sa mère suite à une crise de dépression due à l’idée de se voir déposséder de ses terres à « Ano », un village de la commune d’Agboville.
« Pourquoi, on ne donne pas nos titres ?»,
Nayanka Bell est mal en point. Ce jeudi, c’est une femme atteinte physiquement et moralement qui partage ses peines en ces termes : «Je vis un calvaire depuis 20 ans. C’est une cabale judiciaire », a-t-elle dénoncé, couchée sur son lit d’hôpital, juste à côté sa mère également alitée. « Nous sommes hospitalisées suite à une dépression à cause de cette affaire », fait-elle savoir.
Cela fait presque 20 ans que l’affaire dure et que la native d’Agboville lutte pour sauver les terres acquises en 1993 par son père dans le village « Ano ». Et selon ses explications, le tribunal d’Agboville semble ne pas jouer franc jeu avec elle. A chaque procès, le jugement a toujours été en sa défaveur, or le ministère ivoirien de l’Agriculture lui a donné les papiers nécessaires (4 concessions provisoires en attendant les enquêtes finales de l’administration de l’Agriculture et du cadastre lancées depuis 1998) pour faire droit de titre de propriété des terres en question. Mais jusqu’à ce jour, il n’y a pas d’Arrêté de Concession Définitive(ACD). « Pourquoi, on ne donne pas nos titres ? », s’interroge-t-elle, convaincue que ces documents sont expressément bloqués, pour donner la possibilité à des personnes de squatter les terres de sa famille sans être inquiétées.
«Des agents qui font du faux…»
Pire, le tribunal d’Agboville l’a même condamnée à payer une première fois 6 millions 6oo mille FCfa en 2016 et une deuxième fois 160 millions de Fcfa(pas encore payés) à ces derniers (venus de Bokaho) qui l’accusent d’avoir détruit leur plantation, et qui auraient fait de faux documents de propriété en leur nom.
Visiblement, elle dit être victime d’un complot orchestré par la chefferie du village de Bokaho qui a fait de ses terres son patrimoine avec la complicité du tribunal d’Agboville. «Des agents qui font du faux…», martèle-t-elle.
Alors qu’elle a gagné le procès à la cour suprême en 2015, « j’ai reçu un document de cette Cour que je n’ai pas supporté qui m’a rendue dépressive. Je ne peux pas accepter qu’une décision vienne me spolier de mes terres, parce que si la Cour rend une décision sur du faux…», s’est-elle inquiétée.
Un appel au couple présidentiel
Aujourd’hui, elle lance un appel au couple présidentiel, afin de lui venir en aide pour mettre fin à cette affaire qui n’a que trop duré. « J’ai mené plusieurs démarches afin de voir le président, mais cela n’a pas été possible. Je sais que cette fois, le président et la première dame sauront que je suis dans une situation désespérée avec ma mère. Nous sommes dans leurs mains. Nous leur demandons pardon de nous aider à garder nos terres », a-t-elle plaidé, exhortant le ministère de l’Agriculture, l’administration foncière, du cadastre à rendre justice, et à donner enfin à sa famille l’Arrêté de Concession Définitive.
Daniel Coulibaly
La deuxième édition de la Journée Internationale de la Traduction et de l’Interprétation de Côte d'Ivoire (JITI-CI), aura lieu le samedi 30 septembre 2017, à l’Hôtel Palm Club de Cocody. Le thème de cette année : « Traduction et Interprétation : Moyen d’extension des connaissances, vecteur de transmission des cultures ».
Cette édition est placée sous le signe de l’ouverture. En effet, l’événement accueillera, en plus des acteurs traditionnels du métier dont les traducteurs et interprètes, les terminologues, les correcteurs, des reviseurs et les métiers associés et assimilés, les interprètes en langage de signes et langues locales.
L’objectif de cette journée est de montrer la solidarité de la communauté des traducteurs dans le monde entier tout en promouvant les métiers de la traduction dans les différents pays.
La JITI-CI ouvre une lucarne aux personnes désireuses de reconversion, aux étudiants en quête de d’orientation et de nouvelles opportunités ; elle constitue également un espace de formation continue.
Les organisateurs prévoient également un Marché des Arts, des Cultures, des Diversités et des Langues. Le marché de la traduction et de l’interprétariat étant en pleine expansion, Conférence & Traduction organise l’évènement en collaboration avec le Mouvement des Petites et Moyennes Entreprises de Côte d’Ivoire (MPME) et offre une plateforme de rencontres B2B. Seront également présents les agences de communication et acteurs de l’évènementiel qui se positionnent en intermédiaires.
Le commissaire général de la JITI-CI, Sébastien Guehi, annonce un prix pour saluer les actions d’un cabinet de traduction et d’interprétation de la place qui a contribué à exposer les traducteurs et interprètes de Côte d’Ivoire qui font les beaux jours de ces métiers à Abidjan et dans les capitales ouest-africaines.
Il convient de noter que la Journée mondiale de la Traduction est célébrée chaque année, le 30 septembre, lors de la fête de Saint Jérôme, le traducteur de la Bible, considéré comme le saint patron des traducteurs, par la FIT (Fédération internationale des traducteurs) depuis 1953. Elle a été officiellement reconnue par l’UNESCO et les Nations Unies en 1991.
Rappelons que la première édition s’est tenue le 30 septembre 2016, au Plateau. Le thème était « Traduction & Interprétation : Moteurs des échanges et outils de développement économique et social ».
Daniel Coulibaly
La Côte d’Ivoire et le Ghana se sont engagés à respecter la décision du Tribunal international du droit de la mer (TIDM) sur un différend au sujet de leur frontière maritime, le 24 septembre 2017. C’est un communiqué conformément au statut du TIDM lu à la télévision nationale ivoirienne(RTI1) qui fait état de cet accord entre les deux pays frères.
Accra et Abidjan « s’engagent à respecter les termes de la décision et de collaborer pleinement pour sa mise en œuvre », poursuit le texte lu par la ministre ghanéenne de la Justice, Gloria Afua Akuffo.
Le communiqué indique par ailleurs que les deux pays « affirment leur ferme volonté de travailler ensemble à consolider et à intensifier leur relation fraternelle de coopération et de bon voisinage ».
Toujours selon le même communiqué du TIDM, le Ghana n’a pas violé les droits souverains de la Côte d’Ivoire, contrairement à ce qui se racontait officiellement. Abidjan considérait avoir un droit exclusif d’exploitation des hydrocarbures dans une zone offshore disputée. Le tribunal international a calculé le tracé de la frontière maritime en utilisant le principe de l’équidistance défendu par le Ghana et cette carte s’impose désormais aux deux parties.
Il faut rappeler que le litige pétrolier entre la Côte d’Ivoire et le Ghana est survenu en 2010, quand l’exploitant irlandais Tullow Oil a annoncé la découverte d’un gisement offshore sur le champ de Tweneboa. Les deux pays ont alors décidé de la mise en place d’une commission bilatérale pour régler le différend, mais les premières réunions d’experts avaient achoppé sur les critères techniques retenus pour la délimitation de la frontière, selon Jeuneafrique.
Daniel Coulibaly
Dans le cadre du renforcement de la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée, la marine nationale française organise un programme d’exercice dénommé « African Nemo » qui consiste à renforcer les capacités des marines nationales, afin d'assurer la sécurité de leur zone maritime, du 10 au 18 septembre 2017.
En conférence de presse mercredi sur le Bâtiment de Projection de Commandement(Dixmude) qui a accosté à 22 km en mer des eaux ivoiriennes, à Abidjan, le commandant de bord Jean Porcher a donné les objectifs visés par cet exercice à l’intention des marines riveraines.
Il s’agit de la lutte contre la piraterie maritime et les trafics illicites, la lutte contre la pêche illicite et la lutte contre la pollution de l’environnement et des Ressources maritimes, etc.
« C’est une collaboration pour aider les pays riverains du Golfe de Guinée à assurer la sécurité de leur zone maritime contre le banditisme, la pollution maritime, trafic de stupéfiants, etc », a-t-il expliqué, ajoutant qu'il est important que ces zones soient sécurisées de façon concertées.
En ce qui concerne la Côte d’Ivoire, la marine ivoirienne a pu suivre une formation sur la lutte contre les incendies à bord d'un bateau civil et porter secours aux éventuels blessés. Une simulation d’un navire civil en feu sur le BPC a mis en contribution l’intervention des pompiers marins ivoirins qui a été à la fois appréciée par les instructeurs français et les autorités maritimes ivoiriennes.
« Cela démontre de l’excellente coopération entre les marines nationales françaises et ivoiriennes », a indiqué le chef d’Etat-Major de la marine ivoirienne, le contre-amiral Djakaridja Konaté.
Il faut souligner que le "African Nemo" est en prélude à un symposium qui se tiendra à Dakar(Sénégal) du 19 au 20 septembre prochain, et qui verra la présence de tous les Chefs d’Etat-major des marines nationales des pays du Golfe de Guinée (Bénin, Sénégal, Ghana, Côte d’Ivoire, etc). Il s’inscrit dans la volonté des chefs d’Etat africains manifestée lors du Sommet de Yaoundé en juin dernier, de protéger leurs espaces maritimes et de lutter contre la criminalité maritime dans cet espace constituant un véritable défi pour le développement en Afrique.
Daniel Coulibaly
Le gouvernement ivoirien a pris un arrêté portant interdiction provisoire d’importation et de commercialisation du tilapia en provenance de la Colombie, de l’Equateur, de l’Egypte, d’Israël et de la Thaïlande, selon un communiqué du ministre des Ressources animales et halieutiques, Kobenan Kouassi Adjoumani, rapporte AIP.
Cette décision intervient à la suite de l’alerte donnée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), via son système mondial d’information et d’alerte rapide qui évoque une probable maladie « hautement contagieuse » se propageant chez les tilapias sauvages et ceux issus de l’élevage, l’un des poissons les plus consommés au monde.
L’arrêté stipule que conformément aux dispositions relatives à la police sanitaire, «il sera procédé à la saisie et à la destruction de toutes espèce de tilapia, ou produits dérivés de tilapia, provenant des pays susvisés, quel que soit le stade de leur traitement, sans préjudice des poursuites et sanctions prévues par la réglementation en vigueur ».
Il faut souligner que plus de 90% des importations de tilapia en Côte d’Ivoire proviennent de la Chine qui n’est pas encore touchée par cette maladie, selon les autorités en charge du dossier. Et celui pêché dans les eaux ivoiriennes ne comporte aucun risque et peut être consommé sans crainte.
La maladie chez les tilapias dont il est question est causée par un virus ‘’Tilpia Lake Virus’’ (Tilv) ou ‘’virus du Lac tilapia’’. Elle peut causer une mortalité pouvant atteindre 90% chez cette espèce de poisson mais ne peut se transmettre à l’homme car n’étant pas une zoonose.
Daniel Coulibaly avec AIP
Dans un marché qui compte plus de 50 millions de petits exploitants, l’agriculture occupe une place importante au Moyen-Orient et en Afrique. Syngenta, soucieuse d’améliorer la productivité agricole des fermiers du monde entier, et en particulier l’Afrique et le Moyen-Orient, a initié «The Good Growth Plan », afin d’aider des millions de personnes à sortir de la pauvreté et en assurant la sécurité alimentaire de tous.
L’objectif principal est de stimuler la productivité des petits exploitants à travers une technologie innovante adaptée à leurs besoins, avec une formation aux bonnes pratiques agricoles et à l’utilisation sûre des produits de protection des cultures.
Ce plan devra répondre aux engagements suivants : rendre les cultures plus efficaces, émanciper les petits exploitants, aider à sécuriser la sécurité des populations, etc.
Lors de la 7ème édition du Forum pour la révolution Verte en Afrique(AGRF) du 4 au 8 septembre 2017 à Abidjan, Pierre Cohadon, directeur de Syngenta pour l’Afrique et le Moyen-Orient, a expliqué le choix porté sur les petits exploitants agricoles africains. « Ce sont les petits producteurs qu’il faut toucher, car ce sont eux qui constituent la force vive de l’agriculture africaine », a-t-il dit.
Pour cela, fait-il savoir, il faut une sensibilisation sur les bonnes pratiques et l’utilisation des intrants dans la production. « Les résultats promoteurs de notre réseau de ferme de référence en Afrique et au Moyen-Orient sont la preuve de l’incroyable potentiel de croissance de ce territoire », a ajouté M. Cohadon, citant l’exemple de deux producteurs ivoiriens qui après avoir appliqué les protocoles sont passés d’une production estimée en kilogramme à tonnes.
Pierre Cohadon demande aux agriculteurs de ne pas travailler seul. Pour lui, il faut plutôt adopter une approche de partenariat pour développer la filière agricole.
«Il faut savoir que l’agriculture doit se pratiquer sur de longs termes de façon raisonnée, et respectueuse de l’environnement également», a-t-il souligné.
Daniel Coulibaly
Le Partenariat pour la Transformation Agricole Inclusive en Afrique (PIATA), d’une valeur de 280 millions de dollars a été lancé à l’occasion de l’édition 2017 du Forum pour la Résolution Verte en Afrique 2017 (AGRF) du 4 au 8 septembre à Abidjan.
Le PIATA est un partenariat impliquant quatre organisations. Il s’agit de la Fondation Bill & Melinda Gates, la Fondation Rockefeller et l'Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID) qui financeront jusqu'à 280 millions de dollars américains pour catalyser et soutenir une transformation agricole inclusive dans au moins 11 pays d'Afrique, ce qui augmentera les revenus et améliorera la sécurité alimentaire de 30 millions d’exploitations agricoles familiales de petite taille d'ici 2021.
Le PIATA constitue une collaboration majeure entre les donateurs qui s'alignent derrière « l'Agenda de Malabo, » adopté par les chefs d'État et de gouvernements africains en 2014.
L’initiative permettra aux partenaires d’aligner et de compléter les efforts existants, en réalisant de nouveaux investissements dans le développement de systèmes d'intrants, de chaînes de valeur et de politiques où ils auront le plus d'impact.
«Nous considérons cela comme une occasion de tirer davantage parti des partenaires et de leurs énormes réseaux, car nous sommes impatients de déployer les technologies que nous avons aidées à développer au fil des ans, ainsi que nos connaissances partagées et nos subventions, pour travailler avec nos distingués partenaires.», a déclaré M. Mamadou Biteye, Directeur Général du Bureau Régional de la Fondation Rockefeller Afrique.
M. Rodger Voorhies, directeur exécutif de la Division Croissance et Opportunités mondiales de la Fondation Bill & Melinda Gates, a justifié son engagment : « Notre investissement reflète notre volonté d'aider les pays à élaborer des plans de haute qualité liés aux cadres nationaux et continentaux de responsabilisation, afin de prendre l'initiative de la transformation agricole.».
Pour M. Sean Jones, assistant administrateur adjoint au Bureau de la sécurité alimentaire de l’ USAID, le partenariat entre acteurs publics et privés permet d'assurer la sécurité alimentaire et la croissance économique. « L'agriculture est, dans son essence, une entreprise du secteur privé et l'un des meilleurs paris pour la création d'emplois et la croissance inclusive, si les bonnes politiques et les investissements permettent au secteur privé de s'épanouir », a-t-il soutenu.
Le Dr Agnes Kalibata, présidente de l'Alliance pour une Révolution Verte en Afrique (AGRA), a exprimé sa conviction que l'initiative va contribuer de manière significative à accélérer le chemin de l'Afrique vers la prospérité en augmentant les économies et les emplois inclusifs à travers l'agriculture.
Daniel Coulibaly
Suite à l’assassinat de l’un des leurs tué par les petits délinquants communément appelés «microbes » ou « Enfants en conflit avec la loi », des policiers ivoiriens se sont lancés le mercredi 6 août 2017 à une vaste opération à Abidjan, destinée à rechercher ces jeunes bandits.
Des hommes en tenue ont investi ce jour en grand nombre le quartier Siporex de Yopougon (Abidjan) à la recherche des « Enfants en conflit avec la loi », n'hésitant parfois à des passagers, chauffeurs, apprentis gbakpa, et même des passants, selon des témoignages. Une action qui n'a pas manqué de plonger ce secteur dans une débandade, et qui a fortement perturbé la circulation dans le sens Yopougon-Adjamé.
Le jeudi 31 août 2017, l’agent de police Koffi Yao Esaï précédemment en service à la CRS 4 puis au palais de justice de Plateau qui rentrait de son service a été agressé par plusieurs jeunes munis d’armes blanches au quartier « Sable » à Yopougon. Ces derniers identifiés comme des « microbes » ont réussi à l’égorger sans qu’il ne puisse utiliser son arme.
Il faut dire que depuis quelques temps, l’insécurité en Côte d’Ivoire, et surtout à Abidjan est montée d'un cran. Il ne se passe un jour sans qu’il n’y ait des agressions de tous genres et même des attaques contre des commissariats et bases de forces de l'ordre à travers le pays. Les autorités ivoiriennes ont maintes fois rassuré la pouplation sur cette question, mais visiblement le phénomène des "micobes" qui a repris de bel après un moment d'accalmie commence a susciter des sentiments d'autodéfense au sein des communautés.
Daniel Coulibaly
Une délégation de huit membres du Congrès américain conduite par le Sénateur de l’état du Delaware, Christopher Coons, a exprimé son engagement fort et soutenu à la Côte d’Ivoire au cours d’une visite de deux jours qui s’est achevée ce samedi par une rencontre avec le Président Alassane Ouattara.
« Nous avons un message simple: nous restons engagés dans notre partenariat entre les Etats-Unis et la Côte d’Ivoire ainsi que pour la continuité des programmes à forte valeur tels que le PEPFAR et le Millennium Challenge Corporation », a déclaré le Sénateur Coons, faisant ainsi référence au Plan Présidentiel d’Urgence contre le SIDA (PEPFAR), qui fournit la majorité des services pour la prise en charge du VIH SIDA en Côte d’Ivoire, et à la participation très attendue du pays au programme Compact du Millenium Challenge Corporation (MCC).
«Notre délégation est issue des deux grands partis politiques américains et des deux chambres du Congrès », a fait savoir Christopher Coons, exprimant le soutien bipartite des Etats-Unis à l’Afrique et à la Côte d’Ivoire en particulier.
Le programme Compact fournira des subventions d’une valeur de 290 milliards de Francs CFA (525 million de dollars US) pour la réhabilitation d’importants axes routiers à Abidjan et dans ses environs et pour des investissements dans l’enseignement professionnel.
Au cours de toutes ses réunions, le Sénateur Coons a souligné l’importance des programmes d’échanges académiques et professionnels et autres du gouvernement américain tels que le Programme des Jeunes Leaders Africains, the Young African Leadership Initiative (YALI). Ceux-ci ont permis à des milliers d’Ivoiriens d’aller aux Etats-Unis. La Côte d’Ivoire a le plus grand nombre d’étudiants dans les universités américaines parmi les pays francophones d’Afrique.
Outre la rencontre avec le Président Ouattara, la délégation a rencontré le Ministre de la Défense, M. Hamed Bakayoko, le Secrétaire général de la Présidence, M. Patrick Achi, la Ministre de Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, la Professeur Ramata Ly-Bakayoko, la Ministre de l’Education Nationale, Mme. Kandia Camara, et le Ministre des Finances, M. Amadou Koné. Elle s’est ensuite rendue chez le Président de la Banque Africaine de Développement(BAD) avec qui ils ont discuté des questions de l’économie régionale et de l’emploi des jeunes.
La délégation du Congrès américain a aussi visité une plantation de cacao à Offa et rencontrer des bénéficiaires du PEPFAR dans un centre de santé à Agboville.
La visite s’inscrit dans le cadre d’une tournée régionale qui les a emmenés au Nigeria, au Ghana et en Gambie et en Côte d’Ivoire. Le sénateur Coons est l’un des plus ardents défenseurs de l’Afrique au Congrès. Il a déjà voyagé en Afrique plus de 25 fois depuis qu’il passa un semestre à l’Université de Nairobi dans les années 80s, mais cette visite en Côte d’Ivoire était sa première. Cette délégation des membres du Congrès américain fut la plus important à visiter la Côte d’Ivoire depuis le conflit de 2011.
Daniel Coulibaly avec APO
Les lampions se sont éteints sur la première édition du Forum femme et développement (FOFED) organisée par la fondation AWI (African Women initiatives) sous le thème « Enjeu de l’autonomisation économique de la femme dans le développement communautaire en Côte d’Ivoire », du 29 au 30 août 2017, au Sofitel Hôtel Ivoire -Abidjan.
Cette rencontre d’échanges entre les femmes entrepreneures, acteurs de la chaîne de valeur agricole, et partenaires techniques et financiers, et structures publiques… a permis de mettre l’accent sur l’importance du rôle de la femme dans le développement économique de notre pays, depuis le milieu rural, et de son indépendance économique.
Mariam Fadiga Fofana, présidente de la Fondation AWI, a indiqué que cette édition constitue un point de départ satisfaisant au regard de la mobilisation. Ce qui reste à faire, selon elle, c’est d’œuvrer à préserver ses acquis et de les traduire en des partenariats qui permettront de bénéficier d’appuis spécifiques et multiformes pour toutes les femmes entreprenantes. La présidente de la Fondation AWI a remercié tous ses collaborateurs, panélistes, modérateurs, partenaires techniques et financiers, et surtout toutes les femmes qui ont répondu massivement à l’invitation.
Hamed Diomandé, directeur de cabinet adjoint au ministère du Commerce, a traduit les félicitations et encouragements du ministre à Mariam Fofana Fadiga pour cette initiative. Il a souligné que le programme Phoenix mis en place par le gouvernement ivoirien donne la possibilité aux femmes de jouer leur rôle dans le développement économique du pays, leur donnant les moyens nécessaires pour entreprendre. Selon lui, un fonds de 7 milliards CFA est mis en place à travers la coopération avec le Royaume du Maroc pour accompagner les initiatives des femmes chefs d’entreprises, afin qu’elles deviennent des « participantes effectives » de l’économie nationale, annonçant d’autres fonds en cours. Mais, pour avoir des chances de bénéficier d’appuis financiers, a-t-il conseillé, les femmes doivent s’organiser, se formaliser et travailler en réseau. C’est en cela, a ajouté M. Diomandé, qu’elles deviendront des «piliers » de notre indépendance économique.
Plusieurs ateliers ont meublé cette rencontre avec l’exposé d’orientation sur le thème : « Autonomisation de la Femme et développement communautaire : quelles propositions politiques et stratégiques ».
Des thématiques portant sur la contribution des femmes autonomes dans le développement communautaire, le Renforcement de l’entrepreneuriat féminin, l’accès aux financements et les mécanismes de financements, Commercialisation et nouvelles opportunités de marchés : comment accroitre ses revenus ?, Importance des normes et qualités pour la sécurité du consommateur, La contribution des femmes autonomes dans le développement communautaire…ont fait l’objet de cinq ateliers au cours de cette rencontre.
Environ 900 participants ont été enregistrés à en croire la présidente du comité scientifique de ce forum, Gertrude Kouassi Koné, qui attribue le succès de cette organisation à son équipe.
Ce forum a vu la participation du ministère de la Promotion de la Femme, de la Protection de l’Enfant et de la Solidarité, le ministère du Plan et du Développement, le ministère du Commerce, le ministère de l’Agriculture, des structures publiques (CDIT, OCPV, CCESP, FIRCA, etc) et privées (Cytidia, CGECI, Boutique paysanne), le projet régional Sahel Women and Empowerment and democratic Dividend (SWEED), la BAD et plusieurs associations ou coopératives de femmes.
Rendez-vous a été pris pour la deuxième édition.
Daniel Coulibaly
Organisée par la fondation AWI (African Women initiatives), la première édition du Forum femme et développement (FOFED) a démarré ce matin sous le thème « Enjeu de l’autonomisation économique de la femme dans le développement communautaire en Côte d’Ivoire », au Sofitel Hôtel Ivoire -Abidjan.
Mariam Fadiga Fofana, la présidente d’AWI, a lors de son intervention, affirmé que l’ambition de cette fondation est d’améliorer l’écosystème de l’entrepreneuriat des femmes exerçant en milieu rural qui reste encore peu développé. « Nous lançons un appel aux politiques, aux autorités locales et à toutes les composantes de la société civile pour initier, soutenir, accompagner des actions et projets portés par des femmes opérateurs économiques dans le secteur agricole » », a-t-elle exhorté.
Pour sa part, la présidente de la commission entrepreneuriat féminin de la CGECI, Massogbê Touré a félicité et encouragé la Fondation dans cette initiative qui vise à une autonomisation économique de la Femme.
Apporture Kouamé, directeur de cabinet6adjoint, représentant le ministre de l’Agriculture et du développement durable, Coulibaly Sangafoya, a salué cette initiative et ouvert les travaux de la 1ère édition du Fofed.
L’exposé d’orientation a porté sur le thème : « Autonomisation de la Femme et développement communautaire : quelles propositions politiques et stratégiques ». Y ont pris part, le ministère de la Promotion de la Femme, de la Protection de l’Enfant et de la Solidarité, le ministère du Plan et du Developpement et du projet régional Sahel Women and Empowerment and democratic Dividend (SWEED).
Plusieurs thématiques portant sur la contribution des femmes autonomes dans le développement communautaire, le Renforcement de l’entrepreneuriat féminin, l’accès aux financements et les mécanismes de financements feront l’objet des ateliers au cours de cette rencontre.
Les ateliers de demain, 30 août porteront sur l’importance des normes et qualités pour la sécurité du consommateur, à travers un focus sur la restauration ainsi que sur la commercialisation et les nouvelles opportunités de marché.
Cette première édition du FOFED qui se tient aujourd’hui et demain à la salle des fêtes de l’ivoire, a tenu le pari de la mobilisation. De nombreuses femmes issues de plusieurs organismes et associations participent à ce forum.
Daniel Coulibaly
Dans une note, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte-d’Ivoire fait part d’une mission de prospection internationale aux USA en Géorgie, du 06 au 11 novembre 2017, à l’occasion de la tenue de Atlanta Socio - Economic Development Exchange (ASEDE 2017).
Cette mission a pour but d’offrir une plateforme d’échanges entre les entreprises Ivoiriennes et Américaines des différents secteurs. « Elle vous permettra de rencontrer des partenaires, mais aussi d’explorer de nouveaux axes de collaboration », ajoute la note.
Vous exercez dans le secteur de la l’agriculture, de l’agroalimentaire, des BTP, des infrastructures, de l’énergie solaire et des TIC, cette mission est la vôtre.
Pour toute information complémentaire, veuillez-vous adresser aux contacts suivants :
Mme DAINHI Catherine
DAEPSP | Chargée du Développement International
Tel : (225) 20 33 16 00 poste 822 | 07 88 80 82
Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Daniel Coulibaly
Le Gouvernement ivoirien, sous la houlette du Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly et les organisations syndicales signeront jeudi, à la Primature d’Abidjan-Plateau, le protocole d’accord sur la trêve sociale, selon des informations du ministère de la Fonction publique.
Le protocole d’accord devrait aboutir à une trêve sociale de cinq ans en vue permettre au Gouvernement de travailler pour la mobilisation des ressources devant améliorer les conditions de vie de la population.
Dans son discours du 1er mai, le chef de l’Etat, Alassane Ouattara s’était engagé à œuvrer pour l’aboutissement de cet accord. «Cette trêve sociale n’est en rien un renoncement ou un signe de faiblesse pour le Gouvernement ou les partenaires sociaux. Elle est l’expression d’une prise de conscience de notre responsabilité individuelle et collective à préserver l’essentiel, c’est-à-dire la Côte d’Ivoire et le bien-être des Ivoiriens », avait-il indiqué.
La signature du protocole d’accord sur la trêve sociale est l’aboutissement d’un long processus négociationd entre le Gouvernement et les syndicats.
En effet, depuis le 9 janvier, la Plateforme nationale des organisations professionnelles du secteur public et l’Intersyndicale des fonctionnaires de Côte d’Ivoire avaient entamé une grève pour réclamer le paiement de stock des arriérés de salaire, le retrait du décret portant abattement des pensions de retraite, l’intégration des agents journaliers, la bonification indiciaire et la liberté syndicale.
Très vite le Gouvernement s’est saisi du dossier et a réintroduit dans le système de gestion des pensions publiques des fonctionnaires et agents de l’Etat la majoration pour famille nombreuse, les allocations familiales, la pension de conjoint survivant avec effet immédiat, le retour au dernier traitement indiciaire pour le calcul de la pension de retraite, le paiement du capital décès.
Au niveau de la bonification indiciaire pour les emplois ne bénéficiant pas d’une grille particulière, le Gouvernement a ordonné la prise en compte respectivement de 150 points d’indice pour les fonctionnaires des catégories A et B et de 100 points d’indice pour les fonctionnaires de catégorie C. Le décret a été adopté le 10 mai, lors du Conseil des ministres avec prise d’effet à partir de janvier 2018.
Les points portant sur la levée de l’interdiction des précomptes syndicaux et l’intégration des agents journaliers au nombre de 1800 agents ont été également validés par le Gouvernement.
Le dernier point sur le stock des arriérés qui faisait l’objet de discussion a été réglé. Estimé à 249 milliards FCFA, selon les syndicats, le calendrier de paiement du stock des arriérés s’établit sur huit ans.
D’un franc CFA à 500 000 FCFA payables en une seule fois à 18.954 fonctionnaires, de 500 000 à un million FCFA payables à 16.614 fonctionnaires sur deux ans, d’un million à 1,250 million FCFA payables à 23. 668 fonctionnaires sur trois ans, de 1,250 million à 1,5 million payables à 27 000 fonctionnaires sur quatre ans, de 1,5 million à deux millions payables à 16.731 fonctionnaires sur cinq ans et le reste des fonctionnaires (ceux qui ont plus de 2 millions FCFA d’arriérés de salaire), payé sur huit ans.
Les retraités et les ayants-droits des fonctionnaires concernés mais déjà décédées recevront leur dû en un seul paiement.
Les paiements démarrent en janvier 2018.
(AIP)
La direction générale du Marché des arts du spectacle africain d’Abidjan (MASA) organise un concours d’arts plastiques dénommé « Concours d’affiche MASA 2018 » pour la 10ème édition prévue du 10 au 17 mars 2018 sous le thème « Quels modèles économiques pour les arts de la scène ? (Troupes, salles de spectacles et festivals) ».
« Le concours est ouvert aux artistes et agences de communication basés en Afrique. Les candidats sont encouragés à proposer des œuvres ouvertes sur le sujet du développement culturel de l’Afrique par les arts vivants : le conte, la danse, l’humour, la musique, le théâtre… », indique un communiqué du MASA.
« L’œuvre soumise au concours doit être originale, de facture contemporaine et porter le logo du MASA. Elle peut relever de l’une ou l’autre des techniques de peinture, photo, graphic-design. L’œuvre doit être déclinée en deux formats : portrait et paysage », chaque candidat ayant la possibilité de présenter une ou deux propositions distinctes, précise le communiqué.
Le concours se déroulera du 15 août au 15 octobre. L’œuvre doit parvenir au plus tard le 15 octobre à la direction générale du MASA sous la forme d’un fichier électronique de 2 Mo au minimum, accompagnée du curriculum-vitae du candidat à l’adresse : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. La désignation du lauréat se fera au plus tard le 30 octobre.
Le concours d’affiche MASA 2018 est doté d’un prix d’un million de FCFA ou de son équivalent au titre d’une invitation à participer à la 10ème édition du MASA.
AIP
L’ambassade des États-Unis procédera à la mise en service du COBAS 6800, un équipement de diagnostic moléculaire pour la charge virale et le diagnostic du VIH, au siège du PROJET RETRO-CI sis au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Treichville-Abidjan, le mercredi prochain.
Le COBAS 6800 est un équipement de diagnostic moléculaire pour la charge virale et le diagnostic du VIH. L’inauguration de cet équipement entre dans le cadre du soutien des États-Unis aux efforts du gouvernement de Côte d’Ivoire, notamment du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, pour la réduction de l’impact du VIH/SIDA au sein de la population ivoirienne.
Daniel Coulibaly
Dans la nuit du 14 au 15 mai 2017, en plein mutinerie, une cache d’armes est découverte à Bouaké au domicile de Souleymane Kamaraté Koné, dit « Soul to Soul », directeur du protocole de Guillaume Soro. Plus le temps passe, plus les preuves accablent inéluctablement le mis en cause. Les dernières révélations de Jeune Afrique sur cette affaire soutiennent qu’il a, lui-même, indiqué la cache d’armes aux mutins par un appel que les autorités ivoiriennes ont intercepté grâce à une écoute téléphonique.
Selon les informations de Jeune Afrique, au cours de cet appel, Soul to Soul indique à l’un des mutins l’emplacement de la cache et lui conseille de se réarmer. La suite, on la connait quinze tonnes d’armes ainsi que des munitions ont été retrouvées dans l’ancienne piscine réaménagée dans le sous-sol de la maison.
Depuis l’éclatement de cette affaire, Soul To Soul a été entendu par la gendarmerie à deux reprises, sans toutefois qu’il ne soit mis aux arrêts. Mais avec cette nouvelle révélation, les choses pourraient tourner autrement.
Dans ce scandale, plusieurs autres proches de Guillaume Soro ont été entendus par les enquêteurs de la brigade de recherche de la gendarmerie, dont le lieutenant-colonel Issouf Ouattara (alias Kobo), chef de la sécurité de Soro, et le colonel Adama Yéo, l’un des responsables de la sécurité du Parlement. « Tous deux étaient chargés de reverser cet arsenal dans les stocks de l’armée », précise Jeune Afrique.
Ainsi, pour mieux situer les responsabilités, l’Etat ivoirien a diligenté une enquête. A celle-ci s’ajoute, la mission des experts des Nations unies à la demande du président, Alassane Ouattara. Laquelle vient d’être prolongée, après un mois de travail (elle avait engagé ses investigations le 7 juin et devait travailler un mois).
Selon les premières conclusions de ces experts de l’ONU en armement, souligne le magazine, les armes découvertes ont bien été acquises en 2011, comme l’assurait l’entourage de M. Soro. Ce qui reste à faire, c’est leur indentification et leur mode d’acquisition. Et, surtout, de localiser d’autres caches dans le pays (il y en aurait au moins deux de plus selon eux). Un rapport intermédiaire doit être remis aux autorités à la mi-septembre.
Daniel Coulibaly
Kolo Touré , ancien défenseur d'Arsenal et de Manchester City, sans club depuis son départ du Celtic Glasgow, débute en Côte d’Ivoire sa reconversion comme coach. La Fédération ivoirienne (FIF) a annoncé via un communiqué, sa nomination comme entraîneur adjoint de l'équipe olympique et de l'équipe A' (sélection nationale locale) de Côte d'Ivoire.
Le communiqué poursuit pour dire qu’il sera aux côtés de Kamara Ibrahimm, le sélectionneurvde l'équipe olympique et de l'équipe A',, lors de ce mois d'août pour les qualifications du Championnat d'Afrique des nations 2018.
Sans club depuis son passage au Celtic Glasgow (D1 écossaise) en cours de saison dernière, l'ancien défenseur d'Arsenal, Manchester City et Liverpool démarre « son stage pratique pour la Licence UEFA A», précise la FIF dans ce communiqué.
La Fédération ivoirienne estime que Kolo Touré saura ainsi « apprendre davantage et transmettre aux nouvelles générations sa longue et riche expérience.».
Il faut indiquer que, pour l’instant, il est le seul de la première génération des Académiciens qui a fait ce choix en fin de carrière. Si à l’Asec, Baky Koné est conseiller sportif de Me Roger Ouéginin, n'êmpêche qu'il lui arrive de chausser les crampons, le joueur n'a pas encore dit s'il fera comme l'aîné de Yaya Touré.
Daniel Coulibaly
Le directeur général de l'Office national d'identification (ONI), Diakalidia Konaté, a annoncé la mise en circulation d’une carte de résident biométrique pour les ressortissants hors CEDEAO, lors d’'une présentation de cette carte aux banquiers, opérateurs économiques et autres structures du privé et du public à Abidjan.
Selon Diakalidia Konaté, elle vient remplacer le titre provisoire de séjour, document d'identification délivré aux ressortissants des pays hors de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO) résidant régulièrement en terre ivoirienne? de plus de trois mois.
La carte de résident biométrique sera en circulation à partir de lundi 14 août 2017, après une présentation officielle. ‘’La carte de résident fait partie de la panoplie des documents d’identité produits par l’Office national d’identification. L’objectif de ce document est de remplacer le titre provisoire qui était en cours sur notre territoire depuis la crise’’, a expliqué M. Konaté. Et d’ajouter ‘’l’Etat de Côte d’Ivoire dans la perspective de la normalisation de l’activité administrative et pour s’attaquer à l’identification ordinaire des non nationaux hors CEDEAO a décidé de mettre en circulation la carte de résident’’.
Le coût de la Carte de résident en moyenne dans les autres Etats de la sous-région ‘’oscille entre 70 000 et 90 000 FCFA par an. En Côte d’Ivoire, nous avons 300 000 FCFA pour une durée de cinq ans, soit 60 000 FCFA par an’’, a conclu le Directeur général de l’ONI.
Il faut préciser que cette décision a été entérinée en conseil des ministres le 13 avril dernier pour une ‘’exigence sécuritaire et de planification du développement" et aussi " un levier de gouvernance administrative efficace’’.
Cette mesure s’inscrit également dans le vaste projet de mise en place du Registre national des personnes physiques (RNPP) assorti d'un Numéro identifiant unique pour chaque citoyen vivant ou de passage en Côte d'Ivoire est également l'une des réponses du gouvernement ivoirien à la fraude sur l'identité.
Daniel Coulibaly
A l’occasion de la célébration des 57 ans d’indépendance de la Côte d’Ivoire, le Président chinois, Xi Jinping, a adressé un message à son homologue ivoirien Alassane Ouattara, depuis la Chine, le 6 août 2017.
« À l’occasion du 57ème anniversaire de l’indépendance de la République de Côte d’Ivoire, je tiens à exprimer au nom du Gouvernement de la République Populaire de Chine et du Peuple chinois ainsi qu’en mon nom propre, les chaleureuses félicitations et les meilleurs vœux, à Votre Excellence, et à travers Vous, aux Gouvernement et Peuple amis de la Côte d’Ivoire », indique le président chinois dans son message.
Depuis ces dernières années, relève-t-il, les relations sino-ivoiriennes s’avancent à un bon rythme, la coopération dans tous les domaines s’avère fructueuse. « J’attache beaucoup d’importance aux relations sino-ivoiriennes et entends travailler ensemble avec Vous, en promouvant la mise en œuvre des acquis du Sommet de Johannesburg du Forum de Coopération Chine-Afrique, afin d’approfondir et d’élargir la coopération amicale et mutuellement bénéfique entre nos deux pays », soutient Xi Jinping. Et de conclure : Je forme les vœux de prospérité pour la République de Côte d’Ivoire et de bonheur pour son Peuple ».
Daniel Coulibaly
L’Ambassade des Etats-Unis en Côte d’Ivoire recherche de jeunes filles(élèves et étudiantes) pour un camp gratuit sur la Science, la Technologie, l’Ingénierie et les Mathématiques dénommé « STEM Camp » du 21 au 24 août 2017, à ’Université Internationale de Grand-Bassam (IUGB), indique un communiqué de presse dont nous avons reçu copie, précisant qu’il est ouvert uniquement aux jeunes élèves et étudiantes âgées de 15 à 23 ans ayant obtenu d’excellentes moyennes dans les matières scientifiques.
Le communiqué explique que le « STEM Camp » a pour objectif principal d’offrir à ces filles des choix professionnels afin de susciter en elles un engouement pour les carrières scientifiques et technologiques. A travers ce camp, poursuit-il, l’Ambassade des Etats-Unis souhaiterait également aider à créer au sein des établissements scolaires des clubs STEM pour encourager les jeunes filles à opter pour des carrières scientifiques et technologiques.
Les candidates à ce camp seront sélectionnées après une séance de rédaction d’une dissertation qui aura lieu le jeudi 10 août 2017 à 09h00 dans les centres suivants :
Les candidates à ce camp sont invitées à s’inscrire en appelant au 22-49-40-55 / 22-49-42-49, ou en envoyant un courrier électronique au Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., ou en appelant aux numéros de téléphone des différents centres ci-dessus mentionnés. Chaque candidate, souligne le communiqué, doit se présenter avec ses bulletins de fin d’année ou des relevés de notes universitaires.
Daniel Coulibaly
Le président ivoirien Alassane Ouattara a indiqué au cours d’une adresse à la nation sur la télévision nationale (RT1), la veille de la célébration du 57 anniversaire du pays, que 232 milliards Fcfa ont été payés à 3.900 entreprises dans le cadre du règlement de la dette intérieure.
«L’Etat vient de payer les arriérés de la dette intérieure au profit de 3.900 entreprises pour un montant de 232 milliards de Fcfa », a confié Alassane Ouattara dans son discours, ajoutant qu’il va permettre de « relancer l’investissement et la consommation ».
Le Premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly avait avancé le 6 juillet dernier le décaissement de la somme de 232 milliards FCFA pour régler la dette intérieure, au cours d’une rencontre avec des chefs d’entreprises, précisant que selon les principes le paiement allait commencer par les créances les plus anciennes.
A ce jour, le stock global de la dette ivoirienne atteignait « 48,5% du PIB, très inférieur à la norme de 70% de l’Uemoa », selon un rapport de la Banque mondiale sur la situation économique de la Côte d’Ivoire publié en juillet 2017.
Daniel Coulibaly
La troisième édition de la Journée Nationale de Partenariat État Secteur Privé (JNP 2017) organisée par le Secrétariat Exécutif du Comité de Concertation État Secteur Privé(CCESP) avec l’appui des partenaires du Dialogue Public Privé a lieu le 13 novembre 2017 au Sofitel Hôtel-Ivoire-Abidjan. ‘’Encadrement du Secteur Formel : Source de croissance et de compétitivité de notre économie’’, tel est le thème retenu pour cette édition.
L’édition 2017 de la Journée Nationale de Partenariat État Secteur Privé a décidé de mettre un accent particulier sur l'encadrement du secteur informel dans l'économie nationale qui, en faveur de la longue période d’instabilité qu’a connue le pays a contribué à une réduction subséquente de l’emploi, en devenant ainsi un levier consédérable de l’économie du pays.
Pour ce faire, l'Etat ivoirien entend structurer le secteur d’une part pour la constitution d'un tissu d'entreprises compétitives indispensables à la croissance économique et d’ autre part pour le renforcement du Dialogue public Privé. Surtout que 609700 unités de productions informelles ont été identifiées, selon les travaux de la Commission de la Réforme fiscale en 2015, a fait savoir le Secrétaire Exécutif du Comité de Concertation Etat Secteur Privé, Mariam Fadiga Fofana, lors de la cérémonie de lancement de la 3ème édition de la JNP mardi 1er août à Abidjan.
Le Secrétaire Exécutif du Comité de Concertation Etat Secteur Privé pense que le potentiel fiscal considérable de ces unités de production informelles reste encore à définir, mais reconnaît que leur prise en compte effective aurait « une incidence positive sur les ressources intérieures de l’Etat », pour contribuer à redynamiser l’économie nationale.
La rencontre de novembre va donc réfléchir sur les différents axes de collaboration à développer avec les secteurs privés, la stratégie nationale pour un meilleur encadrement du secteur informel en vue de favoriser l’éclosion d’une économie plus structurée.
Rappelons que l’édition 2016 de la JNP, autour du thème ‘’Enjeux d’un dialogue public privé constructif pour la vision 2020 de notre économie’’, a enregistré 3226 participants dont 615 opérateurs économiques, 22 administrations publiques, 1517 visiteurs pour 14 stands.
Daniel Coulibaly
L’Ambassade des Etats-Unis procédera au lancement de son programme : « Radio Synergie Etats-Unis/Côte d’Ivoire » , le mercredi 2 août 2017 au siège du Studio Mozaik-Abidjan.
«Radio Synergie Etats-Unis/Côte d’Ivoire » est un programme initié en partenariat avec le Studio Mozaik et l’Union des Radios de Proximité de Côte d’Ivoire (URPCI). C’est un projet de formation, de production et de diffusion de programmes de radio.
L’objectif principal est de créer une plateforme de partage de programmes au profit d’une cinquante de radios de proximité qui seront sélectionnées à travers toute la Côte d’Ivoire.
Ce programme s’inscrit dans le cadre des activités menées par les Etats-Unis pour promouvoir la démocratie et la bonne gouvernance en Côte d’Ivoire.
Daniel Coulibaly avec ServCom
Initiée par le Syndicat National des Professionnels de la Presse de Côte d’Ivoire (SYNAPPCI) et l’organisation UNI-Global Union (le syndicat mondial des services et des compétences basé à Nyon en Suisse ) et la Fondation allemande Friedrich Ebert, des journalistes et agents de radio de proximité ont été formés à la chose syndicale les 24 et 25 dernier dans le cadre d’une campagne nationale de syndicalisation dans ces radios, à Abidjan.
Ce séminaire de formation, troisième du genre, a permis de former des journalistes, techniciens, animateurs...sur la question des conditions de vie et de travail dans les radios de proximité. Comme eux, des responsables du vont sillonner toutes les radios du pays pour la réalisation de cette vaste campagne nationale.
Pour Guillaume Gbato, le Secrétaire général du SYNAPPCI, le but est de se rendre compte des réalités vécues par les travailleurs des radios de proximité en Côte d’Ivoire. « Cette campagne doit nous permettre à terme de connaître de façon claire les acquis dans ces radios, mais aussi les difficultés auxquelles, elles sont confrontées dans leur fonctionnement quotidien, en vue d’envisager des solutions globales pour le secteur des radios. C’est pourquoi cette étude s’intéresse d’une part aux promoteurs des radios à travers leurs représentants, et d’autre part aux travailleurs directement », a-t-il expliqué.
Cette session de formation a été animée par Nigel Flanagan, un expert-formateur de l’organisation UNI-Globlal Union, venu de la Suisse.
Daniel Coulibaly avec ServCom
La deuxième édition du festival Djamala Kongnon-Yah organisée par la mairie de Satama-Sokoro a eu lieu du 20 au 23 juillet 2017 dans ladite commune, située dans le département de Dabakala, région du Hambol. «L’autonomisation de la femme », tel était le thème de cette édition qui a rassemblé les fils et filles de la municipalité.
Le « Djamala Kongnon-Yah » chez le peuple Djamala est une période où l’on célèbre les mariages traditionnels collectifs. Ceux-ci sont marqués par des rituels qui donnent des cachets particuliers aux différentes unions. Le festival créé autour par la municipalité permet de mobiliser les fils et filles des différents localités environnantes et ceux résidant ailleurs( Abidjan, Bouaké, etc) à prendre part à la fête, chaque 20 juillet de l’année. Cette façon de célébrer le mariage coutumier est unique à Satama-Sokoro, fait-on savoir.
Le jardin des mariées
Le processus du mariage chez le peuple Djamala de Satama-Sokoro débute dans un jardin appelé « Jardin des mariées ». C’est le lieu où les jeunes mariées se préparent pour leur sortie officielle. Il s’agit pour elles de se rendre belles, avant l’exécution de la mythique danse Takpê.
Le Takpê
Le Takpê. C’est la marque indélébile, raconte-t-on, du mariage au pays Djamala. C’est pourquoi, selon les explications de Touré Bassidiki, membre du comité d’organisation, toute femme qui se marie doit passer par cette étape. Et les sages ne badinent pas avec le Takpê dans le processus du mariage. C’est une sorte de parade d’honneur qu’on fait aux mariées. Cette danse intervient juste après la sortie de celles-ci du jardin en voile. De façon pratique, les jeunes mariées sont portées par des jeunes garçons sur les épaules, exécutant des pas de danse, les balançant exagérément. « Il n’y a aucun risque de chute », rassure un jeune porteur qui visiblement ne tient plus sur ses jambes du fait du poids de la jeune fille. Mais qu’à cela ne tienne, c’est le Takpê. D’ailleurs, quand un porteur est fatigué, il est automatiquement relayé par un autre ou fait assoir la jeune mariée sur une natte que tient sa dame de compagnie, avant de reprendre de plus bel pour le tour du village. Ils le font ainsi le premier jour. Les autres jours, le Takpê se danse sans les mariées. Au cours de la danse, il y a aussi ceux qu’on appelle les « Massas » (ils tiennent en main une chicotte) chargés de maintenir l’ordre et surtout le rythme de la danse. Avec eux, les femmes et jeunes filles (vêtues de pagnes traditionnels), les jeunes hommes et les enfants doivent obéir et danser. Le Takpê qui peut durer une semaine voire un mois est exécuté par les jeunes mariées uniquement pendant que les mariés de chaque grande famille (Ouattara, Fofana, Touré..) ou quartier (Librisso, Djagbanansso, Dioulasso et Malasasso) sont internés dans une chambre, nourris avec de la viande spéciale. Chaque soir, ils retrouvent le domicile familial où les rejoint leur conjointe. Une mariée dont l’époux est absent se voit obliger, au nom de la coutume, de passer la nuit chez sa belle famille. Et ce, durant une semaine que durera le « Kongnon-Yah » (le mariage).
Le mariage civil
Si pour le peuple Djamala le mariage traditionnel est important, le mariage civil doit l’être aussi, soutient Ouattara Soualiho le maire de la commune de Satama-Sokoro. Lors de ce festival, 35 mariages traditionnels ont été célébrés. Malheureusement, seuls Touré Mouhamadou et Touré Fatoumata se sont présentés devant lui. Des documents administratifs auraient contraint les autres à ajourner leur mariage civil. Le maire a donc invité les uns et les autres à s’intéresser à cette étape de la vie conjugale, surtout que les frais sont à la charge de la mairie.
La visite de Kong
C’est une autre étape importante dans le processus de célébration du mariage chez les Djamalan. Pour eux, c'est un véritable retour à la source de ses principes qui fondent leur culture. Selon la petite histoire, par le passé, les nouveaux mariés de Satama-Sokoro effectuaient le voyage de Kong pour être présentés aux parents. Au fil des temps, les choses étant devenues difficiles, les deux villages ont trouvé de concert un site représentant le village de Kong. Ainsi chaque année, après les mariages coutumiers collectifs, les nouveaux mariés sont amenés de façon symbolique sur ce site pour saluer les parents de Kong grâce à une simulation, explique M. Baikoro. Et l’accord du chef Canton pour se rendre sur le site vaut son pesant d’or.
Le processus du mariage Djamalan se termine par la soirée Waliman qui fait un point d’honneur aux couples accompagnés de leurs dames de compagnie. Au cours de celle-ci, des prédicateurs ou des sages dégustent le premier repas des mariées et disent des bénédictions pour leur foyer, sans manquer de les conseiller.
"Femmes autonomes" et "unité du peuple Djamala"
Pour le maire Ouattara Soualiho, le festival «Djamala Kongnon-Yah» sert de prétexte à la célébration de la culture Djamala. Le festival est donc « un prétexte pour montrer à la face du monde la richesse de notre patrimoine culturel que si nous ne prenons garde pourrait disparaitre », indique-t-il, invitant tout le monde à la source.
Mme Coulibaly Fofana Alimata, commissaire général du festival, se dit heureuse et satisfaite de cette édition, saluant la mobilisation des populations. Elle a saisi cette occasion pour inviter ses sœurs à exercer des activités lucratives, afin de parvenir à une autonomisation financière. «..nos mamans et filles éprouvent d’énormes difficultés financières. Je les ai incitées à faire des activités lucratives pour une autonomie financière au profit de leur famille», a-t-elle dit, avant de les encourager à fréquenter l’institut de formation de la commune. « Nous souhaitons que chaque édition soit une opportunité pour le peuple Djamala de s’unir, regarder dans la même direction pour le développement de notre commune », a ajouté le commissaire général du festival «Djamala Kongnon-Yah».
De son côté, le président du comité scientifique Hien Norbé voit ce festival comme un outil de développement socio-économique et culturel pour la commune de Satama-Sokoro.
Daniel Coulibaly, envoyé spécial à Satama-Sokoro
L’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire Georges Serre a indiqué que la communauté française en terre ivoirienne dépasse les 19 mille âmes, lors de son discours officiel marquant la célébration de la fête du 14 juillet de son pays, à la Résidence de France à Abidjan, le vendredi dernier.
Ces Français, selon lui, contribuent à la vie économique et font partie intégrante de la vie du pays.
Il a fait un point d’honneur aux établissements d’enseignement homologués par la France qui comptent près de 10 mille élèves.
Pour le travail d’excellence accompli, M. Serre n’a pas manqué de féliciter tous les acteurs du secteur qui œuvrent à de bons résultats chaque année.
Daniel Coulibaly
Dans le cadre des 8èmes jeux de la francophonie qui se tiendront du 21 au 30 juillet 2017 en Côte d’Ivoire, la ministre française des Sports, Laura Flessel, sera à Abidjan, selon l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Georges Serre.
Les relations bilatérales entre la Côte d’Ivoire et la France sont au beau fixe. En 2016, on note l’augmentation de 35 mille à 45 mille le nombre de demandes de visas français enregistrées pour 15% de demandes rejetées.
Georges Serre l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, a annoncé, la gorge nouée, son départ du pays, sans toutefois donner la date précise. Le diplomate français tenait son discours officiel à l’occasion de la fête nationale du 14 juillet de son pays, à sa Résidence d’Abidjan, le vendredi 14 juillet 2017, en présence du président ivoirien, Alassane Ouattara. Un départ qui intervient 6 après son arrivée en terre éburnéenne.
Ouattara Soualiho maire de la commune de Satama Sokoro(Centre-Ouest-Côte d'Ivoire) a lancé officiellement, les festivités de la 2 édition du festival « Djamala Kongnon Yah » prévue du 20 au 23 juillet 2017 dans ladite commune, le samedi 8 juillet 2017, à Abidjan.
Mame Banda Sene, directeur général de Ericsson Côte d'Ivoire, a présenté un rapport sur la mobilité, le mercredi 5 juillet 2017, au siège de l’entreprise à Abidjan. Ce rapport sur la Mobilité d'Ericsson est une référence mondiale dans le domaine des TIC, de la téléphonie et de l'Internet. Lequel a été élaboré à partir de très nombreuses données statistiques issues des réseaux d'Ericsson à travers le monde et d'études qualitatives, donnant un aperçu des habitudes de consommation et aussi des tendances pour l'avenir.
Le groupe Jumia a fêté ses 5 ans de présence en Côte d’Ivoire, lors d’une cérémonie officielle au cours de laquelle, il a dressé un bilan et les perspectives de ses activités, sans manquer de récompenser les meilleurs e-commerçants de Jumia Mall, la plus grande firme du groupe, le jeudi 1 juillet 2017 à Azalai Hôtel. Le directeur général de la filiale ivoirienne de la société de e-commerce Francis Dufay prévoit 1 million de références sur le site dans les années à venir, contre 50 mille actuellement.
Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, est annoncé en Octobre à Soubré pour inaugurer le nouveau barrage hydroélectrique construit dans ce département par la Chine.
« Je vous annonce que le président Alassane Ouattara sera ici en octobre pour l’inauguration du barrage », a affirmé le Premier ministre Amadou Gon, lors de la mise en service officielle du premier groupe de production d’électricité de ce barrage, la semaine dernière.
Il s’est félicité de la bonne avancée de cet ouvrage dont la première pierre a été posée en février 2013 par le président Ouattara. « Le chef de l’Etat a concrétisé la réalisation de l’un des projets majeurs de son programme de gouvernement, à savoir le barrage de Soubré afin de permettre à la Côte d’Ivoire de produire une électricité de qualité à un coût compétitif », a indiqué M. Gon.
Pour 331 milliards F CFA de budget, 275 MW de puissance pour une production annuelle de 1170 gigawatts/heure, le barrage de Soubré, fruit de la coopération sino-ivoirienne est réalisé à 98,90% selon le directeur de Sinohydro, M. Zhang.
L’ambassadeur de la République Populaire de Chine, Tang Wei Bin a salué la mise en service de ce premier groupe de production d’électricité avant la date prévue et financé à 85% par Eximbank Chine. « La Chine est prête à accompagner ses entreprises à investir en Côte d’Ivoire dans le but d’un partenariat gagnant-gagnant », a-t-il assuré.
Selon une étude réalisée par le Reseau ivoirien pour la défense des droits de l’enfant et de la femme (RIDDEF), dans les communes de Cocody, Yopougon, Marcory et Abobo portant sur un échantillon de 557 travailleurs domestiques, 35 % de ces employés de maison ne bénéficient d’aucun repos : pas de repose hebdomadaire, ni les jours fériés, ni en cas de maladie.
« C’est une tendance hautement esclavagiste condamnable et contraire au code de travail », dénonce-t elle, cité par l'AIP.
Par ailleurs, selon cette étude, la moyenne des salaires s’élève à 23. 027 francs CFA. Pire, 26% ne perçoivent pas leurs salaires. Ces travailleurs domestiques sont, en outre, victimes de violences morales subies sous formes d’humiliation pour 34,5% des sondées, d’injures (47,1%) et de privations (20,3%).
L’étude met également en relief les violences physiques sexuelles qui se manifestent sous formes de coups et blessures, séquestrations, voies de fait (23,82%) ainsi que les violences sexuelles (24,05%).
Concernant les violences sexuelles, il s’agit notamment de propositions indécentes, de harcèlements et de viols.